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BUFLOMEDIL RATIOPHARM 300 mg, comprimé pelliculé

Chlorhydrate de buflomédil... 300 mg
pour un comprimé pelliculé.

Pour les excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé.

· Traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs (au stade 2).
N.B.: Cette indication repose sur des essais cliniques en double aveugle par rapport à un placebo qui montrent une augmentation du périmètre de marche d'au moins 50 pour cent chez 50 à 60 pour cent des malades traités, contre 20 à 40 pour cent des malades suivant uniquement des règles hygiéno-diététiques.
· Amélioration du phénomène de Raynaud.
Deux comprimés par jour, répartis en 2 prises.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :
· chez les patients souffrant d’épilepsie,
· en cas d’hypersensibilité ou d’intolérance au gluten, en raison de la présence d’amidon de blé (gluten).
Ce médicament ne doit généralement pas être utilisé pendant l’allaitement.
Une mesure systématique du débit de filtration glomérulaire par la formule de Cockcroft  est recommandée chez les sujets âgés de plus de 65 ans.
Chez les sujets âgés de plus de 65 ans, ayant une fonction rénale et/ou une fonction hépatique normale(s), la posologie sera inchangée, mais rigoureusement respectée.
En cas d’insuffisance hépatique ou d’insuffisance rénale associée(lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 40 ml/min.*), il est recommandé de baisser la posologie maximale quotidienne de moitié, soit 2 comprimés à 150 mg par jour: 1 comprimé le matin, 1 comprimé le soir.
(*)La valeur de la clairance de la créatinine, calculée à partir de la créatininémie et ajustée sur l’âge, le poids corporel et le sexe, selon la formule de Cockcroft par exemple, reflète correctement l’état de la fonction rénale chez ce type de patient :
Chez l’homme:
Clcr = (140 - âge) x poids
0,814 x créatininémie
Chez la femme:
Clcr = (140 - âge) x poids x 0,85
0,814 x créatininémie
· avec Clcr exprimée en ml/min.,
· l’âge en années,
· le poids en kg,
· la créatininémie en µmol/l.

Chez l’insuffisant rénal traité par hémodialyse itérative (à raison de 3 dialyses/semaine pendant 4 semaines), il n’y a pas d’accumulation du buflomédil bien que sa dialysance soit très faible (environ 5 à 10% de la dose extraits au cours de la dialyse). La posologie maximale quotidienne doit être de 2 comprimés à 150 mg. Les comprimés doivent être administrés après la séance de dialyse.
Associations faisant l’objet de précautions d’emploi
+ Inhibiteurs du CYP 2D6 (fluoxétine, paroxétine, quinidine):
Risque d’augmentation des effets indésirables neurologiques (convulsions) du buflomédil en cas d’insuffisance rénale.
Surveillance clinique, plus particulièrement chez le sujet âgé.
Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas  attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, il n’existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour  évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du buflomédil lorsqu’il est administré pendant la grossesse.
En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le buflomédil pendant la grossesse.
Ce médicament est déconseillé en cas d’allaitement.
Sans objet.
Les effets secondaires du buflomédil sont rares et transitoires.
Ont été observés :
· des effets secondaires digestifs tels que nausées, vomissements,
· des sensations de chaleur cutanée, des picotements des extrémités, des céphalées, des vertiges, des tremblements,
· des réactions cutanées : rash, urticaire.
En cas de surdosage volontaire ou accidentel, on peut observer rapidement (15 à 90minutes) des manifestations neurologiques (convulsions, état de mal convulsif) pouvant être suivies d’une symptomatologie cardiovasculaire (en particulier tachycardie sinusale, hypotension, troubles du rythme ventriculaire graves, troubles de conduction, notamment intraventriculaire) qui peuvent évoluer vers un coma et/ou un arrêt cardiocirculatoire.
Ce tableau clinique est un tableau proche de celui d’une intoxication par antidépresseur imipraminique.
Il y a lieu de faire hospitaliser immédiatement le malade par transport médicalisé d’urgence dans un service spécialisé, afin d’instaurer une surveillance neurologique et électrocardiographique continue et de mettre en place sans délai une assistance respiratoire et le traitement de l’intoxication.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES VASODILATATEURS PERIPHERIQUES,
Code ATC : C04AX20
L'activité vasculaire du buflomédil est liée à deux composantes pharmacologiques : un effet a1 et a2 adrénolytique et une action directe sur les structures myocytaires microcirculatoires :
· par son action adrénolytique a non spécifique, le buflomédil s'oppose localement aux effets vasoconstricteurs de l'adrénaline, du stress et du froid. Cette action se retrouve essentiellement au niveau des artères riches en récepteurs a : artères périphériques musculaires du circuit de distribution.
· Par son action spécifique microcirculatoire liée à un effet sur les mouvements calciques, au niveau des myocytes périvasculaires, le buflomédil ouvre les sphincters pré-capillaires spasmés et restaure donc une microcirculation musculocutanée fonctionnelle.

Chez l'animal
L'étude microcinématographique quantitative directe sur la bajoue du hamster a montré une augmentation du diamètre des microvaisseaux de 16 à 20 % après administration locale de buflomédil. Le buflomédil provoque par voie intra-artérielle, intra-veineuse et intra-duodénale, une augmentation du débit fémoral mais aussi des débits cutané et musculaire avec baisse des résistances périphériques, chez le chien éveillé ou anesthésié. Cette augmentation est significativement supérieure à celles obtenues par les produits de référence.
Chez l'homme
Les examens capillaroscopiques effectués après traitement oral ou intra-veineux de buflomédil ont montré une augmentation du nombre et de la taille des boucles capillaires et le relâchement des sphincters pré-capillaires spasmés avec accroissement de la vitesse de circulation des hématies.
Le buflomédil, ne mobilisant pas d'importante masse sanguine, ne modifie donc pas de façon significative l'hémodynamique cardiaque (pression artérielle systolique et diastolique, fréquence cardiaque, pression d'éjection ventriculaire, débit cardiaque total et systolique, index cardiaque, travail du ventricule gauche).Ceci a été vérifié chez l'animal et chez l'homme par cathétérisme cardiaque.
Le métabolisme du buflomédil a été étudié chez le rat et chez le chien par analyse physicochimique et par molécule marquée au C14, chez l'homme par mesure physicochimique, le buflomédil est absorbé rapidement au niveau intestinal, il reste essentiellement dans le plasma (chez le rat et le chien, 50 % du produit restent à l'état libre).
La demi-vie d'élimination plasmatique est relativement courte, de l’ordre de 2 heures.
Les vitesses d'élimination et d'échange avec le compartiment de fixation ne dépendent pas de sa voie d'administration.
Le volume de distribution est élevé avec diffusion tissulaire importante.
Le buflomédil est métabolisé au niveau du foie, principalement par l’isoforme 2D6 du cytochrome P450, comme en témoignent les études in vitro. Le buflomédil est ensuite éliminé en grande partie par le rein, à la fois sous forme inchangée et sous forme de métabolites glucuroconjugués.
Une étude pharmacocinétique réalisée chez des sujets sains, métaboliseurs lents ou rapides pour le CYP2D6, confirme la prépondérance de cette voie d’élimination. Cependant, l’utilisation de buflomédil chez des sujets métaboliseurs lents (7% de la population générale), ou recevant conjointement un inhibiteur du CYP2D6 (cf. 4.5 Interactions avec d’autres médicaments ou autres formes d’interaction) ne devrait pas avoir de conséquences en termes de tolérance. En revanche, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, ou chez le sujet âgé, une inhibition du CYP2D6 peut être à l’origine d’une augmentation des concentrations plasmatiques de buflomédil, avec un risque de majoration de ses effets indésirables, notamment neurologiques.
Chez l'insuffisant rénal sévère, la demi-vie d'élimination plasmatique est de l’ordre de 5heures (± 3.4 h).
Sans objet.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
Noyau : amidon de blé, cellulose microcristalline, talc, stéarate de magnésium.
Pelliculage: SEPIFILM LP 770 blanc [hypromellose (E464), cellulose microcristalline, acide stéarique, dioxyde de titane (E 171)].

3 ans.
Pas de précautions particulières de conservation.
10 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Pas d'exigences particulières.
LABORATOIRE RATIOPHARM
5, rue Charles Martigny
B.P. 42
94702 MAISONS-ALFORT CEDEX
· 367 117-2 : 10 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).
Non documenté

Liste I.

 

0000-00-00 - source: AFSSAPS

 

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