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2006-09-20
Dictionnaire médical

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Schizophrénie

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique d'évolution chronique. Elle a pour conséquences une altération de la perception de la réalité, des troubles cognitifs, et un dysfonctionnement social et comportemental important.

Le diagnostic de schizophrénie repose sur la constatation par le psychiatre de signes indirects, associés au vécu psychique rapporté par le patient. Ce diagnostic peut-être complété par des tests neuropsychologiques. Il n'existe pas de test de dépistage biologique ou d'imagerie médicale permettant de faire le diagnostic positif de schizophrénie à l'heure actuelle bien que de nombreuses études scientifiques montrent l'importance de la génétique, des anomalies neuro-développementales précoces, et aient identifié une partie des dysfonctionnements neurobiologiques sous-jacents à cette pathologie en plus du rôle depuis longtemps reconnu des événements de vie. La réalisation d'un bilan complémentaire est néanmoins indispensable, notamment au début de la pathologie, afin d'éliminer une étiologie aboutissant à une schizophrénie secondaire.

Diagnostic catégoriel

Les critères diagnostiques utilisés sont ceux des classifications internationales: DSMIV et Classification internationale des maladies CIM10. Le diagnostic repose sur la réunion d'un certain nombre de symptômes cliniques qui doivent être réunis pour qu'une personne en soit qualifiée. Ils dépendent à la fois de la présence et de la durée de certains signes et symptômes. Dans le DSM-IV, ces critères sont:

A) Symptômes caractéristiques :

Ces symptômes peuvent être présent de façon isolée ou associée, et seule une évolution de plus de six mois de la symptomatologie permet de proposer un diagnostic qui nécessite par ailleurs d'éliminer toute organicité.

- Symptômes Dissociatifs, discordance (bizarrerie, détachement du réel, ambivalence, discours impénétrable)
- Symptômes Délirants,
- Symptômes "négatifs" ou "autistiques"

Laissant une impression globale de "bizarrerie" ou "atypie".

B) Dysfonctions sociales ou d'occupation professionnelle :

Si pendant une durée significative depuis le commencement des troubles, l’un des domaines liés aux relations sociales comme l’activité professionnelle, les relations interpersonnelles ou l’entretien du corps, sont nettement réduites par rapport à la situation antérieure.

C) Durée :

Les signes continus du trouble persistent pendant au moins six mois : cette période doit inclure au moins un mois de symptômes (ou moins en cas de traitement réussi) correspondant aux critères de type A.

On dénombre actuellement au moins cinq sous-types de schizophrénie:

- type catatonique (avec des mouvements rares ou déréglés) ;
- type hébéphrénique (où le repli autistique prédomine) ;
- type paranoïde (où les hallucinations prédominent) ;
- type dysthymique (avec troubles majeurs de l'humeur) ;
- type héboïdophrénique (pseudo psychopathique).

Les 7 formes de schizophrénie

Il existe sept formes d'apparition :

1) La schizophrénie simple. Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socioprofessionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Il y a peu ou pas de symptômes délirants. Cette forme évolue lentement mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué.

2) La schizophrénie paranoïde. C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Le délire domine le tableau clinique et répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques.

3) La schizophrénie hébéphrénique. La dissociation de l’unité psychique du sujet est prédominante. C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques. *touche principalement les adolescents*

4) La schizophrénie catatonique. Le patient est comme figé physiquement et conserve les attitudes qu’on lui impose, comme une poupée de cire. Il est enfermé dans un mutisme ou répète toujours les mêmes phrases. Actuellement, cette forme se traite et est donc rarement définitive.

5) La schizophrénie dysthymique. Les accès aigus ont la particularité d’être accompagnés de symptômes dépressifs, avec risque suicidaire, ou au contraire de symptômes maniaques. Ces formes répondent au moins en partie aux traitements par lithium.

6) La schizophrénie pseudonévrotique. Elle associe des symptômes de schizophrénie et des symptômes importants de névrose (hystérique, phobique, anxieuse ou obsessionnelle).

7) La shizophrénie pseudo-psychopathique ou « héboïdophrénique ». Il coexiste des passages à l’acte très violents et des symptômes dissociatifs comme une grande froideur affective.

Traitement médicamenteux

Les antipsychotiques comme l'Haldol et le Zyprexa, sont les principaux médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie ou des troubles voisins. Mais ils ne soignent pas la maladie, ils atténuent seulement les symptômes de celle-ci. En plus il peut y avoir des effets secondaires.

Facteurs de risques

Lien entre schizophrénie et consommation de cannabis

Le lien entre consommation de cannabis et schizophrénie a souvent été constaté par les chercheurs et a mené à des recherches plus poussées afin d'en déterminer l'origine.

Deux hypothèses s'affrontent sur ce terrain, l'une visant à dire que la consommation de cannabis est antérieure aux épisodes schizophréniques et donc les favorisent, l'autre visant à dire que la consommation est postérieure et donc sans lien direct avec la schizophrénie sauf peut-être une éventuelle auto-médication des usagers.

Les études les plus récentes visent à établir une correlation entre consommation chronique de cannabis et augmentation de la vulnérabilité aux épisodes psychotiques brefs et à la schizophrénie. Cela signifie que certaines personnes présentant une vulnérabilité à la schizophrénie (par exemple) mais qui n'auraient pas présenté de symptômes de cette maladie durant leur vie dans des conditions de stress habituelles, vont décompenser et entrer dans cette pathologie du fait de leur consommation de cannabis. Le risque relatif est de l'ordre de 4, ce qui signifie que a priori (sans connaître le degré de vulnérabilité d'une personne), une personne a 4 fois plus de risque de présenter une schizophrénie que si elle ne consommait pas de cannabis de manière régulière.<16>. Ce point de vue insiste sur le fait que ce n'est pas l'ordre dans lequel les symptômes apparaissent, ordre très difficile à prouver, mais le résultat qui peut être comparé : Sans ingérence de cannabis, la personne a 4x moins de risque de se retrouver victime de schizophrénie.

Ces études sont critiquées par les partisans de l'autre hypothèse qui avancent le fait que la plupart des études visant à mettre en avant une éventuelle relation entre schizophrénie et cannabis, ne définissent pas le symptôme psychotique au préalable mais se contentent de sélectionner les symptômes pour ensuite les relier à la schizophrénie, ce qui biaiserait l'étude. D'autres part, ils s'appuient aussi sur d'autres études contradictoires<17>. Ces partisans avancent aussi le fait que l'usage du cannabis étant en grande augmentation depuis les années 1980, si une véritable correlation existait avec la schizophrénie, on aurait dû voir la même courbe d'augmentation dans les diagnostics.

Quoiqu'il en soit à l'heure actuelle des recherches, selon l'Inserm « l’usage de cannabis apparaît donc comme l’un des très nombreux facteurs de causalité (ni nécessaire, ni suffisant) qui conduisent à la survenue de la schizophrénie. Au regard des études analysées par les experts, il apparaît que toutes les personnes exposées au cannabis ne deviendront pas schizophrènes. »<18>

Mis à jour le 2006-09-20
Source: © Copyright InformationHospitaliere.com - Source: InformationHospitaliere.com - wikipedia.org


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