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NEUPOGEN 48 MU (0,96 mg/ml), solution injectable en seringue préremplie


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Indications thérapeutiques

NEUPOGEN est indiqué dans la réduction de la durée des neutropénies et de l'incidence des neutropénies fébriles chez les patients traités par une chimiothérapie cytotoxique pour une pathologie maligne (à l'exception des leucémies myéloïdes chroniques et des syndromes myélodysplasiques), et dans la réduction de la durée des neutropénies chez les patients recevant une thérapie myélosuppressive suivie de greffe de moelle et présentant un risque accru de neutropénie sévère prolongée.
L'innocuité et l'efficacité de NEUPOGEN sont similaires chez l'adulte et chez l'enfant recevant une chimiothérapie cytotoxique.
NEUPOGEN est indiqué dans la mobilisation de cellules souches progénitrices (CSP) dans le sang circulant.
L'administration à long terme de NEUPOGEN est indiquée chez les patients, enfants ou adultes, atteints de neutropénies sévères congénitale, cyclique ou idiopathique avec un taux de polynucléaires neutrophiles ≤ 0,5 x 109 /l et des antécédents d'infections sévères ou récurrentes, afin d'augmenter le taux de neutrophiles et de réduire l'incidence et la durée des épisodes infectieux.
NEUPOGEN est indiqué dans le traitement des neutropénies persistantes (taux de polynucléaires neutrophiles inférieur ou égal à 1 x 109/l) chez les patients infectés par le VIH à un stade avancé, afin de réduire le risque d'infection bactérienne quand les autres options destinées à corriger la neutropénie sont inadéquates.


Contre-indications

NEUPOGEN ne doit pas être administré aux patients présentant une hypersensibilité connue au filgrastim ou à l'un de ses constituants. NEUPOGEN ne doit pas être administré pour augmenter les doses de chimiothérapie cytotoxique au-delà des dosages établis.
NEUPOGEN ne doit pas être administré à des patients présentant une neutropénie congénitale sévère (syndrome de Kostmann) avec anomalies cytogénétiques (voir paragraphe 4.4. « Mises en garde spéciales et précautions d'emploi »).


Précautions d'emploi

Croissance de cellules malignes :
Le G-CSF peut promouvoir la croissance des cellules myéloïdes in vitro et des effets similaires ont pu être observés sur certaines cellules non myéloïdes in vitro.
L'innocuité et l'efficacité de NEUPOGEN chez les patients atteints de syndrome myélodysplasique ou de leucémie myéloïde chronique n'ont pas été établies. NEUPOGEN n'est pas indiqué dans ces pathologies.
Il importe de bien différencier une transformation blastique de leucémie myéloïde chronique d'une leucémie aiguë myéloïde (LAM).
En raison des données de tolérance et d'efficacité limitées, NEUPOGEN doit être administré avec précaution chez les patients atteints de LAM secondaire.
L'innocuité et l'efficacité de NEUPOGEN n'ont pas été établies chez les patients atteints d'une LAM de novo, âgés de moins de 55 ans et ayant une cytogénétique favorable [t(8;21) ; t (15;17) ; et inv (16)].
Autres précautions :
Il est souhaitable d'effectuer une surveillance de la densité osseuse chez les malades ayant un terrain ostéoporotique, et dont le traitement par NEUPOGEN est prévu pour une durée supérieure à 6 mois.
Après administration de facteurs de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSFs), de rares cas d'effets indésirables pulmonaires ont été rapportés (> 0,01% et < 0,1%), en particulier, des pneumonies interstitielles. Les risques peuvent être majorés chez les patients ayant des antécédents récents d’infiltration pulmonaire ou de pneumonie. L'apparition de signes pulmonaires, tels que toux, fièvre et dyspnée associés à des signes radiologiques d'infiltration pulmonaire avec détérioration de la fonction pulmonaire peuvent être des signes préliminaires d'un syndrome de détresse respiratoire de l'adulte (ARDS). NEUPOGEN doit être arrêté et un traitement approprié doit être dès lors initié.
Le capuchon de la seringue préremplie contient du caoutchouc naturel sec (un dérivé du latex) pouvant entrainer des réactions allergiques.
Précautions particulières chez les patients cancéreux
Leucocytose :
Une leucocytose supérieure ou égale à 100 x 109 /l a été observée chez moins de 5% des sujets recevant des posologies supérieures à 0,3 MU (3 µg)/kg/jour. Aucun effet indésirable directement attribuable à ce niveau de leucocytose n'a été rapporté. Cependant, en raison des risques potentiels associés à une hyperleucocytose, il est souhaitable de réaliser une numération leucocytaire à intervalles réguliers lors du traitement par NEUPOGEN. Si le nombre de leucocytes dépasse 50 x 109/l après la date attendue du nadir, NEUPOGEN doit être arrêté immédiatement. Néanmoins, en cas d'administration de NEUPOGEN en vue d'une mobilisation de cellules souches, le traitement par NEUPOGEN doit être arrêté ou la posologie diminuée si le taux de leucocytes dépasse 70 x 109/l.
Risques associés à la chimiothérapie intensive :
Des précautions particulières doivent être prises pour le traitement des patients avec des doses supérieures aux doses recommandées car l'effet bénéfique sur l'évolution tumorale n'a pas été régulièrement démontré et une chimiothérapie intensive peut comporter des effets toxiques accrus en particulier cardiaques, pulmonaires, neurologiques et dermatologiques (prière de se référer à l'information concernant la chimiothérapie utilisée).
Le traitement avec NEUPOGEN n'agit pas en soi sur la thrombopénie ni sur l'anémie due à la chimiothérapie cytotoxique. Du fait de l'administration de doses plus élevées de chimiothérapie, les risques de thrombopénie et d'anémie peuvent être majorés. Il est recommandé de surveiller régulièrement le nombre des plaquettes et l'hématocrite. Il faut être particulièrement attentif lors de l'administration d'une chimiothérapie connue pour être thrombopéniante.
Il a été montré que l'utilisation de cellules souches mobilisées par NEUPOGEN a réduit la profondeur et la durée de la thrombocytopénie liée à une chimiothérapie myélosuppressive ou myéloablative.
Autres précautions spéciales :
Les effets de NEUPOGEN chez les patients ayant une diminution significative des précurseurs myéloïdes n'ont pas été étudiés. NEUPOGEN agit avant tout sur les précurseurs des neutrophiles pour aboutir à une élévation du nombre des neutrophiles. De ce fait, la réponse au traitement peut être diminuée chez les patients ayant une réduction des précurseurs des neutrophiles (par exemple chez les patients traités par une radiothérapie étendue ou une chimiothérapie prolongée).
Les effets de NEUPOGEN sur la réaction du greffon contre l'hôte n'ont pas été définis.
Il existe des cas connus d'intolérance héréditaire au fructose. NEUPOGEN contient du sorbitol comme excipient à la concentration de 50 mg/ml. Il est improbable que la quantité de sorbitol administrée à l'occasion d'un traitement par NEUPOGEN seul, puisse être toxique chez les individus atteints d'intolérance héréditaire au fructose. Cependant, une attention particulière est recommandée en cas d'intolérance héréditaire au fructose.
L’augmentation de l’activité hématopoïétique de la moelle osseuse en réponse à un traitement par facteurs de croissance a été associée à des variations transitoires observables de la scintigraphie osseuse. Celles-ci doivent être prises en compte lors de l’interprétation des résultats de la scintigraphie osseuse.
Précautions particulières chez les patients bénéficiant d'une collection de cellules souches
Mobilisation :
Il n'y a pas de comparaison prospective randomisée des deux méthodes de collection recommandées (filgrastim seul ou en association avec une chimiothérapie myélosuppressive) chez les mêmes populations de patients. Le degré de variation des taux de cellules CD34+ entre les patients et entre les dosages rend difficile la comparaison directe entre les études. Il est donc difficile de recommander la méthode idéale. Le choix de la méthode doit prendre en compte l'objectif thérapeutique global pour chaque patient.
Avec exposition préalable aux agents cytotoxiques :
Les patients ayant reçu au préalable une chimiothérapie intensive très myélosuppressive, peuvent ne pas présenter une mobilisation suffisante des cellules souches pour obtenir le rendement recommandé (cellules CD34+ ≥ 2.0 x 106 /kg) ou l'accélération de la normalisation du taux de plaquettes.
Certains agents cytotoxiques sont particulièrement toxiques pour les cellules souches progénitrices et peuvent diminuer leur mobilisation. Des agents tels que le melphalan, la carmustine (BCNU) et le carboplatine peuvent réduire le rendement en cellules souches s'ils sont administrés pendant de longues périodes avant l'initiation de la mobilisation. Néanmoins, l'administration de ces produits associée à celle de NEUPOGEN, s'est montrée efficace pour la mobilisation de cellules souches. Si une greffe de cellules souches est envisagée, il est souhaitable de prévoir précocement une procédure de mobilisation de ces cellules dans le schéma thérapeutique du patient. Une attention particulière doit être apportée chez ces patients sur le nombre de cellules souches recueillies avant l'administration de chimiothérapie à haute dose. Si des rendements insuffisants sont constatés, selon les critères définis ci-dessus, d'autres schémas de traitement ne nécessitant pas de support en cellules souches doivent être envisagés.
Estimation des rendements en cellules souches :
Il convient d'attacher une attention particulière à la méthode de quantification utilisée pour l'estimation du taux de cellules souches collectées chez les patients traités par NEUPOGEN. Les résultats de la quantification des cellules CD34+ par cytométrie de flux varient suivant la méthode utilisée. Les recommandations de taux basées sur des études d'autres laboratoires doivent donc être interprétées avec prudence.
L'analyse statistique montre qu'il existe une relation complexe mais continue entre le nombre de CD34+ réinjectés et la rapidité de la récupération plaquettaire après chimiothérapie à haute dose.
La recommandation d'un rendement minimum de cellules CD34+ ≥ 2 x 106/kg est basée sur l'expérience publiée dans la littérature, démontrant une reconstitution hématologique correcte. Il semble que des rendements en CD34+ supérieurs à cette norme soient liés à une récupération plus rapide, et des rendements inférieurs à une récupération plus lente.
Précautions particulières chez les donneurs sains en vue d'une mobilisation de cellules souches progénitrices
La mobilisation des CSP est sans bénéfice direct pour les donneurs sains et doit être envisagée uniquement dans le cadre de la transplantation allogénique de cellules souches.
La mobilisation de CSP ne peut être envisagée que chez les donneurs qui répondent aux critères cliniques et biologiques retenus pour le don de cellules souches, avec une attention particulière pour les valeurs hématologiques et les maladies infectieuses.
L'innocuité et l'efficacité de NEUPOGEN n'ont pas été évaluées chez les donneurs sains âgés de moins de 16 ans ou de plus de 60 ans.
Une thrombopénie transitoire (numération plaquettaire < 100 x 109/l), consécutive à l'administration de filgrastim et aux cytaphérèses, a été observée chez 35% des sujets étudiés. Parmi ces sujets, deux cas rapportés de numération plaquettaire < 50 x 109/l ont été attribués à la procédure de cytaphérèse.
Si plus d'une cytaphérèse est nécessaire, une attention particulière doit être apportée chez les donneurs dont la numération plaquettaire est < 100 x 109/l avant la cytaphérèse ; en général celle-ci ne doit pas être effectuée si la numération plaquettaire est < 75 x 109/l.
La cytaphérèse ne doit pas être effectuée chez les donneurs sous traitement anticoagulant ou reconnus comme présentant des anomalies de l'hémostase.
L'administration de NEUPOGEN doit être arrêtée ou la posologie diminuée si le nombre de leucocytes dépasse 70 x 109/l.
Les donneurs ayant reçu du G-CSF pour la mobilisation des CSP doivent être suivis jusqu'à ce que les paramètres hématologiques soient redevenus normaux.
Un suivi à long terme des données de tolérance des donneurs est en cours. Au cours d'une période de surveillance allant jusqu'à 4 ans, aucune anomalie de l'hématopoïèse n'a été rapportée chez les donneurs sains. Néanmoins, le risque de développement d'un clone de cellules myéloïdes malignes ne peut être exclu. Il est recommandé que chaque don fasse l'objet d'un enregistrement et d'une surveillance systématiques par les centres de cytaphérèses afin d'assurer le suivi de la tolérance à long terme.
Après l’administration de facteurs de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSFs) chez les donneurs sains (et chez les patients), des cas fréquents mais généralement asymptomatiques d’une augmentation du volume de la rate ainsi que de très rares cas de rupture splénique ont été observés. Certains cas de rupture splénique ont présenté une issue fatale. Par conséquent, une surveillance clinique du volume de la rate doit être instituée (par ex. examen clinique, échographie). Un diagnostic de rupture splénique devra être envisagé chez les donneurs sains et/ou chez les patients présentant une douleur au niveau de l'hypochondre gauche ou une douleur au sommet de l'épaule.
Précautions particulières chez les receveurs de cellules souches allogéniques obtenues après mobilisation par NEUPOGEN :
Les données actuelles indiquent que les interactions immunologiques entre le greffon de CSP allogénique et le système immunitaire du receveur peuvent être associées à un risque accru de réaction du greffon contre l'hôte (GvHD), en comparaison avec la greffe de moelle osseuse.
Précautions particulières chez les patients atteints de neutropénie chronique sévère (NCS)
Numération sanguine :
La numération des plaquettes doit être surveillée de près, en particulier au cours des premières semaines de traitement par NEUPOGEN. Il faut envisager d'arrêter le traitement de façon intermittente ou de diminuer la dose de NEUPOGEN chez les patients qui développent une thrombocytopénie (i.e. plaquettes régulièrement < 100.000/mm3).
D'autres modifications de la numération sanguine peuvent apparaître, notamment : anémie, augmentations transitoires des précurseurs myéloïdes. Ceci justifie une surveillance étroite de la numération sanguine.
Transformation en leucémie ou en syndrome myélodysplasique :
Avant d'établir un diagnostic de neutropénie chronique sévère, il faut veiller particulièrement à distinguer cette affection d'autres dérèglements hématologiques comme l'aplasie médullaire, la myélodysplasie et la leucémie myéloïde. Une numération-formule sanguine avec numération plaquettaire ainsi qu'un myélogramme et un caryotype doivent être réalisés avant le traitement.
Il a été observé de rares cas (environ 3 %) de syndrome myélodysplasique (SMD) ou de leucémie chez des patients atteints de neutropénie congénitale sévère traités avec NEUPOGEN. Ces observations n'ont été faites que dans des cas de neutropénie congénitale. Cependant, SMD ou leucémie sont des complications naturelles de la maladie et la responsabilité du traitement par NEUPOGEN n'a pas été démontrée dans leur survenue. Un sous-ensemble d'environ 12 % des patients dont la formule cytogénétique était initialement normale, ont développé des anomalies (dont la monosomie 7) au cours des évaluations de routine. Si des patients atteints de neutropénie chronique sévère développent des anomalies cytogénétiques, les risques et les bénéfices de la poursuite de NEUPOGEN doivent être pesés avec soin ; NEUPOGEN devra être arrêté en cas de survenue d'un syndrome myélodysplasique ou de leucémie. On ignore encore si le traitement à long terme par NEUPOGEN des patients atteints de neutropénie chronique sévère favorise l'apparition d'anomalie cytogénétique, de SMD ou de transformation leucémique. Il est recommandé de pratiquer un myélogramme et un caryotype chez les patients à intervalles réguliers (environ une fois par an).
Autres précautions :
Les causes de neutropénie transitoire, telles que les infections virales doivent être écartées.
La splénomégalie est un effet direct du traitement par NEUPOGEN. Chez 31% des patients étudiés, une splénomégalie palpable a été notée. Les augmentations de volume, mesurées par radiographie sont apparues de façon précoce lors du traitement par NEUPOGEN et ont évolué vers un plateau. La réduction de dose a permis un ralentissement ou un arrêt de l'évolution de la splénomégalie et chez 3% des patients, une splénectomie a été nécessaire. La palpation abdominale est une méthode suffisante pour rechercher une augmentation anormale du volume splénique et doit être pratiquée régulièrement.
Hématurie et protéinurie peuvent survenir chez quelques patients. Elles doivent être recherchées régulièrement.
L'innocuité et l'efficacité chez le nouveau-né et chez les patients atteints de neutropénie auto-immune n'ont pas été établies.
Précautions particulières chez les patients infectés par le virus VIH
Numération sanguine :
La numération des polynucléaires neutrophiles (PNN) doit être étroitement surveillée, en particulier au cours des premières semaines du traitement. Certains patients peuvent répondre très rapidement au traitement, avec dès le début une forte augmentation du taux de polynucléaires neutrophiles. Il est recommandé de surveiller de façon quotidienne le taux de PNN au cours des 2 ou 3 premiers jours du traitement par NEUPOGEN. Par la suite, il est recommandé de doser le taux des PNN au moins deux fois par semaine pendant les deux premières semaines et puis une fois par semaine ou une semaine sur deux, durant la poursuite du traitement. Au cours de l'administration intermittente des doses de 300 µg (30 MU) de NEUPOGEN, on peut observer des fluctuations importantes du taux des PNN. Afin de déterminer le nadir du taux de PNN du patient, il est recommandé de procéder à une numération des PNN, immédiatement avant l'administration par NEUPOGEN.
Risques liés à l'administration de doses plus élevées de médicaments myélosuppresseurs :
NEUPOGEN ne prévient pas la thrombopénie et l'anémie dues aux médicaments myélosuppresseurs. Du fait de la possibilité d'administrer des doses ou des associations plus importantes de médicaments avec un traitement par NEUPOGEN, les risques de thrombopénie et d'anémie peuvent être majorés. Une surveillance régulière de la numération sanguine est recommandée (voir ci-dessus).
Myélosuppression due aux infections opportunistes et aux affections malignes :
Des infections opportunistes comme celles à Mycobacterium avium ou des affections malignes comme le lymphome, touchant la moelle osseuse, peuvent également provoquer une neutropénie. Chez les patients porteurs d'une atteinte médullaire infectieuse ou maligne, il est indiqué de traiter spécifiquement la pathologie sous-jacente, en plus de l'administration de NEUPOGEN pour le traitement de la neutropénie. Les effets de NEUPOGEN sur la neutropénie due à une infection ou à une affection maligne envahissant la moelle osseuse n'ont pas été déterminés avec précision.
Précautions particulières chez les patients atteints d'une anémie falciforme
Des crises drépanocytaires, ayant entraîné une issue fatale dans certains cas, ont été rapportées lors de l’utilisation de NEUPOGEN chez des sujets atteints d’anémie falciforme. Chez les patients atteints d’anémie falciforme, l’avis du médecin, après une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque, est nécessaire avant l’utilisation de NEUPOGEN.


Grossesse

L'innocuité de NEUPOGEN au cours de la grossesse n'a pas été établie. Il a été rapporté dans la littérature des cas de passage transplacentaire de filgrastim chez des femmes enceintes.
Les études chez le rat et le lapin n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. Cependant, chez le lapin, l'administration de NEUPOGEN a pu s'accompagner d'une augmentation du nombre d'avortements spontanés, mais aucune malformation n'a été observée. En cas de grossesse, le bénéfice thérapeutique attendu devra donc être estimé au regard du risque potentiel pour le fœtus.
En l'absence de données sur le passage du produit dans le lait maternel, le traitement par NEUPOGEN doit être évité pendant la durée de l'allaitement.


Effets indésirables

Chez les patients atteints de cancer
Dans les études cliniques, les effets indésirables attribuables à NEUPOGEN et rencontrés le plus fréquemment lors des traitements aux doses recommandées sont : douleurs osseuses, légères à modérées (10% des patients), sévères (3%). Elles sont habituellement contrôlées par l'administration d'antalgiques. Des troubles urinaires à type de dysurie légère à modérée ont également été rapportés moins fréquemment.
Dans les essais cliniques randomisés contre placebo, NEUPOGEN n'a pas augmenté l'incidence des effets indésirables associés à la chimiothérapie, rapportés à la même fréquence chez les patients traités par NEUPOGEN-chimiothérapie et chez ceux traités par placebo-chimiothérapie : nausées, vomissements, alopécie, diarrhée, asthénie, anorexie, mucite, céphalées, toux, rash cutané, douleurs thoraciques, faiblesse généralisée, maux de gorge, constipation et douleurs non spécifiées.
Des modifications biologiques légères ou modérées, dose-dépendantes et réversibles à l'arrêt du traitement incluant une élévation des taux de LDH (chez environ 50% des patients), des phosphatases alcalines (35%), de l'uricémie (25%) et des gamma-GT (10%) ont été observées lors d'un traitement par NEUPOGEN aux doses recommandées.
Une baisse transitoire de la pression artérielle, ne nécessitant aucun traitement spécifique, a été rapportée dans de rares cas.
Occasionnellement, des perturbations vasculaires ont été rapportées, incluant des syndromes veino-occlusifs et des modifications des volumes hydriques chez les patients recevant une chimiothérapie intensive suivie d'autogreffe de moelle. La relation de causalité avec NEUPOGEN dans la survenue de ces troubles n'a pas été établie.
De très rares cas de vascularites cutanées ont été rapportés chez les patients traités avec NEUPOGEN. Le mécanisme des vascularites chez les malades traités par NEUPOGEN n'est pas connu.
La survenue de syndrome de Sweet (dermatose fébrile aiguë) a rarement été rapportée. Cependant, un pourcentage significatif des malades étant atteints de leucémie, pathologie connue pour être associée au syndrome de Sweet, une relation causale avec NEUPOGEN n'a pas été établie.
Quelques cas de poussées de polyarthrite rhumatoïde ont été observés.
De rares cas d'effets indésirables pulmonaires incluant pneumonie interstitielle, œdème pulmonaire et infiltration pulmonaire ont été rapportés. Certains de ces cas ont entraîné une insuffisance respiratoire ou un syndrome de détresse respiratoire de l’adulte (ARDS) pouvant entraîner une issue fatale (voir rubrique 4.4).
Des réactions de type allergique, incluant anaphylaxie, rash cutané, urticaire, angio-œdème, dyspnée et hypotension, survenant lors de l’administration initiale ou de la poursuite du traitement ont été rapportées chez les patients traités par le filgrastim. En général, les cas rapportés ont été plus fréquents après une administration par voie intraveineuse. Dans certains cas, la réadministration du produit a entraîné la réapparition des symptômes, suggérant ainsi une relation de cause à effet. Le traitement par NEUPOGEN doit être définitivement arrêté chez les patients présentant une réaction allergique grave.
Des cas isolés de crises drépanocytaires ont été rapportés chez des patients atteints d’anémie falciforme (voir rubrique 4.4).

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Incidence

Système organe classe

Effets indésirables

Très fréquente (> 10%)

Manifestations gastro- intestinales

Nausées-Vomissements



Manifestations hépatiques

Elévation des Gamma GT



Manifestations métaboliques/Nutrition

Elévation des Phosphatases Alcalines





Elévation du taux de LDH





Elévation de l'uricémie

Fréquente (1 - 10%)

Manifestations d'ordre général

Fatigue





Faiblesse généralisée



SNC/SNP

Céphalées



Manifestations gastro- intestinales

Constipation





Anorexie





Diarrhée





Mucite



Manifestations ostéo-articulaires

Douleurs thoraciques





Douleurs osseuses



Manifestations respiratoires

Toux





Maux de gorge



Manifestations dermatologiques

Alopécie





Rash cutané

Peu fréquent (< 1%)

Manifestations d'ordre général

Douleurs

Rare (< 0,1%)

Manifestations vasculaires

Troubles vasculaires

Très rare (< 0,01%)

Manifestations d'ordre général

Réactions allergiques



Manifestations ostéo-articulaires

Poussées de polyarthrite rhumatoïde



Manifestations respiratoires

Infiltrations pulmonaires



Manifestations dermatologiques

Syndrome de Sweet





Vascularites cutanées



Manifestations rénales

Troubles urinaires


Mobilisation de cellules souches progénitrices chez les donneurs sains
L'effet indésirable le plus fréquemment rapporté a été des douleurs osseuses transitoires légères à modérées. Une hyperleucocytose (leucocytes > 50 x 109/l) a été observée chez 41% des donneurs et une thrombopénie transitoire (numération plaquettaire < 100 x 109/l) a été observée chez 35% des donneurs consécutivement à l'administration de filgrastim et aux cytaphérèses.
Une élévation transitoire mineure des phosphatases alcalines, LDH, SGOT et de l'acide urique a été rapportée chez les donneurs sains recevant du filgrastim, ceci sans conséquence clinique.
Une exacerbation de la polyarthrite rhumatoïde a été très rarement observée.
Des symptômes à type de réaction allergique ont été très rarement rapportés.
Des maux de tête, ayant pu être attribués au filgrastim, ont été rapportés lors d'études chez les donneurs de CSP.
Après l’administration de facteurs de croissance de la lignée granulocytaire (G-CSFs) chez les donneurs sains et chez les patients, des cas fréquents mais généralement asymptomatiques d’une augmentation du volume de la rate ainsi que de très rares cas de rupture splénique ont été observés. (voir paragraphe 4.4.)

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Incidence

Système Organe Classe

Effets indésirables

Très fréquente (>10%)

SNC/SNP

Céphalées



Manifestations hématologiques

Hyperleucocytose





Thrombopénie



Manifestations ostéo- articulaires

Douleurs osseuses

Fréquente (1 - 10%)

Manifestations métaboliques/Nutrition

Elévation des Phosphatases Alcalines





Elévation du taux de LDH

Peu fréquente (< 1%)

Manifestations d'ordre général

Réactions allergiques sévères



Manifestations Hématologiques

Troubles spléniques



Manifestations métaboliques/Nutrition

Elévation des SGOT





Hyperuricémie



Manifestations ostéo- articulaires

Poussées de polyarthrite rhumatoïde


Chez les patients atteints de neutropénie chronique sévère (NCS)
Des effets indésirables liés au traitement par NEUPOGEN chez les patients atteints de NCS ont été rapportés, leur fréquence tend à diminuer avec le temps pour certains.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été des douleurs osseuses et ostéo-articulaires.
Les autres effets indésirables observés comprennent notamment la splénomégalie qui peut être évolutive dans une minorité de cas et une thrombocytopénie. Céphalées et diarrhées sont des effets apparaissant rapidement après le début du traitement par NEUPOGEN et ont été rapportées chez moins de 10% des patients. Anémie et epistaxis ont aussi été rapportées.
Des augmentations transitoires de l'uricémie, de la LDH et des phosphatases alcalines ne s'accompagnant pas de symptômes cliniques ont été observées. Une diminution modérée et transitoire de la glycémie a été aussi observée.
Parmi les effets indésirables qui pourraient être liés au traitement par NEUPOGEN et observés chez moins de 2% des patients atteints de NCS, on note : réaction au point d'injection, céphalées, hépatomégalie, arthralgie, alopécie, ostéoporose et rash cutané.
Lors de traitements au long cours, des vascularites cutanées ont été rapportées chez 2% des patients, ainsi que quelques cas de protéinurie et hématurie.




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Incidence

Système Organe Classe

Effets indésirables

Très fréquente (> 10%)

Manifestations hématologiques

Anémie





Splénomégalie



Manifestations métaboliques/Nutrition

Diminution de la glycémie





Elévation des Phosphatases Alcalines





Elévation du taux de LDH





Hyperuricémie



Manifestations ostéo- articulaires

Douleurs osseuses



Manifestations respiratoires

Epistaxis

Fréquente (1 - 10%)

SNC/SNP

Céphalées



Manifestations gastro- intestinales

Diarrhée



Manifestations hématologiques

Thrombopénie



Manifestations hépatiques

Hépatomégalie



Manifestations ostéo- articulaires

Ostéoporose



Manifestations dermatologiques

Alopécie





Vascularite cutanée





Réaction au point d'injection





Rash

Peu fréquente (< 1%)

Manifestations hématologiques

Troubles spléniques



Manifestations rénales

Hématurie





Protéinurie


Chez les patients infectés par le virus VIH
Au cours des essais cliniques, les seuls effets indésirables potentiellement imputables à l'administration de NEUPOGEN ont été des douleurs ostéoarticulaires, avec de façon prédominante des douleurs osseuses légères à modérées et des myalgies. L'incidence de ces effets a été similaire à celle rapportée pour les patients atteints de cancer.
Chez moins de 3% des patients, une splénomégalie a été attribuée au NEUPOGEN. Dans tous les cas rapportés, la splénomégalie était légère ou modérée à l'examen clinique et d'évolution favorable ; aucun patient n'a présenté d'hypersplénomégalie ou n'a subi une splénectomie. On observe fréquemment une splénomégalie chez les patients infectés par le virus VIH, et à des degrés divers, chez la plupart des patients atteints du SIDA, la relation avec le traitement par NEUPOGEN n'est par conséquent pas clairement établie.

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Incidence

Système Organe Classe

Effets indésirables

Très fréquente (> 10%)

Manifestations ostéo-articulaires

Douleurs osseuses

Fréquente (1 - 10%)

Manifestations hématologiques

Troubles spléniques


Effets sur la conduite

Aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été rapporté.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


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