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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Coqueluche

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne peu ou pas fébrile de l'arbre respiratoire inférieur mais d'évolution longue et hautement contagieuse. Deux bactéries du genre des Bordetella sont responsables des syndromes coquelucheux chez l'homme : Bordetella pertussis et Bordetella parapertussis. C’est une maladie longue (quatre à huit semaines) (après une période d'incubation d'une semaine) et éprouvante (caractérisée par de violentes quintes de toux dont le paroxysme évoque le chant du coq).

Historique

La première description clinique authentique de la maladie est celle de Guillaume de Baillou en 1578, faite sous le nom de Tussis quintina. Ultérieurement, Thomas Sydenham en 1679, puis Thomas Willis en 1682 individualisent la maladie dont de nombreuses épidémies furent décrites en Europe durant les XVIIIe et XIXe siècles. En 1906, Jules Bordet -d'où le nom de la bactérie- et Octave Gengou mettent au point l'isolement du bacille Bordetella pertussis par la mise au point d'un milieu de culture à base d'extrait de pommes de terre. La maladie fut reproduite pour la première fois en 1908 par Klimenko chez le singe et chez le chien. Les antibiotiques ont amélioré le pronostic de la coqueluche dont les complications pulmonaires et cérébrales entraînaient une lourde mortalité infantile. Enfin, depuis quelques décennies, la vaccination constitue un progrès remarquable dans la prévention de cette infection.

Mode de transmission

La transmission est aérienne et se fait au contact d'un sujet malade (toux). Elle est essentiellement intra-familiale ou bien intra-collectivités (écoles). Dans tous les cas, une enquête doit être menée autour du sujet malade pour dépister les contaminateurs et les cas secondaires. Lorsque la bactérie Bordetella pertussis pénètre dans les voies respiratoires, elle commence à se multiplier sur l’épithélium cilié respiratoire de la trachée et des bronches. La bactérie diffuse plusieurs toxines spécifiques qui provoquent la maladie : la coqueluche est une maladie toxinique.

Ceci permet une action préventive en traitant rapidement les autres malades pour éviter la propagation de la maladie, notamment chez les sujets à risque : nouveau-nés, petits nourrissons et femmes enceintes, asthmatiques etc...

Le risque de contamination est augmenté selon différents facteurs :

- une exposition aux secrétions émises lors de la toux prolongée et répétée

- une enceinte de petite dimension et fermée

- le contaminateur se trouve dans une phase plus précoce de sa maladie

La contagiosité diminue avec le temps , maximale pendant la phase catarrhale, elle devient nulle après 5 jours de traitement antibiotique efficace.

Manifestations cliniques

La coqueluche touche toutes les tranches d’âge, mais ses manifestations cliniques varient en fonction de l’âge. Elle peut survenir chez des individus préalablement vaccinés ou qui ont déjà été infectés, mais en ce cas le tableau clinique est atténué. Dans les populations très majoritairement vaccinées, la plus grande partie de la morbidité et la quasi-totalité des décès concernent les nourrissons de moins de un an tandis que, chez les populations non vaccinées, la morbidité et la mortalité touchent également les enfants et les nourrissons plus âgés. Une étude réalisée en Nouvelle-Ecosse montre que les enfants vaccinés qui étaient culture-positifs pour Bordetella pertussis présentaient, pour la plupart, une toux coquelucheuse typique ; 88 % répondaient à la définition du cas de l’OMS, mais aucun n’a été hospitalisé. Un traitement précoce à l’érythromicine réduisait la durée de la toux et des quintes. La moitié des contacts familiaux des malades ont développé une toux pathologique et 37,5 % d’entre eux répondaient à la définition de l’OMS, résultats qui montrent combien cette maladie est contagieuse.

La plupart des hospitalisations concernent les enfants de moins de cinq ans. La plus longue durée d’hospitalisation s’observent chez les enfants de moins de six mois, qui sont par ailleurs plus susceptibles d’être hospitalisés en services de soins intensifs. Les complications sont notamment les suivantes : pneumonie, atélectasie, convulsions, encéphalopathie, amaigrissement, hernies et décès.

Mémo:

- Période d'incubation : elle dure de 6 à 12 jours et elle est asymptomatique.

- Période catarrhale : elle dure de 7 à 14 jours. Il existe un écoulement nasal et une toux.

- Période des quintes : plusieurs semaines.Les quintes de toux peuvent provoquer une cyanose, des crises de suffocation et des vomissements. Elle se termine par un " chant du coq ", qui est une reprise inspiratoire bruyante. Durant cette phase l'enfant est épuisé par la succession des quintes. Il produit d'épaisses sécrétions.

- Convalescence : elle commence vers la 9e ou la 10e semaine.

Tableau clinique chez le nourrisson de moins de 6 mois:

- L'écoulement rhinopharyngé et la toux sont moins marqués.

- Les quintes sont peu nombreuses.

- Les apnées et les accès de cyanose sont au premier plan, nécessitant une surveillance de tous les instants.

Épidémiologie et Vaccination

En France le premier vaccin coquelucheux a été introduit en 1959 et la vaccination s'est généralisée à partir de 1966 grâce à l'association aux autres vaccins diphtérie, tétanos et poliomyélite. La couverture vaccinale à 2 ans est de 97% pour 3 doses et au moins de 87% pour 3 doses et un rappel. Le maintien d'une bonne couverture vaccinale a permis de réduire de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité coquelucheuse.

Dans le reste du monde, le vaccin à germes entiers et le vaccin acellulaire sont tous deux largement utilisés. Certains pays utilisent le vaccin à germes entiers pour la primo-vaccination et le vaccin acellulaire pour les doses de rappel dans les tranches d’âge supérieures, tandis que d’autres, comme l’Allemagne et la Suède, utilisent le vaccin acellulaire aussi bien pour la primo-vaccination que pour les rappels. De nombreux pays, dont la Finlande, la Hongrie, l’Inde, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie, produisent des vaccins à germes entiers qui satisfont aux normes de l’OMS. La plupart des pays suivent le schéma en trois doses du Programme élargi de vaccination (PEV) et nombre d’entre eux recommandent les rappels à 18 mois, d’autres à quatre ans.

Quels sont les traitements les plus courants ?

Le traitement fait appel essentiellement aux antibiotiques (macrolides) dans les 3 premières semaines d'évolution.
Il permet de réduire rapidement la contagiosité, et d'autoriser le retour en collectivité après 5 jours de traitement. Administré tôt, au début de la phase catarrhale, il permet parfois d'écourter la maladie, voire d'éviter la phase des quintes. .. Pour le patient, le bénéfice existe surtout dans la phase précoce c’est-à-dire dans les 10 premiers jours. Le traitement doit donc être mis en route rapidement afin de: limiter la transmission à l'entourage et de diminuer le "réservoir". Il est également recommandé de donner une chimioprophylaxie chez les personnes à risque par de l'érythromycine. L'antibiothérapie est donc préconisée pour toutes les personnes de l'entourage proche du malade quelque soit leur âge ou leur état d'immunisation.

L'hospitalisation est justifiée pour les enfants de moins de 6 mois pour mettre en place une surveillance cardio-respiratoire et un nursing adapté.
Les autres thérapeutiques (fluidifiants, salbutamol, corticoïdes...) restent discutées au cours de la coqueluche ou sont inutiles. Les gammaglobulines standard ne doivent pas être prescrites.

Exemple d’un traitement type : L'érythromycine 50 mgKgJ en 2 prises ou 2 g/jours mais des études font penser que les nouveaux macrolides sont également actifs. Le traitement doit durer 15 jours.
Cotrimoxazole peut également être utilisé aux doses adultes de 800 mg matin et soir, 15 jours

Examens et analyses complementaires

- Numération formule sanguine

- Radiographie pulmonaire

- Bactériologie

- Diagnostic différentiel

- Corps étranger trachéo-bronchique chez le jeune enfant

- Tuberculose

- Mucoviscidose

- Laryngotrachéite infectieuse

- Pneumonie

- Allergies respiratoires

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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