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FLUVOXAMINE SANDOZ 50 mg, comprimé pelliculé sécable

Maléate de fluvoxamine... 50,00 mg



Pour un comprimé pelliculé sécable



Pour les excipients, voir 6.1.
Comprimé pelliculé sécable.

· Episode dépressif majeur (c’est-à-dire caractérisé).
· Troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Dépression

Adulte



La posologie initiale est de 50 mg ou 100 mg, en une prise le soir. Il est recommandé d’augmenter la dose progressivement jusqu’à l’obtention d’une posologie efficace.

La posologie efficace habituelle est de 100 mg par jour et doit être adaptée individuellement selon la réponse de chaque patient. Des doses allant jusqu’à 300 mg par jour ont été administrées. Des posologies supérieures à 150 mg par jour doivent être réparties en plusieurs prises.

Selon le rapport de consensus de l’OMS, un traitement antidépresseur doit être poursuivi pendant au moins six mois après rétablissement de l’épisode dépressif.

Une dose de 100 mg par jour devrait être suffisante dans ce cas.

Enfant/Adolescent

Ce médicament est déconseillé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans pour le traitement de l'épisode dépressif majeur.



L'efficacité et la sécurité d'emploi de fluvoxamine n'ont pas été démontrées dans cette population pour le traitement de l'épisode dépressif majeur (voir 4.4).

Troubles obsessionnels compulsifs

Adulte



La posologie initiale recommandée est de 50 mg par jour pendant 3 – 4 jours.

La posologie efficace habituelle est comprise entre 100 mg et 300 mg par jour.

La posologie doit être augmentée progressivement jusqu’à l’obtention d’une posologie efficace avec une posologie maximale de 300 mg par jour chez l’adulte.

Des doses allant jusqu’à 150 mg peuvent être administrées en une seule prise, de préférence le soir. Si la dose totale journalière est supérieure à 150 mg une administration en deux ou trois prises est conseillée.



Lors de l’obtention de la réponse thérapeutique souhaitée, le traitement peut être poursuivi à une posologie adaptée à chaque individu.

Lorsqu’aucune amélioration n’est observée au bout de 10 semaines de traitement, la poursuite de celui-ci doit être évaluée. Bien qu’il n’y ait pas d’études permettant de déterminer la durée du traitement par la fluvoxamine, le TOC étant une pathologie chronique, il est raisonnable d’envisager la poursuite du traitement au-delà de 10 semaines chez les patients répondeurs. Des ajustements posologiques doivent être faits avec précaution en se basant sur des données individuelles, pour maintenir le patient à la posologie minimale efficace.

La nécessité du traitement doit être réévaluée périodiquement. Certains cliniciens préconisent l’association d’une psychothérapie comportementale associée au traitement médicamenteux chez les patients répondeurs.

Enfant/adolescent

Chez l’enfant de plus de 8 ans et l’adolescent, les données sont limitées, des doses allant jusqu’à 100 mg par jour en deux prises pendant 10 semaines ont été évaluées.

La dose initiale est de 25 mg par jour. Elle sera augmentée tous les 4 à 7 jours par paliers de 25 mg en fonction de la tolérance jusqu’à obtention de la dose minimale efficace.

La dose maximale chez l’enfant ne doit pas dépasser 200 mg par jour (voir 5.1 et 5.2). Si la dose totale journalière est supérieure à 50 mg, une administration en deux prises est conseillée. Si les doses réparties en deux prises ne sont pas identiques, la dose la plus importante devra être prise au coucher.

Insuffisant hépatique ou rénal

Chez les patients insuffisants hépatiques ou rénaux le traitement doit être débuté à faible dose et une surveillance accrue est nécessaire.

Mode d'administration



Les comprimés de fluvoxamine doivent être avalés avec de l’eau sans être croqués.
· La fluvoxamine est contre-indiquée en association avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).
Le traitement par la fluvoxamine peut être débuté :
· deux semaines après l’arrêt d’un IMAO irréversible, ou
· le lendemain de l’arrêt d’un IMAO réversible (par exemple : moclobémide).
Un délai d’au moins une semaine doit être respecté entre l’arrêt de la fluvoxamine et le début du traitement par un IMAO.
· Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients.
Le risque suicidaire chez les patients déprimés existe et peut persister jusqu’à ce qu’une rémission significative apparaisse, une surveillance accrue s’impose donc pendant cette période.
Chez les insuffisants hépatiques ou rénaux, le traitement doit être débuté à faible dose et une surveillance accrue est nécessaire.
Le traitement par la fluvoxamine a été rarement associé à une augmentation des enzymes hépatiques accompagnée généralement de symptômes cliniques. Dans un tel cas, le traitement doit être arrêté.
La glycémie peut être perturbée, particulièrement en tout début de traitement. La posologie des médicaments antidiabétiques peut donc nécessiter un ajustement.
Bien que lors des études chez l’animal, il n’ait pas été observé de propriétés proconvulsivantes de la fluvoxamine, ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de convulsions.
Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d’épilepsie la surveillance clinique et électrique doit être renforcée. Le traitement par fluvoxamine doit être arrêté en cas de survenue d’une crise ou d’augmentation de la fréquence des crises. La fluvoxamine doit être évitée en cas d’épilepsie instable.
L’apparition d’un syndrome sérotoninergique ou d’événements de type syndrome malin des neuroleptiques a été observée dans de rares occasions lors d’un traitement par la fluvoxamine, notamment lors de l’association avec d’autres médicaments sérotoninergiques et/ou neuroleptiques.
Ces syndromes pouvant engager le pronostic vital du patient, le traitement par la fluvoxamine doit être arrêté si de tels événements apparaissent (caractérisés par la présence concomittante de symptômes tels que hyperthermie, rigidité, myoclonie, dysfonctionnement du système nerveux autonome avec possible fluctuation rapide des signes vitaux, altération de l’état mental incluant confusion, irritabilité, agitation extrême évoluant vers un délire et coma) et un traitement symptomatique d’appoint doit être initié.
Comme avec les autres ISRS, une hyponatrémie a été rarement rapportée et semble réversible à l’arrêt de la fluvoxamine. Quelques cas ont été peut-être dus au syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique. La plupart des cas rapportés concernaient des patients âgés.
Des saignements cutanés anormaux à type d’ecchymoses et de purpura ont été rapportés avec les ISRS. Une attention particulière est recommandée chez les patients prenant des ISRS, notamment en association avec des médicaments ayant une action sur la fonction plaquettaire (par exemple, les neuroleptiques atypiques et les phénothiazines, la plupart des antidépresseurs tricycliques, l’aspirine, les AINS) et également chez les patients ayant des antécédents de saignements et de troubles de la coagulation.
La fluvoxamine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant des antécédents de manie/hypomanie.
La fluvoxamine doit être arrêtée chez tout patient entrant en phase maniaque.
En association avec la fluvoxamine, les concentrations plasmatiques de la terfénadine, astémizole ou cisapride peuvent augmenter entraînant une augmentation du risque d’allongement de l’espace QT/Torsade de Pointes. Par conséquent, la fluvoxamine ne doit pas être administrée en association avec ces médicaments.
En l’absence d’expérience clinique, une attention particulière est recommandée en cas de post-infarctus du myocarde immédiat.
L’expérience clinique étant limitée, une précaution d’emploi est conseillée lors de l’association fluvoxamine et électro-convulsivothérapie.
Les données comparant le sujet âgé et l’adulte jeune ne montrent pas de différence cliniquement significative en ce qui concerne les posologies habituellement utilisées. Cependant, chez le sujet âgé, ce médicament sera utilisé avec précaution et l’augmentation de la dose devra se faire plus lentement.
Utilisation chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans
L’utilisation de FLUVOXAMINE SANDOZ est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, à l’exception des patients présentant des troubles obsessionnels compulsifs. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l’objet d’une surveillance attentive pour détecter l’apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d’aucune donnée de tolérance à long terme chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
Liés aux excipients
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
L’association avec les IMAO est contre-indiquée (voir aussi 4.3 Contre-indications).
La fluvoxamine est un puissant inhibiteur du CYP1A2 et dans une moindre mesure des CYP2C et CYP3A4. En conséquence, en cas d’association, les médicaments dont le métabolisme dépend en grande partie de ces isoenzymes sont éliminés plus lentement et leur concentration plasmatique peut augmenter. Si ces derniers ont de surcroît une marge thérapeutique étroite, une surveillance accrue est nécessaire et, éventuellement, un ajustement de dose est recommandé. La fluvoxamine présente un effet inhibiteur négligeable sur le CYP2D6 et ne semble affecter ni le métabolisme non oxydatif ni l’excrétion rénale.
CYP1A2
En association avec la fluvoxamine, il a été décrit une augmentation des concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés principalement par le cytochrome P450 1A2, comme certains antidépresseurs tricycliques (ex. clomipramine, imipramine, amitriptyline) ou certains antipsychotiques (ex. clozapine, olanzapine). Par conséquent, lors de l’instauration d’un traitement par fluvoxamine, une diminution de la posologie de ces médicaments devrait être envisagée.
Si les médicaments associés, métabolisés par le CYP1A2, ont une marge thérapeutique étroite (comme la tacrine, théophylline, méthadone, méxilétine), une surveillance accrue est nécessaire et, éventuellement, un ajustement de la dose est recommandé.
Lors de l’association avec la fluvoxamine, la concentration plasmatique de warfarine est augmentée significativement et le temps de prothrombine est allongé.
Des cas isolés de toxicité cardiaque ont été rapportés lors de l’association de la thioridazine à la fluvoxamine.
En association avec la fluvoxamine, les concentrations plasmatiques de propranolol augmentent, il peut donc être nécessaire de diminuer la posologie de ce dernier.
La concentration plasmatique de caféine peut augmenter en cas d’administration concomitante de fluvoxamine. Ainsi, les patients consommant des quantités importantes de boissons contenant de la caféine doivent diminuer leur apport si des effets indésirables liés à la caféine sont observés (tels que tremblements, palpitations, nausées, agitation, insomnie).
En association avec la fluvoxamine, les concentrations plasmatiques du ropinirol pouvant augmenter une surveillance et une diminution de la posologie du ropinirol pendant le traitement par la fluvoxamine et après son interruption peut être nécessaire.
CYP2C
Les patients recevant de la fluvoxamine et des médicaments métabolisés par le CYP2C avec une marge thérapeutique étroite (comme la phénytoïne) doivent être surveillés et, si nécessaire, un ajustement de la posologie de ces médicaments est recommandé.
CYP3A4
Terfénadine, astémizole, cisapride : voir aussi les mises en garde et les précautions particulières d’emploi.
Les patients recevant de la fluvoxamine et des médicaments métabolisés par le CYP3A4 avec une marge thérapeutique étroite (comme la carbamazépine, la ciclosporine) doivent être surveillés et, si nécessaire, un ajustement de la posologie de ces médicaments est recommandé.
Les niveaux plasmatiques des benzodiazépines métabolisées par oxydation (ex. triazolam, midazolam, alprazolam et diazépam) peuvent augmenter en cas de co-administration avec la fluvoxamine. La dose de ces benzodiazépines doit alors être réduite.
Glucuronidation
La fluvoxamine n’affecte pas les concentrations plasmatiques de digoxine.
Excrétion rénale
La fluvoxamine n’affecte pas les concentrations plasmatiques de l’aténolol.
Interactions pharmacodynamiques
Une potentialisation des effets sérotoninergiques peut être observée lors de l’association avec d’autres agents sérotoninergiques (y compris les triptans, le tramadol, les ISRS et les préparations de millepertuis) (voir aussi les mises en garde et précautions particulières d’emploi).
La fluvoxamine a été utilisée en association avec le lithium pour le traitement de patients dépressifs sévères et résistants aux traitements. Cependant, le lithium (et peut-être le tryptophane) augmente les effets sérotoninergiques de la fluvoxamine. L’association doit être réalisée avec précaution en cas de dépression sévère résistante au traitement.
L’association avec les anticoagulants oraux nécessite une surveillance accrue étant donné l’augmentation du risque d’hémorragie.
Comme pour tout médicament psychotrope, lors de la prise de fluvoxamine il est conseillé d’éviter la consommation d’alcool.
Les études de reproduction chez l'animal n'ont pas mis en évidence une altération de la fertilité ni des fonctions de reproduction ni d’effets tératogènes sur la descendance.
Chez la femme, des données sur un nombre limité de grossesses exposées n’ont pas mis en évidence d’effet délétère. A ce jour, aucune autre donnée épidémiologique pertinente n’est disponible.
La prudence est tout de même recommandée lors de l’utilisation chez la femme enceinte.
Des cas isolés de syndrome de sevrage ont été décrits chez le nouveau-né après utilisation de fluvoxamine en fin de la grossesse.
Bien que le passage de la fluvoxamine dans le lait maternel soit faible, ce médicament ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.
Une posologie inférieure à 150 mg par jour de fluvoxamine a peu ou pas d’effet sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Aucun effet sur les capacités psychomotrices associées à la conduite ou à l’utilisation de machines n’a été montré chez les volontaires sains. Cependant des cas de somnolence ont été rapportés pendant le traitement par la fluvoxamine. En conséquence, il est recommandé d’être prudent tant que la réponse individuelle au médicament n’a pas été déterminée.
Les nausées, parfois accompagnées de vomissements sont les symptômes les plus fréquemment observés lors du traitement par la fluvoxamine. Ces effets secondaires généralement diminuent dans les deux premières semaines du traitement.
Les autres effets indésirables observés lors des études cliniques aux fréquences mentionnées ci-dessous, sont souvent associés à la maladie et ne sont pas forcément liés au traitement.
Fréquents (fréquence 1 - 10 %) :
Divers : asthénie, maux de tête, malaise.
Système cardiovasculaire : palpitations / tachycardie.
Système digestif : douleur abdominale, anorexie, constipation, diarrhée, bouche sèche, dyspepsie.
Système nerveux : agitation, anxiété, étourdissements, insomnie, nervosité, somnolence, tremblements.
Peau : sueur.
Peu fréquents (fréquence < 1 %) :
Système cardiovasculaire : hypotension orthostatique.
Système musculo-squelettique : arthralgie, myalgie.
Système nerveux : ataxie, confusion, symptômes extrapyramidaux, hallucinations.
Système génito-urinaire : éjaculation retardée.
Peau : réactions d’hypersensibilité cutanée dont rash, prurit, angioedème.
Rares (fréquence < 0,1 %) :
Système digestif : anomalie de la fonction hépatique.
Système nerveux : convulsions, épisodes maniaques.
Système génito-urinaire : galactorrhée.
Peau : photosensibilité.
Autres effets indésirables observés pendant la commercialisation
Une prise ou une perte de poids ont été rapportées.
Ont été rarement rapportés, un syndrome sérotoninergique, des évènements à type de syndrome neuroleptique malin, une hyponatrémie et un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (voir aussi mises en garde spéciales et précautions particulières d’emploi).
Bien que les données pré-cliniques et cliniques disponibles ne suggèrent pas l’existence d’une dépendance à la fluvoxamine, des réactions de sevrage généralement modérées et limitées dans le temps peuvent survenir. Les symptômes suivants ont été rapportés : vertiges, paresthésies, céphalées, nausées et anxiété. L’arrêt du traitement doit se faire progressivement.
Hémorragie : (voir aussi mises en garde spéciales et précautions particulières d’emploi).
Très rarement, une paresthésie, une anorgasmie, et une modification du goût ont été rapportées.
Dans une étude de dix semaines versus placebo menée chez l’enfant et l’adolescent souffrant de TOC, les effets indésirables suivants ont été rapportés avec une incidence supérieure à celle du placebo : insomnie, asthénie, agitation, hyperkinésie, somnolence et dyspepsie, de plus des effets indésirables graves tels que agitation et hypomanie ont été rapportés chez les patients sous fluvoxamine. En dehors des essais cliniques, des convulsions ont été rapportées chez des enfants et des adolescents sous fluvoxamine.
Symptômes
Les symptômes incluent des troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées), une somnolence, des vertiges. Des troubles cardiaques (tachycardie, bradycardie, hypotension), troubles de la fonction hépatique, convulsions et coma ont également été rapportés.
La fluvoxamine a une large marge de sécurité en cas de surdosage. Depuis son introduction sur le marché, des cas de décès attribués au surdosage de la fluvoxamine seule ont été très rarement rapportés. La dose de fluvoxamine la plus élevée ingérée par un patient et qui a été documentée est de 12 grammes. Ce patient s’est complètement rétabli. Parfois, des complications plus sévères ont été observées en cas de surdosage délibéré de la fluvoxamine associée à d’autres médicaments.
Traitement
Il n’existe pas d’antidote spécifique de la fluvoxamine. En cas de surdosage, un lavage gastrique associé à un traitement symptomatique doit être effectué dès que possible. L’administration répétée de charbon activé, si nécessaire associé à un laxatif osmotique, est également recommandée. Il est peu probable qu’une diurèse forcée ou une dialyse soient bénéfiques.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Classe pharmacothérapeutique : Antidépresseur. Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine., code ATC : N06AB08
Le mécanisme d’action de la fluvoxamine serait lié à l’inhibition sélective de la recapture de la sérotonine dans les neurones cérébraux. Il y a peu d’interférence avec les processus noradrénergiques. Des études relatives à la liaison au récepteur ont démontré que la fluvoxamine a peu d’affinité pour les récepteurs "-adrénergiques, ß-adrénergiques, histaminergiques, cholinergiques, muscariniques, dopaminergiques ou sérotoninergiques.
Au cours d’une étude clinique versus placebo chez 120 patients atteints de TOC, âgés de 8 à 17 ans, une amélioration statistiquement significative a été observée dans la population totale en faveur de la fluvoxamine à 10 semaines. Une analyse complémentaire en sous-groupe a montré une amélioration sur l’échelle C-YBOC chez l’enfant alors que cet effet n’est pas observé chez l’adolescent. La dose moyenne était respectivement de 158 mg et 168 mg par jour.
Absorption
La fluvoxamine est complètement absorbée après administration orale. Le pic de concentration plasmatique est atteint au bout de 3 à 8 heures. La biodisponibilité moyenne absolue est de 53 % en raison d’un effet de premier passage hépatique.
La prise concomitante de nourriture n’influence pas la biodisponibilité de la fluvoxamine.
Distribution
In vitro, la liaison aux protéines plasmatiques est de 80 %. Le volume de distribution chez l’homme est de 25 l/kg.
Métabolisme
La fluvoxamine est fortement métabolisée par le foie. Bien que le CYP2D6 soit in vitro la principale isoenzyme impliquée dans le métabolisme de la fluvoxamine, les concentrations plasmatiques chez les sujets métaboliseurs faibles du CYP2D6 ne sont pas beaucoup plus élevées que chez les sujets métaboliseurs forts.
La demi-vie plasmatique moyenne observée après une prise unique est approximativement de 13 à 15 heures. Elle est plus longue (17 à 22 heures) en cas de prises répétées. L’état d’équilibre est atteint au bout de 10 à 14 jours d’administration.
La fluvoxamine est principalement métabolisée par déméthylation oxydative donnant lieu, au moins, à neuf métabolites excrétés par voie rénale. Les deux principaux métabolites ont montré une activité pharmacologique négligeable. La fluvoxamine est un inhibiteur puissant du CYP1A2 et un inhibiteur modéré du CYP2C et du CYP3A4, avec seulement une activité inhibitrice faible sur le CYP2D6. La pharmacocinétique de la fluvoxamine n’est pas dose dépendante.
La cinétique de la fluvoxamine étant temps dépendante, les concentrations plasmatiques après doses répétées sont supérieures à celles observées après une prise unique.
Populations à risque
Les données pharmacocinétiques de la fluvoxamine sont identiques chez les adultes sains, les patients âgés et les insuffisants rénaux. Le métabolisme de la fluvoxamine est altéré chez les patients atteints d’une maladie hépatique.
Les concentrations plasmatiques de la fluvoxamine observées à l’équilibre sont deux fois plus élevées chez l’enfant (de 6 à 11 ans) que chez l’adolescent ou l’adulte.
Il n’y a pas de preuves de carcinogénicité, mutagénicité ou d’anomalie de la fertilité avec la fluvoxamine.
Les études de reproduction chez l'animal à fortes doses n'ont pas mis en évidence d'altération de la fertilité ou des fonctions de reproduction, ni d’effets tératogènes sur la descendance.
La possibilité d’abus, de tolérance ou de dépendance physique a été étudiée dans un modèle primate. Aucun phénomène de dépendance n’a été mis en évidence.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Noyau : mannitol, amidon de maïs, amidon prégélatinisé, fumarate de stéaryle sodique, silice colloïdale anhydre.
Pelliculage : OPADRY blanc [lactose monohydraté, hypromellose (E464), dioxyde de titane (E171), macrogol 4000].

3 ans.
A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.
30 ou 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium) ou (PVC/PVDC/Aluminium).
Non documenté
INFORMATION NON TROUVEE
INFORMATION NON TROUVEE
Non documenté

Liste I.

 

0000-00-00 - source: AFSSAPS

 

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