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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Hépatite virale

Généralités sur les hépatites virales
Les hépatites virales regroupent les infections provoquées par des virus se développant aux dépens du tissu hépatique. Les virus, une fois inoculés à l'organisme, infectent alors préférentiellement les cellules du foie aussi appelées hépatocytes (par opposition à l'atteinte hépatique - inconstante - secondaire à d'autres maladies virales comme la mononucléose infectieuse ou l'herpès par exemple).

Les cellules infectées se voient alors obligées de participer au métabolisme viral, à savoir fabriquer sans fin des copies du virus en question. L'hépatocyte, gonflé par une production non régulée de virus, finit par exploser, caractérisant ainsi la cytolyse hépatique, avec les perturbations de bilan hépatique habituelles.

Bien que les hépatites A, B et C ont des noms similaires (parce qu'elles causent toutes trois des dommages au foie) les virus sont bien différents.

On décrit les cinq hépatites virales suivantes :

Virus de l'hépatite A
Le virus de l'hépatite A (VHA) est un virus à ARN appartenant à la famille des picornaviridae, ajoutée en décembre 2005 à la liste des Maladies à déclaration obligatoire en vigueur en France.

Durée d'incubation
15 à 45 jours (moyenne : 28-30 jours).

Mode de contamination
oro-fécale.

Virus de l'hépatite B

Le virus de l'hépatite B (VHB) est un virus à ADN appartenant à la famille des hepadnaviridae. Les principaux symptômes sont un ictère (jaunisse), une fièvre et une fatigue prolongée.

Durée d'incubation
50 à 150 jours (en moyenne 3 mois).

Mode de contamination

- transmission par transfusions de sang ou de produits sanguins : rare depuis l'exclusion des donneurs AgHBs + et Ac anti-HBc +.

- transmission iatrogène par matériel non stérilisé (chirurgie, exploration invasive, acupuncture, mésothérapie, soins dentaires) : L'évolution des règles de stérilisation et la généralisation de l'utilisation de matériel à usage unique permettent de l'éviter.

- piqûre accidentelle

- transmission par toxicomanie intraveineuse, tatouage, piercing.

- transmission par contact interindividuel hétérosexuel, homosexuel ou non sexuel : intérêt de l'utilisation de préservatifs.

- transmission verticale lors de la période néonatale : le dépistage de l'AgHBs durant la grossesse permet la sérovaccination du nouveau-né (dans les premières 48 heures).

Évolution

Le virus de l'hépatite B guérit spontanément dans 90 % des cas. Dans 1 % des cas se produit une hépatite fulminante. 10 % des patients voient leur hépatite B évoluer en forme chronique. Ces formes chroniques peuvent provoquer des lésions de cirrhose, conduisant au cancer hépatocellulaire. Le taux de guérison est de 30 % (à vérifier, META référence) grâce à des traitements très lourds (interféron). Certains patients porteurs du virus ne présentent pas d'atteinte hépatique ; ils sont appelés porteurs sains.

Vaccin

Premier vaccin humain obtenu par génie génétique à partir de cellules animales. Ce vaccin a été mis au point par l'équipe de Pierre Tiollais en 1985.

Virus de l'hépatite C

Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus à ARN de la famille des flaviviridae. Avant sa découverte en 1989, il était appelé hépatite « non-A-non-B ».

Symptômes

Dans la plupart des cas, les personnes infectées de manière récente par le VHC n'ont aucun symptôme. L'incubation du virus prend en moyenne deux mois, la phase aigüe de la maladie dure quant à elle de deux à douze semaines. La guérison spontanée ne survient dans moins de 50% des cas environ. Cependant, dans la plupart des cas, la maladie devient chronique : le virus, hautement mutagène, parvient à échapper à la réponse immunitaire. Lorsque la phase aiguë de l'infection est symptomatique (ictère), le passage à la chronicité est moins fréquent. Les cellules saines du foie sont capables de se renouveler mais la destruction des cellules infectées laisse des cicatrices.

L'accumulation de ces cicatrices au cours du temps, sur des années voire des dizaines d'années, aboutit à une "fibrose" du foie. Ces dommages au foie peuvent se développer au bout de dix à quarante ans d'infection. Il peut alors causer à long terme des dommages au foie, allant dans certains cas jusqu'à la cirrhose ou le cancer. Les symptômes les plus courants sont la fatigue, la perte d'appétit, des nausées, de la fièvre, une faiblesse générale et des douleurs abdominales.

Transmission

Contrairement à l'hépatite B, le virus de l'hépatite C n'est pas considéré comme une maladie sexuellement transmissible. Le mode de contamination est la voie sanguine. La majorité des transmissions ont donc été constatées par usage de drogue intraveineuse (échange de seringue) ou par transfusion sanguine (avant le dépistage systématique en 1992 du VHC chez les donneurs de sang).

L'utilisation de préservatifs entre partenaires stables n'est pas indispensable, mais elle est recommandée en cas de lésions, d'infections génitales ou de rapports durant les règles. Les rapports protégés sont également recommandés en cas de partenaires multiples. Le contact avec du sang infecté est possible dans d'autres circonstances : n'importe quelle piqure ou contact d'une plaie, même minime, avec un instrument infecté peut transmettre le virus (tatouage, piercing, sniff, partage du petit matériel d'injection autre que la seringue...) Les autres précautions à prendre pour éviter la contamination de son entourage consistent à protéger les plaies et coupures immédiatement après désinfection, éviter le partage d'objets en contact avec du sang (certains objets de toilette comme le coupe-ongles, le rasoir, la pince à épiler...). Le risque de transmission dans ces conditions est alors très faible.

Épidemiologie

On estime que le VHC infecte environ 170 millions de personnes dans le monde. La coinfection avec le virus VIH est très fréquente. Il existe maintenant des tests fiables pour détecter le virus dans le sang. En complément, une PCR peut être utilisée pour détailler le génotype du virus. On subdivise le virus en groupes et en localisation. Par exemple, le génotype 1a est le plus répandu en Amérique du Nord tandis que le 1b l'est en Europe.

Contrairement aux virus des hépatites A et B, il n'existe pas de vaccin contre le VHC.

Quels sont les traitements les plus courants ?

Les traitements contre le VHC sont basés sur l'interféron alpha (IFNa), associé à d'autres anti-viraux. À l'heure actuelle, le traitement le plus prescrit est l'interféron pegylé accompagné de ribavirine. Les résultats varient suivant le génotype du virus avec jusqu'à 75% de chance de disparition du virus de l'organisme. Il existe 4 génotypes principaux, 1 2 3 4, les génotypes 2 et 3 sont donc ceux qui résistent le moins au traitement.

L'alcool est fortement déconseillé en cas de VHC en raison d'une accentuation des dommages au foie et une diminution de l'efficacité de l'interféron.

Les effets secondaires de ces traitements sont importants mais varient énormément d'un individu à l'autres (du simple symptôme grippal, à la fatigue généralisée jusqu'à des atteintes au système immunitaire, ...). Les effets les plus fréquents sont la diminution du nombre de globules blancs, de plaquette, et des globules rouge, la dépression, l'atteinte thyroidienne. La seule pouvant persister après l'arrêt du traitement est l'atteinte thyroidienne nécessitant la prise d'hormones thyroidienne.

La ribavirine est tératogène chez l'animal. Chez l'homme comme chez la femme, la conception d'un enfant doit attendre la clairance de la ribavirine, ce qui est obtenu 6 mois après la fin du traitement.

Facteur delta : agent de l'hépatite D

L'agent de l'hépatite D est un virus défectif à ARN c’est-à-dire dépendant du virus B pour sa réplication et son expression. L'agent delta survient par coinfection avec le VHB ou alors par surinfection d'un porteur du VHB. Dans les pays occidentaux, l'agent delta s'acquiert par usage de drogues. Il existe des régions endémiques notamment en Afrique. L'agent delta tout en diminuant la réplication du VHB, aggrave considérablement la maladie hépatique avec des formes fulminantes et de manière beaucoup plus fréquente une accélaration de la fibrose hépatique et la survenue de cirrhoses et de carcinome hépato-cellulaire. La détection de l'ARN delta permet de dépister les infections active L'hépatite D est en quelque sorte une surinfection de l'hépatite B.

Virus de l'hépatite E

L'hépatite E est un virus ARN (comme l'hépatite C et A) mais n'est présente que dans les pays en voie de développement. Comme pour l'hépatite A, le mode de contamination se fait par voie oro-fécale.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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