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NORTUSSINE ADULTES, sirop

Bromhydrate de dextrométhorphane ... 0,20000 g
Maléate de mépyramine ... 0,20000 g

Pour 100 ml de sirop.
Une demi-cuillère à soupe (7,5 ml) contient 15 mg de bromhydrate de dextrométhorphane, 15 mg de mépyramine et 6 g de saccharose.
Une cuillère à soupe (15 ml) contient 30 mg de bromhydrate de dextrométhorphane, 30 mg de mépyramine et 12 g de saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Sirop.

Traitement symptômatique des toux non productives gênantes, en particulier à prédominance nocturne.
RESERVE A

L'ADU

LTE (A PARTIR DE 15 ANS).
VOIE ORA

LE.

Le traitement symptômatique doit être court (quelques jours) et limité aux horaires où survient la toux.
En l'absence d'autre prise médicamenteuse apportant du dextrométhorphane ou tout autre antitussif central, la dose quotidienne de dextrométorphane est de 120 mg chez l'adulte.

Les prises devront être espacées de 4 heures au minimum.

La posologie usuelle est:
½ à 1 cuillère à soupe par prise, à renouveler au bout de 4 heures si besoin.

La dose quotidienne ne devra pas dépasser 4 cuillères à soupe par jour.
Il convient de privilégier les prises vespérales en raison de l'effet sédatif de la mépyramine.
Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes:
· Hypersensibilité à l'un des constituants de ce médicament.
· En raison de la présence de dextrométorphane:
o insuffisance respiratoire,
o toux de l'asthmatique,
o allaitement (voir rubrique 4.6),
o association avec l'iproniazide (IMAO non sélectif) et les IMAO sélectifs A (voir rubrique 4.5).
· En raison de la présence de mépyramine:
o risque de glaucome par fermeture de l'angle,
o risque de rétention urinaire liée à des troubles urétro-prostatiques.
En raison de la présence de mépyramine, ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE au cours du premier trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6).
Mises en garde spéciales
Les toux productives, qui sont un élément fondamental de la défense broncho-pulmonaire, sont à respecter.
Il est illogique d'associer un expectorant ou un mucolytique à un antitussif.
Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
Si la toux résiste à un antitussif administré à une posologie usuelle, on ne doit pas procéder à une augmentation des doses, mais à un réexamen de la situation clinique.
Il convient d'être prudent chez le sujet âgé présentant une plus grande sensibilité aux dérivés morphiniques (analgésiques ou antitussifs).
Précautions d'emploi
La mépyramine doit être utilisée avec prudence:
· Chez le sujet âgé présentant:
o Une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique, aux vertiges et à la sédation.
o Une constipation chronique (risque d'iléus paralytique).
o Une éventuelle hypertrophie prostatique.
· En cas d'insuffisance hépatique et/ou rénale sévères, en raison du risque d'accumulation.
La prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique 4.5) pendant le traitement est déconseillée.
En cas de diabète ou de régime hypoglucidique, tenir compte de la teneur en saccharose: 12 g par cuillère à soupe.
Associations contre-indiquées
Liées au dextrométorphane:
+ IMAO non sélectif (iproniazide)
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*.
+ IMAO sélectifs A (moclobémide, toloxatone)
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*, par extrapolation à partir des IMAO non sélectifs.
*Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre:
· psychiques (agitation, confusion, hypomanie),
· moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
· végétatifs (hypo ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma),
· digestifs (diarrhée).
Associations déconseillées
Liée au dextrométorphane et à la mépyramine:
+ Alcool
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de l'antitussif central et de l'antihistaminique H1.
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et d'autres médicaments contenant de l'alcool.
Associations à prendre en compte
· Liée au dextrométorphane et à la mépyramine: + Autres dépresseurs du système nerveux central (analgésiques et antitussifs morphiniques, certains antidépresseurs, les antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, benzodiazépines, clonidine et apparentés, hypnotiques, neuroleptiques phénotiaziniques, anxiolytiques autres que benzodiazépines) Majoration de la dépression du système nerveux central. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
· Liée à la mépyramine: + Atropine et autres substances atropiniques (antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques phénotiaziniques, la plupart des antihistamiques H1, antiparkinsoniens anticholinergiques, antispasmodiques atropiniques, disopyramide) Addition des effets indésirables atropiniques à type de rétention urinaire, constipation, sécheresse de la bouche.
Grossesse
· Aspect malformatif:
o Il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal pour la mépyramine ou le dextrométorphane.
o En clinique:
§ l'utilisation du dextrométorphane au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.
§ il n'existe pas actuellement de données pertinentes ou en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de la mépyramine lorsqu'elle est administrée pendant le premier trimestre de la grossesse.
· Aspect fœtotoxique: En fin de grossesse, des posologies élevées de dextrométorphane, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de dextrométorphane par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Chez les nouveau-nés de mères traitées au long cours par de fortes posologies de médicament anticholinergiques ont été rarement décrits des signes digestifs liés aux propriétés atropiniques des phénothiazines (distension abdominale, iléus méconial, retard à l'émission du méconium, difficulté de la mise en route de l'alimentation, tachycardies, troubles neurologiques...).
Compte-tenu de ces données:
· l'utilisation de ce médicament est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse.
· Il ne sera prescrit que si nécessaire par la suite, en se limitant, au 3ème trimestre, à un usage ponctuel. Si l'administration de ce médicament a eu lieu en fin de grossesse, il semble justifié d'observer une période de surveillance des fonctions respiratoires, neurologiques et digestives du nouveau-né.
Allaitement
Le dextrométhorphane passe dans le lait maternel. Quelques cas d'hypotonie et de pauses respiratoires ont été décrits chez des nourrissons après ingestion par les mères d'autres antitussifs centraux à doses supra-thérapeutiques. Ce risque n'a pas été évalué pour le dextrométhorphane.
Par conséquent, l'administration de cet antitussif pendant l'allaitement est contre-indiquée.
L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.
Ce phénomène s'atténue après plusieurs prises et est accentué par la prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool.
Il est préférable de commencer le traitement le soir.
· Liés au dextrométorphane: Possibilité de constipation, somnolence. Rarement: états vertigineux, nausées, vomissements, bronchospasme, réactions cutanées allergiques.
· Liés à la mépyramine: Les caractérisques pharmacologiques de la molécule sont à l'origine d'effets indésirables d'inégale intensité et liés ou non à la dose (voir rubrique 5.1):
o Effets neurovégétatifs
§ sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement,
§ effets anticholinergiques à type de sécheresse des muqueuses, constipation, troubles de l'accommodation, mydriase, palpitations cardiaques, risque de rétention urinaire,
§ hypotension orthostatique,
§ troubles de l'équilibre, vertiges, baisse de la mémoire ou de la concentration, plus fréquents chez le sujet âgé,
§ incoordination motrice, tremblements,
§ confusion mentale, hallucinations.
o Réactions de sensibilisation:
§ érythèmes, eczéma, prurit, purpura, urticaire éventuellement géante,
§ œdème, plus rarement œdème de Quincke,
§ choc anaphylactique.
o Effets hématologiques:
§ leucopénie, neutropénie,
§ thrombocytopénie,
§ anémie hémolytique.
· Symptômes:
o d'un surdosage en dextrométorphane: Nausées, vomissements, vertiges, agitation, confusion, somnolence. En cas de surdosage massif: dépression respiratoire, convulsions, coma.
o d'un surdosage en mépyramine: Risque de convulsions, troubles de la conscience, coma.
· Un Traitement symptômatique en milieu spécialisé sera institué.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
ANTITUSSIF OPIACE
ANTIHISTAMINIQUE INHIBITEUR DES RECEPTEURS H1
(R: système respiratoire)
Dextrométhorphane: antitussif d'action centrale dérivé de la morphine.
Aux doses thérapeutiques, il n'entraîne ni dépression des centres respiratoires, ni accoutumance, ni toxicomanie.
Mépyramine: antihistaminique H1, à structure éthylènediamine, possédant une activité antitussive, qui est modeste par elle-même mais qui potentialise les effets des antitussifs centraux morphiniques ainsi que ceux d'autres bronchodilatateurs comme les amines sympathomimétiques auxquelles ils sont souvent associés.
Le passage de la barrière hémato-encéphalique est à l'origine d'effets sédatifs, de nature histaminergique et adrenolytique, cette dernière propriété pouvant aussi retentir sur un plan hémodynamique (risque d'hypotension orthostatique).
Les antihistaminiques ont en commun la propriété de s'opposer, par antagonisme compétitif plus ou moins réversible, aux effets de l'histamine notamment sur la peau, les bronches, l'intestin et les vaisseaux.
Certains d'entre eux, comme la mépyramine, possèdent également une activité anticholinergique à l'origine d'effets indésirables.
Le dextrométhorphane est bien résorbé dans le tube digestif, partiellement métabolisé dans le foie et excrété sous forme soit inchangée soit de métabolite déméthylé.
Le dextrométorphane traverse le placenta et passe dans le lait maternel.
La mépyramine est rapidement absorbée et vraisemblablement métabolisée par le foie.
Non renseignée.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Acide citrique monohydraté, arôme artificiel abricot*, benzoate de sodium (E211), jaune orangé S (E110), rouge cochenille A (E124), saccharose, eau purifiée.
*Composition de l'arôme artificiel abricot: miel, alcoolat de mirabelle, alcoolat d'orange, alcoolat de citron, teinture de raisin, rhum, vanilline, teinture de levisticum, huile essentielle d'amande amère, caproate d'allyle, muscade, diacétyle, diméthylhydroquinone, isobutyrate phényléthyldiméthylcarbinol, Liastris odoratissima willd.

3 ans.
Conserver le flacon dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.
Flacon de verre brun (type III) de 125 ml fermé par un bouchon en polyéthylène haute densité, muni d'un joint en polyéthylène basse densité.
Pas d'exigences particulières.
NORGINE PHARMA
2, rue Jacques Daguerre
92500 Rueil Malmaison
· 307 384-4: 125 ml en flacon (verre brun).
Non documenté
[à compléter par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Médicament non soumis à prescription médicale.

 

0000-00-00 - source: AFSSAPS

 

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