L’agence régionale de santé (ARS) et le comité interassociatif sur la santé (CISS) de Rhône-Alpes s’accordent pour faire de la télémédecine un outil de réduction des inégalités d’accès aux soins, mais les associations réclament une meilleure information des patients sur les technologies employées et sur leurs droits.
La parution du décret télémédecine a ouvert de nouvelles perspectives. Medecindirect et Docteurclic sont en phase de projets. Le Dr Frédéric Dussauze, cofondateur de medecindirect, a déjà prévu d’étendre au téléphone le conseil médical personnalisé actuellement en ligne. Directeur général de Santé Assistance, dont Docteurclic est une filiale, Hervé Huas pense lancer dès cette année, la consultation médicale en ligne, au téléphone ou par Skype, avec possibilité de visioconférence. Les personnes devront s’inscrire sur le site et mieux, avoir ouvert un dossier santé personnel, service proposé depuis juin par Docteurclic (7 000 à 8 000 déjà ouverts). « Nous sommes en train de définir le périmètre de cette consultation, ce qui est souhaitable ou pas. Nous allons rédiger une charte avec nos médecins consultants. S’il est clairement impossible de répondre à une personne qui dit avoir mal au ventre, on peut aider un patient qui a de la fièvre, le rassurer ou l’aiguiller vers des examens complémentaires. » La prescription étant permise par la loi, docteurclic enverra au besoin une ordonnance électronique, à imprimer. Le service serait facturé le prix d’une consultation et hors conventionnement. Hervé Huas vise ceux qui ont besoin d’un avis médical en urgence en cas d’indisponibilité du 15, les Français à l’étranger contents de parler en français avec un médecin (« 20 % de nos internautes viennent de l’étranger »).
Date de publication : 31 janvier 2011
Source : Le Quotidien du Médecin