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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Aphasies

Le langage est une fonction cérébrale complexe constituée de nombreux processus incluant la reconnaissance des mots, l’articulation des sons, la compréhension et la production des mots et des phrases, le tout de manière adaptée.

La théorie neurolinguistique développée il y a plus de 100 ans a supposé que certaines aires cérébrale jouent un rôle spécifique dans la production du langage. Beaucoup de nos informations concernant les processus cérébraux du langage proviennent d'études de patients souffrant d'accidents vasculaires cérébraux ou de patients blessés par arme à feu en temps de guerre. Dans le passé, les études mettaient en rapport les données de l'autopsie avec l'observation neurologique. Actuellement, on dispose de techniques modernes de neuroimagerie cérébrale avec la caméra à positrons et l'imagerie par résonance magnétique nucléaire.

Les descriptions classique des aires cérébrales impliquées dans la production du langage avaient largement mis l'accent sur l'hémisphère cérébral gauche. Ce sont l'aire de Broca, l’aire de Wernicke, le faisceau de fibres qui relient ces deux aires ( le faisceau arqué).

Le début de cette histoire remonte à 1861 quand un médecin français, Paul Broca, fit la description d'un patient dont la parole était réduite à l'émission de la seule syllabe « tan ». Ce patient ne présentait pas de troubles majeurs de la compréhension du langage et peu de temps après sa mort, son cerveau fut autopsié et Broca découvrit une lésion impliquant le gyrus frontal postéro-inférieur. Broca fit alors l'hypothèse que cette région spécifique était responsable de l'articulation de la parole. Cet aire a été ultérieurement appelé aire de Broca et le déficit correspondant aphasie de Broca.

En 1874, le neuropsychiatre Carl Wernicke décrit le cas de deux patients ayant une perturbation du langage très différente de celle décrite par Broca. Les patients avaient des difficultés avec ce que Wernicke décrit comme la mémoire auditive des mots. Ces patients avaient un trouble de la compréhension du langage même si leurs émissions sonores avaient un débit normal. À la mort de ces patients, il pratiqua une autopsie et découvrit une lésion significative au niveau du gyrus temporal supérieur. Il en conclut que cette région est indispensable dans la compréhension du langage et un tel désordre fut appelé aphasie de Wernicke.

Un troisième type d’aphasie, liée à une atteinte du faisceau arqué reliant ces deux régions fut ultérieurement décrite et appelée aphasie de conduction. Cette théorie classique a été complétée dans les années 60 par le neurologue Norman Geschwind. Ce modèle formule que la compréhension du langage dépend de l'aire de Wernicke après quoi l'information est transmise par le faisceau arqué à l'aire de Broca nécessaire pour l'articulation.

Mais, au vue des très nombreuses études de neuroimagerie actuelles qui impliquent de très nombreuses régions cérébrales, ce modèle classique apparaît trop simple. Toutes les régions cérébrales sont impliquées dans le processus du langage ; certaines sont impliquées dans le rappel du lexique, d’autres dans les processus grammaticaux, d'autres dans la production du langage, d'autres encore dans les mécanismes de l'attention et de la mémoire. Mais, on ne sait pas encore parfaitement comment ces diverses régions interagissent les unes avec les autres.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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