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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Couperose

La rosacée, connue aussi sous le nom de couperose est une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, parfois aussi au niveau du menton et du front. Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picottement, notamment au niveau des yeux.

De petits vaisseaux sanguins sont souvent visibles dans les zones touchées.
La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma).

Lorsque les démangeaisons oculaires sont très fortes, la rosacée peut aussi durement affecter la vue du sujet qui en est atteint et un examen ophtalmologique est recommandé.

Explication technique

La recherche médicale n'est pas totalement fixée sur le processus précis et encore moins sur ses causes, mais on peut en faire une description sommaire.
Lorsqu'un sujet atteint de rosacée est soumis à un facteur environnemental déclencheur (température, aliment particulier, émotion...), un phénomène vasculaire s'enclenche : la circulation sanguine augmente nettement dans les zones concernées.
Certains facteurs irritants entraînent une accumulation de liquide importante et provoquent une enflure et un dysfonctionnement local chronique du système lymphatique.
L'exposition au soleil, au froid, au vent, peuvent endommager ce même système lymphatique en causant une dégénérescence de l'élastine.
La réaction inflamatoire provoque des papules et des pustules.
Des vaisseaux sanguins dilatés (télangiectasies) peuvent apparaître à la surface de l'épiderme et sont le symptôme d'un état avancé de la maladie.
La rosacée s'accompagne souvent d'affections cutanées telles que la parakératose séborrhéïque, l'eczéma ou le psoriasis.

La recherche s'est récemment interrogée sur le rôle supposé de deux parasites, Demodex folliculorum et Demodex brevis, des acariens qui semblent être présents en très grande quantité dans l'épiderme des personnes atteintes de rosacée et qui sont soupçonnés d'en être partiellement la cause.

Sous-types de rosacée

On remarque rien que les symptômes de la couperose, de la rosacée, et de la dermatite séborrhéique se recoupent souvent, de même que leurs déclancheurs (tant qu'on est pas dans l'extrême de chacune de ces maladies).

Il est tout à fait normal d'avoir un peu de couperose (quelques petits vaisseaux sanguins visibles), surtout après l'âge de 30 ans. Ça ne veut pourtant pas dire qu'on est atteint de couperose!

Celles et ceux qui ont des rougeurs accompagnées parfois d'un petit eczéma derrière les oreilles (ou qui ont eu de l'eczéma ailleurs sur le corps durant leur jeunesse) devraient peut-être voir s'il n'ont pas plutôt une petite dermatite séborrhéique (problème qui peut se régler temporairement en 3 à 7 jours!).

Plusieurs ont peut-être les joues rouges mais pas d'acné (à moins de manger une tonne de chocolat et 3kg de curry!). Dans ce cas il ne faut peut-être pas chercher du côté de la rosacée mais bien d'une dermatite séborrhéique. On reconnaît ce problème par des pores de la peau plus dilatés et ...la production d'huile à certains endroits du visage ou du front!

Avec la dermatite séborrhéique, une simple application de crème d'hydrocortizone 0.5% ou 1% disponible en pharmacie suffit amplement à résorber les rougeurs en 3 jours (en appliquant peu de crème à la fois). Dans des cas plus sérieux d'eczéma, certains médecins ont prescrit la crème Élidel de Novartis (Suisse).

Mauvais produits pour mauvais diagnostic? L'hydrocortizone ne conviendra pas forcément à la rosacée, et les crèmes contre la rosacée à base de métrodinazole ne conviendront pas à de l'eczéma. Dans le cas de la dermatite séborrhéique, un peu de soleil fait beaucoup de bien à la peau (c'est un indice pour le diagnostic!) tandis qu'il ne conviendra pas à une peau atteinte de rosacée. L'eau d'hamamélis est un astreingent qui fera du bien en cas de couperose mais qui sera catastrophique en cas de rosacée ou d'eczéma.

Tous les sujets atteints de rosacée n'ont pas les mêmes symptômes. Cette maladie n'étant sérieusement étudiée que depuis relativement peu de temps, la recherche n'est pas catégorique quant au fait qu'il s'agisse bel et bien d'une seule et même maladie dans tous les cas. On distingue toutefois quatre sous-types de rosacée :

- La rosacée érythèmatotélangiectasique : rougeurs ponctuelles ou persistantes, apparition de vaisseaux sanguins à la surface de la peau. Ce qui va parfois jusqu'à l’enflure et une sensation de brûlure ou d’échauffement.

- La rosacée papulopustulaire. La peau du visage, généralement rougeaude, est envahie de papules ou de pustules qui font penser à de l’acné (mais sans points noirs) et qu'accompagnent de désagréables sensations de démangeaisons et d'échauffement.

- Avec la rosacée phymateuse, l'épiderme s'épaissit, le plus souvent au niveau du nez.

- La rosacée oculaire irrite les yeux et leur donne une apparence larmoyante ou injectée de sang. Dans les cas les plus graves il peut en résulter des dommages à la cornée voire une perte de la vue.

Terrain sensible

Cette affection frappe les populations originaires du nord de l'Europe, et tout particulièrement les irlandais, écossais, anglais ou encore les scandinaves — on parle parfois de «malédiction de celtes» — les flamands, les baltes, les russes... Même si le fait est rare, la rosacée peut aussi toucher un africain ou un asiatique.

La rosacée toucherait 45 millions de personnes dans le monde. Selon des études, 10% des suédois et 5% des américains souffrent de cette pathologie. On estime par ailleurs que 70% des sujets touchés par cette affection ignoreront toujours être atteints de cette maladie.

Le diagnostic est souvent fait à partir de l'âge de trente ans, souvent entre 40 et 50 ans. Il est rarissime que la rosacée soit diagnostiquée avant l'âge de 20 ans.

Bien que les femmes soient plus touchées, les manifestations de la rosacée prennent généralement leur forme la plus aigüe chez les hommes.

Une maladie inconfortable

La rosacée est d'autant mal vécue par le sujet qu'elle est mal étudiée et mal connue des médecins non-spécialistes qui prescrivent souvent de simples savons antibactériens, pensant être en présence d'un défaut d'hygiène ou d'un problème d'alcoolisme. Un sondage démontre d'ailleurs que 50% des personnes atteintes de rosacée se lavent exclusivement le visage à l'eau claire, par crainte des symptômes que pourraient exacerber d'autres types de soins.
Des études canadiennes (avec les États-Unis, le Canada est sans doute le pays où la rosacée est le mieux étudiée actuellement) semblent démontrer que les poussées de rosacée démultiplient l'absentéisme professionnel et diminuent la vie sociale et l'estime de soi de ceux qui y sont exposés.

Facteurs provoquant des rougeurs

Ces facteurs dépendent des patients qui ne sont pas tous également sensibles aux mêmes choses.

- Les alcools, et très spécifiquement le vin rouge.

- Les boissons chaudes. Café et thé ont longtemps été injustement accusés, puis l'on s'est rendu compte que c'est leur température qui a une influence sur les poussées de rosacée.

- Le fait de ne pas boire suffisamment.

- Une exposition à un grand froid ou à de grandes chaleurs, l'exposition au soleil. Les grands vents. Prendre des bains trop chauds.

- L'effort physique.

- Le stress, la colère, l'embarras, la fatigue, et tout ce qui est susceptible de faire monter la tension artérielle.

- Certaines affections : fièvre, rhumes, gastrite, hernie diaphragmatique ou encore bouffées de chaleur liées à la ménopause.

- Le fait de se gratter le visage est aussi très néfaste. Les rasoirs éléctriques sont préférables aux lames.

- Les produits pour la peau à base d'huile, d’huile d’eucalyptus, d'alcool, d’hamamélis, d’acide salicylique, de menthol, de menthe poivrée ou d’essence de girofle. Tout produit pour la peau qui provoque un désèchement ou des picotements. Éviter les après-rasage.

- Certains médicaments tels que les vasodilatateurs (qui dilatent les vaisseaux sanguins) et les stéroïdes topiques.

- Divers aliments ont la réputation de provoquer des poussées de rosacée : les aliments épicés, le poivre, la vanille, les aliments servis très chauds, les aliments riches en histamine, le vinaigre, les tomates, les agrumes et les raisins mais peut-être aussi le chocolat, la crème aigre, les yogourths, le fromage, l'aubergine, les avocats, les épinards, les bananes et de nombreuses variétés de légumineuses.

Quels sont les traitements les plus courants ?

La rosacée ne peut pas être guérie, mais ses manifestations peuvent être contrôlées.

Hygiène

Le sujet a souvent l'impression que se laver le visage peut provoquer des crises d'acné, et c'est un cercle vicieux car le manque d'hygiène provoque mécaniquement les attaques bactériennes auxquelles la peau couperosée est particulièrement sensible.

Il faut donc se laver le visage fréquemment, mais aussi éviter que ce soin provoque un désèchement de la peau, car un tel dessèchement provoquera des rougeurs.

L'acné provoqué par la rosacée n'a rien à voir avec l'acné juvénile, il n'y a ni peau graisseuse (séborrhée) ni poussée de comédons. Les produits contre l'acné juvénile sont donc totalement inadaptés et peuvent même exacerber les symptômes de la rosacée.

Hydratation

Les produits hydratants remplissent très bien leur rôle, et il est important
d'en utiliser après s'être lavé le visage. La rosacée cause en effet un dessèchement de l'épiderme, ce qui réduit la résistance de la peau aux agressions.

Les crèmes hydratantes doivent être à base d'eau, prévues pour une longue durée, sans lanoline et sans parfum.

Plus naturelles, les tranches fines de concombre, appliquées sur la peau, ont un effet hydratant et calment très efficacement les démangeaisons cutanées associées à la rosacée.

Traitement médicamenteux

En cas d'attaque bactérienne, des crèmes antibiotiques (notamment à base de métronidazole, comme la crème Rozex ou les produits tels que MetroGel, MetroCrème et MetroLotion) peuvent être prescrites.

Des antibiotiques oraux peuvent être prescrits, souvent avec succès, mais leur utilisation prolongée est déconseillée.

Des stéroïdes topiques peuvent avoir un effet à court terme mais à long terme ils ont une tendance à aggraver les symptômes de la couperose.

Lasers

Un traitement au laser (non remboursé par la sécurité sociale en France) permet de dévasculariser l'épiderme du patient pendant quelques années (2 à 3 années). Cette méthode est très efficace mais elle doit être répétée régulièrement et reste relativement onéreuse.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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