Publicité
Accueil > Dictionnaires > Dictionnaire médical > Tachycardie
Mon Compte




Publicité


Application

Biofutur


Partenaires


Publicité
2006-09-20
Dictionnaire médical

Publicité

Tachycardie

La tachycardie (du grec ancien ta??? / takhýs, rapide, et ?a?d?a / kardía, cœur) correspond à un rythme cardiaque rapide.

Le contraire d'une tachycardie est une bradycardie, c'est à dire un rythme cardiaque lent.

Le verbe correspondant est tachycardiser, synonyme de avoir un rythme cardiaque rapide.

Le caractère « anormal » d'une tachycardie ne peut être jugé que par un médecin.

Physiologie

Le rythme cardiaque normal oscille normalement autour de 60 battements par minutes pour un adulte et dépend de facteurs multiples, le plus souvent sans rapport avec une maladie cardiaque : effort physique, anxiété, fièvre, prise de boissons alcoolisées...

Le but normal d'une tachycardie est d'augmenter le débit cardiaque. Ce dernier est égal à la fréquence cardiaque multiplié par le volume d'éjection systolique. Ce dernier correspond à la différence entre le volume diastolique ("ventricule plein") et le volume systolique ("ventricule vide").

Le rythme cardiaque normal est piloté par le nœud sinusal, ensemble de cellules situées dans l'oreillette droite, se dépolarisant rythmiquement. Ce nœud est stimulé par l'adrénaline (système hormonal sympathique) et ralenti par le nerf vague.

Une accélération trop importante de la fréquence cardiaque peut entraîner, paradoxalement, une baisse du débit, le ventricule n'ayant plus le temps de se remplir.

Une accélération de la fréquence cardiaque va augmenter les besoins en oxygène du muscle cardiaque. Si son apport est insuffisant (en raison d'une atteinte des artères coronaires par exemple), cela peut entraîner une ischémie myocardique pouvant être responsable d'une insuffisance cardiaque ou d'une douleur thoracique à type d'angine de poitrine.

Une tachycardie excessive et prolongée, de par son accélération, peut être un phénomène dangereux. En effet l'accélération du muscle cardiaque entraîne une demande supplémentaires en ressources. Or la perfusion du muscle cardiaque se fait pendant la diastole. En augmentant le rythme, on diminue le temps de diastole et donc de perfusion alors que le muscle, au contraire requiert plus de ressources.

La tachycardie peut être ressentie comme des palpitations où le sujet ressent ses battements cardiaques comme désagréables. Elle est très souvent, au contraire, totalement asymptomatique (le sujet ne ressent rien et le diagnostic est fait par une autre personne par la prise du pouls par exemple). Le caractère asymptomatique ou non ne préjuge ni de la gravité, ni de la cause.

Causes

Causes non cardiaques

Il s'agit d'une tachycardie sinusale, correspondant à une réponse normale du cœur à certaines stimulations.
Elle est le plus souvent asymptomatique et relativement bien tolérée, sauf en cas de cardiopathie sous-jacente évoluée.

L'ECG montre :

- un rythme cardiaque accéléré (en générale > 100 par minute),
- une tachycardie régulière, permanente,
- "sinusale" signifie que chaque complexe QRS est précédé d'une onde P (l'aspect ECG est celui d'un ECG normal avec un rythme accéléré),
- les complexes QRS ont un aspect normal (sauf en cas de bloc de branche pré-existant).

Les causes peuvent être multiples :

- lors d'un effort physique,
- un stress (quelle qu'en soit la cause), qui va entraîner une augmentation de sécrétion d'adrénaline et donc une augmentation de la fréquence cardiaque, l'anxiété,
- une fièvre,
- en cas de déshydratation,
- en cas de baisse de l'oxygénation du sang : anémie (par déficit en hémoglobine), en cas d'embolie pulmonaire,
- la prise de certains excitants (caféine, amphétamines par exemple) peut augmenter directement la fréquence cardiaque,
- une sécrétion inapproprié d'adrénaline (dans le cas d'un phéochromocytome par exemple), en cas d'hyperthyroïdie,
- il existe également des cas de tachycardie sinusale constitutionnelle (sans cause retrouvée).

Causes cardiaques (hors troubles de rythme)

Toute baisse du débit cardiaque entraîne une accélération du rythme par sécrétion d'adrénaline afin d'essayer de rétablir un débit satisfaisant.
C'est le cas :

- baisse de la pression artérielle (hypotension), dans les collapsus d'origine cardiaque,
- en cas d'embolie pulmonaire,
- de l'insuffisance cardiaque par un mécanisme d'adaptation,

Quels sont les traitements les plus courants ?

Pour les causes non cardiaques, il faut d'abord traiter la cause et non obligatoirement ralentir le rythme cardiaque par des médicaments.
En cas de tachycardie mal tolérée ou invalidante, possibilité d'avoir recours à certains médicaments antiarythmiques, bêta-bloquants.
Pour les causes cardiaques, le traitement est fonction de la cardiopathie ou du trouble du rythme responsable.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...