Publicité
Accueil > Dictionnaires > Guide des Médicaments > ATRACURIUM HOSPIRA 10 mg/ml, solution injectable
Médicaments
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

ATRACURIUM HOSPIRA 10 mg/ml, solution injectable


Publicité
Indications thérapeutiques

Le bésilate d'atracurium injectable est indiqué comme adjuvant de l'anesthésie générale lors des interventions chirurgicales afin de relâcher les muscles striés et de faciliter l'intubation endotrachéale et la ventilation assistée. Il est également indiqué pour faciliter la ventilation assistée en unité de soins intensifs.


Contre-indications

Hypersensibilité connue ou présumée au produit.


Précautions d'emploi

Le bésilate d'atracurium doit être administré uniquement par des personnes familiarisées avec les techniques de respiration artificielle et sous réserve de la disponibilité immédiate de matériel d'intubation endotrachéale permettant une assistance respiratoire adéquate, avec oxygénation sous pression positive et élimination du CO2. Le clinicien doit être prêt à assister ou contrôler la ventilation, et des anticholinestérasiques doivent être disponibles immédiatement en vue d’une réversion du bloc neuromusculaire.
L'atracurium n’a pas d'effets connus sur la vigilance, le seuil nociceptif ou la pensée. En chirurgie, il doit être utilisé uniquement avec une anesthésie générale adéquate.
Comme pour les autres curares, il peut y avoir une libération d'histamine chez les patients sensibles au cours de l'administration de bésilate d'atracurium. La prudence est de rigueur chez les patients ayant des antécédents d’hypersensibilité aux effets de l'histamine.
Ne pas administrer le bésilate d'atracurium injectable par voie intramusculaire.
Le bésilate d'atracurium injectable a un pH acide ; par conséquent, il ne faut ni le mélanger à des solutés alcalins (par ex. solutions de barbituriques) dans la même seringue, ni l'administrer simultanément au travers de la même aiguille pendant la perfusion intraveineuse. En fonction du pH de tels mélanges, une inactivation du bésilate d'atracurium pourrait se produire, avec précipitation d’acide libre.
Lors du choix d'une veine de petit calibre pour l’injection, un rinçage par sérum physiologique doit être réalisé après l’injection. En cas d'administration d'autres anesthésiques au travers de la même aiguille ou canule à demeure, il est nécessaire de rincer chaque produit avec un volume adéquat de sérum physiologique.
L'atracurium peut produire des effets importants chez les patients qui présentent une myasthénie, un syndrome de Lambert-Eaton ou d'autres maladies neuro-musculaires dans lesquelles a été notée une potentialisation des curares non dépolarisants. Il est particulièrement important chez ces patients d'administrer une posologie réduite d'atracurium et d’utiliser un stimulant périphérique afin d'évaluer le bloc neuromusculaire. Les mêmes précautions doivent être prises chez les patients présentant des anomalies électrolytiques sévères.
Aux doses recommandées, l'atracurium est dépourvu de propriétés vagolytiques ou ganglioplégiques significatives. Par conséquent, il n’empêche pas la bradycardie induite par de nombreux agents anesthésiques ou par la stimulation vagale au cours des interventions. Une bradycardie sous anesthésie peut donc être plus fréquente avec l'atracurium qu'avec les autres myorelaxants.
Comme pour d'autres curares non dépolarisants, un moindre effet de l'atracurium peut apparaître chez les brûlés. Chez ce type de patients, une augmentation des doses d'atracurium peut être nécessaire en fonction du temps écoulé depuis la survenue de la brûlure et de l'étendue de celle-ci.
Le bésilate d'atracurium doit être administré en un minimum de 60 secondes chez les patients pouvant présenter une sensibilité inhabituelle aux hypotensions, par exemple les hypovolémiques.
Le bésilate d'atracurium injectable est hypotonique et ne doit pas être perfusé dans la même tubulure qu'une transfusion sanguine.
Une surveillance périodique des valeurs de créatine phosphokinase (CPK) doit être envisagée chez les patients asthmatiques recevant de fortes doses de corticostéroïdes et d'agents bloquants neuromusculaires en unité de soins intensifs.
Il convient de prendre des précautions particulières en cas d’antécédents connus de réactions anaphylactiques aux curares, une réaction allergique croisée pouvant se produire avec ces agents.


Grossesse

Grossesse
L'atracurium traverse la barrière placentaire, mais aucun effet indésirable n'a été mis en évidence chez le fœtus ou le nouveau-né. Les études chez l'animal n’ont pas mis en évidence d'effets néfastes de l'atracurium sur le développement fœtal. Comme pour tous les curares, l’utilisation d’atracurium doit être évitée au cours du premier trimestre de grossesse, l’atracurium ne doit pas être utilisé au cours du second et du troisième trimestre sauf en cas de nécessité absolue.
Le bésilate d'atracurium peut être utilisé pour maintenir le relâchement musculaire au cours d’une césarienne puisqu’aux doses recommandées, il ne traverse pas le placenta de manière significative. Dans une étude ouverte, le bésilate d'atracurium (0,3 mg/kg) a été administré à 26 femmes enceintes au cours d’une césarienne. Bien que de faibles quantités de ce médicament aient traversé le placenta, aucun effet nocif imputable à l’atracurarium n’a été observé chez aucun des nouveau-nés. La possibilité d'une dépression respiratoire chez le nouveau-né doit toujours être envisagée après une césarienne au cours de laquelle un agent bloquant neuromusculaire a été administré.
Une anesthésie au cours du troisième trimestre de grossesse expose la mère au syndrome de Mendelson (pneumopathie acide par inhalation de suc gastrique). Si un myorelaxant est utilisé à l’induction de l’anesthésie, on devra privilégier un curare ayant un délai d’action bref, une durée d’action brève et un faible passage transplacentaire et il devra être utilisé à la plus faible dose nécessaire pour obtenir un relâchement neuromusculaire satisfaisant. Chez les patientes recevant du sulfate de magnésium, la réversion du bloc peut être insatisfaisante et la dose d'atracurium doit être réduite, selon les indications.
Allaitement
L’atracurium a un poids moléculaire relativement élevé et est fortement ionisé au pH physiologique : ces deux facteurs diminuent fortement le passage dans le lait. De plus, bien que le lait soit légèrement plus acide que le plasma, l’atracurium présent dans le lait serait rapidement dégradé. Toutefois, étant donné le risque potentiel de dépression respiratoire chez le nouveau-né, en particulier chez le prématuré, il est recommandé de surveiller étroitement le nouveau-né lorsque l’allaitement débute dans les 24 heures qui suivent l’administration d’atracurium.


Effets indésirables

Comme avec la plupart des curares, il existe un risque d'effets indésirables évocateurs d'une libération d'histamine chez les sujets sensibles. Dans des essais cliniques portant sur 875 patients, des cas de rougeur de la peau ont été signalés dans une fourchette comprise entre 1 % à des doses allant jusqu’à 0,3 mg/kg et 29 % aux doses de 0,6 mg/kg et plus. L'incidence des hypotensions transitoires s'échelonnait, respectivement, de 1 à 14 % pour les posologies correspondantes. Les autres effets indésirables signalés ont été les suivants : bronchospasme, tachycardie et rarement, réactions anaphylactoïdes.
Lors des études de pharmacovigilance à grande échelle, des effets indésirables considérés comme étant en relation possible ou probable avec l'atracurium ont été observés chez à peu près 10 % des patients. Des réactions cutanées localisées, des bouffées congestives généralisées et de l'hypotension ont été observées chez 2 à 3 % des patients. Hypertension, tachycardie et bradycardie sont survenues chez 1 % des patients environ. Un bronchospasme a été signalé chez environ 0,2 % des patients.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés pour l'atracurium :























Généraux :

Réactions allergiques (c’est-à-dire réponses de type anaphylactique ou anaphylactoïde), sévères dans de rares cas (par ex. choc, insuffisance cardiaque, arrêt cardiaque), œdème de Quincke.

Musculo-squelettiques :

Bloc insuffisant, bloc prolongé.

Cardiovasculaires :

Hypotension, hypertension, vasodilatation (bouffées congestives), tachycardie, bradycardie, hypoxémie.

Respiratoires :

Dyspnée, bronchospasme, laryngospasme, respiration sifflante.

Dermatologiques :

Eruption cutanée, urticaire, érythème généralisé, rougeur de la peau, réaction au site d'injection.

Quelques cas de faiblesse musculaire et/ou de myopathies ont été observés à la suite d'une administration prolongée de bésilate d'atracurium chez des patients en état grave en unité de soins intensifs. La plupart d'entre eux recevaient de manière concomitante des corticostéroïdes. Il n'a pas été établi de lien de cause à effet avec le traitement par l’atracurium.
Des convulsions ont été rapportées dans de rares cas chez des patients d'USI traités par l'atracurium en association avec plusieurs autres médicaments. Ces patients présentaient en général un ou plusieurs facteurs médicaux de risque de convulsions (par ex. traumatisme crânien, œdème cérébral, encéphalite virale, encéphalopathie hypoxique, urémie). Au cours des essais cliniques, il n’a pas été démontré de corrélation entre la concentration plasmatique de laudanosine et la survenue de convulsions.


Effets sur la conduite

Il est déconseillé d’utiliser une machine potentiellement dangereuse ou de conduire un véhicule au cours des 24 heures qui suivent la complète disparition de l’action curarisante de l’atracurium.



0000-00-00 - source: AFSSAPS


Publicité