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RISPERIDONE MERCK 4 mg, comprimé pelliculé sécable - Mises en garde


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Mises en garde spéciales
Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés dans le cadre de surdosages. En cas de surdosage, la surveillance cardiovasculaire doit commencer immédiatement et inclure une surveillance ECG en continu jusqu’au rétablissement du patient afin de détecter l’apparition de troubles du rythme cardiaque (voir rubrique 4.9. Surdosage).
En raison de ses propriétés antagonistes dopaminergiques, la rispéridone peut induire un risque potentiel de dyskinésie tardive, dont la survenue devra faire envisager l'arrêt de tout traitement par les neuroleptiques.
Comme avec tous les antipsychotiques, la survenue éventuelle d'un syndrome malin des neuroleptiques (hyperthermie, rigidité musculaire, troubles neurovégétatifs, altération de la conscience, augmentation des créatines phosphokinases sériques CPK) n'est pas à exclure avec la rispéridone. Ce syndrome peut également comporter d’autres signes de rhabdomyolyse comme par exemple une myoglobinurie ou une insuffisance rénale. En cas d'apparition de ce syndrome, il est nécessaire d'interrompre le traitement antipsychotique.
De très rares cas d’hyperglycémie ou d’exacerbation d’un diabète préexistant ont été rapportés lors d’un traitement par la rispéridone. Un suivi clinique approprié est conseillé chez les patients diabétiques et chez les patients présentant des facteurs de risque de diabète insulino-dépendant (voir rubrique 4.8 Effets indésirables).
La prise concomitante de ce médicament avec de l’alcool, de la lévodopa ou un antiparkinsonien dopaminergique (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, ropinirole, sélégiline et pramipexole) est déconseillée (voir rubrique 4.5 Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions).
En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
Mises en garde spéciales chez le patient âgé dément :
Ce médicament n’est pas indiqué dans le traitement de la démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients est déconseillée du fait d’une augmentation du risque de mortalité et d’accidents vasculaires cérébraux.
Dans des essais contrôlés versus placebo réalisés avec la rispéridone chez des patients âgés (> 65 ans) déments, l’incidence de la mortalité a été plus élevée dans le groupe rispéridone que dans le groupe placebo.
Effets indésirables cérébrovasculaires :
Dans des essais contrôlés versus placebo réalisés chez des patients âgés déments, une incidence statistiquement plus élevée des événements indésirables cérébrovasculaires (accidents vasculaires cérébraux et des accidents ischémiques transitoires), dont des décès, a été observée chez les patients (moyenne d’âge 85 ans ; extrêmes 73-97 ans) traités par la rispéridone comparativement aux patients recevant du placebo. L’analyse des données poolées de six essais contrôlés versus placebo menés principalement chez des patients âgés (>65 ans) déments suggère un risque de survenue d’accident vasculaire-cérébral dans le groupe rispéridone trois fois supérieur à celui observé dans le groupe placebo. Le mécanisme susceptible d’expliquer cet effet est inconnu.
Mises en garde particulières chez l’enfant de 5 à 11 ans
· Chez l’enfant, les données de sécurité disponibles concernent des études portant sur une période d’un an réalisées chez des enfants présentant un retard mental accompagné de troubles du comportement.
· Les données jusqu’à un an indiquent qu’il n’y a pas d’effet sur la croissance et la puberté. Toutefois, les conséquences sur la croissance et la puberté d’une exposition supérieure à un an sont inconnues.
· Des élévations transitoires et modérées de la prolactine ont été rapportées. Des irrégularités menstruelles (chez la fille) et des gynécomasties (chez le garçon) ont été observées.
· Un intérêt particulier doit être porté à l’effet sédatif de la rispéridone chez des sujets en phase d’apprentissage scolaire ou rééducatif. Une modification des horaires d’administration peut améliorer l’impact de la sédation sur les facultés attentionnelles de l’enfant.
Précautions d’emploi
Il est recommandé de réduire de moitié la posologie initiale et les paliers de progression des doses, chez les sujets âgés et les patients insuffisants rénaux.
Chez les patients présentant une maladie de Parkinson ou des symptômes extra-pyramidaux, le risque d’aggravation des symptômes de type parkinsonien ou de survenue d’un syndrome malin des neuroleptiques peut être augmenté. Une sensibilité aux traitements antipsychotiques peut également se développer chez ces patients, pouvant se manifester par une confusion aggravée, une somnolence, une majoration des troubles de la motricité telle qu’une instabilité posturale avec des chutes fréquentes, un syndrome extrapyramidal.
Les neuroleptiques classiques sont connus pour diminuer le seuil épileptogène. Bien que les études cliniques n'aient pas mis en évidence un tel risque avec la rispéridone, la prudence est recommandée chez les patients épileptiques.
En raison des propriétés alpha-bloquantes de la rispéridone, une hypotension orthostatique peut survenir, principalement durant la période d'instauration progressive du traitement.
Une attention particulière est nécessaire en cas de déshydratation, d’hypovolémie ou de maladie cérébrovasculaire.
En cas de survenue d’une hypotension, une réduction de la posologie doit être envisagée (voir rubrique 4.2 Posologie et mode d’administration).
La rispéridone pouvant induire une tachycardie, elle doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant un risque cardiovasculaire connu (en particulier : insuffisance cardiaque, ischémie coronarienne).
La rispéridone peut favoriser une prise de poids. Il sera conseillé aux patients de modérer leur consommation alimentaire, pour prévenir cet inconvénient.
Pour les recommandations posologiques spécifiques au sujet âgé et au patient insuffisant rénal ou hépatique, se reporter à la section 4.2 Posologie et Mode d’administration.
Précautions particulières chez l’enfant de 5 à 11 ans
· Une surveillance clinique régulière doit être prévue incluant la taille, le poids et la recherche d’effets indésirables neurologiques.
· Particulièrement chez les enfants proches de la puberté, une évaluation régulière des effets indésirables endocriniens doit être réalisée.
· Outre la surveillance de la tolérance au traitement, une réévaluation de l’indication du traitement par le spécialiste (psychiatre, pédopsychiatre) doit être faite à chaque consultation.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


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