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LAMOTRIGINE GSK 50 mg, comprimé - PREMIER MOIS DE TRAITEMENT


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Indications thérapeutiques

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Ce conditionnement de comprimés dosés à 50 mg dénommé « LAMOTRIGINE GSK 50 mg PREMIER MOIS DE TRAITEMENT » est réservé:
· au premier mois de traitement par la lamotrigine,
· chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans,
· en cas d'utilisation en association avec la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et la primidone.
Ces trois conditions doivent être réunies pour utiliser ce conditionnement.

Chez l'adulte et l'enfant de plus de 12 ans:
· en association à un autre traitement antiépileptique:
o Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques; syndrome de Lennox-Gastaut.
o Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.


Contre-indications

· Antécédents d'hypersensibilité à la lamotrigine ou à l'un des composants de la spécialité
· Enfants de moins de 2 ans en l'absence de données suffisantes dans cette classe d'âge
· Allaitement
· En association avec le millepertuis.
Ce médicament est généralement déconseillé dans l'insuffisance hépatique sévère.
De plus, ce médicament dosé à 50 mg est conditionné sous la forme LAMOTRIGINE GSK PREMIER MOIS DE TRAITEMENT, comprimé et n'est donc pas adapté (voir rubrique 4.1):
· à l'enfant de moins de 12 ans,
· à la monothérapie par lamotrigine,
· à l'association avec
o du valproate de sodium,
o et/ou des antiépileptiques autres que phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital ou primidone,
· après le premier mois le traitement par la lamotrigine.


Précautions d'emploi

La lamotrigine peut aggraver certaines formes rares de crises myocloniques.
L'introduction d'un médicament antiépileptique peut, rarement, être suivie d'une recrudescence des crises ou de l'apparition d'un nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations spontanées observées dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne la lamotrigine, les causes de ces aggravations peuvent être: une modification du traitement antiépileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.
Monothérapie de première intention
Du fait de la nécessité d'augmentation très progressive de la dose administrée, il faut prendre en compte le fait que la dose efficace ne sera pas atteinte avant la cinquième semaine de traitement.
Modalités d'arrêt du traitement
Comme pour tous les autres médicaments antiépileptiques, l'arrêt brutal du traitement par la lamotrigine peut entraîner une recrudescence des crises d'épilepsie.
Pour éviter ce risque et à moins qu'un problème de tolérance (éruption cutanée sévère par exemple) n'oblige à l'arrêt immédiat du traitement, il est recommandé de réduire progressivement la posologie de la lamotrigine sur une période de deux semaines. Selon les cas, un traitement transitoire par un antiépileptique à effet rapide peut s'avérer nécessaire.
Ce médicament ne doit pas être pris par les patients présentant une rare malabsorption du glucose/galactose.
Risque cutané
· Des éruptions cutanées ont été signalées lors de traitements par la lamotrigine. Elles surviennent généralement dans les 8 premières semaines de traitement. Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des effets cutanés parfois graves, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Chez l'adulte, le risque d'éruption cutanée grave est de 1 pour 1000. Ce risque est plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte: au cours des études cliniques dans l'épilepsie, l'incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation est de l'ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100. C'est pourquoi, chez l'enfant de 2 à 12 ans, ce traitement est réservé aux formes sévères des épilepsies partielles ou généralisées, réfractaires aux thérapeutiques antiépileptiques habituelles.

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En cas de survenue d'une éruption cutanée, il est indispensable de procéder immédiatement à son évaluation et à l'arrêt du traitement par la lamotrigine, sauf si l'éruption observée est imputée de façon formelle à une autre cause, non médicamenteuse.

· Facteurs de risques: selon les données actuelles, il existe une forte corrélation entre le risque de survenue d'une éruption cutanée et:
o une posologie initiale trop élevée,
o une augmentation trop rapide de la posologie,
o l'association au valproate ou divalproate de sodium ou valpromide qui doublent la demi-vie de la lamotrigine (voir rubrique 4.2).
Une prudence est également requise chez les patients ayant des antécédents d'allergie ou d'éruptions cutanées liées à l'utilisation d'autres médicaments antiépileptiques. En effet, des données suggèrent une augmentation du taux d'éruptions cutanées bénignes avec la lamotrigine, chez les patients ayant ce type d'antécédents.
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L'ASSOCIATION AU VALPROATE OU DIVALPROATE DE SODIUM OU VALPROMIDE DOIT ETRE EVITEE. ELLE SERA RESERVEE AUX SITUATIONS CLINIQUES QUI L'IMPOSENT, LORSQUE LE BENEFICE ATTENDU L'EMPORTE SUR LE RISQUE.

· Quelle que soit la nature du médicament associé, il est recommandé dans tous les cas:
o d'utiliser la lamotrigine avec précaution en cas d'antécédents de toxidermie aux autres anticonvulsivants,
o de respecter les posologies initiales,
o de procéder à une augmentation progressive en respectant les paliers définis pour l'adaptation des doses (voir rubrique 4.2),
o de renforcer la surveillance cutanée,
o de surveiller attentivement les patients pendant les 8 premières semaines de traitement,
o de ne pas réintroduire un traitement par la lamotrigine si celui-ci a été précédemment interrompu du fait d'une éruption cutanée à moins que l'évaluation du rapport bénéfice/risque soit clairement favorable pour le patient.
o de prévenir les patients et leurs familles sur les risques cutanés associés au traitement par lamotrigine et l'importance de consulter en urgence un médecin en cas de survenue d'une éruption cutanée ou de signe de réaction allergique.
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité: fièvre, éruption cutanée (parfois sévère avec syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson), atteinte hépatique, altération de la fonction rénale, atteinte hématologique, adénopathies, œdèmes de la face, conjonctivites, ont été rapportées.
Ce syndrome d'hypersensibilité générale d'expression clinique variable peut conduire, dans de rares cas, à une coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale.
Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (fièvre et adénopathies, conjonctivite) peuvent être annonciatrices d'une éruption cutanée sévère alors que les premiers symptômes cutanés ne sont pas encore observés.
Devant un patient présentant un signe précoce évocateur d'hypersensibilité, il est recommandé de:
· l'évaluer cliniquement,
· interrompre immédiatement le traitement si aucune autre étiologie ne peut être établie,
· pratiquer une numération formule sanguine et un bilan hépatique.
Folates
La lamotrigine est un faible inhibiteur de la dihydrofolate réductase et pourrait interférer avec le métabolisme des folates. Toutefois les données de surveillance du traitement par la lamotrigine pendant une année n'ont pas montré de baisse des taux sanguins de folates ni de signes hématologiques d'anémie par carence folique en rapport avec le traitement. D'autre part, aucune modification de la concentration globulaire en folates n'a été observée chez des patients traités sur une période allant jusqu'à 5 ans (voir rubrique 4.6).
Insuffisants rénaux
Chez les insuffisants rénaux des études en administration unique n'ont pas révélé de modifications des concentrations plasmatiques en lamotrigine. Cependant une accumulation du métabolite glucuronoconjugué est à prévoir et des précautions d'emploi doivent être prises pour ces patients.
Effets des contraceptifs hormonaux sur l'efficacité de la lamotrigine
Un doublement de la clairance de la lamotrigine a été observé avec une association éthinylestradiol/lévonorgestrel (30 µg/150 µg) (voir rubrique 4.5). En conséquence, il est déconseillé d'initier une contraception orale pendant la période d'ajustement posologique de la lamotrigine (voir Associations déconseillées). Par ailleurs, il conviendra d'exercer une surveillance clinique appropriée des femmes sous lamotrigine commençant ou arrêtant une contraception orale (voir Associations faisant l'objet de précautions d'emploi). Des ajustements de posologie de lamotrigine pourront être nécessaire et seront adaptés selon la réponse clinique individuelle. En revanche, aucun ajustement spécifique du schéma d'escalade de dose de la lamotrigine n'est nécessaire sur la seule base de l'utilisation des contraceptifs hormonaux lors de la mise en route d'un traitement par la lamotrigine chez une femme déjà sous contraception hormonale.
Liées aux excipients
En raison de la présence de lactose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose ou de déficit en lactase.


Grossesse

Grossesse
Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques:
Tous antiépileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées, le taux global de malformations est de 2 à 3 fois supérieur à celui (3 % environ) de la population générale; bien que l'on constate une augmentation du nombre d'enfants malformés avec la polythérapie, la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement évaluée.
Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales et des malformations cardio-vasculaires.
Par ailleurs, l'interruption brutale du traitement antiépileptique peut entraîner une aggravation de la maladie préjudiciable à la fois à la mère et au fœtus.
Risque lié à la lamotrigine:
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
Les données issues du suivi prospectif de plus de 2000 grossesses exposées à la lamotrigine au premier trimestre ne montrent pas d'augmentation du risque de malformations par rapport à la population générale.
Compte tenu de ces données:
L'utilisation de la lamotrigine est possible pendant la grossesse.
Si une grossesse est envisagée, elle est l'occasion de peser à nouveau l'indication du traitement, cependant un traitement anti-épileptique efficace ne doit pas être interrompu, l'aggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au fœtus.
Bien qu'une prévention par l'acide folique des anomalies de fermeture du tube neural soit préconisée quatre semaines avant la conception et huit semaines après celle-ci chez les femmes épileptiques enceintes traitées par certains médicaments anti-épileptiques, aucun effet sur les folates n'a été observé chez des patients traités au long cours par la lamotrigine
Une diminution des concentrations plasmatiques, voire de l'efficacité de la lamotrigine ont été observés au cours de la grossesse avec un retour à la normale dans le premier mois post partum. Une surveillance clinique est donc recommandée dès le début de la grossesse et en post-partum. En cas d'augmentation posologique en cours de grossesse, une adaptation de celle-ci est souhaitable le mois qui suit l'accouchement.
Allaitement
La lamotrigine passe dans le lait maternel et peut exposer le nouveau-né, compte tenu de son poids, à des doses importantes de lamotrigine. Les effets indésirables de la molécule imposent de ne pas prendre un tel risque. L'allaitement est contre-indiqué.


Effets indésirables

La classification des effets indésirables selon la fréquence utilise la convention suivante: Très fréquents (>1/10), Fréquents (>1/100 - <1/10), Peu fréquents (>1/1000- <1/100), Rares (>1/10000 - <1/1000), Très rares (<1/10000).
Troubles cutanés et sous-cutanés:
Lors des études cliniques en monothérapie:
· Très fréquents: éruptions cutanées.
Lors d'études en association et en pratique courante:
· Très fréquents: éruptions cutanées.
· Rares: syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell chez l'enfant (<12 ans).
· Très rares: syndrome de Lyell chez l'adulte.
Dans les études cliniques en double aveugle, les éruptions cutanées sont rapportées pour plus de 10% des patients traités par la lamotrigine et pour 5% des patients sous placebo. Les éruptions cutanées ont provoqué l'arrêt du traitement chez 2% des patients.
Les éruptions cutanées maculo-papuleuses sont le plus souvent bénignes, mais peuvent évoluer vers des éruptions graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital:
· syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique),
· syndrome de Stevens-Johnson.
Si l'arrêt du traitement permet en règle générale une évolution favorable de ces effets cutanés, quelques rares cas d'évolution fatale ou séquellaire ont été signalés (voir rubrique 4.4).
Les manifestations cutanées surviennent généralement dans les 8 premières semaines du traitement et sont favorisées par:
· des posologies initiales trop élevées,
· une augmentation trop rapide des doses,
· l'association de la lamotrigine au valproate (voir rubrique 4.4).
Troubles hématologiques:
· Très rares: neutropénies, thrombopénies, pancytopénies, anémies aplasiques, agranulocytoses.
Quelques cas de leucopénies et d'anémies ont été également rapportés.
Ces manifestations peuvent survenir de façon isolée ou dans un contexte de réaction d'hypersensibilité généralisée.
Troubles du système immunitaire:
· Très rares: des réactions d'hypersensibilité généralisée, imposant l'arrêt immédiat du traitement.
La symptomatologie peut comporter: fièvre, éruption cutanée (parfois sévère avec syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson), atteinte hépatique, altération de la fonction rénale, atteinte hématologique, adénopathies, œdèmes de la face, conjonctivites.
Ces manifestations d'hypersensibilité généralisée peuvent se compliquer dans de rares cas, de coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD) et de défaillance multiviscérale (voir rubrique 4.4).
Troubles psychiatriques:
· Fréquents: irritabilité.
· Peu fréquents: agressivité.
· Très rares: tics, confusion.
Quelques cas d'hallucinations ont été également rapportés.
Des effets indésirables à type d'états maniaques ont été rapportés aussi bien au cours de traitement en monothérapie que lors de l'association à d'autres antiépileptiques.
Troubles du système nerveux:
Lors des études cliniques en monothérapie:
· Très fréquents: céphalées.
· Fréquents: somnolence, insomnie, sensations vertigineuses, tremblements.
· Peu fréquents: ataxie.
Lors d'études en association et en pratique courante:
· Très fréquents: céphalées, sensations vertigineuses.
· Fréquents: nystagmus, tremblements, ataxie, somnolence, insomnie.
· Très rares: agitation, instabilité, mouvements anormaux, syndrome extrapyramidal, mouvements choréoathétosiques.
Par ailleurs, quelques cas d'augmentation de la fréquence des crises ont été rapportés.
D'autres effets indésirables à type de syndrome cérébelleux ont également été rapportés. Ces effets peuvent survenir en dehors de tout antécédent.
Troubles visuels:
· Très fréquents : diplopie, flou visuel.
Troubles gastro-intestinaux:
Lors des études cliniques en monothérapie:
· Fréquents : nausées.
Lors d'études en association et en pratique courante:
· Fréquents : troubles digestifs (vomissements, diarrhées).
Troubles hépato-biliaires:
· Très rares : atteintes hépatiques avec ou sans signes cliniques (insuffisance hépatique).
Ces manifestations peuvent survenir de façon isolée ou dans un contexte de réaction d'hypersensibilité généralisée.
Troubles musculo-squelettiques et connectivites:
· Très rares : réactions à type de lupus.
Troubles généraux:
· Fréquents : fatigue.


Effets sur la conduite

L'attention est attirée sur une inaptitude possible à conduire des véhicules ou à utiliser des machines résultant soit d'une maladie épileptique non contrôlée, soit d'effets indésirables neurologiques tels que vertiges, troubles visuels et somnolence dus à l'association de la lamotrigine avec d'autres médicaments anticomitiaux.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


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