Publicité
Accueil > Dictionnaires > Dictionnaire médical > Sensibilité électromagnétique
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence


Application

Biofutur


Partenaires


Publicité
2006-09-20
Dictionnaire médical

Publicité

Sensibilité électromagnétique

La sensibilité électromagnétique (ou électro-hypersensibilité, HSEM) est une pathologie reconnue en 2004 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu'en Grande-Bretagne et en Suède. Il s'agit d'une sensibilité accrue aux ondes électromagnétiques et autres champs électriques ou magnétiques, induisant des symptômes physiques et/ou psychologiques à des niveaux d'exposition généralement considérés comme étant inoffensifs pour la majorité des personnnes. Les premières recherches scientifiques à ce sujet concernaient l'exposition aux moniteurs d'ordinateur, mais des études récentes se sont intéressées aux antennes-relais de la téléphonie mobile, aux lignes à haute tension, des transformateurs électriques ou encore des téléphones portables eux-mêmes.

Plusieurs associations et scientifiques assurent que les systèmes de téléphonie portable posent des problèmes pour la santé de certains groupes d'individus (femmes enceintes ou jeunes enfants, par exemple). A prague en 2004 le congrés de l'OMS concluait que la notion d'hypersensibilité aux champs électromagnétiques ne reposait pas sur des fondements scientifiques, il s'est trouvé que les causes de ces maux seraient plutôt liés à l'environement, par ailleurs la peur liée à l'installation de nouvelles antennes relais pourraient provoquer des pathologies d'odre psychosomatiques. Ainsi, le tribunal d'instance de Strasbourg devait entendre en septembre 2006 une habitante affirmant être atteinte d'électro-hypersensibilité, une pathologie reconnue en 2004 par l'OMS ainsi qu'en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France. La plaignante entend invoquer au procès une jurisprudence de juin 2003 selon laquelle le tribunal de grande instance (TGI) de Grasse (Alpes-Maritimes) avait estimé que « l'identification d'effets potentiellement négatifs découlant d'un phénomène, d'un produit ou d'un procédé, ainsi que l'incertitude dans l'estimation de leur risque, doit conduire à l'application du principe de précaution ». La maire de la Roquette-sur-Siagne (Alpes-Maritimes), avait assigné SFR pour avoir édifié à proximité d'une école un pylône de 12 mètres destiné à l'installation de deux antennes de téléphonie mobile. Les usagers de l'école présentaient des migraines, des troubles du sommeil et une fatigue accrue. L'état des connaissances concernant les risques potentiels pour les enfants (dont le cerveau, en plein développement, est plus sensible aux perturbations), est proche de nul.

Concernant l'usage du téléphone lui-même, les risques sont aujourd'hui considérés comme mineurs pour une utilisation normale par un adulte. A noter que les manuels d'utilisation des téléphones avertissent tout de même d'un danger possible, et affirment qu'il vaut mieux éviter de coller son oreille sur la partie du téléphone où est présente l'antenne intégrée. Les opérateurs de téléphonie mobile, quant à eux, assurent prendre en compte ce risque lors de l'installation des relais, bien que certains événements aient alerté l'opinion publique. Afin d'avertir les consommateurs et de limiter les rayonnements des téléphones mobiles, les constructeurs doivent afficher le rayonnement émis par leurs produits sous la forme d'un indice DAS (Débit d'absorption spécifique). Depuis le décret français du 8 octobre 2003, cet indice doit être inférieur à 2 W/kg, alors qu'aux Etats-Unis, cet indice est limité à 1,6 W/kg. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) coordonne une étude internationale « Interphone » qui vise à préciser les liens éventuels entre utilisation des portables et cancer. Mais les opérateurs mobiles apportent le tiers des financements à cette recherche, ce qui peut laisser craindre des conflits d'intérêts.

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environement et du Travail (AFSSET) a publié en juin 2005 un nouvel avis sur les portables.

À l'heure actuelle, les fréquentes évolutions technologiques des téléphones portables ne permettent pas d'avoir une connaissance fiable du risque. En effet, il faut plusieurs années pour mener une étude épidémiologique ayant assez de puissance pour s'attaquer aux faibles doses de rayonnement émis par les portables. Ainsi, les études dont nous disposons aujourd'hui ne concernent que les premières générations de portables. Mais depuis, la 3G se développe et les fréquences évoluent.

Selon une étude suédoise conduite par Kjell Mild, les utilisateurs intensifs de téléphone mobile auraient un risque d'être atteints d'une tumeur maligne au cerveau du côté où ils utilisent leur téléphone 2,9 fois plus élévé, de nombreuses études concluent à un très faible risque voir à l'absence de risque.

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


Publicité

En savoir plus

Cela pourrait aussi vous intéresser...
Chargement en cours ...