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DETICENE 100 mg, poudre et solvant pour solution pour perfusion

Dacarbazine ... 100,00 mg

Pour un flacon de 259 mg de poudre.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre et solvant pour solution pour perfusion.

· mélanomes malins,
· en chimiothérapie d'association dans les lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et dans les sarcomes des tissus mous de l'adulte.
Ce médicament doit être administré en perfusion intra-veineuse ou, dans certaines localisations tumorales, en perfusion intra-artérielle.

La posologie varie selon que le produit est utilisé en monothérapie ou en association:
· en monothérapie: les doses utilisées varient de 2,4 à 4,5 mg/kg/j pendant 4 à 5 jours. (N.B.: des doses plus élevées ont également été testées).
· en polychimiothérapie: dans les protocoles standards, la posologie usuelle est de 250 mg/m2/j en perfusion I.V. pendant 5 jours toutes les 3 à 4 semaines.
Mode d'administration:
En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.
Modalités de manipulation:

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La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets.

Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé.

L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 n° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.
Femme enceinte ou qui allaite.
Vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).
Une surveillance hématologique stricte (numération - formule sanguine et plaquettes) permet de contrôler efficacement les éventuelles manifestations d'hématotoxicité.
Interactions communes à tous les cytotoxiques:
+ Anticoagulants oraux:
En raison de l'augmentation du risque thrombotique lors des affections tumorales, le recours à un traitement anticoagulant est fréquent. La grande variabilité intra-individuelle de la coagulabilité au cours de ces affections, à laquelle s'ajoute l'éventualité d'une interaction entre les anticoagulants oraux et la chimiothérapie anticancéreuse, imposent, s'il est décidé de traiter le patient par anticoagulants oraux, d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR.
Associations contre-indiquées
+ Phénytoïne (introduite en prophylaxie de l'effet convulsivant de certains anticancéreux).
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.
+ Vaccin contre la fièvre jaune:
Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.
Associations déconseillées
+ Vaccins vivants atténués (sauf fièvre jaune).
Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
Ce risque est majoré chez les sujets déjà immunodéprimés par la maladie sous-jacente.
Utiliser un vaccin inactivé lorsqu'il existe (poliomyélite).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Phénytoïne (en cas de traitement antérieur à la chimiothérapie).
Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la phénytoïne par le cytotoxique.
Associer momentanément une benzodiazépine anticonvulsivante.
Associations à prendre en compte
+ Ciclosporine (et par extapolation, Tacrolimus)
Immunodépression excessive avec risque de lymphoprolifération.
Interactions liées à la dacarbazine:
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Fotémustine:
Risque de toxicité pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aiguë de l'adulte) observé lors de l'administration de dacarbazine suivie de fotémustine le même jour.
Contre-indiqué.
Sans objet.
Réaction immédiate
· nausées, vomissements: débutant 1 à 3 h après l'injection et pouvant durer jusqu'à 12 h chez près de 90% des patients; l'intensité de ces troubles diminue progressivement les jours suivants;
· syndrome pseudogrippal avec fatigue, myalgies, malaises et fièvre a été rapporté chez près de 2 % des patients;
· plus rarement: paresthésies faciales, bouffées de chaleur, réactions allergiques;
· en cas d'extravasation au cours de la perfusion intraveineuse: douleur locale et risque de lésions tissulaires;
· des réactions de photosensibilisation ont été rapportées dans les jours suivant l'injection. Le malade doit être prévenu des risques de récidive et de l'intérêt des mesures de photoprotection dans les jours suivants les cures ultérieures.
Réaction retardée
· insuffisance médullaire: leucopénie, thrombopénie, anémie, pancytopénie;
· comme avec les autres alkylants, quelques cas de syndrome myélodysplasique et de leucémie aiguë ont été signalés chez des malades recevant un traitement par dacarbazine en association avec d'autres cytotoxiques, en particulier des nitroso-urées;
· hyperéosinophilie;
· plus rarement: toxicité rénale ou hépatique: le nadir peut survenir plus tardivement que pour les autres alkylants (environ 21 jours);
· une toxicité sur le système nerveux central avec crises comitiales et démence a été rapportée avec des doses élevées de dacarbazine;
· alopécie modérée;
· une maladie veino-occlusive ou un syndrome de Budd-Chiari ont été observés lorsque le médicament est utilisé à de très fortes doses (dans le cadre de conditionnement de greffe de moelle);
· aménorrhée;
· azoospermie.
En cas de surdosage, on doit s'attendre à ce que les effets indésirables soient majorés. Il faut donc effectuer quotidiennement des numérations, formules sanguines pour guider d'éventuels gestes symptomatiques.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
ANTINEOPLASIQUE,
Code ATC: L01AX04.
(L: Antinéoplasiques et immunomodulateurs).
Antinéoplasique cytostatique, analogue structural de l'amino-5 imidazole-4 carboxamide. La dacarbazine est inactive par elle-même mais, après N-déméthylation par les microsomes hépatiques, elle donne naissance à un ion méthyldiazonium, le diazométhane, lui-même agent alkylant, et à un métabolite principal inactif appelé AIC (amino-5 imidazole-4 carboxamide).
La décroissance plasmatique est rapide: demi-vie de distribution de 3 minutes et demi-vie d'élimination de 40 minutes.
Le volume de distribution est de 0,6 l/kg.
La clairance totale du produit est de 15,4 ml/kg/min, alors que la clairance rénale est de 7 ml/kg/min (50% de la dose IV est retrouvée dans les urines).
Les aires sous la courbe sont comparables quel que soit le schéma d'administration.
Le métabolite AIC apparaît dans le plasma dès la fin de l'injection en bolus et atteint un pic en 15 minutes. Sa demi-vie d'élimination est d'environ 75 minutes avec une clairance rénale d'environ 4 ml/kg/min.
Sans objet.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Poudre : Acide citrique monohydraté, mannitol.
Solvant : eau pour préparations injectables.

Avant reconstitution: 3 ans
Après reconstitution: voir rubrique 6.4.
Avant reconstitution: à conserver à température inférieure à +25°C, à l'abri de la lumière.
Après reconstitution: 24 heures à une température comprise entre +2 et +8°C. Après dilution de la solution reconstituée, la solution à perfuser doit être utilisée extemporanément
Flacon de poudre en verre brun de type I de 24 ml fermé par un bouchon en caoutchouc halogénobutyle + ampoule bouteille de solvant à pointe fine autocassable en verre incolore de type I de 10 ml. Boîte de 1 ou 10 flacons et ampoules.
Ce médicament doit être manipulé et préparé avec précaution. L'emploi de gants, de lunette de protection et d'un masque est recommandé.
En cas de contact cutané avec la solution à. diluer ou la solution à perfuser, il convient d'éliminer soigneusement et immédiatement le produit à l'eau et au savon.
En cas de contact avec une muqueuse avec la solution à diluer ou à perfuser, celle-ci doit être lavée immédiatement à grande eau.
Lors de la perfusion, flacon et tubulure doivent être tenus à l'abri de la chaleur et de la lumière
La manipulation de ce cytotoxique par le personnel infirmier ou médical nécessite un ensemble de précautions permettant d'assurer la protection du manipulateur et de son environnement (voir rubrique 4.2).
SANOFI-AVENTIS FRANCE
1-13 boulevard Romain Rolland
75014 PARIS
· 562 011-5: flacon de poudre (verre brun) + ampoule (verre incolore) de 10 ml de solvant; boîte de 1 flacon et ampoule.
· 562 012-1: flacon de poudre (verre brun) + ampoule (verre incolore) de 10 ml de solvant; boîte de 10 flacons et ampoules.
Non documenté
[à compléter par le titulaire]
11. DOSIMETRIE
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

 

0000-00-00 - source: AFSSAPS

 

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