Publicité
Accueil > Dictionnaires > Dictionnaire médical > Céphalée de tension
Mon Compte




Publicité


Application

Dernière Parution


Partenaires
Publicité
2006-09-20
Dictionnaire médical

Publicité

Céphalée de tension

Les céphalées de tension sont des maux de tête en casque, associés à une tension plus ou moins forte dans les muscles du cou, causée par mise en tension des muscles entourant le crâne (muscles péri-crâniens). S’y ajoutent souvent des sensations de fourmillement ou de tiraillement plus ou moins forts dans le cuir chevelu. Dans les céphalées de tension, la tête est comme serrée dans un étau. La douleur atteint généralement les deux côtés de la tête (bilatérale) avec une tension au niveau de la nuque et du front.

Les céphalées de tension peuvent être fugaces, imprévisibles ou prévisibles, d’une intensité différente chez chaque personne, se positionnant à des endroits différents (partie inférieure et postérieure de la tête, le long de la tempe, derrière le front, rarement à la voûte supérieure du crâne).

La sensation de serrement, de pression ou de lourdeur peuvent être accompagnée d'une forte gêne occasionnée par la lumière (photophobie) ou les sons forts (phonophobie). Il existe des formes chroniques et des formes transitoires répétitives.

Elles sont étroitement liés au stress. Du fait qu'elles sont souvent associées au stress, elles sont aussi appelées "céphalées psychogènes".

Les céphalées de tension sont en général causées par un stress psychosocial. Diverses difficultés peuvent les déclencher : conflits conjugaux ou familiaux, difficultés financières, personnelles ou physiques (complexes, mauvaise image de soi…).

Quand elles sont d'origine professionnelle, ces douleurs s'interrompent, de façon caractéristique, lors de vacances suffisamment prolongées.

Les patients vivant avec des céphalées de tension sont des patients très perturbés dans leur vie professionnelle, dans leur vie de tous les jours, dans leur vie avec leur entourage. Il est souvent très culpabilisant, pour eux, d'avoir toujours mal à la tête bien qu'ils n'y puissent rien. Ils ne savent jamais quand cela va survenir. Et cela peut renforcer en eux une sentiment d’angoisse conscient ou inconscient (face à leur avenir professionnel, familial, face à leur avenir tout court etc. …).

Les céphalées de tension sont encore mal connues sur le plan épidémiologique et évolutif.

Les céphalées de tension ne doivent pas être confondues avec les céphalées vasculaires, les migraines, les céphalées d’origine médicamenteuse, les dystrophie sympathique réflexe ou DSR ou toutes les autres formes de céphalées etc.

Des céphalées de tension peuvent être d’origines médicamenteuses (par abus médicamenteux) ou être associées à des migraines.

Le 11e Congrès de l'International Headache Society, qui s’est tenu à Rome, les 13-16 septembre 2003, fait la distinction entre: « les céphalées de tension épisodiques rares, celles épisodiques fréquentes, les céphalées de tension chroniques, et les céphalées de tension probables. Dans chaque catégorie, il existe des sous-types comme la céphalée de tension épisodique rare avec hyperesthésie du cuir chevelu » .

Les céphalées de tension font en général partie des céphalées primaires, ou idiopathiques, qui ont leur existence propre.

Hypothèses sur les causes des céphalées de tension

Leurs mécanismes d'apparition, liés au stress font l'objet de débats. On pense que la céphalée est un signal d’alarme de l’organisme s’exprimant au niveau de terminaisons nerveuses péri crâniennes, précisant l’existence d’un problème quelque part.

Toute la question médicale reste de savoir quel problème signale cette douleur ( ?).

Certaines céphalées de tension chroniques sont la manifestation physique d’une situation personnelle, familiale ou sociale difficile à vivre. Dans ces cas, on peut parler de manifestation psychosomatique, puisque "c’est le corps qui prend la place du langage pour exprimer" une difficulté ou une souffrance.

Certains pensent qu'elles se développent à travers la tension des muscles du haut du cou. D'autres pensent qu'elles relèvent d'une défaillance des mécanismes de contrôle de la douleur.

Il existe des dizaines d’autres explications avancées pour expliquer la persistance forte ou intense, dans le temps, de cette contracture douloureuse, des muscles péri-crâniens, sans causes objectives toujours apparentes, sans qu’aucune explication actuelle soit parfaitement satisfaisante et se détache du lot des explications avancées.

Il faut aussi de se garder d’avoir qu’une seule explication pour expliquer les céphalées de tension, la problématique pouvant être complexe et plusieurs causes pouvant être à l’origine des ces céphalées particulières.

Sinon, il faut bien se garder de qualifier de psychosomatique toute céphalée dont on ne comprend pas les causes. C’est pourquoi, il est indispensable de pratiquer un examen médical approfondi visant à écarter toutes les maladies dont l’un des symptômes serait les maux de tête.

S’agit-il de maux de tête consécutifs à un accident, à un problème dentaire, à une opération chirurgicale, à un mauvais état gynécologique ? Dans ce cas le malade va être orienté vers un dentiste expert ou vers le médecin de la spécialité concernée (médecin de rééducation fonctionnelle et kinésithérapeute pour les problèmes de posture ou de cervicales, gynécologue ou endocrinologue pour les femmes qui voient leurs maux de tête s’accentuer à un certain moment de leur vie etc.) Dans ces cas là, le problème à régler peut être uniquement organique et le patient va s’arranger avec le médecin qui lui aura été indiqué ou qu’il aura lui-même choisi, ayant à présent compris quelle est la cause de son mal de tête. Le problème peut aussi s’être compliqué d’anxiété provoquée par la douleur et aussi par le fait de ne pas comprendre son origine. Quelques séances de psychothérapie sont alors nécessaires pour clarifier les choses et faire tomber l’anxiété qui est souvent la cause de l’accentuation des maux de tête.

Signalons enfin, que dans l’esprit d’un grand nombre de neurologues, psychiatres, neuropsychiatres, les céphalées de tension sont associées à l'image de personnes anxieuses, déprimées, dépressives, névrosées et/ou hypocondriaques, devant a priori exagérer leur souffrance et la gêne intellectuelle intenses qu'elles ressentent. Il semblerait qu'ils aient quelques soucis à diagnostiquer cette difficulté, que ces céphalées soient douloureuses (aussi douloureuses qu'une migraine, avec une forte impression de brûlure autour du crâne et dans le cou), qu'elles provoquent des pertes de mémoire à répétition, l’impossibilité de se concentrer de façon durable sur travail intellectuel, voire des insomnies (avec réveil soudain au milieu de la nuit, du fait de la douleur), voire, plus rarement, une fatigue irrésistible accompagnée d’une tendance à l'hypersomnie momentanée, des épisodes nauséeux (sans migraine), causés uniquement par ces céphalées.

Il faut aussi de se garder d’avoir qu’une seule explication pour expliquer les céphalées de tension, la problématique pouvant être complexe et plusieurs causes pouvant être à l’origine des ces céphalées particulières.

Abordons les différentes thèses sur les causes psychologiques possibles de ces céphalées.

Possibles causes physiologiques de la douleur

Les avis divergent sur l’explication de l’intensité douloureuses des contractions musculaires.

La douleur proviendrait :

1 . Soit de la tétanisation des muscles - identique à celles des « crises de tétanie » ou des crampes musculaires - provoquant, au-delà d’un certain seuil de contraction, le déclenchement du signal douloureux dans les terminaisons nerveuses de la douleur, situées dans les tendons et fuseaux musculaires.

2 . Soit de la contraction musculaire empêchant le flot sanguin d’irriguer normalement le cerveau, d’où une douleur dans certains cas irradiante.

Approches psychologiques

Les médecins ne doutent pas qu’ils y aient une composante psychologique derrière les céphalées de tension dans la grande majorité des cas. C’est d’ailleurs pourquoi on trouve dans la littérature l’appellation « céphalées psychogènes » pour les « céphalées de tension ».

La thèse de « l’émotion repoussée »

Pour certains psychologues, il s’agirait d’une tension d’origine émotionnelle. Des émotions, des sentiments désagréables peuvent survenir en situation de stress ou dans une situation désagréable. La personne aurait le réflexe de repousser ou de refouler soit cette émotion désagréable, voire douloureuse, soit une préoccupation ou une action, source d’anxiété - en faisant par exemple le vide, ou bien en se lançant dans une activité débordante pour détourner son attention du problème à résoudre ou de son angoisse. Cette personne tenterait ainsi d'éviter de ressentir cette émotion, afin de ne pas la ressentir dans toute son intensité ou pour l’empêcher de s’exprimer. Mais cette émotion refoulée s’exprimerait alors autrement, par un autre signal d’alarme, par exemple à travers des céphalées de tension, pour signaler que la cause de l’angoisse est toujours présente.

La peur ou l’anxiété est une émotion, un signal d’alarme. Il existe de nombreuses formes de peurs, qu’on peut tenter de refouler : peur de l’engagement, peur de la souffrance, peur du rejet, pour de décevoir, peur de blesser, peur du jugement, peur du changement, peur du chômage, peur du stress professionnel, peurs familiales (peur d’une personne)…

D'après la psychologue et auteur Michelle Larivey, l'anxiété est « un malaise qui résulte du fait qu'on repousse une expérience émotive, une préoccupation importante ou une action à poser pour se respecter. Elle devient presque un « mode d'être » chez certaines personnes, qui s'arrêtent peu à leur expérience du moment. <...> Être
anxieux ou angoissé, c'est à la fois une peur de faire face et une impression de se mettre en danger en négligeant de s'occuper d'un aspect de sa vie ».

Se contracter instinctivement face au danger

C’est une sorte de contraction réflexe psychologique. Quand un enfant (surtout dans sa prime enfance) n’a cessé de recevoir des coups, il peut sans le vouloir anticiper les coups en se contractant et en contractant les muscles de son cou. Par la suite ce réflexe de survie est devenu excessif, se déclenchant à l'occasion d'événements même anodins que l’inconscient considère comme dangereux.

On pourra alors rechercher chez le patient l’existence d’épisodes durant l’enfance de fortes carences affectives, voire de rejets parentaux, de maltraitance (physique ou psychiques), une politique parentale d’humiliation systématique de leur enfant, etc…

Une douleur « d’évitement » pour masquer une autre

Une autre explication connexe serait qu’en refoulant l’objet de son angoisse et de son anxiété, la personne aurait inconsciemment tendance à se contracter, dans une sorte de parallélisme des deux effets.

La personne se contracterait inconsciemment aussi pour garder hors de la conscience immédiate certaines préoccupations ou certaines émotions désagréables qui s’imposeraient à elle autrement.

La contraction musculaire douloureuse qu’on « s’infligeraient » permettrait de détourner son attention d’une autre douleur plus psychologique. Une douleur masquant, occultant l’autre. Cette hypothèse est contestée.

La thèse du « syndrome d’Atlas » ou « complexe d’Atlas »

Dans le passé, cette forme de maux de tête a été dénommée « syndrome d’Atlas ». Pour certains médecins, le patient souffrirait du syndrome ou complexe d'Atlas.

La victime, dans certains cas, aurait l’impression (consciente ou non) de porter toute la misère ou le poids du monde sur ses épaules, d’où l’impression de poids ressenti dans son cou, au niveau de sa nuque et au niveau du « casque » (douloureux) pesant sur sa tête.

Par ce signal d’alarme que sont ces céphalées, son « sur-moi » le freinerait dans ses efforts pour « l’empêcher » de se surpasser, de dépasser ses limites, d’augmenter ses compétences ou d'affronter une situation qui pourrait se révéler dangereuse pour lui. Une force inconsciente qui le dépasse ne cesserait, par cet « harcèlement douloureux », de le freiner ou de le limiter dans ses ambitions et réalisations.

Cette explication pourrait voir un commencement de vérification dans le monde professionnel, où il arrive fréquemment que des personnes ayant franchi un échelon supérieur professionnel, avec plus de responsabilité et plus de stress concomitant, subissent alors de fréquentes céphalées de tension.

Selon une variante de cette thèse, la personne manquant d’assurance et ne se sentant inconsciemment pas assez forte, installée dans un nouveau poste dont la difficulté dépasserait ses capacités, luttant alors contre l’anxiété (la peur) de ne pas être à la hauteur et de perdre son poste, cherche à contrôler tout ce qui nous entoure, s’attirant des inimitiés et pouvant se mettre en danger. Le mal de tête lui signalerait ce danger.

Selon cette thèse, il suffirait de lâcher prise, d’accepter ses limites, de renoncer à des ambitions trop élevées ou au poste que l’on occupe mais qui dépasse nos capacités et compétences pour que les maux de tête disparaissent. Une hypothèse très incertaine.

Selon une autre variante de cette thèse, certaines personnes, aux tendances mégalomanes, pensent savoir ce qui est bien pour les autres, ou pire encore, désirent sincèrement « sauver » les autres ou le monde (complexe d’Atlas). Les maux de tête, pour elles, serait alors le signal que leur comportement est inadapté au monde qui les entoure et dangereux pour elles.

La thèse de la somatisation de « troubles paniques »

L’attaque de panique ou crises aiguës d’angoisses survient le plus souvent sur un fond de dépression ou d’anxiété généralisée, caractérisée par un état de tension et d’inquiétude chronique. Ceux qui sont atteints de « troubles paniques » (ou « attaques paniques ») subissent de véritables attaques (palpitations incontrôlables, comme s’ils allaient avoir une attaque cardiaque imminente …) au cours desquelles ils ont l'impression de vivre leur mort imminente

L'association des troubles, dépressif et panique, serait très fréquente, 21,9% des "paniqueurs" étant dépressifs et un dépressif sur deux signalant des épisodes de paniques.

Certains médecins pensent donc que face au « trouble panique », certaines personnes, pour ne pas se sentir vulnérable, se voulant forte, refoulerait fortement leur anxiété, d’où l’apparition de contractures péri-crâniennes localisées (signal d’alarme d’un problème anxieux (?)). Une autre façon de faire resurgir par un autre moyen le signal d’alarme que constitue l’anxiété.

Les troubles paniques sont souvent associés avec le « syndrome d’hyperventilation » voire avec la spasmophilie.

La thèse d’une tendance « masochiste » à l’auto-culpabilisation

Selon cette thèse, les céphalées seraient la « couronnes d’épine » que des personnes masochistes seraient mis sur la tête. Finalement, si l’on croit cette thèse, la « victime » aimerait souffrir ou rechercherait (inconsciemment ou non) à obtenir cette souffrance, pour tenter de se faire plaindre et de faire entourer (affectivement).

D’autres verraient dans ces maux de tête une forme de somatisation d’une auto-culpabilisation inconsciente.

Malgré ses dénégations, le patient aurait besoin de ses maux de tête et donc en fait, ne voudrait pas réellement guérir (d’où la persistance sur de longues années de ses maux). Cette thèse est contestée.

Répétition, dans la vie actuelle du patient, d’un schéma traumatisant passé terrible

Selon la psychologue Marie-Paule Lagrange, qui traite depuis une dizaine d’années les céphalées, en particulier à travers son Institut des Maux de Tête, à Paris, les céphalées de tension tenaces surviennent le plus souvent quand se reproduit de nouveau, dans sa vie actuelle, le schéma d’un épisode psychologique passé particulièrement traumatisant et terrible. Cette répétition crée un terrible stress intérieur qui provoque alors ces céphalées.

Elle a pu observer qu’il existe autant de cause de céphalées de tension que d’individus. Elle a pu constater que la période précédent ou coïncidant avec l’apparition des douleur est en général lié à un événement et une situation suffisamment importante pour que le patient s’en souvienne.

« Cet événement n’est en général pas la cause directe de la céphalée mais il est là comme un écriteau sur une route pour nous montrer dans quelle direction emmener le patient à la recherche de faits plus ou moins fondamentaux qui ont marqué le déroulement de sa vie. <…> Nous allons rencontrer dans cette quête de la vérité des situations familiales insupportables ou insupportées par l’individu < …>.

Des histoires dont le patient n’a jamais pu faire son deuil, qu’il garde là dans un coin de sa mémoire consciente ou de son inconscient.< …>.

On peut dire que le début d’une céphalée de tension est presque toujours déclenchée par un incident significatif d’une situation qui s’est peu à peu organisée dans un sens défavorable à l’individu et qui lui fait revivre à l’âge adulte une situation du même ordre qu’il a mal vécu dans son enfance <…>.

Dans les céphalées de tension, il y a presque toujours à l’origine une histoire douloureuse et un événement, qui est en vous faisant revivre cette histoire, déclenche le mal de tête » (Marie-Paule Lagrange, Maux de tête chroniques, Ed. Ellébore, 2004, pages 156 & 157).

Thèses entre le physiologique et le somatique

Approche « physiothérapique »

Le Docteur Aude Hauser-Mottier, physiothérapeute, explique les céphalées de tension par le fait que quelqu'un d’angoissé, stressé, a une musculature généralement un peu plus raide et plus dure. Suite à une fatigue, un stress, un état dépressif, à n'importe quel problème psychologique, la force musculaire aurait tendance à diminuer et la tige de notre colonne vertébrale aurait tendance alors à s'effondrer. Le cerveau enregistrerait le fait que la personne risque de tomber et déclencherait alors des mécanismes de compensation, extrêmement puissants, qui agissant sur les muscles péri-crâniens feraient se redresser la tête. Elle préconise alors de la gymnastique posturale.

Autres approches

Il faut bien se garder de qualifier de psychosomatique toute céphalée dont on ne comprend pas les causes. C’est pourquoi, il est indispensable de pratiquer un examen médical approfondi visant à écarter toutes les maladies dont l’un des symptômes serait les maux de tête.

Par exemple, on a découvert, dans certains cas de céphalées de tensions, des causes très diverses :

- Une personne souffrait de cataracte. Elle a été redirigée vers un ophtalmologue, puis opérée par la suite et ses céphalées de tension ont disparu.
- Une autre patiente avait un problème à l’articulation de la mâchoire inférieure. Elle a consulté un ostéopathe, ses céphalées ont disparu.
- Une personne avait eu une commotion cérébrale, avec perte de mémoire, de concentration et fortes céphalées de tension, suite à une chute dans un escalier. 10 séances de kinésithérapie, en relation avec à un problème initial lié aux vertèbres dorsales, a fortement réduit les céphalées de tension. Puis le patient a été redirigé vers un orthopédiste.
- Des céphalées de tension aiguës ont été causées par l’hémorragie méningée, la méningite, l’hypertension intracrânienne. Une imagerie médicale peut lever le doute.

Approches
biologiques

Pré-disposition aux céphalées de tension et à la spasmophilie

Une prédisposition (génétique ?) aux contractures musculaires anormales, comme dans le cas de la spasmophilie et des crises de tétanies, pourrait exister dans les cas de céphalées de tension chroniques invalidantes.

Certains médecins auraient observé que certaines personnes sujet à de fréquentes céphalées de tension, avaient subi déjà, aussi, des crises de tétanies ou de spasmophilie, par le passé.

Mais si pour les migraines, il existe une susceptibilité héréditaire et des facteurs déclenchants, on n’a pas prouvé l’existence d’une susceptibilité héréditaire dans le cas des céphalées de tension chroniques invalidantes. Par ailleurs, ce qui semble contredire cette thèse est qu’il semble qu’on n’a pas observé, chez le même patient, de crises de tétanie accompagnées, en même temps, de fortes céphalées de tension.

Piste d’une cause purement biologique

Dans le cas de céphalées de tension chroniques fortes, tenaces, sans aucune cause objective claire et alors que tous les traitements connus ont échoués, on peut se demander s’il ne pourraient pas y avoir des causes biologiques. Certains avancent qu'elles pourraient relever une défaillance (ou d’un dérèglement) des mécanismes de contrôle de la douleur (ou du système d’alerte de la douleur). Pour donner une image comparative, qui vaut ce qu’elle vaut, on sait que des vertiges à répétitions, de acouphènes puissants tenaces, peuvent se déclencher, suite à un trauma crânien, entraînant des lésions cérébrales ou suite à un choc violent ou à une accélération brutale qu’a subi la tête en certaines circonstances (chute d’objet lourd sur le crâne, accident automobile, aérien ou d’un sport extrême, un attentat …). Il arrive aussi que suite à un surmenage, que le mécanisme du sommeil soit déréglé de façon durablement (insomnies totales parfois accompagnées de maux de tête tenaces durant des mois après le surmenage) ou bien que la personne ressentent une fatigue physique anormale durant des mois _ que certains médecins mettent alors trop rapidement sur le compte d’une dépression _, jusqu’à que la personne, par des épisodes de repos prolongés et intenses (repos et sommeils de plus 24 h en plusieurs épisodes), au cours de plusieurs mois, puisse récupérer son sommeil et de sa fatigue physique anormale, sans avoir suivi aucune psychothérapie, ni que sa situation familiale et professionnelle ait changé, ni que cette personne n’ait été réellement déprimée (et qu’elle aurait récupérée d’une dépression).

Il existe encore de nombreuses douleurs chroniques, citées dans la littérature, dont souffre le malade et pour lesquelles on arrive pas à trouver de causes claires (certaines seraient dues à des pathologies des nerfs ou à des inflammations comme la dystrophie sympathique réflexe ou DSR appartenant à un type de syndrome de douleur chronique appelé douleur neuropathologique, c'est-à-dire une douleur attribuable à une pathologie des nerfs, récemment associé au Syndrome douloureux régional complexe). Nous citons juste cet exemple, pour démontrer qu’il existe, en médecine, des domaines médicaux encore mal connues.

Donc certains se posent la question, de savoir, si dans des cas rares de céphalées de tension chroniques tenaces, résistantes à tous les traitements, il ne pourraient pas y avoir activation anormale des mécanismes d’alertes, et de contrôle de la douleur, soit suite à une micro-lésion cérébrale cachée, soit suite à une dérèglement de ce mécanisme, qui n’est que partiellement connu.

Pour l’instant, il semble qu’aucune recherche et aucun laboratoire, dans le monde, n’aient exploré cette piste. Il n’existe pas non plus, à notre connaissance, d’étude sur les effets physiologiques d’un surmenage cérébral, de longue durée, sur le cerveau.

Quoique les experts médicaux ne puissent pas encore préciser la cause exacte des céphalées de tension, plusieurs médecins estiment aussi que les taux de sérotonine et d’endorphine pourraient jouer un rôle.

Les seules « certitudes » actuelles
D’une manière générale, on admet que derrière des épisodes fréquents de céphalées de tension, se cache un fond anxieux < i.e. une fragilité psychologique>, voire un manque d’assurance ou de confiance en soi etc … dissimulé dans le profil psychologique du patient, profil à traiter alors en priorité par une psychothérapie, en particulier une thérapie comportementale pour limiter l’angoisse, l’anxiété ou des comportements générateurs d’angoisse ou d’anxiété ou de problème.

Ces céphalées ne seraient qu’une manifestation possible parmi d’autres, des nombreux phénomènes de somatisations, agissant sur le corps et la santé, pouvant prendre des formes aussi variées que des eczémas, des attaques de psoriasis, des déclenchements d’asthmes, des colopathies fonctionnelles, des migraines (°).

(°) et dans des cas plus rares, on pense que la « somatisation » de certains problèmes psychologiques peuvent être à l’origine de paralysies « hystériques » (plus rares à la fin qu’au début du 20° siècle), de certains déclenchements de maladies auto-immunes _ telles que le lupus, la sclérose en plaques etc. …, voire de certains cancers … En ce qui concerne les maladies auto-immunes et certains cancers, ce ne sont que des hypothèses.

Dans le cas de céphalées de tensions tenaces, d’une durée supérieure à 10 ans, et particulièrement tenaces, à tous les traitements, les médecins avouent leur ignorance sur les causes, et leur impuissance à les traiter, d’autant qu’aucune recherche poussée, à notre connaissance, n’a été entreprise à leur sujet.

Traitements disponibles

Actuellement (à la fin des années 2006), le traitement de fond des céphalées de tension reste controversé.

Peu importe la ou les techniques utilisées pour combattre les céphalées de tension, la première démarche est de consulter un médecin qui, par son diagnostic, dirigera le patient vers le thérapeute compétent dans un domaine ou un autre, afin de soigner cette pathologie douloureuse.

Mais la solution miracle n'existe pas.

Le traitement de fond d’une céphalée de tension est un traitement médical qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

Selon les thèses auxquelles les médecins adhèrent, les traitements des céphalées de tension, proposés par les médecins, ne seront pas les mêmes. En général, la gamme des traitements va des traitements médicamenteux _ antidépresseurs (tricycliques, sérotoninergiques …), anxiolytiques, tranquillisants, bêta-bloquants … _, aux traitements psychologiques _ thérapies comportementales, cognitives, relaxations …

Nous décrivons toutes ces techniques, non pour que le patients choisisse parmi ces techniques, s’il n’a pas les compétences médicales, mais juste pour information, afin qu’il puisse comprendre le rôle du traitement qu’il est en train de suivre.

Les médicaments

Antidépresseurs et tranquillisants

Le traitement de fond des céphalées de tension, préconisée par la littérature, sont essentiellement les antidépresseurs, non pour agir au niveau de la dépression mais parce qu'ils sont supposés modifier ou ôter le niveau de la douleur . Les antidépresseurs sont prescrits parce qu’ils modifient le niveau de la douleur, en agissant sur les centre de la sérotonine du cerveau.

Les traitements majoritaires des céphalées de tension, préconisés pendant plus de 20 ans en France, ont eu recours essentiellement au Laroxyl. Certains médecins préconisent les antidépresseurs tricycliques, de type Amitriptyline à des doses de 25 à 50 mg en une prise le soir.

La prise d’antidépresseurs tricycliques s’est également montrée efficace dans certains cas. Mais l’association des antidépresseurs et des techniques de gestion du stress, ne paraît pas agir sur la fréquence des céphalées .

Les antidépresseurs ne sont pas dépourvus d’effets secondaires (somnolence, sécheresse de la bouche, constipation...). Des risques d’accoutumance existent.

Pour information : Les tranquillisants regroupent :

- les benzodiazépines, très utilisées dans les crises d’angoisse, les états d’agitation anxieuse, les crises « névropathiques », ainsi que dans certains états confusionnels comme le delirium tremens. Les benzodiazépines peuvent avoir une action désinhibitrice et s’avérer facilitatrices du passage à l’acte.
- les carbamates, essentiellement représentés par le méprobamate, mais ses propriétés d’induction hépatique le contre-indiquent dans l’insuffisance hépatique, et en particulier dans les pathologies liées à l’alcool au profit des benzodiazépines ;
- l’hydroxyzine, un tranquillisant non benzodiazépinique utilisé dans les formes mineures d’anxiété, par voie orale.

Antalgiques, analgésiques (anti-douleurs)

Les trois grands analgésiques, l'acétaminophène (Tylenol, Panadol, Exdol, etc.), l'AAS (Aspirin, Entrophen, Anacin, Novasen, etc.) et l'ibuprofène (Advil, Motrin IB, etc.) sont disponibles sans ordonnance. Les anti-douleurs sont le plus souvent facile d’accès. Ils peuvent être efficace, mais il y a des risques d’accoutumance. Ils sont tous aussi efficaces les uns que les autres et assez bien tolérés, pourvu qu’ils ne sont pas pris pendant un traitement à base d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Des céphalées renforcées par abus médicamenteux ont surtout été décrites avec les dérivés codéïnés, mais aussi avec des antalgiques beaucoup plus banals (paracétamol).

Anxiolytiques

Des anxiolytiques comme le lorazepam sont généralement prescrits pour les troubles paniques. Le simple fait que le patient ait cette médication en sa possession peut s'avérer anxiolytique et ainsi prévenir le développement
d'une crise panique.

Certains « anxiolytiques » et « tranquillisants » ont fait leur preuve dans les troubles panique. Et certains antidépresseurs sont efficaces dans les deux troubles. En cas de spasmophilie, on recommande la prise en charge psychologique, voire les antidépresseurs ou les anxiolytiques.

Des antidépresseurs à faible dose permettraient généralement de prévenir les récidives de troubles paniques.

Béta-bloquants

Certains évoquent le rôle probablement calmant sur l'anxiété des bêta-bloquants pour les justifier et les utiliser. Sinon, ils peuvent limiter les palpitations cardiaques liées au stress (tels que dans les attaques paniques).

Dans les traitements proposés, ils sont souvent associés aux antidépresseurs.

Ils ont néanmoins, une contre-indications : Ces médicaments ralentissent la fréquence cardiaque et font chuter la tension artérielle au départ. De plus ils ne sont pas toujours bien supportés.

Myorelaxants (en injections) : Botox …

Le traitement est pratiqué sous une forme de micro-injections au niveau des zones douloureuses du crâne ... Cette technique dangereuse n'est pas pratiquée en France. Il est pratiqué en Amérique du Nord, expérimentalement en Italie. Au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, il semblerait qu'on a commencé à faire l'expérimentation d'injection de botox pour traiter le mal (dans des cas particulièrement aiguës).

Certains substances sont myorelaxantes (THIOCOLCHICOSIDE , DANTRIUM…), d’autres paralysantes des muscles (BOTOX …). On donc a imaginé leur emploi, pour réduire l’aspect contractions ou tétanies musculaires des céphalées. En particulier, on pense à la toxine botulique (ou botulinique) employée, par les dermatologues dans le cadre de traitements esthétiques, pour effacer temporairement les rides de vieillesse, grâce à des micro-injections sous-cutanées de la toxine au niveau du front (durée de l’effet de l’injection, environ 6 mois).

Cette modalité thérapeutique a été utilisée pour traiter les céphalées de tension et les migraines, particulièrement tenaces et réfractaires aux traitements classiques. Mais les travaux préliminaires, présentés à certains congrès, doivent encore être confirmés.

Contre-indications :

Le Botox est substance extrêmement toxique et coûteuse qui doit alors être employée avec beaucoup de précaution.

Des médecins refusent l’idée même de son emploi, pensant que des injections dans les muscles du cou ou des tempes causerait alors, pour le patient, une paralysie handicapante l'empêchant de bouger ou tourner la tête.

Psychothérapies

Dans les cas de céphalées de tension, c’est la psychothérapie qui est souvent recommandée dans le traitement, les médicaments venant en appui pour calmer les douleurs.

Dans les techniques psychothérapiques nous distinguerons :

- Les techniques de relaxations (hypnose, sophrologie, training-autogène …),
- Les technique d’actions sur l’inconscient et le comportement (psychanalyse, thérapies comportementales …).

Techniques de relaxation

Certaines crises de paniques pourront trouver une solution définitive à la suite de prise en charge psychiatrique de type "psycho-comportementale et cognitive".

Hypnose et sophrologie

Hypnose : L'hypnose est le terme désignant à la fois un état de conscience _ état léger (rêverie, transe hypnotique légère, hypnagogique ou hypnogogique), ou plus profond (thérapie) _ et les techniques permettant l'obtention de cet état de conscience et les techniques thérapeutiques utilisées pendant cet état. Certains l'utilisent en psychothérapie brèves pour accéder à l'inconscient.

L'hypnose comme la sophrologie sont des techniques de relaxation. Elles peuvent se pratiquer en coucher, assis, debout, seul, en groupe, avec l’aide de quelqu’un ou non. L’usage de l’hypnose et de la sophrologie est proche de celle des techniques de relaxation

Critiques : L'hypnose est sujet à controverses, principalement du fait qu'elle ne semble pas être efficace sur tous les sujets. Il a des sujets totalement réfractaires, à leur corps défendant, à l’hypnose.

Psychothérapies comportementales

Ces thérapies s'attaquent au(x) problème(s) du patient par des exercices pratiques (au contraire de la psychanalyse et des psychothérapie psychanalytique qui se centrent sur ce qui constitue la cause des troubles). La thérapie comportementale agit au moyen de mises en situation et d'expositions graduées aux situations provoquant une anxiété.

Une psychothérapie comportementale peut aider à rectifier certains comportements sociaux inadaptés, pouvant mettre en danger la vie et les relations sociales du malade _ telle qu’une tendance à trop se reposer sur les autres, en évitant les initiatives, à faire trop confiance, à trop s’ouvrir à tout le monde sans prudence, à trop parler, à trop se confier sans prudence, à se culpabiliser en permanence, à trop se justifier, à vivre dans la crainte ou à anticiper constamment des coups du sorts, imaginaires ou réels etc …

Critiques : Elles sont souvent mises en causes du fait de l'absence de prise en compte de la dimension humaine du patient. Ce qui est visé par ces traitements, ce sont exclusivement les symptômes pris "au pied de la lettre" sans aucun travail d'interprétation. L'unique vecteur du "comportement" humain serait l'adaptation.

Psychanalyse, psychothérapies analytiques

L’analyse psychologique n’ôte pas les maux de tête mais peut permettre d’en trouver (de remonter) les causes. Par exemple, on pourrait s’attendre qu’un enfant soit protégé par ses parents, mais il se peut que l’un des deux parents ou les deux soient hostiles à leur enfant dès la naissance ou la prime enfance. L’enfant peut être victime de maltraitance, de dévalorisation systématique, un des deux parents ne cessant de le culpabiliser, de le dévaloriser, de lui faire sans cesse des reproche (reproche d’exister, d’être un « raté », un « dégénéré », un bon à rien, un « looser », d’être une personne qui ne réussira jamais dans la vie …). Cette maltraitance psychologique étant souvent associée à la maltraitance physique (les coups). Cette maltraitance peut être la cause de certains comportements sociaux inadaptés ultérieurs, pouvant mettre en danger la vie et les relations sociales du malade (voir psychothérapie comportementale dans ce même article de Wikipedia).

La psychanalyse n'aurait aucun effet sur les symptômes des crises de panique.

Selon la psychologue Marie-Paule Lagrange, spécialisée dans les maux de tête, les céphalées de tension seraient dues :

1) d'abord à des épisodes terribles qu'on aurait connus dans le passé, la personne souffrante, en particulier dans son enfance _ manque d'amour, rejet, dévalorisation, de la part d'un proche, d'un parent ... non-dit, secret de famille (enfant non accepté, non désiré, par exemple, à la naissance et après ...) etc... etc... et des milliers d’autres causes possibles particulièrement terribles.

2) puis, le fait de se retrouver ensuite plongé de nouveau dans une terrible situation familiale et professionnelle inextricable, dont on arrive pas à se sortir, reproduisant le schéma de cette situation terrible passé. La répétition de ce schéma entretenant alors des céphalées de tension intenses et permanentes.

Pour résoudre le problème du malade, cette psychologue procède d’abord à une sorte d’enquête policière, pour trouver les épisodes traumatisants terribles passés, puis les épisodes actuels reproduisant les schémas traumatisants passés. Puis les ayant repérés, elle tente ensuite de conseiller la personne souffrante afin qu’elle puisse se sortir de la situation inextricable, dans laquelle elle est plongée, situation en relation avec ses céphalées actuelles. Ces conseils sont en général destinés à contribuer à un changement, dans la vie du patient _ changement de situation familiale, professionnelle, environnementale, changements comportementaux etc … Cette psychologue a obtenue des améliorations spectaculaires pour des céphalées tenaces, très invalidantes, pour lesquelles le corps médical était impuissant depuis des années.

Elle a constaté aussi des effets positifs de la rencontre du patient avec le psychologue, quand ce dernier se sent enfin écouté « Il n’est pas rare que l’état du patient d’améliore nettement entre la première et la seconde consultation ».

Techniques physiothérapiques

Les kinésithérapeutes utilisent différentes techniques : ultrason, radar, fango, glace, électro-thérapie, tens … Travaillant par chaleur / froid, électricité, électro-stimulation, leur but est antalgique et circulatoire. Ces traitements peuvent être efficaces mais sont longs. Ces derniers traitements sont plus destinés aux céphalées par contraction musculaire (°), dues à certaines positions et aux activités qui les provoque. Ces dernières sont habituellement soulagées par un massage, par l'application de chaleur ou par l'utilisation d'analgésiques.

(°) céphalées par contraction musculaire : un type de céphalée proche par ses manifestations, des céphalées de tension (touchant les deux côtés de la tête et irradiant vers le cuir chevelu, les muscles du cou).

Massages, kinésie, physiothérapie

Souvent à la fin d'un massage, le patient se sent quand même mieux, grâce à l’effet relaxant du massage, même si le mal à la tête ne disparaît pas.

Des rotations sur les tempes et dans le cou, avec le bout de ses doigts, seraient bénéfique pour les maux de tête.

Toutes ces techniques sont, en fait, d’une efficacité toute relative sinon très faible, sur les céphalées de tension.

Physiothérapie

gymnastique
posturale : Réalisée sans appareil, avec un minimum de matériel, en utilisant simplement le poids du corps, la gym posturale est une synthèse de postures actives, de méthode PILATES, de culture physique traditionnelle, de Stretching, de postures de yoga, de techniques corporelles taoïstes, de méthode FELDENKRAIS® etc. ... Elle s'appuie sur un travail de mouvement global et le renforcement des muscles profonds.

Par exemple : séances de gymnastique posturale, en piscine, dans le cadre d’une cure de balnéothérapie.

Ondes électromagnétiques (radars …)

C’est une thérapie utilisant des ondes életromagnétiques courtes pulsées et continues (jusqu’à 400 Watts et d’une longueur d'onde d’environ 11 m). Un champ électrique est créé avec les circuplodes ou les électrodes caoutchouc. Un champ magnétique est créé avec les Circuplodes ou la Flexiplode. Le résultats avec les ondes courtes en mode pulsé est normalement le soulagement des douleurs.

Exemples d’appareils générateur d’onde : Curapuls 419 ou 970 d’ENRAF-NONIUS (Hollande) (voir ci-après le site : http://www.enraf-nonius.be ).

Electrothérapie

L’électrothérapie est la discipline médicale mettant en application pratique les résultats des études des électrophysiologistes et des électrologistes à des fins de traitements. Utilisation du courant électrique pour soigner certaines douleurs ou maladies. Certains praticiens utilisent l'électrothérapie pour stimuler les point d'acupuncture.

Electro-stimulations et diffusion d’ions calcium/magnésium

La technique utilise l'électro-stimulations et diffusion d’ions calcium/magnésium, à travers tout le corps et la peau, à partir d’une solution liquide de calcium/magnésium, contenus dans des éponges placées sur le corps (la diffusion du calcium devant normalement permettre de diminuer la tétanisation des muscles).

L'ultrasonothérapie (ultrasons)

Les ultrasons thérapeutiques de haute fréquence (1 et 3 MHz) ou thérapie ultrasonore sont utilisés pour leurs vertus antalgiques.

Autres techniques et traitements

Il existe encore d’autres traitements : la mésothérapie _ micro-injections dans les muscles du crâne, de produits originellement destinés au migraine comme l’ergotamine … _, dont l’efficacité dans le traitement des céphalées de tension est loin d’être prouvée, l’acupuncture, ostéopathie, chiropractie, et différentes « médecines douces » proches des pseudo-médecines, dont l’efficacité semble placebo (effet « auto-suggestionnel »).

L’effet placebo : pour les personnes « s’écoutant beaucoup », on pourrait imaginer que l’effet placebo pourrait apporter un certain effet « positif », dans certains cas. En fait, l’acupuncture, « l’imposition par les mains » etc. … ont des effets peu durables (du ¼ d’heure à quelques jours par exemples) ou même n’ont aucun effet, même chez des personnes qui y croient ou veulent y croire, ce qui semblerait indiquer que le mal n'aurait pas nécessairement qu'une seule composante "psychosomatique".

Ostéopathie et Chiropratique

L’ostéopathie et la chiropratique sont des méthodes manuelles de diagnostic et de thérapeutique. Sur le plan diagnostique elles permettraient d’identifier par une palpation attentive des « lésions » qui sont à l’origine des maladies ou des malaises ressentis par le consultant. Ces techniques sont constestées sur le plan scientifique, bien que des résultats favorables ont été constatés de façon empirique sur certaines douleurs rachidiennes par diverses techniques manuelles et en particulier par les manipulations, mais par le fait que l'existence de ces « lésions » n'a pas été prouvé scientifiquement.

Ostéopathie

L’ostéopathie permet, par manipulations, de réguler le tonus des muscles cervicaux et sous-occipitaux afin de diminuer la raideur cervicale. Elle doit être pratiquée par une personne qualifiée ayant suivi un cursus sérieux et spécialisé: l'ostéopathie n'est pas une branche de la kinésithérapie.

Chiropratique

En pratique chiropratique, le chiropraticien utilise "l'ajustement chiropratique", un geste thérapeutique du chiropraticien appliqué sur une seule vertèbre à la fois.

Acupuncture

L'acupuncture est une méthode de soins basée sur l'insertion d'aiguilles en des points spécifiques du corps, en particulier pour soulager la douleur. L'efficacité de l'acupuncture fait toujours débat dans la communauté scientifique. La durée du résultat reste courte (souvent moins d'un quart d'heure) et son effet reste faible, en cas de forte céphalée de tension. Certains acupuncteurs utilisent l'électropuncture, une méthode thérapeutique qui consistant à ajouter à l'action physique des aiguilles d'acupuncture une action spécifique de l'électricité.

Cryothérapie

La cryothérapie est le traitement par le froid, utilisée pour calmer les douleurs, le froid provoquant normalement la vasocontriction des vaisseaux sanguins. C’est la bonne vieille technique des glaçons placés sur une zone douloureuse. On peut utiliser un bandeau "Cryogénique", mis d'abord au freezer ou congélateur, puis appliqué sur la tête.

Bandeaux compressifs

Ces bandeaux en tissu élactique sont disposés autour de la tête et du cou. Leur efficacité est discutée.

Biofeedback

Le biofeedback, ou rétroaction biologique, peut être défini comme étant « un groupe de procédés thérapeutiques qui utilise une instrumentation électronique ou électromécanique pour mesurer, traiter et représenter, sous forme analogique ou numérique, une information aux propriétés renforcées, sur l’activité neuromusculaire ou l’activité autonome (normale ou anormale) des individus au moyen de signaux sonores ou optiques (A. & A. Rémond).

Fango

Le fango est une poudre qui mélangée à de l'eau forme une boue appliquée sur le corps, dans certains traitement de douleurs associé au massage (souvent pratiqué dans les établissements thermaux et de balnéothérapie). Le fango peut être utilisé chaud ou froid. Les basses températures auraient un effet anti-inflammatoire et décongestionnant. Les hautes températures activeraient la circulation sanguine et sont antalgiques. Le fango, par sa chaleur, procurerait une hypervascularisation, laissant la circulation sanguine se rétablir à nouveau. On peut utiliser des fangos à base d’argile, de poudre de roches volcaniques etc. …

Fibrolyse par Crochetage

La Fibrolyse par Crochetage est une technique de mobilisation du Tissu Conjonctif à l’aide d’un instrument calibré : le "Crochet".

La main peut beaucoup, mais ne permet pas toujours d'atteindre des structures profondes, ni de mobiliser de petites structures, telles des insertions ligamentaires sur une surface périostée ou des adhérences cicatricielles génératrices d'inflammation. La mobilisation focalisée de ces adhérences ou corps fibreux (= fibrolyse) élimine la douleur en diminuant les signaux nociceptifs dans le système nerveux, par assouplissement de la fibrose concernée. Dans certains cas extrêmes, la fibrose, matérialisée par d’importantes adhérences, nécessite une intervention chirurgicale pour libérer les structures fibrosées.

Conclusion

En ce qui concerne les céphalées de tension chroniques ou C.T.C. (les plus invalidantes), nous avons un certain nombre de certitudes :

- 1. L’intensité d’une C.T.C. est loin d’être modérée. La douleur peut être intolérable.

- 2. La C.T.C. est réellement invalidante. La C.TC. peut être régulièrement la cause de pertes d’emploi ou d’arrêts de travail. Les difficultés de concentration intellectuelle et de mémorisation dont souffrent les malades sont bien réelles.

- 3. Les antidépresseurs même à haute dose n'ont aucun effet sur la majorité des céphalées de tension permanentes (C.T.C.), quand elles sont particulièrement intenses. Ils ne les soulagent en aucune manière.

- 4. Les produits anxiolytiques, les antispasmodiques (antiépileptiques) et les béta-bloquants n’ont la plupart du temps aucun effet sur les C.T.C.

- 5. Idem pour toutes les techniques de relaxation (training-autogène, yoga, hypnose ...) quand les céphalées de tension sont particulièrement intenses (ce qui est le cas de la majorité des C.T.C.). La persistance des C.T.C. après la pratique d’une technique de relaxation n’est pas du au fait qu’on aurait mal appliqué la technique de relaxation.

- 6. Les C.T.C. n’ont rien à voir avec des migraines, même si dans quelques cas, il est vrai rares, elles peuvent coexister avec des migraines.

- 7. Les C.T.C. (sans aucune composante migraineuse associée) peuvent causer aussi des épisodes nauséeux, tout comme les migraines (et sans que cela soit à aucun moment une migraine).

- 8. Le discernement intellectuel des personnes souffrant de C.T.C. est nullement altérée, même si elles ont bien plus de mal à concentrer et à mémoriser, qu’en temps normal. En particulier, ces personnes restent parfaitement capables de faire la distinction entre des migraines (caractérisées par des points douloureux pulsatiles) et des céphalées de tension (caractérisées des tensions douloureuses plus ou moins uniformes autour du crâne souvent en casque). Ces malades souffrant souvent de C.T.C. depuis des années et ayant déjà consulté beaucoup de praticiens savent à la longue parfaitement reconnaître les caractéristiques de leur mal.

- 9. Même si chaque C.T.C. peut être un cas particulier, la majorité des C.T.C. n’ont rien à voir avec des tensions dans les deltoïdes ou les trapèzes, ou encore avec des problèmes dentaires ou un problème de jointure dentaire, ou encore avec des problèmes oculaires, ou encore enfin un problème de vertèbre
cervicale …

- 10. Dans l’immense majorité des cas, ils n’inventent pas ou n’exagèrent pas leur mal. Et de plus elles n’entretiennent nullement volontairement leur mal.

- 11. Bon nombre de personnes souffrant de C.T.C. n’ont pas nécessairement un profil anxieux ou catastrophiste.

- 12. Une C.T.C. n’est pas non nécessairement liée à un problème de confiance en soi.

- 13. Même s’il existe autant de causes particulière de C.T.C. que d’individus souffrant de celles-ci et même si une composante dépressive peut coexister avec une C.T.C., cette dernière n’est, en général, pas la cause des C.T.C. Précisons que bon nombre de personnes souffrant de C.T.C. ne souffrent pas de dépression. Certaines, malgré leur handicap, peuvent au contraire rester très actives, … dans la limite de leurs possibilités et de leur handicap.

- 14. Par contre l’invalidité causée par des C.T.C. et l’impossibilité de la résoudre depuis des années peuvent causer, chez eux, une importante dépression et un profond ressentiment.

- 15. Il ne leur suffit pas de changer d’attitude, en la remplaçant une attitude plus positive (comme savoir s’amuser, se détendre, avoir des activités, ne plus y penser …) pour que leurs C.T.C. disparaissent enfin.

- 16. La majorité des C.T.C. ne sont pas nécessairement dues au stress de la vie quotidienne (stress professionnels etc …), comme dans le cas de l'immense majorité de ceux souffrant de céphalées de tension dites épisodiques et modérées.

- 17. Des faits terribles, profonds, douloureux et graves (terribles traumas …) sont toujours survenus dans l’histoire personnelle de tous les patients souffrant de C.T.C. particulièrement invalidantes, les C.T.C. se déclenchant alors le plus souvent lors de la reproduction de certains schémas traumatiques passés terribles, dans certaines situations actuelles (dans les cas de certains conflits familiaux, de certaines situations professionnelles ou autres inextricables ou intenables …).

En général, les cas de céphalées de tension graves ne sont pas suffisamment pris au sérieux par le corps médical. Et pourtant la douleur et la gêne intellectuelle, principale cause de son caractère invalidant au niveau professionnel comme social, sont graves et ne devraient pas être minimisés (ne serait-ce qu’à cause du risque de replis sur soi du malade).

Souvent, il y a une ignorance profonde des médecins sur les causes des céphalées de tension et, le plus souvent, une dissimulation de cette ignorance face au malade.

Il y a un véritable paradigme sur les causes des céphalées, avec un bon nombre d’affirmations non vérifiées scientifiquement, sur l’origine de ces céphalées (telles que « les céphalées de tensions chroniques seraient toujours modérées » etc. …) etc. ….

Il n’y a aussi aucune vérification par des commissions médicales indépendantes des affirmations de certains médecins ou groupes de médecins affirmant avoir obtenus des résultats appréciables dans leurs traitements de ces céphalées, surtout des céphalées chroniques et tenaces.

Ces expériences réussies ont elles été réalisées par une étude statistique en double aveugle, avec un échantillon de patients traités significatif (avec au moins 200 patients) ? Ces expériences ont-elles été répétées, strictement dans les même conditions expérimentales, et cela tout autour de la planète ?

En particulier, a-t-on obtenu les témoignages et l’indice de satisfaction des patients, après leur traitement « réussi », hors de toute pression et de toute influence du corps médical ou du laboratoire médical, qui a réalisé le traitement, corroborant la « réussite » du traitement ? A-t-on mesuré par à travers de mesures objectives le taux de contraction musculaire des muscles du patient par électromyographie, au moment de l’expérience, afin d’ôter toute subjectivité à l’expérience ? A-t-on réalisé une étude sur l’histoire personnelle du patient avant d’entreprendre l’expérience ?

Quelles types de céphalées de tension étaient-ils traités ? Ces céphalées étaient-elles des céphalées de tension épisodiques ou des céphalées de tension chroniques ?

Sinon, l’idée semble, a priori, choquante pour le corps médical qu’une céphalée de tension chronique puisse résister à tous les traitement classiques (antidépresseurs, anxiolytiques, relaxation _ hypnose … _), alors que son origine semble bien psychologique. C’est pourquoi certain la mettent alors sur le compte d’une « simple » hypocondrie.

Ce qui choquent le plus ceux qui connaissent bien la maladie _ en particulier par ceux qui en souffre et leurs proches _ sont :

- a) le manque de questionnement des médecins sur leurs pratiques _ continuant à prescrire les mêmes recettes inefficaces depuis des dizaines d’années _ antidépresseur, relaxation … _, en particulier pour les C.T.C.

- b) que tous les médecins abandonnent la partie quand ils constatent qu’ils n’arrivent pas à résoudre le problème,

- c) qu’ils préfèrent apposer le sceau de l’hypocondrie sur le malade, pour expliquer leur échec,

- d) que les fortes incapacités professionnelles et sociales du malade souffrant de C.T.C. ne sont reconnu ni par le corps médical, ni par l’agence pour l’emploi en France. Aucun métier aménagé ne leur soit proposé _ ni travaux à mi-temps etc …

- e) qu'on ne leur propose aucune psychothérapie des céphalées de tension (comme, par exemple, la technique de la psychologue Marie-Paule Lagrange ...)

- f) et que celles-ci ne sont pas prises en charge par le système de soin (en France du moins).
L’efficacité d’un traitement (tel que la prise d’un antidépresseur, la relaxation …) est devenu pour certains praticiens une croyance qu’il ne cherche pas à vérifier. Ils ne cherchent pas à remonter aux véritables causes du problème (hormis certains psychologues comme Marie-Paule Lagrange). Au lieu de préconiser des psychothérapies (analytiques, comportementales …), ils préfèrent la solution de facilité de la voie médicamenteux, qui dissimule le problème mais ne le traite à la racine (mais nous savons que la prescription de certains médicaments (antidépresseurs …) coûte bien moins cher au système de santé qu’une longue psychothérapie).

Nous avons aussi décrit toutes les thèses sur les céphalées de tensions, pour montrer à quel point le problème est complexe, non réductible à un système d’explications simplistes. Ce balayage des différentes hypothèse devrait inciter à ne pas croire nécessaire comme argent comptant toutes les affirmations actuelles. Elles doivent inciter aux doutes, aux observations et vérifications médicales et cliniques rigoureuses.

Comme nous l’avons dit plus haut, il n’existe pas de traitement miracle. Mieux vaut, pour le malade, donc faire preuve de « philosophie », continuer à se battre contre leurs céphalées et attendre des jours meilleurs, en espérant seulement espérer que la science, comme les mentalités progresseront et qu’un jour et que les victimes de ces troubles obtiendront enfin un traitement efficace et durable de leurs céphalées de tension en particulier chroniques et rebelles à tout traitement.

Peut-être pourra-t-on déjà espérer, dans un avenir plus proche (du moins en France), une plus grande écoute du patient, souffrant de céphalée de tension chronique, de la part du corps médical, ne serait-ce déjà la mise à disposition d’un n° vert, pour toutes les personnes souffrant de douleurs ou de gênes incapacitantes, que la médecine ne sait pas encore traiter efficacement actuellement.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...