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La fièvre typhoïde ou typhus abdominal est une maladie infectieuse décrite en 1818 par Pierre Bretonneau, causée par une bactérie : Salmonella enterica - typhi ou paratyphi A, B, C - . Salmonella enterica typhi est encore appelée bacille d'Eberth. La contamination se fait par l'ingestion de boissons ou aliments souillés par les selles d'un Homme infecté.
Épidémiologie
En 2000, on estime le nombre de malades à près de 21 millions de personnes dont 216 000 vont décéder.
La maladie est quasiment absente dans les pays développés, mais reste fréquente dans les autres. Sa prévalence est importante en Asie du sud-est et centrale et en Afrique du sud.
Aspects cliniques
48 heures après la contamination survient un épisode de diarrhée transitoire. Cette épisode dure une dizaine de jours (8 - 15), et correspond à l’incubation, pendant laquelle il y a multiplication des salmonelles dans les ganglions mésentériques, qui précède la phase septicémique. Au début de la phase septicémique, on observe des troubles mineurs :
- maux de tête (sans raideur rachidienne) ;
- insomnie, asthénie, céphalées ;
- une fièvre attenant un plateau à 40 °C, sans accélération du pouls ;
- splénomégalie ;
- possible épistaxis, langue saburrale ;
- douleurs abdominales, diarrhée ou constipation, abdomen météorisé.
Le malade est prostré (prostration, torpeur, délire) et a des signes digestifs intenses (diarrhées). C’est la lyse des salmonelles qui, libérant l’endotoxine, provoque des ulcérations responsables d’hémorragies et perforations digestives. Cette phase est responsable des complications qui peuvent entraîner le décès dans 30 % des cas en l’absence de traitement.
Traitement et prévention
Le germe était initialement sensible au Chloramphénicol mais de nombreuses résistances apparurent dans les années 70 qui fait que ce traitement, aux nombreux effets secondaires, a été progressivement abandonné. De même, des résistances au co-trimoxazole et à l'amoxicilline sont apparues dans les années 80. Après avoir hospitalisé et isolé le malade, le traitement fait appel actuellement aux fluoroquinolones de deuxième génération ou à la ceftriaxone. En France et en Belgique, la maladie est à déclaration obligatoire.
La prévention passe par l'amélioration des conditions d'hygiène dans les pays d'endémie et par la vaccination.
Mis à jour le 2006-09-20
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