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DAUNOXOME 2 mg/ml, dispersion liposomale à diluer injectable


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Indications thérapeutiques

DAUNOXOME est indiqué dans le traitement du sarcome de Kaposi cutanéo muqueux extensif ou viscéral, chez des patients à un stade avancé de l’infection par le VIH (CD4 < 200/mm3).


Contre-indications

· Hypersensibilité à DAUNOXOME, à l’un des excipients ou à d’autres anthracyclines/anthracénédiones.
· Allaitement.
· En association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).


Précautions d'emploi

Toxicité cardiaque
DAUNOXOME et les autres anthracyclines peuvent entraîner une toxicité cardiaque et en particulier une insuffisance cardiaque congestive due à une cardiomyopathie. La symptomatologie peut être soudaine et peut apparaître plusieurs semaines ou mois après l’arrêt du traitement. Les lésions cardiaques peuvent être irréversibles et de rares cas de décès ont été rapportés, habituellement chez des patients soumis à des facteurs de risque.
Le risque de toxicité cardiaque augmente avec la dose cumulative totale d’anthracyclines. Des précautions doivent donc être prises en cas de traitement antérieur par anthracyclines, traitement antérieur ou concomitant par une autre molécule cardiotoxique, chez les patients souffrant de maladies cardiovasculaires pré-existantes, chez ceux avec des antécédents d’irradiation médiastinale et chez les personnes âgées. Des précautions doivent donc être prises lorsque DAUNOXOME est administré à ces patients.
DAUNOXOME ne doit être administré aux patients souffrant de maladies cardiovasculaires que lorsque le bénéfice du traitement l’emporte sur le risque encouru.
L’expérience acquise chez les patients traités avec une forte dose de DAUNOXOME (supérieure à 60 mg/m2) pour des malignités autres que le sarcome de Kaposi indique que le risque de toxicité cardiaque est vraisemblablement plus élevé chez ces patients.
Surveillance cardiaque
Une surveillance étroite de la fonction cardiaque est essentielle chez les patients traités par DAUNOXOME.
La cardiomyopathie induite par les anthracyclines est habituellement associée à une diminution de la fraction d’éjection du ventricule gauche (LVEF) mesurée par échographie ou par scan en angiographie multiplane (MUGA). La mesure de la LVEF représente une méthode de surveillance de la fonction cardiaque plus spécifique que l’électrocardiographie (ECG).
Avant le début du traitement par DAUNOXOME, une ECG, une échocardiographie et une mesure de la LVEF doivent être effectuées chez tous les patients afin de fournir des valeurs de base. Ces tests doivent être répétés régulièrement durant le traitement. En outre, chez tous les patients, la LVEF doit être déterminée lorsque la dose cumulative atteint 320 mg/m2, et par la suite à tous les 160 mg/m2 afin d’identifier, le plus tôt possible, tout changement de la LVEF qui pourrait précéder une cardiomyopathie si le traitement par DAUNOXOME se poursuivait.
Chez les patients soumis à des facteurs de risque d’apparition d’une toxicité cardiaque due à DAUNOXOME et ceux recevant une forte dose de DAUNOXOME par cycle (par ex. 120 mg/m2 ou plus), une diminution de la fonction cardiaque peut survenir à des doses cumulatives plus faibles de DAUNOXOME. Par conséquent, il convient d’envisager de déterminer la LVEF après chaque cycle de traitement et avant toute administration supplémentaire de DAUNOXOME.
Des changements transitoires au niveau de l’ECG, tels qu’un aplatissement de l’onde T, un sous-décalage du segment ST ou des arythmies bénignes ne sont pas considérés comme des indications suffisantes pour interrompre DAUNOXOME. Une réduction de l’onde QRS est davantage considérée comme indicative d’une toxicité cardiaque.
Lorsqu’une cardiomyopathie est suspectée et/ou que la LVEF a diminué significativement par rapport aux valeurs préalables au traitement (ex. 20 % de diminution) et/ou que la LVEF est plus faible que la valeur attendue (ex. < 45 %), le bénéfice de la poursuite du traitement doit être soigneusement pesé par rapport aux risques de lésions cardiaques irréversibles.
Il est recommandé d’interrompre le traitement par DAUNOXOME en cas d’apparition de signes ou de symptômes d’insuffisance cardiaque.
Toxicité hématologique
DAUNOXOME est un myélosuppresseur. L’effet le plus significatif est habituellement une neutropénie, pouvant être persistante et sévère. Une anémie et une thrombocytopénie peuvent également survenir, mais sont généralement moins marquées. Une numération formule sanguine complète doit être effectuée avant chaque dose et fréquemment pendant la durée du traitement par DAUNOXOME.
Une toxicité hématologique peut nécessiter une réduction de la dose de DAUNOXOME, son interruption ou un ajournement du traitement. Le facteur de stimulation de la lignée granulocytaire G‑CSF a été utilisé pour traiter des patients neutropéniques.
Des précautions doivent être prises en cas d’association de DAUNOXOME avec d’autres agents ayant des propriétés myélosuppressives.
Réactions au site d’injection
Des précautions particulières doivent être prises afin d’assurer l’absence d’extravasation de DAUNOXOME durant l’administration. Une administration paraveineuse peut conduire à un érythème, une douleur et une tuméfaction au site d’infiltration dans les tissus. Ces effets sont en général transitoires et disparaissent dans les 6 mois. Néanmoins, une nécrose tissulaire localisée doit être considérée comme une conséquence possible de l’extravasation.
En cas d’apparition de quelconque signe ou symptôme d’extravasation (ex. picotements, érythème), la perfusion doit être immédiatement interrompue et recommencée dans une autre veine. Il n’est pas conseillé de prendre une mesure quelconque susceptible d’entraîner la libération du principe actif à partir des liposomes (comme l’application de glace ou de corticostéroïdes, une instillation d’antidotes locaux, une compression locale etc.).
Réactions aiguës associées à la perfusion
Des réactions aiguës associées à la perfusion ont été rapportées chez des patients traités par DAUNOXOME. Les symptômes comprennent typiquement une douleur dorsale, des flushs, une striction thoracique et une dyspnée. Ces réactions causées par la perfusion peuvent survenir durant la première exposition à DAUNOXOME ou durant une ré-exposition d’un patient déjà traité sans incident. Les réactions associées à la perfusion surviennent généralement pendant les 10 premières minutes de la perfusion et cèdent au ralentissement ou à l’interruption de cette dernière. Des réactions anaphylactiques, ont été rapportées.
Précautions générales
Des précautions doivent être prises lorsque DAUNOXOME est utilisé simultanément avec d’autres agents myélosuppresseurs ou cardiotoxiques (voir également rubrique 4.5).
Des leucémies secondaires ont été rapportées après un traitement par anticancéreux (voir rubrique 4.8). En conséquence, tout patient traité par la daunorubicine doit faire l’objet d’une étroite surveillance hématologique, même à distance de l’arrêt du traitement.


Grossesse

La tolérance chez les femmes enceintes et allaitantes n'a pas été établie. Toutefois, il a été démontré que la daunorubicine, principe actif de DAUNOXOME, est susceptible d’altérer la fonction de la reproduction et a des effets tératogènes chez l’animal et qu’il existe par ailleurs un certain nombre d’arguments en faveur d’un risque fœtal chez l’homme. Par conséquent, dans l'ignorance de l'éventuelle nocivité pour le fœtus de l'administration en cours de grossesse, ce médicament ne doit pas être administré chez la femme enceinte. L'allaitement maternel doit être interrompu pendant le traitement.


Effets indésirables

Les effets indésirables considérés comme au moins possiblement imputables au traitement par DAUNOXOME sont listés ci-dessous par classe de système d’organes et fréquence. La fréquence est définie comme : très fréquent ≥ 10 %; fréquent 1 % et < 10 %; peu fréquent ≥ 0,1 % et < 1 %; rare ≥ 0,01 % et < 0,1 %, très rare <0,01 %.
Infections et infestations
· Très fréquent : infection.
· Peu fréquent : septicémie, choc septique (voir rubrique 4.4).
Affections hematologiques et du systeme lymphatique
Très fréquent : myélosuppression, agranulocytose, neutropénie, neutropénie fébrile, leucopénie, pancytopénie, thrombocytopénie et anémie (voir rubrique 4.4).
Comme avec d’autres agents anticancéreux altérant l’ADN, des cas de syndrome myélodysplasique et de leucémie myéloïde aiguë ont été observés après un traitement combiné incluant la daunorubicine.
Avec les inhibiteurs de la topoisomérase II, il a été rapporté une incidence plus élevée qu’attendue de leucémies secondaires se présentant comme des leucémies de novo LAM2, LAM3, LAM4. De telles formes peuvent présenter une courte période de latence (de 1 à 3 ans). Ces formes nécessitent un diagnostic précoce et un traitement adapté (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire
· Rare : réactions anaphylactiques.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
· Fréquent : déshydratation.
Affections psychiatriques
· Fréquent : dépression.

Affections du système nerveux
· Très fréquent : céphalées.
· Fréquent : vertiges.
Affections cardiaques (voir rubrique 4.4)
· Fréquent : diminution de la fraction d’éjection du ventricule gauche.
· Peu fréquent : insuffisance cardiaque congestive, cardiomyopathie.
· Rare : fibrillation atriale, infarctus du myocarde.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· Très fréquent : dyspnée.
Affections gastro-intestinales
· Très fréquent : stomatite, ulcération des muqueuses, nausées, vomissements, diarrhées, douleur abdominale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Très fréquent : alopécie.
· Rare : érythrodysesthésie palmo-plantaire (voir ci-dessous).
· De rares cas d’érythrodysesthésie palmo-plantaire (syndrome mains-pieds) ont été rapportés chez des patients leucémiques traités par de fortes doses de DAUNOXOME et de cytarabine. Ce trouble est caractérisé par une tuméfaction, une douleur, des fourmillements et un érythème au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds, ce qui peut conduire à une desquamation chez certains patients. Une réduction de la dose ou une administration remise à plus tard peut être nécessaire pour traiter ce trouble.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
· Très fréquent : asthénie, fatigue, fièvre, frissons, réactions associées à la perfusion (y compris des douleurs dorsales, des bouffées de chaleur, une striction thoracique, une dyspnée ; voir rubrique 4.4).
· Fréquent : une extravasation au site d’injection peut conduire à un érythème, des douleurs et une tuméfaction (voir rubrique 4.4).


Effets sur la conduite

Les effets de DAUNOXOME sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Cependant, les patients doivent être informés que des vertiges ont été rapportés durant le traitement par DAUNOXOME et donc que ce médicament peut affecter l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


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