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SOPHIDONE L.P. 16 mg, gélule à libération prolongée - Mises en garde


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Mises en garde
En cas de traitement prolongé, l'arrêt brutal peut entraîner un syndrome de sevrage, caractérisé par les symptômes suivants: anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées, arthralgies.
On évitera l'apparition de ce syndrome de sevrage par une diminution progressive des doses.
L'hydromorphone est un stupéfiant pouvant donner lieu à une utilisation détournée (mésusage): dépendance physique et psychique peuvent alors s'observer, ainsi qu'une tolérance (accoutumance) se développant à la suite d'administrations répétées.
Des antécédents de toxicomanie permettent toutefois la prescription d'hydromorphone si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur.
Précautions particulières d'emploi
L'hydromorphone doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants:
· chez l'insuffisant rénal et chez l'insuffisant hépatique: la posologie d'hydromorphone doit être prudente car son métabolisme et son élimination sont mal connues.
· lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément: il convient alors d'adapter les doses d'hydromorphone aux résultats du traitement appliqué.
· chez l'insuffisant respiratoire: la fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation. Il importe de diminuer les doses d'hydromorphone lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.
· chez les personnes âgées: leur sensibilité particulière aux effets indésirables centraux (confusion) ou d'ordre digestif, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant notamment la posologie initiale. Les co-prescriptions, lorsqu'elles comportent des antidépresseurs tricycliques notamment, augmentent a fortiori la survenue d'effets indésirables comme la confusion ou la constipation. Une pathologie urétro-prostatique, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire. L'usage de l'hydromorphone ne doit pas pour autant être restreint chez la personne âgée dès l'instant qu'il s'accompagne de ces précautions.
· constipation: il est impératif de rechercher et prendre en charge toute constipation ou syndrome occlusif avant et pendant le traitement.
· hypertension intracrânienne: en cas d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de l'hydromorphone devra être prudente.
· sportifs: l'hydromorphone induit une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.


0000-00-00 - source: AFSSAPS


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