Publicité
Accueil > Dictionnaires > Guide des Médicaments > COLIMYCINE 1 500 000 UI, comprimé
Médicaments
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application

Biofutur


Partenaires


Publicité

COLIMYCINE 1 500 000 UI, comprimé


Publicité
Indications thérapeutiques

· En complément de la réhydratation, traitement de la diarrhée aiguë présumée d'origine bactérienne en l'absence de suspicion de phénomènes invasifs (altération de l'état général, fièvre, signes toxi-infectieux...). L'importance de la réhydratation par soluté de réhydratation orale ou par voie intraveineuse doit être adaptée en fonction de l'intensité de la diarrhée, de l'âge et des particularités du patient (maladies associées, ...).
· Décontamination intestinale sélective lors des aplasies médullaires.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.


Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas:
· d'hypersensibilité à la colistine, au colistiméthate sodique ou à des produits de la famille des polymixines,
· de myasthénie,
· d'hypersensibilité ou d'intolérance au gluten, en raison de la présence d'amidon de blé (gluten).


Précautions d'emploi

Mises en garde
· Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé en cas d'association avec les aminosides (voie parentérale) (voir rubrique 4.5).
· En cas de diarrhée aiguë, si après deux jours de traitement la diarrhée persiste, la conduite à tenir doit être réévaluée et la nécessité d'une réhydratation par soluté de réhydratation orale ou par voie IV devra être envisagée.
· La réhydratation peut être l'élément essentiel du traitement des diarrhées aiguës de l'enfant. Elle devra être systématiquement envisagée.
La prévention ou le traitement de la déshydratation se fera par soluté de réhydratation orale ou par voie intraveineuse.
Il est recommandé d'utiliser les solutés prévus à cet effet et de respecter les modalités de reconstitution et d'utilisation.
· La concentration en Na+ devra être comprise entre 30 et 60 mmol/l, les solutés à moindre teneur en sodium (30 mmol/l) étant réservés aux déshydratations peu sévères.
· Un apport en chlore et en potassium est nécessaire afin de corriger les pertes digestives.
· La concentration recommandée en glucose se situe entre 74 et 110 mmol/l.
· L'adjonction de protéines hydrolysées ou d'acides aminés ne semble pas améliorer la réhydratation ni l'état nutritionnel.
Il est indispensable de proposer à l'enfant de boire très souvent, tous les 1/4 d'heure par exemple.
A titre indicatif, le volume proposé de soluté de réhydratation orale doit être équivalent au poids perdu soit 50 à 100 ml/kg pour une déshydratation de 5 à 10 % du poids du corps.
En cas de diarrhée sévère ou prolongée, de vomissement important ou de refus d'alimentation, une réhydratation par voie intraveineuse devra être envisagée.
· En cas de diarrhée infectieuse avec des manifestations cliniques suggérant un phénomène invasif, recourir à des antibactériens à bonne diffusion systémique.
· Un traitement prolongé ne se justifie pas dans le cadre de la diarrhée aiguë.
· En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase. Devant une diarrhée chez l'enfant, il convient d'envisager l'éventualité d'un déficit en saccharase avant de prescrire un médicament contenant du saccharose.
· En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
Précautions d'emploi
Pour l'enfant
· En cas de prescription d'une réhydratation par soluté de réhydratation, les modalités d'utilisation ainsi que le mode de reconstitution devront être clairement et précisément expliqués.
· En l'absence de nécessité de prescrire une telle réhydratation, il est néanmoins nécessaire de clairement expliquer la nécessité de:
o réhydrater l'enfant par des boissons abondantes, salées ou sucrées, afin de compenser les pertes de liquide dues à la diarrhée (la ration quotidienne moyenne en eau est de 2 litres);
o maintenir l'alimentation le temps de la diarrhée,
§ en excluant certains apports et particulièrement les crudités, les fruits, les légumes verts, les plats épicés, ainsi que les aliments ou boissons glacés,
§ en privilégiant les viandes grillées, le riz.
· La suppression du lait et des laitages devra être envisagée au cas par cas.
Malgré un faible pourcentage de résorption sanguine, la neurotoxicité et la néphrotoxicité des polymixines imposent de limiter la durée du traitement et d'éviter l'administration de colistine en cas d'insuffisance rénale sévère ou d'altération de la muqueuse digestive.
Les ralentisseurs de transit favoriseraient une plus grande absorption du médicament.
Néphrotoxicité
La colistine est éliminée exclusivement par voie rénale et est néphrotoxique. Elle n'est pas dialysable par hémodialyse.
Bien que les concentrations plasmatiques de colistine obtenues après administration orale soient très faibles chez les sujets aux fonctions rénales normales, ce médicament est à utiliser avec précaution chez les patients en insuffisance rénale en évaluant le bénéfice/risque du traitement pour chaque patient.
Chez ces patients, il convient d'utiliser la dose efficace la plus faible, de surveiller l'apparition d'éventuelles paresthésies péribuccales et de contrôler les fonctions rénales.
En cas de besoin, il peut être utile de mesurer la concentration plasmatique de colistine afin de mieux adapter la posologie.
En cas de traitement prolongé ou de traitement concomitant par des médicaments néphrotoxiques, les mêmes surveillances sont à mettre en œuvre (voir rubrique 4.5).


Grossesse

Grossesse
Il est préférable, par mesure de précaution, de ne pas utiliser la colistine par voie orale au cours de la grossesse. En effet, bien que les données animales ne mettent pas en évidence d'effet malformatif ou fœtotoxique, les données cliniques sont insuffisantes.
Allaitement
Compte-tenu de l'immaturité digestive du nouveau-né et du risque de néphrotoxicité, la prescription de ce médicament par voie orale n'est pas recommandée en cas d'allaitement.


Effets indésirables

· Manifestations cutanées: rares réactions cutanées.
· Manifestations digestives: nausées, vomissements, diarrhée.
· Manifestations infectieuses: infections systémiques graves dues à la sélection de souches multi-résistantes chez les sujets en repos digestif.
· En cas d'insuffisance rénale ou en cas d'administration de colistine à doses très élevées:
o insuffisance rénale,
o troubles neuropsychiques: paresthésies péribuccales et des extrémités, désorientation temporo-spatiale, syndrome confusionnel. En cas d'anesthésie récente ou d'association avec des agents curarisants, risque de bloc neuromusculaire et notamment de paralysie respiratoire.


Effets sur la conduite

L'administration par voie orale génère un faible passage systémique du produit. Or après administration I.V. de colistiméthate sodique, une neurotoxicité, effet dose-dépendant, caractérisée par des étourdissements, une confusion ou des troubles visuels, a été rapportée. Si ces effets surviennent, il convient de ne pas conduire de véhicule ou d'utiliser des machines.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


Publicité