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METHADONE AP-HP 20 mg, gélule


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Indications thérapeutiques

Traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique, en relais de la forme sirop chez des patients traités par la forme sirop depuis au moins un an et stabilisés, notamment au plan médical et des conduites addictives.


Contre-indications

· Age inférieur à 15 ans.
· Insuffisance respiratoire grave.
· Hypersensibilité à la méthadone.
· Traitement concomitant par un agoniste-antagoniste morphinique (pentazocine, buprénorphine, nalbuphine) ou par sultopride (voir rubrique 4.5).


Précautions d'emploi

Mises en garde spéciales
· Il est recommandé, lors de chaque consultation, de vérifier l’absence de pratique d’injection par le patient.
· Le chlorhydrate de méthadone est un dérivé morphinique, dont l'usage est exclusivement réservé au traitement des pharmacodépendances aux opiacés.
· Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées.
· Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge spécialisée, adaptée à chaque patient.
· L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage opiacé et une diminution de la tolérance acquise.
· La méthadone présente un risque létal, pour une dose de l’ordre de 1 mg/kg, chez des sujets non dépendants aux opiacés, peu tolérants voire totalement naïfs.
Des cas d’allongement de l’intervalle QT et des torsades de pointe ont été rapportées au cours de traitements par la méthadone, principalement pour des posologies élevées (> 120 mg/j). La méthadone doit être administrée avec prudence, sous surveillance clinique, électrolytique et ECG, aux patients présentant un risque d’allongement de l’intervalle QT, c’est-à-dire en cas :
· d'antécédent connu d’allongement du QT (congénital ou acquis),
· d’antécédents familiaux de mort subite,
· de posologie élevée, supérieure à 120 mg/j,
· de pathologie cardiaque évoluée,
· de traitements médicamenteux concomitant avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (antiarythmiques de classe Ia, antiarythmiques de classe III, certains neuroleptiques, certains antiparasitaires, le bépridil, le cisapride, le diphémanil, l’érythromycine IV, la luméfantrine, la mizolastine, la moxifloxacine, la spiramycine IV, la vincamine IV), avec des médicaments connus pour provoquer une hypokaliémie, ou pour entraîner une bradycardie, ou pour inhiber significativement le métabolisme de la méthadone (voir rubrique 4.5).
La prise concomitante de méthadone avec de la naltrexone, des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool est déconseillée (voir rubrique 4.5).
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
Précautions particulières d'emploi
La méthadone est également à utiliser avec précaution chez les sujets âgés, les femmes enceintes ou encore les patients présentant une pathologie telle que :
· asthme,
· insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique grave,
· insuffisance surrénalienne,
· hypothyroïdie,
· hypertrophie prostatique,
· épilepsie,
· diabète.


Grossesse

Grossesse
Compte tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et fœtal, l’utilisation de la méthadone est possible au cours de la grossesse quel qu’en soit le terme.
En cours de grossesse, des doses plus importantes de méthadone sont parfois nécessaires pour l’équilibre du traitement.
La prise chronique de méthadone par la mère en fin de grossesse, quelle que soit la dose, peut être à l’origine d’un syndrome de sevrage aux opiacés chez le nouveau-né dont l’apparition peut être retardée de plusieurs heures à quelques jours.
Allaitement
La méthadone passe dans le lait maternel. La décision d'allaitement dépend de l'évaluation du rapport bénéfice/risque pour l'enfant. La méthadone pourrait prévenir chez le nouveau-né la survenue d'un syndrome de sevrage consécutif à une imprégnation opiacée "in utero".


Effets indésirables

Chez le sujet pharmacodépendant aux opiacés lors de la mise en place du traitement par la méthadone, les effets indésirables les plus fréquents sont : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, dysurie, oedèmes.
Chez le sujet pharmacodépendant aux opiacés traité par la méthadone en phase d'entretien, les effets indésirables les plus fréquents sont : hypersudation, nausées, constipation.
Chez le sujet non dépendant physiquement aux opiacés la méthadone entraîne les mêmes effets que tous les morphiniques.
Effets indésirables les plus sévères : dépression respiratoire, hypotension sévère, arrêt respiratoire, choc, arrêt cardiaque.
Autres effets :
· Système nerveux central : euphorie, maux de tête, insomnie, agitation, altération de la perception visuelle.
· Tube digestif : bouche sèche, anorexie, spasmes des voies biliaires.
· Système cardiovasculaire : flush facial, bradycardie, palpitation, hypotension artérielle symptomatique ; rares cas d’allongement de l’intervalle QT et de torsades de pointe.
· Appareil génito-urinaire : rétention urinaire, diminution de la libido, très rares cas de gynécomastie.
· Allergie : prurit, urticaire, rashs cutanés, oedème.


Effets sur la conduite

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'utilisation de ce médicament, particulièrement en début de traitement.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


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