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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Brûlure

La brûlure est une destruction partielle ou totale pouvant concerner la peau, les parties molles des tissus, ou même les os.

La gravité de la brûlure dépend de sa localisation, de sa profondeur (le degré de brûlure), de l’étendue de la surface endommagée (en pourcentage de la surface totale) et de l'agent causal en question. La brûlure n'est pas une plaie comme les autres car elle a des répercutions sur l'état psychologique du brûlé.

Une brûlure peut être causée :

- par le contact avec une source chaude (solide, liquide, ou gazeuse),
- par le contact avec un produit chimique dit corrosif,
- par l'effet de la combustion (action d'une flamme),
- par l'effet d'un rayonnement (le coup de soleil - rayonnement Ultraviolet B - est l'exemple le plus fréquent),
- par l'effet d'un courant électrique (électrisation).

Les degrés de brûlure

Brûlures de premier degré

Ce sont les brûlures les moins graves et les plus répandues. Seul l’épiderme est touché. Elles ont pour conséquence l’apparition de rougeur et la sensibilité accrue de la région touchée. Un bon exemple est le coup de soleil. Ces brûlures ne nécessitent aucun soin spécial car la peau garde sa capacité de régénération.

Brûlures du second degré

Ces brûlures endommagent l’épiderme et, de manière moins prononcée le derme. Ces brûlures voient l’apparition de cloques sur les zones touchées. La peau peut là aussi se régénérer d’elle-même à condition que la personne touchée prenne soin d’éviter toute infection.

Brûlures du troisième degré

Ce sont les brûlures les plus graves. Elles détruisent toute la peau (derme et épiderme). La peau endommagée prend alors une coloration blanche, brune ou noir. Ces régions deviennent insensibles, sèches et sujettes aux infections. Dans ce cas, il n’y a aucune possibilité de régénération d’elle-même pour la peau car toutes les cellules cutanées sont absentes. La greffe de peau est alors indispensable à la survie du blessé en cas de lésion étendue.

Traitement des brûlures

Le traitement de base d'une brûlure consiste à arroser la zone avec de l'eau, en empêchant toute autre action : les idées reçues sont nombreuses dans la population (« remèdes de grand-mère »), et peuvent entraîner des gestes nocifs. Le maintien des fonctions vitales prime devant le traitement de la brûlure.

Cas d'une brûlure thermique

Il faut tout d'abord protéger : supprimer la source de chaleur (débrancher le fer à repasser, couper le gaz...), et éloigner la personne de cette source de chaleur. Ensuite, si la brûlure est extérieure, il faut faire ruisseler de l'eau sur l'endroit brûlé le plus vite possible ; en effet, l'eau est un très bon conducteur thermique (il est pour cela utilisé dans les systèmes de chauffage central et les centrales nucléaires), il va donc évacuer la chaleur résiduelle, qui sinon continuerait à aggraver la brûlure.

L'eau doit :

- être froide mais pas glacée, d'une température d'environ 10 à 25 °C (par exemple l'eau froide du robinet) ;
- couler sans pression, d'une hauteur de 10 à 15 cm, afin que l'impact ne fasse pas mal ; pour la même raison le point d'impact devra se situer au-dessus de la brûlure.

Si des vêtements cachent la brûlure, on arrose les vêtements, et on les retire durant l'arrosage sauf s'ils collent à la peau.

Il faut ensuite distinguer les brûlures simples des graves.

Brûlure simple

Une brûlure simple est une rougeur située loin des orifices naturels et des articulations. Elle peut être accompagnée d'une ou plusieurs cloques dont la surface représente moins de la moitié de la paume de la victime.

Sur une brûlure simple, on arrête le ruissellement d'eau dès que la douleur disparaît ; on peut le reprendre si la douleur revient.

On questionne la personne pour savoir si elle est vaccinée contre le tétanos ; si le dernier rappel date de plus de dix ans, ou en cas de doute, on amène la personne chez un médecin pour procéder à la vaccination.

On donne à la personne le conseil suivant : « Si la brûlure continue à faire mal et gonfle dans les 24 heures, c'est qu'une infection se développe, il faut alors aller voir un médecin. »

Si la personne présente une ou plusieurs cloques, on protège celles-ci avec un pansement (la peau protège de l'infection, il faut éviter qu'elles ne percent).

Brûlure grave

Une brûlure est grave si on est dans l'une des conditions suivantes :

- la victime est un nourrisson ;
- la brûlure est située près d'un orifice naturel (organes sensibles, voire risque de problème respiratoire s'il s'agit du nez ou de la bouche) ou d'une articulation (dont les mains et le dos ; il y a un risque d'impotence fonctionnelle) ;
- il y a une ou plusieurs cloques couvrant une surface supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime ;
- la peau est détruite, elle présente un aspect noirâtre.

Dans ce cas-là, il faut, une fois l'arrosage débuté, prévenir la régulation médicale (le « 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France). L'arrosage ne devra pas excéder cinq minutes, en raison du risque d'hypothermie. Il faudra ensuite surveiller la victime en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler…).

Si la régulation médicale conseille d'amener la personne voir un médecin généraliste, une fois la brûlure refroidie, elle doit être séchée (à l'air, ou bien par tamponnement doux avec une serviette propre) et emballée dans un linge propre en attente du traitement médical.

Cas d'une brûlure chimique

Les consignes sur la conduite à tenir sont écrites sur toutes les bouteilles de produits chimiques, que ces produits soient professionnels ou ménagers. De manière générale, la conduite à tenir est la suivante :

- protéger (éloigner la victime du produit, reboucher le flacon sans se brûler soi-même...)
- enlever les vêtements imbibés en se protégeant (mettre des gants, ou bien saisir les vêtements par l'intermédiaire d'un linge) ;
- laver la peau à grande eau afin d'éliminer le produit, et en évitant de contaminer une autre partie du corps ; en particulier en cas de projection dans l'œil, s'assurer que l'eau ne coule pas dans l'autre ;
- prévenir les secours (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France), en précisant bien la partie touchée et la nature du produit ;
- continuer le rinçage jusqu'à l'arrivée des secours.

Il est également possible d'utiliser, principalement dans le monde industriel ou hospitalier, des moyens actifs de décontamination des projections de produits chimiques, améliorant le lavage à l'eau. L'utilisation d'une solution amphotère et chélatrice, comme la diphotérine, en suivant le protocole recommandé par le fabricant, permet de limiter voire de supprimer l'apparition de la brûlure chimique.

Une brûlure chimique est toujours grave.

Cas d'une brûlure interne

Une brûlure interne est une brûlure qui concerne les voies respiratoires ou digestives. Elle résulte de l'absorption ou l'inhalation d'un produit chaud (aliment, gaz de combustion) ou d'un produit chimique.

Une fois la protection assurée (s'il s'agit d'un gaz, il faudra probablement éloigner la personne par un dégagement d'urgence en apnée), il faut faire le bilan de la personne, prévenir les secours, et la surveiller en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler…). Si elle est consciente, on lui proposera la position semi-assise. Sinon, on ne s'occupe que des fonctions vitales, et on empêche toute tentative de faire boire ou de faire vomir.

Une brûlure interne est toujours grave.

Cas d'une brûlure électrique

Le passage du courant électrique dans le corps ou sur la peau peut provoquer des brûlures ; on voit fréquemment deux brûlures, une au point d'entrée du courant, l'autre au point de sortie. Dans ce cas-là, le plus inquiétant n'est pas la brûlure en elle-même, mais les risques de l'électrisation : le passage du courant a pu perturber le fonctionnement du système nerveux, du cœur (fibrillation), et a pu détruire des cellules à l'intérieur du corps (rhabdomyolyse). On peut donc avoir une rapide dégradation de l'état de la victime pouvant aller jusqu'au décès, alors même qu'extérieurement elle semble peu touchée.

Devant une brûlure électrique, il faut donc :

- protéger (éteindre et débrancher l'appareil défectueux, voire couper le courant) ;
- allonger la victime, la mettre au repos ;
- prévenir les secours (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France) ;
- surveiller la victime en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler…).

Approche secouriste

Lorsqu'une équipe de secouristes intervient sur une brûlure, la conduite de base est la même que ci-dessus ; si la brûlure est sur le haut du corps, on protège le bas contre le ruissellement, par exemple avec des sacs plastiques. On peut poursuivre le refroidissement avec une compresse de gel d'eau. Toutefois, dans le cas d'une brûlure thermique, si la brûlure date de plus d'un quart d'heure, ce qui est fréquemment le cas (le temps que quelqu'un appelle les secours et que les secouristes arrivent), il est inutile d'arroser : en effet, la chaleur s'est déjà dissipée, et le risque est alors de provoquer une hypothermie. En revanche, dans le cas d'une brûlure chimique, il faudra laver dans tous les cas, pendant une durée fixée par la régulation médicale ou le médecin sur place.

Une
brûlure grave va fréquemment provoquer un collapsus cardiovasculaire, ce qui se verra par une pâleur intense de la peau (notamment au niveau des lèvres et des paupières pour les personnes ayant une peau sombre), un pouls rapide et filant, et une sensation de soif. Dans ce cas, et systématiquement en cas de brûlure interne ou électrique, il faut mettre la personne sous inhalation de dioxygène (débit de 15 L/min sur un adulte, 3 L/min sur un nourrisson).

Le bilan transmis à la régulation médicale devra décrire la brûlure de la manière la plus précise possible (aspect, étendue).

Si la brûlure est étendue, le transport se fera en mettant la victime dans un drap stérile et en l'immobilisant dans un matelas immobilisateur à dépression, afin de réduire la douleur. En cas de brûlure au dos, on transportera la personne à plat-ventre.

Soins médicaux

Les médecins évaluent la gravité d'une brûlure en fonction de son degré, de son étendue (pourcentage de la surface corporelle touchée) et de sa localisation.

1er, 2e et 3e degré, sédation, hydratation par perfusion, lutte contre l'infection, oxygénothérapie hyperbare, greffe de peau...

L'infection représente 70 % des causes de décès des grands brûlés, et aggrave les cicatrices.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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