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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Herpès

L'infection herpétique est une maladie virale chronique responsable d'éruptions cutanées récidivantes. Elle représente la première cause d'ulcérations génitales en Europe. L'herpès génital favorise la transmission du virus du sida. Affection récidivante et douloureuse, l'herpès génital est responsable du redoutable herpès néonatal.

Virus

- Le virus de l’herpès, Herpes simplex virus (HSV), appartient à la même famille que le virus de la varicelle et du zona, que le cytomégalovirus (ou HHV-5), et le virus Epstein-Barr .

- Le virus de l’herpès (HSV) comprend deux types :
. HSV-1 responsable de l’herpès buccal, neuro-méningé, opthtalmique ;
. HSV-2 responsable de l’herpès génital.

- Persistent durant la vie entière malgré la réponse immunitaire de la primo infection

- Les HSV sont des virus dermoneurotropes, comme le virus de la varicelle, ils persistent la vie entière dans le ganglion de Gasser pour le HSV-1 et les ganglions sacrés pour le HSV-2.

- Les manifestations de l’infection à HSV-2 regroupent trois entités :
1. La primo infection herpétique
2. Les récurrences infectieuses
3. L’herpès génital initial non primaire : premier contact avec un HSV-2 chez une personne ayant déjà fait une primo-infection à HSV-1.

Épidémiologie

La contamination est strictement inter-humaine pour les deux types viraux. On estime que 90% des adultes sont porteurs d'anticorps, et ont donc été au contact de la maladie. Cependant, seule une petite proportion de ces individus développeront des manifestations d'infection au virus : primo-infection et récurrences herpétiques.

Mécanismes de la maladie ( Physiopathologie)

La pénétration du virus dans l'organisme se produit à l'occasion d'un contact avec un sujet infecté : les virus pénètrent chez l'hôte lorsqu'il existe une brêche cutanéo-muqueuse, et vont se multiplier dans les cellules épithéliales où ils sont responsables d'une dégénérescence cellulaire avec ballonisation aspécifique. Ces mécanismes peuvent être à l'origine des manifestations de primo-infection herpétique. Dans un second temps, les virus vont rejoindre le ganglion nerveux correspondant à la zone infectée, par voie centripète, en «remontant» le long des nerfs sensitifs. Enfin, les récurrences herpétiques se produisent lorsque, en réponse à un stress physique ou psychique variable, les virus regagnent la peau pour s'y développer à nouveau. Ces épisodes sont plus ou moins fréquents d'un individu à l'autre, et d'intensité variable, mais fixes dans leur topographie.

Manifestations cliniques

Infection orale à HSV-1

C'est le classique bouton de fièvre qui se transmet essentiellement par la salive. Donne une protection partielle vis à vis du HSV-2

Infection génitale à HSV-2

- Maladie sexuellement transmise.

- La primo infection ne donne une expression clinique que 1 fois sur 3.

- Six jours en moyenne après le rapport sexuel
1. Douleurs périnéales intenses
2. Vulvo-vaginites douloureuses
3. Vésicules laissant place rapidement à des ulcérations cutanéo-muqueuses riches en virus.
4. Cervicite
5. Dysurie voire rétention vésicale
6. Signes généraux banals : Hyperthermie, céphalées, myalgies
7. Disparition complète des lésions génitales en trois à quatre semaines

- La récurrence
1. Prurit, brûlures précédent l’apparition de vésicules vulvaires qui se transforment vite en ulcérations douloureuses séchant en une huitaine de jours

- L’herpès génital initial non primaire
1. Symptomatologie intermédiaire

Examens complémentaires

Ils sont très rarement nécessaires. La principale indication du cytodiagnostic de Tzanck est la recherche de virus dans la filière génitale maternelle dans la semaine précédent l'accouchement chez les femmes enceintes aux antécédents d'herpès génital. Cet examen consiste à recueillir par frottis les cellules se trouvant dans des zones cutanées ou muqueuses suspectes (plancher des vésicules, érosions) afin de rechercher des cellules ballonisées. Les rares cas de primo-infection grave (pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusbgerg chez l'immunodéprimé, méningo-encéphalite herpétique) peuvent faire discuter un sérodiagnostic (recherche d'anticorps spécifiques de l'herpès dans le sang du sujet), ou dans le cas de la méningo-encéphalite, recherche du génome viral dans le liquide céphalo-rachidien par PCR.

Quels sont les traitements les plus courants ?

Il requiert des antiviraux, par voie orale ou locale (crème).

Les traitements sont à base d'aciclovir donnés par voie orale, ou en intra-veineuse si le virus s'est disséminé au niveau du système nerveux central. En cas de résistance du virus à cette molécule on pourra utiliser du cidofovir ou encore du foscarnet qui ont malheureusement des effets toxiques sur les reins notamment.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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