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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Rage

La rage est causée par un virus qui provoque une encéphalite chez l'animal (y compris l'homme). Les carnivores sont surtout touchés. La présentation habituelle est celle d'un animal présentant des symptômes nerveux, parfois une agressivité bien qu'il existe aussi des formes plus frustres où l'animal est particulièrement calme.

Entre 40 000 et 70 000 personnes décèdent de la rage chaque année dans les pays d'Afrique et d'Asie, où la maladie est endémique.

Description du virus

La rage est causée par un virus de la famille des Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus. Ce sont des virus enveloppés à ARN (acide ribonucléique) et à symétrie cubique. À ce titre (virus enveloppé), ils présentent une grande sensibilité aux agents physico-chimiques de désinfection et donc une faible résistance dans le milieu extérieur.

Le virus de la rage infecte tous les mammifères. Il a un tropisme nerveux, et en particulier le système nerveux central (SNC), ce qui explique les troubles observés. Quel que soit le traitement, la mort est inéluctable une fois les signes cliniques déclarés.

Transmission et symptômes

Un animal infecté par le virus de la rage peu commencer à l'excréter jusqu'à 15 jour avant les premiers signes cliniques. Le virus est alors présent dans toutes les sécrétions de l'animal, y compris dans ses fèces. Vu sa fragilité dans le milieu exterieur, l'entrée du virus dans l'organisme ne se fait que par le biais d'une effraction de la peau ou par les muqueuses buccale ou oculaire

La transmission in-vitro peut aussi se faire par voie aérosol, via les muqueuses; c'est par exemple ce qui se passe dans les cavernes habitées par des chauve-souris enragées : on a relaté deux cas de spéléologues ayant contracté la rage après avoir été en contact avec des aérosols provenant de chauve-souris enragées... De façon plus rare, la transmission peut aussi intervenir dans une chirurgie par transmission cornéenne.

La rage se transmet le plus souvent par morsure, mais peut aussi être transmise par simple léchage ou griffure. Après une infection humaine, le virus pénètre (directement ou indirectement) le système nerveux périphérique. Il voyage alors le long des nerfs vers le système nerveux central. Pendant cette phase il ne peut pas être facilement détecté par le système immunitaire de l'hôte, et la vaccination peut toujours conférer une immunité. Une fois que le virus atteint le cerveau il provoque rapidement une encéphalite et les symptômes apparaissent. Il peut aussi infecter la moelle épinière, provoquant une myélite.

La période d'incubation est le plus souvent de trois à douze semaines mais peut atteindre deux ans. Chez l'animal, les symptômes dépendent de l'espèce concernée. Typiquement, on observe une ataxie généralisée, de l'hyperesthésie, des douleurs cervicales, une hypersalivation marquée et parfois des convulsions des muscles faciaux (en particuliers des masséters). Dans le cas des carnivores, un comportement anormalement agressif peut être observé mais n'est pas systématique. Dans ce cas l'animal cherche à mordre tout objet se situant à proximité de sa tête, et ne lâche pas prise après morsure. L'aboiement d'un chien enragé est spécifique, bitonal (on n'oublie pas un tel aboiement lorsque on l'a entendu...). On recherche ainsi systématiquement à écarter en première intention la rage lorsqu'un chien vient en consultation avec des troubles nerveux. On observe chez l'homme des troubles des fonctions cérébrales supérieures, anxiété, confusion, agitation, jusqu'à atteindre le délirium, les troubles du comportement, les hallucinations et les insomnies. La production de grande quantité de salive et de larmes avec difficulté de déglutition sont typiques des phases avancées. Spécifiquement chez l'homme se développe également en fin d'évolution une hydrophobie: la vue de liquide provoque une peur non raisonnable, alors que le contact entraine des sensations de brulures insoutenables. La mort, inévitable, survient de deux à dix jours après les premiers symptômes.

D'après I Solomon <1>, dans un tiers des cas, la maladie prend la forme d'une paralysie ascendante ressemblant au syndrome de Guillain-Barré.

Prévention et traitement

On peut prévenir la maladie à condition de s'y prendre avant que n'apparaissent les premiers signes, c’est-à-dire pendant la période d'incubation, en appliquant une vaccination curative comme l'a démontré Louis Pasteur en 1885.

Sachant que la maladie se transmet le plus fréquemment par morsure, mais parfois aussi par léchage d'une blessure ou par une griffure, et qu'il s'écoule entre deux et huit semaines avant qu'elle ne se déclare, cela laisse un temps de réaction. En fait la durée de l'infection dépend de la dose de virus inoculée, de la localisation de la morsure (plus elle est proche d'une zone riche en terminaisons nerveuses, plus vite la maladie se déclare) et de la gravité de la plaie.

Des rappels doivent être fait régulièrement. Il est utile de retirer autant que possible le matériel infecté après la morsure s'il y a lieu.

Lorsque la maladie se déclare sans vaccination préalable, elle est le plus souvent synonyme de mort : en effet, il n'y a que cinq cas connus de malades ayant survécu grâce à une vaccination après l'apparition des symptômes.

Cependant fin 2004, à Wauwatosa dans le Wisconsin, un traitement expérimental a permis de sauver sans vaccination une jeune adolescente américaine contaminée par une chauve-souris. Le traitement consiste à plonger le patient dans une coma artificiel pour ralentir la progression de la maladie et à lui administrer un traitement médical intensif.

Zones infectées

La maladie tuerait entre 40 000 et 70 000 personnes chaque année à travers le monde et ces chiffres doivent être considérés comme alarmants.

En France, les derniers cas de rage sur des êtres humains, remontent à 1924, cependant des voyageurs peuvent être contaminés à l'étranger, dans les pays à risques, et revenir malades. La maladie était considérée comme disparue depuis le début de l'année 2001, bien que :

La maladie susbsiste encore dans un réservoir animal représenté en particulier par quelques renards du nord et de l'est de la France, et par les chauve-souris, mais il est fort peu probable que ces animaux transmettent le virus à l'homme.

Il y a un risque permanent provenant des animaux, en particulier les chiens, importés illégalement, des pays de l'Europe de l'Est et du Maghreb, malgré la sanction prévue d'être condamné à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Lors de l'été 2004, une petite chienne, nommée Tiki, importée illégalement du Maroc, le 11 juillet, comme souvenir de séjour, a fait souffler un vent de panique dans le sud-ouest de la France. Morte le 21 août, trois jours après avoir manifesté les premiers signes de la maladie, la chienne aurait pu contaminer d'autres animaux ou des humains, avec qui elle avait été en contact lors de des nombreux déplacements de son propriétaire dans la région. Sous l'effet de la maladie, elle aurait causé des morsures à plusieurs reprises. Finalement l'ensemble des personnes et animaux menacés ont pu être retrouvés et la menace circonscrite.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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