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GLUCOVANCE 500 mg/2,5 mg, comprimé pelliculé


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Indications thérapeutiques

Traitement du diabète de type 2 chez l'adulte, en substitution d'une bithérapie par metformine et glibenclamide, chez des patients dont l'équilibre glycémique est stable et bien contrôlé.


Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
· Hypersensibilité au chlorhydrate de metformine, au glibenclamide, aux autres sulfamides ou à l’un des excipients ;
· Diabète de type 1 (insulino-dépendant), acido-cétose, précoma diabétique ;
· Insuffisance rénale ou altération de la fonction rénale (Clairance de la créatinine < 60 ml/mn) ;
· Affections aiguës susceptibles d'altérer la fonction rénale telles que : déshydratation, infection grave, choc, administration intravasculaire de produits de contraste iodés (voir rubriques 4.4 et 4.5) ;
· Maladie aiguë ou chronique pouvant entraîner une hypoxie tissulaire, telles que : insuffisance cardiaque ou respiratoire, infarctus du myocarde récent, choc ;
· Insuffisance hépatocellulaire, intoxication alcoolique aiguë, alcoolisme ;
· Porphyrie ;
· Allaitement ;
· En association avec le miconazole (voir rubrique 4.5).


Précautions d'emploi

Acidose lactique
L’acidose lactique est une complication métabolique rare mais grave (mortalité élevée en l'absence de traitement précoce), qui peut survenir en cas d’accumulation de metformine. Des cas d’acidose lactique rapportés chez des patients traités par la metformine sont survenus principalement chez des patients diabétiques souffrant d’une insuffisance rénale significative. L’incidence de l’acidose lactique peut et doit être réduite par une évaluation des autres facteurs de risque associés, tels qu’un diabète mal équilibré, une cétose, un jeûne prolongé, l'éthylisme (voir rubrique 4.5), une insuffisance hépatocellulaire, ainsi que toute affection associée à une hypoxie.
Diagnostic
Le risque d’acidose lactique doit être considéré en cas de signes non spécifiques tels que des crampes musculaires avec des troubles digestifs comme des douleurs abdominales sévères et une asthénie.
L'acidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, une hypothermie suivie d’un coma. Le diagnostic biologique repose sur une diminution du pH sanguin, une lactacidémie supérieure à 5 mmol/l, et sur une augmentation du trou anionique et du rapport lactates/pyruvates. Devant toute suspicion d'acidose métabolique, il convient d'arrêter ce médicament et d'hospitaliser le malade d'urgence (voir rubrique 4.9).
Hypoglycémie
Ce médicament contenant un sulfamide hypoglycémiant, Glucovance expose au risque de survenue d’épisodes hypoglycémiques. Après l'initiation du traitement, une augmentation progressive de la posologie peut permettre d'éviter la survenue d’hypoglycémies.
Ce traitement ne sera prescrit que si le patient est susceptible de s’alimenter régulièrement (y compris la prise de petit déjeuner). Il est important que la prise d'hydrates de carbone soit régulière ; le risque d'hypoglycémies étant augmenté par la prise tardive d'un repas, par une alimentation insuffisante ou par un repas non équilibré en hydrates de carbone. L’hypoglycémie survient préférentiellement en période de régime hypocalorique, après un effort important ou prolongé, après ingestion d’alcool, ou lors de l’administration concomitante d'autres médicaments hypoglycémiants.
Diagnostic
Les symptômes d‘hypoglycémie sont : céphalées, faim, nausées, vomissements, fatigue extrême, troubles du sommeil, insomnie, agressivité, concentration et réactivité diminuées, dépression, confusion, troubles de l'élocution, troubles visuels, tremblements, paralysies et paresthésie, vertige, délire, convulsions, somnolence, perte de connaissance, respiration superficielle et bradycardie.
En raison d'une contre-régulation due à l’hypoglycémie, peuvent également survenir : sueurs, peur, tachycardie, hypertension, palpitations, angine de poitrine et arythmie. Ces symptômes peuvent être absents quand l’hypoglycémie survient lentement, en cas de neuropathie végétative ou si le patient est traité par bêta-bloquants, clonidine, réserpine, guanéthidine ou d’autres sympathomimétiques.
Traitement de l’hypoglycémie
Les symptômes modérés d‘hypoglycémie, sans perte de connaissance ni signes neurologiques, doivent être corrigés par un apport glucidique immédiat. Une adaptation de la posologie et/ou une modification du comportement alimentaire seront effectuées. Les réactions hypoglycémiques sévères, avec coma, convulsions ou autres troubles neurologiques sont possibles et constituent une urgence médicale nécessitant un traitement immédiat avec du glucose par voie intraveineuse, et ceci dès que la cause est diagnostiquée ou suspectée avant l’hospitalisation immédiate du patient.
Une sélection soigneuse des patients, de la posologie utilisée ainsi qu’une information adéquate des patients sont nécessaires pour diminuer le risque d’épisodes hypoglycémiques. Si le patient connaît des épisodes répétés d’hypoglycémie sévère ou des épisodes répétés d’hypoglycémie dont il n’a pas conscience, un traitement antidiabétique autre que Glucovance doit être envisagé.
Facteurs favorisant l’hypoglycémie
· administration concomitante d’alcool, en particulier chez des patients à jeun ;
· refus ou incapacité du patient à coopérer, en particulier chez le sujet âgé ;
· malnutrition, horaires irréguliers des repas, saut de repas, période de jeûne ou modification du régime ;
· déséquilibre entre exercice physique et prise d’hydrates de carbone ;
· insuffisance rénale ;
· insuffisance hépatique sévère ;
· surdosage en Glucovance ;
· certains désordres endocriniens : insuffisance thyroïdienne, insuffisance hypophysaire et surrénale ;
· administration concomitante de certains autres médicaments (voir rubrique 4.5.)
Insuffisances rénale et hépatique :
La pharmacocinétique et/ou la pharmacodynamie du Glucovance peuvent être modifiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une insuffisance rénale sévère. En cas de survenue d’une hypoglycémie chez ces patients, celle-ci risquant d’être prolongée, une prise en charge appropriée doit être instituée.
Information du patient
Les risques d’hypoglycémie, ses symptômes et son traitement ainsi que les conditions qui y prédisposent, doivent être expliqués au patient et à sa famille. De même, le risque de survenue d’une acidose lactique doit être évoqué devant des signes non spécifiques tels que des crampes musculaires accompagnées de troubles digestifs, de douleurs abdominales, d'une asthénie sévère, d’une dyspnée acidosique, d’une hypothermie et d’un coma.
Le patient doit être informé en particulier de l’importance du respect du régime alimentaire, du suivi d'un programme d’exercice physique régulier ainsi que de la surveillance régulière de la glycémie.
Déséquilibre glycémique
En cas d'intervention chirurgicale ou de toute autre cause de décompensation du diabète, une insulinothérapie temporaire doit être envisagée en remplacement de ce traitement.
Les symptômes d’hyperglycémie peuvent être : polyurie, soif intense et peau sèche.
Fonction rénale
Dans la mesure où la metformine est éliminée par le rein, la créatininémie doit être mesurée avant la mise en place du traitement, et contrôlée ensuite régulièrement :
· au moins une fois par an chez les sujets présentant une fonction rénale normale,
· au moins deux à quatre fois par an chez les patients dont la créatininémie est à la limite supérieure de la normale, ainsi que chez les sujets âgés.
Chez le sujet âgé, la survenue d'une insuffisance rénale est fréquente et asymptomatique. Des précautions particulières doivent être observées lorsque la fonction rénale est susceptible de s’altérer, comme par exemple lors de la mise en place d’un traitement antihypertenseur ou diurétique, ainsi qu’au début d’un traitement par un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS).
Administration de produits de contraste iodés
L’administration intravasculaire de produits de contraste iodés au cours d’explorations radiologiques peut entraîner une insuffisance rénale. Selon la fonction rénale, Glucovance doit être arrêté 48 heures avant ou au moment de l'examen pour n'être réintroduit que 48 heures après, et ce après s’être assuré de la normalité de la fonction rénale (voir rubriques 4.3 et 4.5.)
Utilisation concomitante du Glibenclamide avec d’autres produits médicaux
L’utilisation concomitante du Glibenclamide avec l’alcool, la phénylbutazone ou le danazol n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Chirurgie
Glucovance contenant du chlorhydrate de metformine, il doit être interrompu 48 heures avant une intervention chirurgicale programmée avec anesthésie générale, spinale ou péridurale et ne devra pas être repris avant 48 heures après l’intervention ou la reprise de l’alimentation orale, et ce après s’être assuré de la normalité de la fonction rénale.
Autres précautions
· Tous les patients doivent poursuivre leur régime alimentaire, avec une répartition régulière de l’apport glucidique au cours de la journée. Les patients en surcharge pondérale doivent poursuivre le régime hypo-calorique.
· La pratique d’exercice physique régulier est nécessaire en même temps qu'un traitement par Glucovance.
· Les analyses biologiques recommandées (glycémie, HbA1c) pour la surveillance du diabète doivent être effectuées régulièrement.
· En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.


Grossesse

Grossesse
Aucune donnée préclinique et clinique sur des grossesses exposées à Glucovance n’est disponible.
Risque lié au diabète
Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu'il n'est pas équilibré, est à l'origine d’une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. En période périconceptionnelle, un équilibre aussi bon que possible du diabète doit être réalisé, afin de réduire le risque malformatif.
Risque lié à la metformine (voir rubrique 5.3)
Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, quelques séries portant sur de faibles effectifs n’ont pas montré d’effet malformatif propre à la metformine.
Risque lié au glibenclamide (voir rubrique 5.3)
Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un effet malformatif ou foetotoxique du glibenclamide lorsqu’il est administré pendant la grossesse.
Conduite à tenir
La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse pour cette catégorie de patientes. Glucovance ne doit pas être utilisé comme traitement antidiabétique pendant toute la durée de la grossesse.
Seule l’insuline doit être utilisée pour obtenir un équilibre glycémique adéquat.
Il est recommandé d’effectuer le relais d’un traitement oral par l’insuline dès l’instant qu’une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d’une grossesse exposée à ce médicament.
Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée.
Allaitement
La metformine est excrétée dans le lait de rates allaitantes. En l’absence de données concernant le passage dans le lait maternel de la metformine et du glibenclamide chez l’homme, et compte tenu du risque d’hypoglycémie néonatale, ce médicament est contre-indiqué pendant l’allaitement.


Effets indésirables

Les effets indésirables suivants peuvent apparaître sous traitement par Glucovance. La fréquence est définie de la manière suivante : très fréquent : > 1/10 ; fréquent : ≥ 1/100, < 1/10 ; peu fréquent : ≥ 1/1.000, < 1/100, rare : ≥ 1/10.000, < 1/1.000 ; très rare : < 1/10.000, fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Investigations :
Peu fréquent : élévation moyenne à modérée de l’uricémie et de la créatininémie.
Très rare : hyponatrémie.
Affections hématologiques et du système lymphatiques :
Ces effets sont réversibles à l’arrêt du traitement.
Rares : leucopénie, thrombopénie.
Très rares : agranulocytose, anémie hémolytique, aplasie médullaire et pancytopénie.
Affections du système nerveux :
Fréquent : perturbations du goût.
Affections oculaires :
Des troubles visuels temporaires peuvent apparaître lors de l’initiation du traitement, dus à la diminution de la glycémie.
Affections gastro-intestinales :
Très fréquent : symptômes gastro-intestinaux, notamment nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales et perte d’appétit. Ces effets indésirables surviennent le plus souvent lors de l’instauration du traitement et régressent spontanément dans la plupart des cas. Pour éviter ces troubles digestifs, il est recommandé d’administrer Glucovance en 2 ou 3 prises dans la journée. Une augmentation progressive de la posologie peut aussi permettre d’améliorer la tolérance gastro-intestinale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Rare : réactions cutanées telles que prurit, urticaire, éruption maculo-papuleuse.
Très rare : vascularite allergique cutanée ou viscérale, érythème polymorphe, dermatite exfoliative, photosensibilisation, urticaire pouvant évoluer vers un choc anaphylactique.
Des réactions croisées avec les sulfamides et leurs dérivés peuvent survenir.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Hypoglycémie (voir rubrique 4.4).
Peu fréquent : crises de porphyries hépatiques et cutanées.
Très rares : Acidose lactique (voir rubrique 4.4).
Diminution de l’absorption de la vitamine B12 avec une réduction des taux sériques durant l’utilisation à long terme de la metformine. Il est recommandé d’envisager une telle étiologie lorsqu’un patient présente une anémie mégaloblastique.
Effet antabuse en cas d’ingestion d’alcool.
Affections hépatobiliaires :
Très rares : anomalies des tests de la fonction hépatique ou hépatites nécessitant l’interruption du traitement.


Effets sur la conduite

Les patients devront être sensibilisés sur les symptômes d’hypoglycémie et devront être prudents en cas de conduite de véhicules et d’utilisation de machines.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


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