Publicité
Accueil > Dictionnaires > Guide des Médicaments > AMLOR 5 mg, gélule - Propriétés pharmacodynamiques
Médicaments
Mon Compte




Publicité
revuesonline.com, 14 revues médicales de référence

Alertes ansm


Actus santé : Au jour, le jour...



Dernières annonces emploi


Dernière Parution


Application


Partenaires


Publicité

AMLOR 5 mg, gélule - Propriétés pharmacodynamiques


Publicité

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEUR CALCIQUE SELECTIF A EFFET VASCULAIRE, (Code ATC :C08 CA01 : DERIVE DE LA DIHYDROPYRIDINE).
L'amlodipine est un antagoniste du calcium appartenant à la famille des dihydropyridines qui agit à la fois sur les sites de fixation des canaux calciques de la 1 -4 dihydropyridine et du diltiazem. Elle inhibe de manière prolongée l'entrée du calcium empruntant les canaux calciques lents au niveau des cellules musculaires lisses et des cellules myocardiques. Comme les autres dihydropyridines, l'amlodipine possède chez l'animal des propriétés diurétiques et natriurétiques.
Le mécanisme de l'action antihypertensive est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire.
Chez les patients hypertendus, une prise quotidienne unique permet d'obtenir une réduction significative des valeurs tensionnelles en position couchée ou debout sur l'ensemble du nycthémère sans entraîner d'accélération de la fréquence cardiaque. L'action progressive de l'amlodipine permet d'éviter les accès d'hypotension.
L'amlodipine diminue les résistances périphériques totales (post-charge) sans induire de tachycardie réflexe. Ceci s'accompagne d'une baisse de la consommation énergétique du myocarde et de ses besoins en oxygène . Elle entraîne une vasodilatation des artères et artérioles coronaires en augmentant ainsi l'apport myocardique en oxygène.
Chez les patients angoreux, l'administration d'amlodipine augmente la durée de l'effort, le délai d'apparition de l'angor et du sous-décalage du segment ST et réduit à la fois la fréquence des crises d'angine de poitrine et la consommation de trinitrine.
Comme les autres antagonistes du calcium, l'amlodipine est métaboliquement neutre et ne modifie pas les taux de lipides plasmatiques. Elle peut être utilisée chez les patients présentant diabète ou goutte.
Chez les patients transplantés rénaux hypertendus traités par ciclosporine, l'amlodipine, administrée à la posologie usuelle, diminue la pression artérielle, augmente le flux sanguin rénal et le débit de filtration glomérulaire et diminue les résistances vasculaires rénales. Les conséquences à long terme de ces modifications sur la fonction du greffon ne sont pas évaluées.
Une étude randomisée en double aveugle appelée the Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial (ALLHAT) a été conduite pour comparer les effets de l'amlodipine ou du lisinopril à la chlorthalidone, en traitement de première intention, chez des patients atteints d'hypertension artérielle légère à modérée.
33357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 4,9 ans. Les patients avaient au moins un facteur de risque de coronaropathie additionnel incluant un antécédent d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral > 6 mois ou d'une autre maladie cardio-vasculaire liée à l'athérosclérose (51,5% au total), un diabète de type 2 (36,1%), un HDL-C < 35 mg/dL (11,6%), une hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiogramme ou échocardiographie (20,9%), un tabagisme (21,9%).
Le critère principal était une composante de décès d'origine coronaire ou d'infarctus du myocarde non fatal.
11,3% des patients du groupe amlodipine ont présenté un événement du critère principal versus 11,5% des patients du groupe chlorthalidone (RR 0,98 95% IC [0,90-1,07] p=0,65).
Parmi les critères secondaires:
· le taux de mortalité toutes causes a été de 16,8% versus 17,3% dans le groupe amlodipine et chlorthalidone respectivement (amlodipine versus chlorthalidone RR 0,96 95% IC [0,89-1,02] p=0,20);
· l'incidence de l'insuffisance cardiaque (composante d'un critère combiné cardiovasculaire) a été significativement plus élevée dans le groupe amlodipine comparée au groupe chlorthalidone (10,2% versus 7,7%, RR 1,38, 95% IC [1,25-1,52] p<0,001).
L'étude n'a pas montré la supériorité d'un des groupes de traitement sur le critère principal, une analyse des résultats conduite a posteriori a suggéré que l'amlodipine réduit les décès d'origine coronaire ou d'infarctus du myocarde non fatal, ainsi que la mortalité toutes causes, de façon comparable à la chlorthalidone.
Dans une étude randomisée en double aveugle appelée the Comparison of Amlodipine versus Enalapril to Limit Occurrences of Thrombosis (CAMELOT), comparant les effets de l'amlodipine versus placebo chez des patients coronariens avérés ayant une pression artérielle diastolique < 100 mm Hg, un total de 1997 patients ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 2 ans. Ces patients n'avaient pas d'insuffisance cardiaque et une fraction d'éjection ≥ 40 %. Quatre-vingt quatre pour cent des patients avaient une hypercholestérolémie, 60 % de l'hypertension, 38 % un antécédent d'infarctus du myocarde (IDM), 18 % étaient diabétiques et 4 % avaient un antécédent d'accident vasculaire cérébral. Les facteurs de risque, en particulier l'hypertension, étaient contrôlés à l'inclusion et le traitement de fond optimisé (aspirine 95 %, statines 83 %, β-bloquants 76 %).
Le critère principal d'évaluation était le délai de survenue du premier événement cardiovasculaire dans le groupe amlodipine et placebo, parmi lesquels: décès d'origine cardiovasculaire, IDM non-fatal, arrêt cardiaque réanimé, revascularisation coronaire, hospitalisation pour angor ou insuffisance cardiaque congestive, accident vasculaire cérébral fatal ou non fatal, accident ischémique transitoire et apparition d'une artérite des membres inférieurs.
Une diminution significative des pressions artérielles moyennes systolique et diastolique a été observée dans le groupe amlodipine (respectivement - 4,8 et - 2,5 mmHg) alors que dans le groupe placebo, celles-ci ont augmenté (respectivement + 0,7 et + 0,6 mmHg). La différence était très significative entre les deux groupes (p < 0,001).
Un événement du critère principal a été observé chez 16,6 % des patients du groupe amlodipine contre 23,1 % des patients du groupe placebo (réduction de risque de 31 %, intervalle de confiance à 95 % de 12 % à 46 %). La différence portait essentiellement sur les hospitalisations pour angor et les revascularisations coronaires.
Les taux d'arrêt de traitement étaient similaires dans les deux groupes, mais des œdèmes périphériques sont survenus chez 32,4 % des patients sous amlodipine, contre 9,6 % sous placebo.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


Publicité