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avisigel 2,5mg, gélule - Propriétés pharmacodynamiques


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Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) non associes, Code ATC : C09AA05.
(C : Système cardiovasculaire).
Mécanisme de l’action pharmacologique
Le ramipril est un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant la sécrétion d’aldostérone par le cortex surrénalien.
Il en résulte :
· une diminution de la sécrétion d’aldostérone ;
· une élévation de l’activité rénine plasmatique, l’aldostérone n’exerçant plus de rétrocontrôle négatif ;
· une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s’accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.
L’action antihypertensive du ramipril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.
Le ramipril agit par l’intermédiaire de son métabolite actif, le ramiprilate, les autres métabolites étant inactifs.
Les résultats de travaux expérimentaux suggèrent que les effets hémodynamiques et antihypertenseurs du ramiprilate pourraient être en grande partie expliqués par l’inhibition de l’enzyme de conversion présente dans certains tissus, en particulier au niveau des parois vasculaires, du rein et du myocarde et donc par la diminution de la production locale d’angiotensine II.
L’enzyme de conversion intervenant également dans la dégradation de la bradykinine, substance vasodilatatrice, l’effet sur le système kallicréinekinines/prostaglandines contribue probablement aussi à l’effet antihypertenseur, ainsi qu’aux effets protecteurs sur le cœur et l’endothélium mis en évidence expérimentalement.
Caractéristiques de l’activité antihypertensive
Le ramipril est actif à tous les stades de l’hypertension artérielle : légère, modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systoliques et diastoliques, en décubitus et en orthostatisme.
L’activité antihypertensive après prise unique se manifeste dès la 1ère heure, est maximale entre la 3ème et la 6ème heure et se maintient pendant 24 heures.
Le blocage résiduel de l’enzyme de conversion à 24 heures est supérieur à 50%.
Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle se maintient sans échappement.
L’arrêt du traitement ne s’accompagne pas d’un rebond de l’hypertension artérielle.
En cas de nécessité, l’adjonction d’un diurétique thiazidique (ou apparenté) entraîne une synergie de type additif. L’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion et d’un thiazidique diminue en outre le risque d’hypokaliémie induite par le diurétique seul.
Chez des hypertendus présentant une hypertrophie ventriculaire gauche et recevant du furosémide, il a été montré que le ramipril, à la dose de 1,25 mg ou de 5 mg par jour, diminue la masse ventriculaire gauche, indépendamment des variations de la pression artérielle.
Un ralentissement de la progression de l’insuffisance rénale de patients atteints de néphropathie glomérulaire avec hypertension artérielle et protéinurie et ayant une clairance de la créatinine entre 20 et 70 ml/min a été observé dans l’étude REIN sur un nombre limité de malades traités par ramipril.
Patients à haut risque cardiovasculaire avec pathologie artérielle ischémique confirmée
Une étude (HOPE), multicentrique randomisée en double aveugle, a comparé les effets à 5ans du ramipril à ceux d’un placebo, dans une population de patients à haut risque vasculaire.
Le critère principal était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et/ou l’accident vasculaire cérébral non fatal.
9297 patients, âgés de plus de 55 ans, ont été randomisés: 4645 patients sous ramipril à la dose de 2.5 mg, progressivement augmentée jusqu’à 10 mg/j et 4652 patients dans le groupe placebo.
La population incluse se caractérisait par au moins l’une des quatre pathologies suivantes :
· une insuffisance coronaire confirmée (n=7477/9297, 80.4% de la population), sans dysfonction ventriculaire gauche,
· un diabète (n=3577/9297, 38.4% de la population, majoritairement de type II), à condition qu’il soit associé à au moins l’un des facteurs de risque suivants : hypertension artérielle, hypercholestérolémie, HDL-cholestérol bas, tabagisme, microalbuminurie documentée,
· une artérite des membres inférieurs (n= 3828/9297, 41.2% de la population),
· et/ou un antécédent récent d’accident vasculaire cérébral (n= 1013/9297, 10.8% de la population, parmi lesquels seulement 673 étaient inclus sur ce seul diagnostic neurologique).
Par ailleurs, la moitié des patients étaient hypertendus.
Après un suivi moyen de 4.5 ans, le traitement par ramipril à la dose de 10 mg par jour a permis de réduire significativement le nombre de décès cardiovasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux et/ou d’infarctus du myocarde (critère combiné), 14.0% événements versus 17.8%, p < 0.001, ce qui représente 38 événements évités pour 1000 patients traités pendant 4.5 ans (médiane).
Ainsi, ont été significativement réduits :
· le nombre de décès cardiovasculaires, 6.1% versus 8.1%, p < 0.001, ce qui représente 20 événements évités pour 1000 patients traités pendant 4,5 ans;
· le nombre d’infarctus du myocarde, 9.9% versus 12.3%, p < 0.001, ce qui représente 24événements évités pour 1000 patients traités pendant 4,5 ans ;
· le nombre d’AVC, 3.4% versus 4.9%, p < 0.001, ce qui représente 15 événements évités pour 1000 patients traités pendant 4.5 ans ;
De plus, la mortalité totale (critère secondaire) a été de 10.4% dans le groupe ramipril au lieu de 12.2% sous placebo, p = 0.005, ce qui représente 18 décès évités pour 1000patients traités pendant 4.5 ans;
Le bénéfice a notamment été confirmé dans le sous‑groupe des diabétiques.
Le bénéfice a été d’autant plus marqué que le niveau de pression artérielle systolique était élevé à l’inclusion.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


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