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ADENOSCAN 30 mg/10 mL, solution pour perfusion - Propriétés pharmacodynamiques


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Code ATC : AUTRES PREPARATIONS CARDIAQUES (C0 1 EB 10)
Nucléoside endogène avec effet vasodilatateur périphérique/anti-arythmique
L'adénosine est un vasodilatateur puissant au niveau de la plupart des lits vasculaires, à l'exception des artérioles rénales afférentes et des veines hépatiques où elle provoque une vasoconstriction. L'adénosine exerce ses effets pharmacologiques par l'intermédiaire d'une activation des récepteurs puriniques (récepteurs membranaires A1 et A2 à l'adénosine). Bien que l'on ignore le mécanisme exact par lequel l'activation des récepteurs de l'adénosine entraîne une relaxation du muscle lisse vasculaire, il semble qu'il se produise à la fois une inhibition du courant calcique entrant lent qui diminue l’entrée du calcium et une activation de l'adénylate cyclase par l'intermédiaire des récepteurs A2 des cellules musculaires lisses. L'adénosine peut également réduire le tonus vasculaire en modulant la neurotransmission sympathique. La capture intracellulaire de l'adénosine se fait par l'intermédiaire d'un système de transport transmembranaire spécifique des nucléosides.
Dès son entrée dans la cellule, l'adénosine est rapidement phosphorylée par une adénosine kinase en adénosine monophosphate, ou bien désaminée par une adénosine désaminase en inosine. Ces métabolites intracellulaires de l'adénosine n'ont pas d'effet vaso-moteur.
Les études par cathétérisme intracoronaire avec mesure Doppler du flux ont démontré que l'injection intraveineuse d'Adénoscan à la posologie de 140 µg/kg/mn provoquait une hyperhémie coronaire maximale (comparativement à l'injection intra-coronaire de papavérine) chez environ 90 % des sujets, dans les 2 à 3 minutes suivant le début de la perfusion.
La vitesse du débit coronaire revient à son niveau basal dans les une à deux minutes après arrêt de la perfusion d'Adénoscan.
L'augmentation du débit sanguin induite par Adénoscan est significativement plus importante dans les artères coronaires normales que dans les artères sténosées.
Adénoscan induit une redistribution du débit coronaire de l'endocarde vers l'épicarde, et une réduction du débit coronaire collatéral, à l'origine d'une ischémie régionale.
On a montré que la perfusion continue d'adénosine chez l'homme provoque une légère baisse dose-dépendante de la pression artérielle moyenne et un effet chronotrope positif dose-dépendant, vraisemblablement secondaire à la stimulation sympathique.
Cette élévation réflexe de la fréquence cardiaque débute plus tardivement que l'effet chronotrope/dromotrope négatif. Ces effets opposés s'observent principalement après une injection en embol expliquant ainsi l'intérêt potentiel de l'adénosine comme traitement des arythmies supraventriculaires lorsqu'elle est administrée en embol ou comme vasodilatateur coronaire lorsqu'elle est administrée en perfusion.
Bien qu'Adénoscan modifie la conduction intra-myocardique, il a été utilisé efficacement et sans risque en association avec d'autres médicaments à cardiotropes ou vaso-actifs tels que les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques, les dérivés nitrés, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine I, les diurétiques, les digitaliques ou les anti-arythmiques.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


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