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CISPLATYL 10 mg/10 ml, solution injectable pour perfusion (I.V.) en flacon

Cisplatine ... 10 mg

Pour un flacon de 10 ml.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable pour perfusion (I.V).

Les indications thérapeutiques sont limitées à:
· tumeurs du testicule,
· tumeurs de l'ovaire,
· tumeurs du col de l'utérus,
· tumeurs de l'endomètre,
· tumeurs de la sphère O.R.L.,
· tumeurs de l'œsophage,
· tumeurs de la vessie,
· cancers épidermoïdes,
· cancers bronchiques,
· cancers de l'estomac.
Le cisplatine est habituellement utilisé en polychimiothérapie en association avec d'autres médicaments antinéoplasiques.
Posologie

La solution obtenue après dilution du CISP

LATY

L avec le solvant doit être administrée par voie intraveineuse stricte dans la tubulure de perfusion.
(voir rubrique 6.6)
En monothérapie:

La posologie unitaire chez l'adulte et chez l'enfant est de 50 à 100 mg/m2 de surface corporelle en administration intraveineuse stricte de 30 minutes à 2 heures toutes les 3 à 6 semaines, le plus souvent:
· soit en perfusion unique,
· soit en administration fractionnée sur 5 jours.
Une hydratation préalable sera réalisée par perfusion d'au minimum 1 à 2 litres de solution contenant au minimum 80 mmol/l de chlorure de sodium administrés en 6 à 12 heures.
Une hydratation et une diurèse adéquate doivent être maintenues 24 heures après l'administration du produit.
En association:

Les doses de cisplatine seront modifiées en fonction de la nature et de la toxicité propre de chaque composant de l'association, séparément et associé.

L'aluminium réagit avec cisplatine en formant un précipité noir et des gaz.

Le matériel pour la préparation ou l'administration de cisplatine ne doit pas comporter d'aluminium (aiguille, seringue, cathéter, …)
Modalités d'administration:

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L'administration de ciplastine doit se faire par voie intraveineuse stricte. En cas d'extravasation, des mesures correctrices doivent être appliquées dont en premier lieu l'arrêt de la perfusion.

Modalités de manipulation:
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La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un professionnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui le manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets.

Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé.

L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces conditions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N°98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
· allergie reconnue au cisplatine ou aux produits contenant du platine.
· femme enceinte ou qui allaite: (voir rubrique 4.6).
· Vaccin contre la fièvre jaune et phénytoïne à visée prophylactique (voir rubrique 4.5).
Mises en garde spéciales
Afin de réduire le risque d'insuffisance rénale (voir rubrique 4.8), il est essentiel de maintenir une diurèse au moins égale à 3 litres par 24 heures.
Une hyperhydratation doit être instituée 24 heures avant la première injection et poursuivie tant que dure l'administration du produit; pendant les 24 heures suivantes, une diurèse correcte doit être maintenue (voir rubrique 4.2).
Cet objectif, compte tenu de la fréquence des vomissements après administration du produit, justifie le recours à des perfusions intraveineuses sous forme de solution isotonique de chlorure de sodium.
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé en cas de:
· atteinte de la fonction rénale avec une clairance de la créatinine calculée (formule de Cockcroft) ou mesurée inférieure à 60 ml/min,
· atteinte auditive,
· association aux vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune) (voir rubrique 4.5)
Précautions d'emploi
Les examens suivants devront être pratiqués avant le début du traitement et avant chaque cure ultérieure:
· étude de la fonction rénale (créatininémie et/ou clairance de la créatinine). Chez le sujet âgé, où la créatininémie n'est pas proportionnelle à la clairance de la créatinine, la mesure réelle, ou le calcul théorique de cette dernière doivent être préférés à la créatininémie,
· étude de la fonction hépatique,
· numération et formule sanguine,
· surveillance de l'ionogramme, particulièrement le magnésium, le calcium, le potassium, et le sodium.
Un audiogramme et un examen neurologique doivent être réalisés avant traitement et périodiquement.
Interactions communes à tous les cytotoxiques:
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Associations contre-indiquées
+ Phénytoïne (introduite en prophylaxie de l'effet convulsivant de certains anticancéreux).
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.
+ Vaccin contre la fièvre jaune:
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.
Associations déconseillées
+ Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune).
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.
Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Phénytoïne (en cas de traitement antérieur à la chimiothérapie).
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.
Associer momentanément une benzodiazépine anticonvulsivante.
Associations à prendre en compte
+ Ciclosporine (et par extrapolation, Tacrolimus).
Immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.
Interactions spécifiques au cisplatine:
Associations à prendre en compte
+ Aminosides (voie parentérale)
Addition des effets néphrotoxiques, notamment en cas d'insuffisance rénale préalable et addition des effets ototoxiques.
Grossesse
· Fertilité: un traitement par le cisplatine peut provoquer une stérilité définitive. Les hommes qui souhaitent avoir des enfants par la suite doivent être informés avant traitement, des possibilités de cryoconservation du sperme.
· Grossesse: Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (effet tératogène, mutagène, carcinogenèse transplacentaire) (voir rubrique 5.3). En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du cisplatine lorsqu'il est administré pendant la grossesse. Le cisplatine est contre-indiqué pendant la grossesse. Recommandation: Pendant le traitement par le cisplatine et pendant les 4 mois suivants, des mesures appropriées doivent être prises afin d'éviter toute conception; cela s'applique aux patients des deux sexes. Si un patient ou une patiente souhaite avoir un enfant après la fin du traitement par le cisplatine, il est conseillé de consulter un généticien.
Allaitement
Le cisplatine est excrété dans le lait maternel. L'allaitement est contre-indiqué pendant le traitement.
Moins du fait des effets indésirables du cisplatine que de ceux de certains traitements antiémétiques associés, la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines peut-être affectée notamment dans les 24 heures suivant le traitement.
· La toxicité rénale est liée à la dose. Elle est cumulative et peut conduire à limiter les doses de cisplatine. Une insuffisance rénale, se traduisant par une augmentation de l'urée ou de la créatininémie et (ou) une réduction de la clairance de la créatinine, a été observée chez certains sujets traités par une dose unique de 50 mg/m2. Des troubles hydro-électrolytiques en particulier hypomagnésémie et hypocalcémie, peuvent survenir probablement en rapport avec l'atteinte tubulaire.
· Observée habituellement pour des doses supérieures à 50 mg/m2 une hyperuricémie survient aussi fréquemment que l'atteinte rénale.
· Chez certains sujets traités par une seule dose de 50 mg/m2 de cisplatine, il a été observé une ototoxicité se traduisant par des bourdonnements d'oreille et une perte auditive au niveau des hautes fréquences (4 000 et 8000 Hz). Plus rarement, la perte auditive portait sur les fréquences conversationnelles. Uni ou bilatérale, l'ototoxicité devient plus fréquente et plus sévère avec la répétition des doses.
· Une myélodépression a été observée chez quelques sujets traités par le cisplatine, se traduisant par une leucopénie, une thrombopénie ou une anémie dont le maximum se situait généralement vers la 3ème semaine, la récupération s'effectuant le plus souvent vers la 5ème ou 6ème semaine.
· Des nausées et vomissement surviennent chez presque tous les malades, une à quatre heures après l'administration du produit. Un traitement préventif, voire curatif, par un antiémétique puissant est conseillé pour s'assurer de la compliance du patient.
· Des neuropathies périphériques ont été signalées, le plus souvent après des traitements prolongés (4 à 7 mois). Des pertes de goût et de la sensibilité ont également été rapportées.
· Des réactions de type anaphylactique peuvent survenir dans les minutes qui suivent l'injection du produit: œdème facial, dyspnée, tachycardie, hypotension. L'adrénaline, les corticoïdes ou les antihistaminiques en ont atténué les effets.
· Plus rarement, ont été signalés des troubles cardiaques, une anorexie, une élévation des transaminases.
· De rares atteintes neurologiques centrales ont été rapportées: encéphalopathie, convulsions, cécité corticale.
· De très rares cas de thrombose artérielle ou veineuse, ainsi que des accidents vasculaires cérébraux ont été rapportés.
En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets secondaires soient exagérés. Il faut donc surveiller de façon très stricte les fonctions rénales et auditives et effectuer quotidiennement des numérations et formules sanguines pour guider d'éventuels gestes symptomatiques.
En cas de surdosage, une hémodialyse pourra être réalisée pour éviter toute fixation excessive du produit au niveau du parenchyme rénal.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
ANTINEOPLASIQUE CYTOSTATIQUE, Code ATC: L01XA01.
Son mécanisme d'action est similaire à celui des alkylants. Le cisplatine se lie avec l'ADN dont il inhibe la synthèse des ponts inter et intracaténaires. L'inhibition des synthèses de l'ARN et des protéines cellulaires n'intervient que secondairement.
Les études de pharmacocinétiques pratiquées chez l'homme ont montré que le cisplatine se distribue dans la plupart des tissus, en notant les plus fortes concentrations dans le foie et le rein avec une absence presque totale du produit dans le tissu cérébral.
Le cisplatine se lie aux protéines plasmatiques dans la proportion de 90 à 95%; cette fraction ne possède aucune activité cytotoxique pour des cellules en culture. De plus, cette fixation est quasi irréversible
Le profil pharmacocinétique fait apparaître:
· une décroissance biphasique pour le platine libre et le platine lié aux protéines de faible poids moléculaires avec une T½α de 26 à 30 minutes une T½β de 50 à 60 minutes;
· une décroissance plasmatique du platine lié aux protéines qui se fait selon un T½ α de 30 à 50 minutes; T½β de 72 à 192 heures.
Il est en général admis qu'au bout de 5 à 6 demi-vies, soit 4 à 6 heures après l'injection, il ne reste pratiquement plus de platine libre circulant, supposé actif.
L'élimination est essentiellement urinaire, soit dans les premières heures pour le platine libre, soit beaucoup plus lentement pour le platine lié, qui doit être métabolisé.
Les études in vitro avec le plasma humain ont montré que la liaison aux protéines est pratiquement irréversible; il est hautement improbable que le complexe cisplatine-protéines puisse être la source d'un relargage de cisplatine dans le sang circulant.
· Toxicité chronique Les études de toxicité chronique par voie intraveineuse chez le chien et le singe ont montré des troubles gastro-intestinaux, une atteinte médullaire, une ototoxicité et des lésions rénales en partie irréversibles.
· Génotoxicité et cancérogénicité Le cisplatine est génotoxique dans les tests in vitro et in vivo (développement d'aberrations chromosomiques notamment). Des études à long terme chez la souris et le rat ont confirmé l'existence d'un potentiel cancérogène.
· Toxicité sur la reproduction Fertilité: l'atteinte des gonades, se traduit selon le sexe par une azoospermie ou une aménorrhée qui peuvent être irréversibles et entraîner une stérilité définitive. Grossesse: le cisplatine est embryotoxique et tératogène chez la souris et le rat. Allaitement: le cisplatine passe dans le lait maternel.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

2 ans.
Après dilution dans le vecteur de perfusion, la solution à 0,6 mg/ml est stable pendant 24 heures; mais de préférence, utiliser les solutions extemporanément.
A conserver à l'abri de la lumière.
Il n'est pas conseillé de conserver une solution de CISPLATYL au réfrigérateur, le cisplatine risquant de cristalliser de façon irréversible.
10 ml en flacon de verre brun avec bouchon en chlorobutyle ou bromobutyle. Boîte de 5, 10, 20 ou 50.
CISPLATYL est un agent antinéoplasique et comme tous les autres composés susceptibles d'être toxiques, il doit être manipulé et préparé avec précautions. L'emploi de gants est recommandé.
La manipulation de ce produit par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).
SANOFI-AVENTIS FRANCE
1-13, boulevard Romain Rolland
75014 PARIS
· 559 385-5: 10 ml en flacon (verre). Boîte de 5 .
· 559 386-1: 10 ml en flacon (verre). Boîte de 10 .
· 559 387-8: 10 ml en flacon (verre). Boîte de 20 .
· 559 388-4: 10 ml en flacon (verre). Boîte de 50 .
Non documenté
[à compléter par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

 

0000-00-00 - source: AFSSAPS

 

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