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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Posthectomie

latin circumcisio (couper autour), la circoncision consiste en l'ablation (médecine) totale ou partielle du prépuce, qui laisse le gland du pénis à découvert. Elle est pratiquée depuis la préhistoire. On estime qu'elle concerne aujourd'hui entre un quart et un cinquième de la population masculine mondiale. Elle est essentiellement pratiquée pour des motifs culturels et religieux, mais aussi thérapeutiques et prophylactiques :

- Dans le judaïsme, la circoncision au huitième jour du nouveau-né mâle, en présence de dix hommes adultes (miniane) est un rite fondateur, la Brit milah

- Dans l'islam, elle est pratiquée sur les nouveaux-nés et enfants mâles âgés de sept jours à environ treize ans et est appelée khitan en arabe littéral et touhour ou tahara (purification) en arabe dialectal.
La circoncision se pratique aussi dans certaines communautés chrétiennes comme les coptes (en Egypte), aux Philippines ou en Afrique.

- Aux États-Unis principalement, la circoncision est utilisée à des fins controversées d’hygiène préventive ; elle concerne encore plus de 50% des nouveaux-nés.

- Enfin, médicalement, la circoncision est le principal traitement du phimosis, affection de l'adulte, avec laquelle est encore souvent confondue l'impossibilité physiologique de rétracter le prépuce de l'enfant. En médecine on parle aussi bien de circoncision que de posthectomie.

La circoncision, qui constitue une atteinte à l'intégrité du corps, le plus souvent pratiquée sur des enfants, sans leur consentement et en l'absence d'une nécessité objective comme un motif médical sérieux et effectif, suscite chez certaines personnes des objections d'ordre moral. Principalement aux États-Unis, des groupes opposés à sa pratique sur les mineurs militent pour qu'elle soit règlementée au même titre que les mutilations sexuelles féminines.

Conséquences physiques de la circoncision

Lorsque le pénis intact est à l’état de flaccidité, ses principales zones érogènes que constituent le gland et la face interne du prépuce sont protégées des frottements externes et du dessèchement, ce qui évite leur stimulation en dehors des activités sexuelles, préserve leur sensibilité et les maintient dans leur état naturel de muqueuses. La circoncision, en supprimant cette protection naturelle, provoque une kératinisation de l’épithélium du gland et une diminution de sa sensibilité.

Lorsque se produit une érection du pénis intact, le prépuce déplié fournit une réserve de peau qui compense l’allongement du sexe masculin tout en lui permettant de conserver un manchon mobile qui facilite les mouvements de va-et-vient liés à l’activité sexuelle : en transformant les mouvements relatifs de translation entre le pénis et le corps qui l'entoure en enroulements et déroulements des muqueuses du prépuce sur la tête du pénis, ce manchon mobile limite les frottements et l’abrasion. La circoncision supprime plus ou moins cette réserve suivant la quantité de peau excisée, ce qui peut conduire, dans les cas extrêmes, à une tension excessive de la peau provoquant des douleurs lors des érections.

Le prépuce possède enfin un important réseau de terminaisons nerveuses spécialisées dans la sensation du toucher : bande striée de l'anneau préputial, muqueuse interne du prépuce, qui interviennent probablement en tant que protagonistes dans les sensations de plaisir liées aux activités sexuelles. Certains hommes se font d'ailleurs circoncire afin de réduire la sensibilité de leur pénis, pour “tenir” plus longtemps lors des rapports sexuels. Il faut à ce propos signaler que cet effet apparemment bénéfique de la circoncision sur l'éjaculation précoce ne permet pas de réduire statistiquement l'existence de ce trouble chez les circoncis car la perte de sensibilité induirait aussi une perte d'information quant à l'imminence de l'éjaculation, ce qui globalement nuirait au contrôle cérébral sur le rapport.

Ces observations montrent que le prépuce assure dans l’anatomie du pénis diverses fonctions, protectrice, mécanique et sensorielle qui peuvent être altérées, voire supprimées, par la circoncision. On ne peut parler de castration au sens propre, car la capacité d'avoir des érections et la fécondité de l'individu ne sont pas affectées, mais la circoncision est susceptible d'altérer plus ou moins gravement le plaisir sexuel et le confort dans la vie quotidienne.

Circoncision médicale Phimosis

Le phimosis est l'incapacité de rétractation du prépuce derrière le gland. La paraphimosis est l'état où le prépuce est bloqué derrière le gland et ne peut pas revenir à sa position normale à l'état de flaccidité. Ces deux cas sont dus à un anneau prépucial trop petit. Dans ces deux cas, la circoncision est appliquée dans la majorité des cas. Notons qu'il existe des alternatives non chirurgicales au traitement de cette condition.

La non rétractabilité du prépuce et l'adhésion du gland au prépuce sont des conditions fréquemment observées chez l'enfant. L'âge auquel le phimosis devient problématique est sujet à caution et son évaluation est à la discrétion du médecin. Certaines études parlent d'une normalité jusqu'à l'âge de 5 ans, d'autres estiment la limite à 10 ans , d'autres encore la placent à l'âge des premières relations sexuelles. De fait, le phimosis physiologique se présente lorsque, lors de l'érection, l'enfant éprouve une douleur à cause de l'étroitesse de son prépuce. Seuls 1% des garçons de 14 ans ne pourraient pas rétracter leur prépuce . À cause de cette variabilité, l'utilisation de la circoncision dans ces cas fait aussi débat. Des phimosis seraient incorrectement diagnostiqués et les circoncisions injustifiées. . Certaines études montrent que cette prévalence serait augmentée par les pratiques de décalottage forcé du prépuce des enfants mises en œuvre par des parents ou des médecins.

Lorsque le phimosis de l'adolescent persiste chez l'adulte, il existe pour le corriger des alternatives à la circoncision, qui ne requièrent pas de supprimer le prépuce. Elles consistent à élargir son ouverture afin de faciliter sa rétraction derrière le gland, au moyen de la chirurgie (plastie du prépuce) ou de manipulations : expansion progressive des tissus formant l'anneau prépucial lorsque soumis à un étirement modéré et prolongé ou répété.

Prévention des maladies infectieuses

Selon une étude franco-sud-africaine exposée le 26 juillet 2005 à la troisième conférence sur les mécanismes de l'infection par le virus du sida, les hommes circoncis auraient une probabilité « jusqu'à 65% » moindre de contracter le virus du SIDA". L'organisation Mondiale de la Santé et ONUSIDA observent une grande prudence sur l'interprétation de cette corrélation ; du fait, notamment, de l'incertitude de la prise en considération de l'hygiène des personnes testées.

Plusieurs explications ont été avancées, mais demandent à recevoir des preuves expérimentales (Bertrand Auvert, La Recherche, n°392, décembre 2005, p. 23):

le prépuce est riche en cellules dendritiques, qui jouent le rôle de récepteur du VIH après un rapport sexuel contaminant, le VIH persisterait plus longtemps chez les non-circoncis car la zone entre le pénis et le prépuce reste humide
chez les circoncis, le gland est kératinisé et épaissi, et pourrait constituer une barrière physique contre le virus.

Certains scientifiques soulignent cependant que des résultats accréditant cette thèses risquent d'entraîner un relâchement des comportements. Selon Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida "En Afrique, les populations où les gens sont circoncis sont celles où le taux de contamination est le plus haut", "ce n'est en aucun cas une protection contre le virus ou un moyen de prévention. Rien ne remplace le préservatif".

Statistiques des cas de cancer

La circoncision pourrait aussi avoir des conséquences bénéfiques en matière de cancer du pénis. Les statistiques révèlent que les hommes circoncis sont moins touchés par ce type de cancer. Néanmoins, en 1998, l'American Cancer Society déclare que si la probabilité pour les hommes circoncis d'êtres touchés par cette forme de cancer était faible c'était avant tout parce que la circoncision était pratiquée par une des catégories de la population les moins à risque .

En 2005, une société spécialisée mène une nouvelle étude et réaffirme que les circoncis sont moins touchés et que la circoncision est une méthode de prévention efficace . Cette étude à fait l'objet de critique de la part d'autres spécialistes, qui estiment que d'autres facteurs doivent être pris en compte (population pratiquant et ne pratiquant pas la circoncision auraient un taux de risque différent même si on met de côté la circoncision).

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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