Publicité
Accueil > Dictionnaires > Dictionnaire médical > Impuissance
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence


Application


Partenaires


Publicité
2006-09-20
Dictionnaire médical

Publicité

Impuissance

L'impuissance sexuelle ou dysfonction érectile consiste, soit dans l'impossibilité durable de ne pas pouvoir obtenir une érection valable, soit de ne pouvoir la maintenir si elle est obtenue avec une rigidité pénienne suffisante pour l'accomplissement de l'acte sexuel au moment précis de la pénétration vaginale.

L'impuissance sexuelle, comme son nom l'indique, signifie toujours une grande difficulté de nature psychologique qui reste au premier plan, sauf en cas de déficit en hormones testiculaires. Mais elle peut surtout se distinguer en deux variétés, les cas mixtes étant rares :

- les fonctionnelles et
- les organiques.

De plus, ces deux sortes essentielles, se divisent en de nombreuses origines :

1. 80 % des cas sont des blocages psychologiques, qu'on peut classifier en une douzaine de types environ, correspondant à des situations revenant toujours à l'identique chez certains patients mais particuliers par rapport au passé sexuel et conjugal de chacun.

2. 20 % seulement des impuissances sont dues à de nombreuses maladies sévères, dont les plus connues sont le diabète (50% des hommes diabétiques de plus de 20 ans d'ancienneté dans la maladie sont impuissants), les maladies cardio-vasculaires, la paraplégie, l'hyperstension, l'arthrose non traitée, l'obstruction presque complète des artères génitales (par exemple chez les fumeurs), les méfaits de l'alcoolisme sur les nerfs de l'érection, les suites de certaines interventions qui obligent à couper artères et nerfs (prostatectomie radicale ou curiethérapie suite à cancer de la prostate), les défauts d'hormones, les troubles du sommeil profond etc. Mais, en fait, au moins 36 cas de figures véritablement médicales et organiques avec toujours, en plus, une chute du moral et l'impression d'une vie dégradée dans l'échec répétitif.

Pour affirmer la nature d'une impuissance, on est parfois obligé d'avoir recours à l'enregistrement des érections nocturnes du sommeil paradoxal (présentes et excellentes en cas de blocage psychologique, médiocres ou nulles en cas de pathologies organiques). Mais cet examen, toujours essentiel en cas de difficultés de classement dans les deux grandes variétés, n'est plus utile, de nos jours, si mais seulement si, l'impuissant de cause fonctionnelle est certain de la bonne qualité de ses érections diurnes ou nocturnes et déclare que c'est la survenue d'une nouvelle partenaire, dans sa vie sexuelle, qui a provoqué le défaut récent et total.

Les causes médicales sont le plus souvent sensibles, surtout les obstructions artérielles incomplètes, aux nouveaux médicaments sauf à l'apomorphine qui n'améliore que les performances des hommes puissants. Le Viagra, le Cialis ou le Levitra, ont parfois des résultats sensationnels. Mais les échecs de la nouvelle voie orale, soit par mauvais usage au mauvais moment, soit par décharge d'adrénaline plus puissante à contracter les artères que ce que les médicaments obtiennent en dilatation sont fréquents dans les blocages anciens et serrés. En ce cas, la situation n'est pas perdue si la personne veut bien apprendre, avec de minuscules seringues, à se piquer les corps caverneux. Là, les échecs ne sont pas de l'ordre de 50 % mais à peine de 3 %.

Quand la voie orale a échoué, dans le traitement de seconde intention, il existe aussi la pompe à vide aussi appelée vacuum ou érecteur à dépression qui s'utilise en conjonction avec un anneau de constriction: le sang est d'abord aspiré dans le pénis grâce au vide d'air exercé dans un tube puis afin de maintenir l'érection le sujet fait glisser un anneau de constriction (espèce de garrot) à la base de la verge afin de maintenir son érection. Les résultats sont comparables à l'injection intra-caverneuse mais il offre plusieurs avantages :

1°) c'est une solution naturelle non médicamenteuse : les effets secondaires sont quasi négligeables (attention néanmoins, il ne faut pas conserver l'anneau de constriction plus de 30 minutes).

2°) les gens qui ont peur de se piquer dans le pénis peuvent quand même se soigner.

3°) Comparé aux injections intra-caverneuse le coût est bien moindre (jusqu'à 5 fois moins élevé).

4°) Le risque de priapisme est écarté avec l'érecteur à dépression car après le rapport quand l'anneau est retiré l'érection cesse.

5°) Les études ont montré que si l'éducation est bien faite le taux d'abandon dans le temps est trois fois moins élevé avec l'érecteur à dépression quand on le compare aux injections intracaverneuses (source : Turner LA, Althof SE, Levine SB, Bodner DR, Kursh ED, Resnick MI (1992) Twelve-month comparison of two treatments for erectile dysfunction: self-injection versus external vacuum devices. Urology 39:139-144)

Attention cette technique - tout comme l'injection intracaverneuse - requiert un temps d'apprentissage pour que le résultat soit optimal.

A noter que pour de nombreux patients (mais pas tous) le recours à la microkinésie ou à l'acuponcture a permis de faire disparaitre les troubles érectiles.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...