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GLIBENCLAMIDE SANDOZ 2,5 mg, comprimé sécable

Glibenclamide... 2,5 mg
Pour un comprimé sécable.


Comprimé sécable.

Diabète non insulino-dépendant, en association au régime adapté, lorsque ce régime n'est pas suffisant pour rétablir à lui seul l'équilibre glycémique.
RESERVE A L'ADULTE.

Posologie

Comme pour tout agent hypoglycémiant, les posologies doivent être adaptées à chaque cas particulier.

En cas de déséquilibre glycémique transitoire une courte période d'administration du produit peut être suffisante chez un patient habituellement bien équilibré par le régime.

Sujet de moins de 65 ans

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de ½ comprimé par jour, administré avant le petit déjeuner.

Paliers

Les ajustements de posologie se font habituellement par paliers de ½ comprimé en fonction de la réponse glycémique en répartissant les doses avant les 2 ou 3 principaux repas. Plusieurs jours au moins doivent séparer chaque palier de dose.

Traitement d'entretien

La posologie maximale est de 15 mg de glibenclamide.

Si nécessaire, le relais peut être pris par le dosage 5 mg.

Sujet à risque

Sujet âgé de plus de 65 ans

· Débuter le traitement par un comprimé dosé à 1,25 mg une fois par jour.

· Cette dose pourra être progressivement augmentée jusqu'à équilibre glycémique satisfaisant du patient, en respectant des paliers de 7 jours minimum et sous surveillance glycémique étroite.

Chez les autres patients à risque

Chez le patient dénutri ou présentant une altération marquée de l'état général, ou dont la ration calorique est irrégulière et chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, le traitement doit être instauré à la dose la plus faible et les paliers posologiques doivent être scrupuleusement respectés, de façon à éviter les réactions hypoglycémiques (voir rubrique 4.4).

Chez les patients recevant d'autres hypoglycémiants oraux

Comme pour tout sulfamide hypoglycémiant, ce médicament peut prendre le relais d'un traitement antidiabétique sans période de transition. Lors du passage d'un sulfamide hypoglycémiant à demi-vie plus longue (comme le chlorpropamide) à ce médicament, les patients seront attentivement suivis (pendant plusieurs semaines) afin d'éviter la survenue d'une hypoglycémie, en raison de la possibilité de chevauchement des effets thérapeutiques.

Mode d'administration

Voie orale.
Hypersensibilité au glibenclamide ou à l’un des excipients,
Diabète insulino-dépendant, en particulier diabète juvénile, diabète acido-cétosique, pré-coma diabétique
Insuffisance rénale ou hépatique sévère
Porphyrie
Traitement par miconazole (voir rubrique 4.5)
Allaitement.
Mises en garde
En raison de la présence de lactose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
Hypoglycémie : des hypoglycémies peuvent survenir sous sulfamides hypoglycémiants.
Certaines peuvent être sévères et prolongées. Une hospitalisation peut alors s’avérer nécessaire et le resucrage doit être éventuellement poursuivi sur plusieurs jours.
Une sélection soigneuse du patient, de la posologie utilisée ainsi qu’une information adéquate du patient sont nécessaires si l’on veut éviter des épisodes d’hypoglycémie.
Les patients âgés, dénutris ou présentant une altération de l’état général, de même que les patients présentant une insuffisance surrénalienne ou un hypopituitarisme, sont particulièrement sensibles à l’action hypoglycémiante des antidiabétiques. L’hypoglycémie peut être difficile à reconnaître chez le sujet âgé et chez le patient sous traitement par bêta-bloquants.
Ce traitement ne sera prescrit que si le patient est susceptible de s’alimenter régulièrement (notamment de prendre un petit déjeuner). Il est important de prendre des hydrates de carbone régulièrement en raison de l’augmentation du risque de survenue d’hypoglycémie, en cas de repas pris tardivement ou d’alimentation insuffisante ou déséquilibrée en hydrates de carbone. L’hypoglycémie est davantage susceptible de survenir en période de régime hypocalorique, après un effort important ou prolongé, après ingestion d’alcool, ou lors de l’administration d’une association d’agents hypoglycémiants.
Une insuffisance rénale ou hépatique peut altérer la distribution du glibenclamide et l’insuffisance hépatique peut également diminuer la capacité de néoglycogénèse, ces deux effets augmentant le risque de survenue de réactions hypoglycémiques graves.
Déséquilibre glycémique : l’équilibre glycémique d’un patient bénéficiant d’un traitement antidiabétique peut être menacé en cas de survenue des événements suivants : fièvre, traumatisme, infection ou intervention chirurgicale. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’arrêter le traitement et d’administrer de l’insuline.
L’efficacité de tout hypoglycémiant oral, y compris le glibenclamide pour abaisser la glycémie au niveau souhaité, diminue au long cours chez certains patients, ce qui peut être dû à une progression de la sévérité du diabète, ou à une diminution de réponse au traitement. Ce phénomène est connu sous le nom d’échec secondaire et doit être distingué de l’échec primaire, où le médicament s’avère inefficace lorsqu’il est prescrit en première intention à un patient donné. Une adaptation adéquate de la dose et l’observation du régime alimentaire doivent être envisagées avant de classer un patient comme échec secondaire.
Analyses biologiques : la glycémie et la glycosurie doivent être surveillées périodiquement. La mesure du taux d’hémoglobine glycosylée peut s’avérer utile.
Insuffisance rénale et hépatique : la pharmacocinétique et/ou pharmacodynamie du glibenclamide peut être modifiée chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique. En cas de survenue d’une hypoglycémie chez ces patients, celle-ci risquant d’être prolongée, une prise en charge appropriée doit être instituée.
Information du patient :
Les risques d’hypoglycémie, ses symptômes et son traitement, ainsi que les conditions qui y prédisposent, doivent être expliqués au patient et à sa famille. Les échecs thérapeutiques primaires et secondaires doivent également être expliqués. (voir ci-dessus « déséquilibre glycémique »).
Le patient doit être informé des risques potentiels et des avantages de ce traitement et des autres types de traitement. Il doit être informé de l’importance qu’il y a à respecter le régime alimentaire, à suivre un programme d’exercice physique régulier et à surveiller régulièrement la glycosurie et/ou la glycémie.
1) Les produits suivants sont susceptibles de majorer l’hypoglycémie.
Association contre-indiquée
+ Miconazole (voie générale, gel buccal)
Augmentation de l’effet hypoglycémiant avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques, voire de coma.
Associations déconseillées
+ Phénylbutazone (voies générale et locale)
Augmentation de l’effet hypoglycémiant des sulfamides (déplacement de leurs liaisons aux protéines plasmatiques et/ou diminution de leur élimination).
Utiliser de préférence un autre anti-inflammatoire moins interactif sinon prévenir le patient et renforcer l’autosurveillance : adapter s’il y a lieu la posologie pendant le traitement par l’anti-inflammatoire et après son arrêt.
+ Alcool
Effet antabuse (chaleur, rougeurs, vomissements, tachycardie).
Augmentation de la réaction hypoglycémique (inhibition de réactions de compensation), pouvant faciliter la survenue de coma hypoglycémique.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l’alcool.
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi
+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l’hypoglycémie : les palpitations et la tachycardie.
Prévenir le patient et renforcer surtout en début de traitement l’autosurveillance glycémique.
+ Fluconazole
Augmentation du temps de demi-vie du sulfamide avec survenue possible de manifestations hypoglycémiques.
Prévenir le patient, renforcer l’autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide pendant le traitement par le fluconazole.
+ Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (décrit pour captopril et énalapril)
L’utilisation des inhibiteurs de l’enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l’effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par les sulfamides hypoglycémiants.
La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle.
Une hypothèse avancée, serait une amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline.
Renforcer l’autosurveillance glycémique.
2) Les produits suivants risquent d’entraîner une augmentation de la glycémie :
Associations déconseillées
+ Danazol
Effet diabétogène du danazol.
Si l’association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l’auto-surveillance glycémique et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l’antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi
+ Chlorpromazine (neuroleptiques) : à fortes posologies (>100 mg par jour de chlorpromazine) élévation de la glycémie (diminution de la libération d’insuline).
Prévenir le patient et renforcer l’autosurveillance glycémique. Adapter éventuellement la posologie de l’antidiabétique pendant le traitement par le neuroleptique et après son arrêt.
+ Glucocorticoïdes (voies générale et locale : intra-articulaire, cutanée et lavement rectal)
Elévation de la glycémie avec parfois acidocétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes).
Prévenir le patient et renforcer l’auto-surveillance glycémique, surtout en début de traitement.
Adapter éventuellement la posologie de l’antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
+ Bêta-2 stimulants : ritodrine, bambuterol, salbutamol, terbutaline (voie I.V.)
Elévation de la glycémie par les bêta-2 stimulants.
Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l’insuline.
Risque lié au diabète
Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu’il n’est pas équilibré, est à l’origine d’une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale. En période périconceptionnelle, un équilibre aussi bon que possible du diabète doit être réalisé, afin de réduire le risque malformatif.
Risque lié au glibenclamide
Les sulfamides hypoglycémiants sont tératogènes chez l’animal à doses élevées.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données pertinentes ou en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du glibenclamide lorsqu’il est administré pendant la grossesse.
Conduite à tenir
La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes.
Elle fait appel impérativement à l’insuline, quelque soit le type de diabète I ou II, gestationnel ou permanent.
Dans ce dernier cas, il est recommandé d’effectuer le relais d’un traitement oral par l’insuline dès l’instant qu’une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d’une grossesse exposée à ce médicament : dans ce cas, ceci ne constitue pas l’argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée.
Allaitement
En l’absence de données concernant le passage dans le lait maternel et compte tenu du risque d’hypoglycémie néonatale, l’allaitement est contre-indiqué en cas de traitement par ce médicament.
Les patients devront être sensibilisés sur les symptômes d’hypoglycémie et devront être prudents en cas de conduite et d’utilisation de machines.
Hypoglycémie
Eruptions cutanéo-muqueuses : prurit, urticaire, éruption maculopapuleuse. Quelques cas de photosensibilisation ont été rapportés. Exceptionnellement, vascularite allergique cutanée ou viscérale.
Troubles gastro-intestinaux : nausées, diarrhées, gêne épigastrique.
Atteintes hépatiques : une augmentation des enzymes hépatiques a été notée avec la possibilité de survenue d’hépatites cytolytique ou cholestatique nécessitant l’arrêt du traitement.
Atteintes hématologiques réversibles à l’arrêt du traitement : leucopénie, thrombocytopénie, plus rarement : agranulocytose, anémie hémolytique, aplasie médullaire et pancytopénie.
Porphyrie hépatique et cutanée.
Cas d’hyponatrémie (cas isolés).
Autres anomalies biologiques : élévations occasionnelles moyennes à modérées de l’urémie et de la créatinine.
Effet antabuse en cas d’ingestion d’alcool pendant les repas.
Le surdosage en sulfamides peut entraîner une hypoglycémie.
Les symptômes modérés d’hypoglycémie sans perte de connaissance ni signes neurologiques, doivent être corrigés absolument par un apport glucidique, une adaptation de la posologie et/ou une modification du comportement alimentaire. Une surveillance étroite doit être poursuivie jusqu’à ce que le médecin soit sûr que le patient est hors de danger.
Les réactions hypoglycémiques sévères avec coma, convulsions ou autres troubles neurologiques sont possibles et constituent une urgence médicale nécessitant un traitement immédiat, dès que la cause est diagnostiquée ou suspectée avant l’hospitalisation immédiate du patient.
Si un coma hypoglycémique est diagnostiqué ou suspecté, le patient doit recevoir une injection intraveineuse rapide d’une solution glucosée concentrée (50%). Celle-ci doit être suivie d’une perfusion continue de solution glucosée plus diluée (à 10%) à la vitesse nécessaire au maintien d’une glycémie au-dessus de 100 mg/dl. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant au moins 48 heures et selon l’état du patient à ce moment, le médecin décidera si une surveillance supplémentaire est nécessaire.
Le glucagon ne doit pas être utilisé car il peut entraîner une rechute de l’hypoglycémie par hypersécrétion secondaire d’insuline.
La clairance plasmatique du glibenclamide peut être prolongée chez les patients souffrant d’une pathologie hépatique. Du fait de la forte liaison du glibenclamide aux protéines, une dialyse n’est pas utile au patient.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Classe pharmacothérapeutique : antidiabétiques oraux, Code ATC : A10BB01.
Le glibenclamide, sulfonylurée de seconde génération à demi-vie courte, semble diminuer la glycémie de façon aiguë par stimulation de la libération d’insuline par le pancréas, cet effet étant dépendant de la présente de cellules bêta actives dans les îlots pancréatiques.
La stimulation de la sécrétion d’insuline par le glibenclamide en réponse à un repas est d’une importance majeure. L’administration de glibenclamide chez le diabétique provoque une majoration de la réponse insulinotrope post-prandiale. Les réponses post-prandiales de sécrétion d’insuline et de peptide-C continuent à être majorées après au moins 6 mois de traitement.
Après administration orale, le glibenclamide est fortement absorbé (92%). La concentration plasmatique maximale est atteinte en 2 à 6 heures. La prise d’aliments ne modifie ni la vitesse ni le taux d’absorption.
Le glibenclamide est fortement fixé à l’albumine plasmatique (99%), ce qui peut rendre compte de certaines interactions médicamenteuses.
Le glibenclamide est complètement métabolisé par le foie en 3 métabolites inactifs éliminés par voie biliaire (60%) et par voie rénale (40%). L’élimination étant complète en 45 à 72 heures.
La demi-vie d’élimination est de 4 à 11 heures.
L’insuffisance hépatocellulaire diminue le métabolisme du glibenclamide et donc ralentit de manière importante son élimination.
L’excrétion biliaire des métabolites augmente en cas d’insuffisance rénale, de façon proportionnelle à la sévérité de l’altération rénale.
L’insuffisance rénale n’affecte pas son élimination aussi longtemps que la clairance de la créatinine reste supérieure à 30 ml/min.
Sans objet.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, talc.

3 ans.
Pas de précaution particulière de conservation.
20, 28, 30, 60, 100 ou 180 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Pas d'exigences particulières.
sandoz
49 avenue Georges Pompidou
92300 levallois perret
380 227-2 ou 34009 380 227 2 8 : 20 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
380 228-9 ou 34009 380 228 9 6 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
380 229-5 ou 34009 380 229 5 7 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
380 230-3 ou 34009 380 230 3 9 : 60 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
380 232-6 ou 34009 380 232 6 8 : 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
381 850-5 ou 34009 381 850 5 8 : 180 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
30/05/2007

Liste I.

 

2011-11-17 - source: AFSSAPS

 

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