Publicité
Accueil > Dictionnaires > Guide des Médicaments > LOSARTAN IBD3 PHARMA CONSULTING 50 mg, comprimé pelliculé sécable - Propriétés pharmacodynamiques
Médicaments
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

LOSARTAN IBD3 PHARMA CONSULTING 50 mg, comprimé pelliculé sécable - Propriétés pharmacodynamiques


Publicité

ANTAGONISTES DE L’ANGIOTENSINE II, NON ASSOCIES.
Code ATC : C09CA01
Le losartan est un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II (type AT1), actif par voie orale.
L'angiotensine II se lie aux récepteurs AT1 existant dans de nombreux tissus, en particulier cellules musculaires lisses vasculaires, surrénales, rein et coeur. Elle entraîne plusieurs effets biologiques importants dont la vasoconstriction et la libération d'aldostérone. L'angiotensine II stimule également la prolifération des cellules musculaires lisses. Les études de liaison et pharmacologiques démontrent que le losartan se fixe sélectivement aux récepteurs AT1. In vitro et in vivo, le losartan et son métabolite acide carboxylique pharmacologiquement actif (E-3174) bloquent tous les effets que l'angiotensine II exerce sur les récepteurs.
En cas d'administration de losartan, la suppression de l'effet rétroactif négatif de l'angiotensine II sur la sécrétion de rénine est responsable d'une augmentation de l'activité rénine plasmatique. Cette augmentation entraîne une élévation de l'angiotensine II plasmatique.
Malgré ces augmentations, l'action antihypertensive et la diminution de l'aldostérone plasmatique se maintiennent, traduisant un blocage efficace des récepteurs de l'angiotensine II.
Dans une étude spécialement conçue pour comparer l'incidence de la toux chez des malades traités par losartan et par des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, l'incidence de la toux chez les patients traités par losartan ou hydrochlorothiazide était du même ordre et significativement plus faible que celle observée chez les patients traités avec un inhibiteur de l'enzyme de conversion. De plus, lors d'une analyse statistique globale regroupant 16 études cliniques en double aveugle portant sur 4 131 patients, l'incidence de la toux rapportée spontanément chez les patients traités par losartan était du même ordre (3,1 %) que celle observée chez les patients traités par le placebo (2,6 %) ou l'hydrochlorothiazide (4,1 %), alors que l'incidence était de 8,8 % avec les inhibiteurs de l'enzyme de conversion.
Chez des patients hypertendus non diabétiques ayant une protéinurie, l'administration de losartan potassique réduit significativement la protéinurie, l'excrétion fractionnaire d'albumine et des IgG.
Le losartan est généralement responsable d'une diminution de l'uricémie (habituellement < 4 mg/l) qui se maintient en cas de traitement au long cours ; l'administration de losartan est également associée à une réponse uricosurique franche (+ 300 %) et transitoire (4 heures).
Le losartan n'a pas d'effet sur les réflexes végétatifs ni d'action prolongée sur la noradrénaline plasmatique.
Dans les études cliniques, l'administration de losartan chez des malades ayant une hypertension essentielle légère ou modérée s'est accompagnée d'une diminution statistiquement significative des pressions artérielles systolique et diastolique ; l'effet antihypertenseur a été maintenu pendant toute la durée des études cliniques (au moins 1 an). La mesure de la pression artérielle au moment des concentrations minimales (24 heures après la prise) et maximales (5-6 heures après la prise) a montré une réduction régulière de la pression artérielle au cours du nycthémère. L'effet antihypertenseur était parallèle aux variations diurnes physiologiques. L'importance de la réduction de la pression artérielle à la fin de l'intervalle séparant deux prises était égale à environ 70-80% de la réduction observée 5-6 heures après une prise. L'arrêt du losartan chez ces malades hypertendus n'a pas entraîné d'effet rebond de la pression artérielle.
Malgré la diminution significative de la pression artérielle, l'administration de losartan ne s'est accompagnée d'aucun effet cliniquement significatif sur la fréquence cardiaque.
La réponse au traitement par losartan est plus faible en moyenne chez les patients de race noire que chez les autres, comme avec les autres médicaments qui agissent sur le système rénine-angiotensine.
Une étude (RENAAL) internationale, multicentrique, randomisée, en double aveugle, versus placebo, a étudié une population de patients hypertendus (96,7%) ou non, présentant un diabète de type 2 avec protéinurie > 0,50 g/jour et créatininémie de 115-265 µmol/l. L’objectif de cette étude était de démontrer les effets de protection rénale de losartan au-delà des bénéfices du contrôle tensionnel seul (équivalent dans les deux groupes de traitement). Les patients ont reçu soit losartan 50 mg puis 100 mg par jour soit le placebo, en complément d’un traitement antihypertenseur conventionnel comprenant en moyenne 3,4 traitements dans le groupe losartan et 3,5 traitements dans le groupe placebo. Le critère principal était un critère composite comprenant le doublement de la créatinine sérique, l’évolution vers l’insuffisance rénale terminale (dialyse ou transplantation rénale) et les décès. 1513 patients (âge moyen 60 ans) ont été randomisés (751 patients sous losartan et 762 sous placebo). Le suivi moyen des patients a été de 3,4 ans. 327 événements (43,5%) ont été observés dans le groupe losartan et 359 (47,1 %) dans le groupe placebo (diminution du risque de 16,1 %, IC 95 % [2,3 %-27,9 %], p’0,022). La protéinurie (critère secondaire d’évaluation) a été réduite de 34,3 % en moyenne dans le groupe losartan par rapport au groupe recevant un placebo (p<0,001).
Le bénéfice obtenu s’explique surtout par les résultats obtenus sur les critères suivants : doublement de la créatinine sérique, 162 (21,6 %) patients dans le groupe losartan et 198 (26,0%) dans le groupe placebo (diminution du risque de 25,3%, IC 95 % [7,8 %-39,4 %], p’0,006), évolution vers l’insuffisance rénale terminale, 147 (19,6 %) patients dans le groupe losartan et 194 (25,5%) dans le groupe placebo (réduction du risque de 28,6%, IC 95 % [11,5 %-42,4 %]). En ce qui concerne les décès toutes causes, aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes (158 (21,0 %) pour le groupe losartan, 155 (20,3 %) pour le groupe placebo, p’0,884), mais l’étude n’était pas conçue pour montrer une différence sur ce critère.
Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés ont été asthénie/fatigue, étourdissements, hypotension et hyperkaliémie. Les kaliémies > 5,5 mmol/l ont été plus fréquentes dans le groupe losartan (24,2%) que dans le groupe placebo (12,3%), p < 0,001 (cf. rubriques 4.4 et 4.5).
L’étude LIFE (Losartan Intervention For Endpoint reduction in hypertension) a comparé les effets cardioprotecteurs du losartan à ceux de l’aténolol au cours d’un essai multicentrique, international, randomisé, en double aveugle, chez 9193 patients hypertendus âgés de 55 à 80 ans (moyenne 67 ans), ayant une hypertrophie ventriculaire gauche à l’ECG. Parmi les patients inclus dans l’étude, 1195 (13%) étaient diabétiques, 1326 (14%) avaient une hypertension systolique isolée, 1468 (17%) une maladie coronarienne et 728 (8%) une maladie cérébrovasculaire. L’étude a été conçue pour obtenir un contrôle identique de la pression artérielle dans les deux groupes. Les patients étaient randomisés pour recevoir, en une prise quotidienne, Losartan 50 mg ou l’aténolol 50 mg. Si l’objectif de pression artérielle (<140/90 mmHg) n’était pas atteint, de l’hydrochlorothiazide (12,5 mg) était ajouté en premier puis si besoin la dose de Losartan ou d’aténolol était alors augmentée à 100 mg une fois par jour. Si nécessaire, d’autres antihypertenseurs (c’est-à-dire augmentation de la dose d’hydrochlorothiazide à 25 mg ou addition d’un autre diurétique, d’un inhibiteur calcique, d’un alpha-bloquant, ou d’un antihypertenseur central, à l’exclusion d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion, d’un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II ou d’un bêta-bloquant) ont été ajoutés au traitement pour atteindre l’objectif de pression artérielle.
La pression artérielle a été diminuée de façon significative à des niveaux similaires dans les deux groupes de traitement. Un pourcentage similaire de patients dans les deux groupes a atteint l’objectif de pression artérielle. La durée moyenne de suivi a été de 4,8 ans.
Le critère principal d’évaluation était un critère combiné comprenant la morbidité et la mortalité cardiovasculaires constituées par la réduction de l’incidence des décès cardiovasculaires, des accidents vasculaires cérébraux, et des infarctus du myocarde. Pour le critère principal combiné, les résultats ont montré que le traitement par losartan entraînait une diminution du risque de 13,0%, IC 95% [2%-23%], p’0,021 par rapport à l’aténolol. Cette diminution est due essentiellement à une réduction du risque d’accidents vasculaires cérébraux de 25%, IC 95% [11%-37%], p’0,001, sans différence significative sur les décès cardiovasculaires et l’infarctus du myocarde.
Dans l’étude LIFE, les patients de race noire traités avec l’aténolol ont eu un risque plus faible de développer le critère principal d’évaluation comparé aux patients de race noire traités par losartan. Sur la base de l’étude LIFE, les bénéfices de losartan sur la morbidité et la mortalité cardiovasculaires comparés à ceux de l’aténolol ne s’appliquent pas aux patients de race noire hypertendus et présentant une hypertrophie ventriculaire gauche.
Un bénéfice significatif a, en particulier, été retrouvé chez des sujets présentant un diabète ou atteints d’une hypertension systolique isolée.
Dans cette étude, losartan a été généralement bien toléré. Le profil de tolérance de losartan a été supérieur à celui de l’aténolol ainsi qu’en atteste une incidence significativement plus faible des arrêts de traitement dus à des effets secondaires.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


Publicité