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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Escarre

Une escarre est une lésion cutanée d’origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses (définition établie en 1989 par le National Pressure Ulcer Advisory Panel). L’escarre est également décrite comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n’est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées. Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la pression alliée à la perte de mobilité est prédominant.

Une conférence de consensus française a décrit en 2001 trois types d’escarres selon la situation :


- ’escarre « accidentelle » liée à un trouble temporaire de la mobilité et/ou de la conscience ;

- l’escarre « neurologique », conséquence d’une pathologie chronique, motrice et/ou sensitive : la topographie est surtout sacrée ou trochantérienne, l’indication chirurgicale est fréquente selon les caractéristiques (surface et profondeur), l’âge et les pathologies associées ; le risque de récidive est élevé, d’où la nécessité d’une stratégie de prévention et d’éducation ;

- l’escarre « plurifactorielle » du sujet confiné au lit et/ou au fauteuil, polypathologique, en réanimation, en gériatrie ou en soins palliatifs, où prédominent les facteurs intrinsèques : les localisations peuvent être multiples, le pronostic vital peut être en jeu, l’indication chirurgicale est rare, le traitement est surtout médical.

L'escarre peut prendre plusieurs formes de gravité différente : une simple rougeur persistant plus d'une journée, une induration de la peau, une plaie plus ou moins profonde pouvant dans les cas graves atteindre les muscles ou l'os sous-jacent.

Une escarre est donc une plaie profonde (et non une ulcération), causée par une suppression de l'irrigation sanguine des tissus, entraînant la nécrose (ou mort tissulaire). La cicatrisation n'est pas spontanée.

Les escarres sont courantes chez les malades longuement alités (malades en fin de vie, dans le coma, paraplégiques, en réanimation, etc.)

Chez les personnes à risque, l'apparition d'escarres est favorisée par les états de dénutrition et de déshydratation, ainsi que par l'hyperthermie (fièvre) et plus généralement pas les états d'hypovigilence.

Pour éviter les escarres, un ensemble de mesures doivent être prises chez la personne à risque :

- utiliser des matelas et des coussins adaptés;

- changer de position fréquemment (au moins toutes les 2 à 3 heures) ;

- maintenir l'hygiène de la peau et éviter la macération ;

- en cas d'incontinence, changer régulièrement les protections ;

- observer ou faire observer quotidiennement l'état cutané ;

- s'assurer que l'alimentation est suffisante et adaptée ;

- boire ou faire boire régulièrement et en quantité suffisante.

Le traitement est difficile et nécessite du personnel formé à la prise en charge des escarres. Il nécéssite si possible une mise en décharge locale et dans tous les cas des soins locaux attentifs, en évitant que les causes de l'escarre de se reproduisent. Le but est d'obtenir une ré-épidermisation de l'escarre en laissant la plaie en milieu humide et propre (pas stérile). Les soins sont quotidiens ou tri-hebdomadaires :

- Nettoyage de l'ulcération à l'eau et savon

- Ablation chirurgicale des tissus nécrosés et fibrines de cicatrisation

- Pansement humide (plaques hydrocellulaires par exemple) ou pansement gras (type tulle gras), entre autres. Le pansement est choisi selon les caractéristiques de la plaie (exsudative, cavitaire, infectée...) et le stade de cicatrisation.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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