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2001-11-21
Actualité médicale


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Premier séquençage du génome d'un parasite eucaryote (suite)

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des cellules parasitées, de nombreux composés présents chez l'hôte, avec des mécanismes semblables à ceux rencontrés chez des bactéries parasites (par exemple en ce qui concerne l'importation d'énergie ou ATP, les microsporidies, comme les rickettsies, possèdent des transporteurs très semblables). Mais le plus surprenant est la réduction de la taille des gènes eux-mêmes, quelquefois inférieure de 20-30% à celle des gènes homologues, eucaryotes ou bactériens, ce qui illustre la taille minimale pour assurer la fonctionnalité d'une protéine. Ainsi, par comparaison avec les autres organismes eucaryotes séquencés, on peut supposer que les régions manquantes sur les gènes du parasite, correspondant souvent à une fonction inconnue, sont vraisemblablement impliquées dans des régulations fines chez les organismes libres. Le séquençage apporte une série d'informations inédites suggérant l'existence d'un organite résiduel apparenté à la mitochondrie (centrale énergétique de la cellule) des eucaryotes aérobies (ayant besoin d'oxygène pour vivre). Par comparaison avec les autres organismes, il a été possible d'identifier des cibles thérapeutiques potentielles, c'est-à-dire des protéines impliquées dans des métabolismes qui ne se retrouvent pas dans les organismes-hôtes ou des protéines qui en sont suffisamment différentes. De même, l'identification de protéines spécifiques aux microsporidies permet d'envisager de nouveaux diagnostics plus fiables. L'analyse phylogénique confirme que les microsporidies se situent dans une branche proche de celle des champignons. Reste à confirmer que les séquences identifiées codent des protéines fonctionnelles. C'est le but de l'étude protéomique qui consiste à analyser l'ensemble des protéines d'un organisme et doit être couplée à l'étude des interactions entre protéines. Il faut également, et surtout, définir les fonctions des gènes non caractérisés : l'analyse, comme pour les autres génomes, ne permet de prédire que 55% de ces gènes. L'obtention prochaine des génomes d'autres microparasites intracellulaires, tels l'agent du paludisme ou certains champignons, devrait permettre des comparaisons riches d'enseignements ...

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Article écrit le 2001-11-21 par Christian Vivarès
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