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DETRUSITOL 1 mg, comprimé pelliculé - Propriétés pharmacocinétiques


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Caractéristiques pharmacocinétiques propres à cette formulation
La toltérodine est rapidement absorbée. La toltérodine et son métabolite 5-hydroxyméthylé atteignent des concentrations sériques maximales 1 à 3 heures après administration. La demi-vie de la toltérodine administrée en comprimé est de 2 à 3 heures chez les métaboliseurs rapides et d’environ 10 heures chez les métaboliseurs lents (déficients en CYP2D6). Les concentrations à l’équilibre sont atteintes en 2 jours après administration des comprimés.
L’alimentation n’a d’effet ni sur la concentration de toltérodine libre ni sur celle de son métabolite 5-hydroxyméthylé actif chez les métaboliseurs rapides, bien que les taux de toltérodine augmentent avec la prise de nourriture. De même, des modifications cliniquement significatives ne sont pas attendues chez les métaboliseurs lents.
Absorption
Après administration orale, la toltérodine est métabolisée par le CYP2D6 lors du premier passage hépatique, conduisant ainsi à la formation du métabolite 5-hydroxyméthylé, pharmacologiquement actif.
La biodisponibilité absolue de la toltérodine est de 17 % chez les métaboliseurs rapides (la majorité des patients) et de 65 % chez les métaboliseurs lents (déficients en CYP2D6).
Distribution
La toltérodine et le métabolite 5-hydroxyméthylé se lient principalement à l’orosomucoïde. Les fractions libres sont de 3,7% et 36 % respectivement. Le volume de distribution de la toltérodine est de 113 l.
Elimination
Après administration orale, la toltérodine est fortement métabolisée par le foie. La voie métabolique principale fait intervenir l’enzyme CYP2D6 qui présente un polymorphisme et conduit à la formation du composé 5-hydroxyméthylé. L’étape suivante conduit à la formation du métabolite 5-carboxylé et du métabolite désalkylé qui représentent respectivement 51 % et 29 % des métabolites urinaires. Une partie (environ 7 %) de la population est déficiente en CYP2D6. La voie métabolique décrite pour ces patients (métaboliseurs lents) est une désalkylation via le CYP3A4 conduisant à la toltérodine N-désalkylée, métabolite qui ne contribue pas à l’effet clinique. Les métaboliseurs rapides constituent le reste de la population. La clairance systémique de la toltérodine chez les métaboliseurs rapides est d’environ 30 l/h. Chez les métaboliseurs lents, la diminution de la clairance conduit à des concentrations plasmatiques de toltérodine significativement augmentées (environ 7 fois) associées à des concentrations indétectables du métabolite 5-hydroxyméthylé.
Le composé 5-hydroxyméthylé est pharmacologiquement actif et équivalent à la toltérodine.
Du fait de la différence de liaison aux protéines entre la toltérodine et le métabolite 5-hydroxyméthylé, la quantité (ASC) de toltérodine libre chez les métaboliseurs lents est similaire à la quantité associant la toltérodine libre et son métabolite 5-hydroxyméthylé chez les patients qui ont une activité CYP2D6 et qui reçoivent la même posologie. La sécurité, la tolérance et la réponse clinique sont similaires indépendamment du phénotype.
L'excrétion de la radioactivité après administration de la toltérodine [14C] est environ de 77 % dans les urines et de 17 % dans les fèces. Moins de 1 % de la dose est excrétée sous forme inchangée et environ 4 % sous forme du métabolite 5-hydroxyméthylé. Le métabolite carboxylé et le métabolite désalkylé correspondant comptent respectivement pour environ 51% et 29 % de l'excrétion totale urinaire.
La pharmacocinétique est linéaire dans la fourchette des doses thérapeutiques.
Populations spécifiques
Insuffisance hépatique : une quantité environ deux fois plus élevée de toltérodine libre et du métabolite 5-hydroxyméthylé est retrouvée chez les patients ayant une cirrhose du foie (cf. rubriques 4.2 et 4.4).
Insuffisance rénale : la quantité moyenne de toltérodine libre et de son métabolite 5-hydroxyméthylé est deux fois plus élevée chez les patients avec une insuffisance rénale sévère (clairance de l'inuline ≤ 30 ml/min.). Les concentrations plasmatiques des autres métabolites sont nettement augmentées (jusqu'à 12 fois) chez ces patients. La pertinence clinique de l'augmentation de ces métabolites est inconnue. Il n’existe pas de données dans l'insuffisance rénale légère à modérée (cf. rubriques 4.2 et 4.4).
Enfants : l’exposition à la fraction active par mg de dose est similaire entre adultes et adolescents. L’exposition moyenne à la fraction active par mg de dose est deux fois plus élevée chez les enfants entre 5 et 10 ans que chez les adulte (cf. rubriques 4.2 et 5.1).


0000-00-00 - source: AFSSAPS


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