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12 conseils pour prévenir les risques de cancer

Le cancer est une pathologie engendrée par la transformation des cellules du corps, qui deviennent anormales et se multiplient de façon incontrôlée. Apparaissant comme la première cause de décès chez l’homme et la deuxième chez la femme, il peut affecter tous les organes et même déboucher sur une tumeur maligne.

Bien que le cancer soit une affection dont plusieurs paramètres demeurent mystérieux, l’adoption de certaines habitudes de vie peut permettre de le prévenir. Voici quelques conseils pour limiter le risque d’apparition du cancer.

Ne plus fumer

Apparaissant comme le principal facteur de risque, le tabac ou la cigarette est à l’origine de plus de quarante-quatre mille décès par cancer chaque année sur le territoire français. Le risque de cancer est identifié non seulement chez les fumeurs dits actifs, mais aussi chez les fumeurs dits passifs. Il ressort d’ailleurs qu’environ mille-cent décès prématurés sont associés au tabagisme passif chaque année en France, et environ six-cents milles dans le monde.

En effet, le tabac est généralement responsable de 90% des cancers du poumon, et près de 50% des cancers liés aux voies aérodigestives supérieures (la bouche, l’œsophage, le larynx, le pharynx). Cette herbe accentue également le risque de :

  • Cancers de la vessie, des ovaires ;
  • Cancers du côlon, du pancréas, du rein, de sein ;
  • Cancers du rectum, du col de l’utérus et de l’estomac ;
  • Certaines leucémies.

La fumée du tabac renferme environ quatre mille huit cents produits chimiques, parmi lesquels près de soixante sont cancérigènes (goudron, benzène, chrome, arsenic, etc.). Toutefois, le risque de cancer peut se présenter suivant les modes de consommation, en dehors de la cigarette (le cas du tabac à chiquer ou à priser). Ces modes de consommation sont des facteurs de risque des cancers du pancréas et de la bouche. Quant au tabac qui ne dégage pas de fumée, il est composé de vingt-huit substances chimiques cancérigènes.

Ainsi, la meilleure solution pour prévenir le risque de cancer est de ne pas fumer ou de cesser de le faire. Par ailleurs, le recours à la cigarette électronique comme méthode de sevrage tabagique est à limiter, car son innocuité fait encore l’objet de discussion.

Protéger votre peau des rayons UV

Plusieurs études ont rapporté que l’exposition excessive aux rayons ultraviolets, qu’ils soient artificiels ou naturels, augmente le risque des cancers de la peau, dont les mélanomes. Environ 70% des mélanomes cutanés seraient directement liés à l’exposition au soleil.

Afin d’assurer la protection de sa peau du soleil, il faut :

  • Éviter de s’exposer au soleil entre douze et seize heures ;
  • Éviter au mieux l’exposition des adolescents et des enfants ;
  • Éviter d’utiliser des cabines de bronzage pour réduire le risque d’exposition à des doses très élevées de rayons UVA cancérigènes ;
  • Se couvrir avec des écrans solaires, un chapeau et un t-shirt ;
  • Appliquer des crèmes solaires qui présentent un filtre convenable à votre peau, ceci toutes les 2 heures et immédiatement après une baignade. Ces produits permettent de réduire le risque de kératoses actiniques, qui s’avère être le précurseur de cancer cutané.

En outre, il faut faire surveiller votre peau de façon régulière par un professionnel de santé, puisque le diagnostic précoce est le meilleur moyen pour éviter les mélanomes.

Pratiquer une activité physique régulièrement

Les personnes actives voient leurs risques d’être atteintes de plusieurs maladies chroniques et cancers réduits considérablement. Hormis son rôle préventif, l’activité physique présente de nombreux bienfaits, pendant et après les prises en charge de cancers. Elle améliore la qualité de vie du patient et réduit par la même occasion le risque de récidive.

Concrètement, la réalisation d’une activité physique permet de réduire à hauteur de 25%, le risque de cancer du sein ainsi que celui de cancer du côlon. Son efficacité a été aussi démontrée dans la survenue des cancers de l’endomètre, du pancréas, de l’ovaire et de la prostate.

L’activité physique permet également d’éviter l’obésité et le surpoids, qui sont aussi des facteurs de risque de certains cancers (du rein, du foie, du sein chez les femmes en ménopause, de l’œsophage, du rein, du rectum). Il est recommandé à cet effet de faire un équivalent de trente minutes de marche rapide par jour.

Limiter la consommation d’alcool

À l’instar du tabac, l’alcool est également un facteur de risque de cancer, car il est à l’origine de plus de quinze mille décès prématurés en France. Sa fonction est établie dans la survenue des cancers du côlon, du larynx, de l’œsophage, du sein, du pharynx, de la bouche, etc. Les études ont d’ailleurs révélé qu’une faible consommation ou modérée peut réduire le risque.

Notez donc que plus la quantité d’alcool consommée est élevée, plus le risque de cancer augmente. Dans ce contexte, pour prévenir le risque, il est conseillé de limiter la dose d’alcool à chaque occasion, de même que la fréquence de consommation.

Éviter de s’exposer aux facteurs environnementaux (radioactivité, pollution….)

D’après l’Institut de Veille sanitaire (InVS), les cas de cancers qui seraient directement associés aux facteurs de l’environnement sont estimés autour de 5 à 10%. Au nombre de ces facteurs, nous avons :

  • Le radon (gaz radioactif provenant de la désintégration du radium en sous-sol) ;
  • Les particules fines (le diesel par exemple) ;
  • L’amiante ;
  • Les rayonnements UV ;
  • Le bisphénol A.

L’effet direct et précis de ces différentes expositions est un peu difficile à estimer. Le Centre international de Recherche sur le cancer (CIRC) a relevé près de quatre-cents produits, qui sont catégorisés en fonction du degré de leur aspect cancérogène pour l’homme.

Opter pour une alimentation équilibrée et contrôler son poids

L’alimentation est également un facteur de risque de certains types de cancers, sur lequel vous pouvez agir facilement. La prévention du risque de cancers passe en effet par, le contrôle régulier de votre poids et l’adoption d’une alimentation équilibrée, suivant les recommandations du Programme national Nutrition Santé.  Que ce soit l’obésité et le surpoids, ces facteurs ont une action non négligeable dans le développement des cancers du côlon, du foie, du sein (chez les femmes en ménopause), du rectum, du rein et de l’œsophage.

Les légumes et les fruits sont entre autres, des aliments susceptibles de prévenir les cancers. Ils renferment des fibres, qui permettent la réduction du risque de cancer colorectal, et ont un impact sur le surpoids.

Limiter la consommation de viandes rouges

Rappelons qu’une alimentation contenant essentiellement de viandes rouges et pauvre en végétaux est liée à un risque élevé de cancer colorectal. Les viandes et les produits de charcuterie ont de nombreux effets néfastes sur l’organisme, en fonction de leurs caractéristiques :

  • Le pourvoir calorique élevé ;
  • Le contenu anormalement pauvre en acides gras oméga-3 anti-inflammatoires ;
  • L’apparition des composés cancérigènes pendant la cuisson.

La prévention du risque de cancer passe donc par le remplacement de viandes rouges par d’autres aliments protéinés, comme le poisson, les légumineuses et la volaille.

Il est par ailleurs recommandé de surveiller le mode de cuisson des aliments, car les moyens de cuisson à haute température comme la grillade de viandes ou de poissons peuvent augmenter le risque de cancer.

Limiter la consommation de produits renfermant assez de sel

Plusieurs études ont rapporté que la consommation en grande quantité de sel est accompagnée d’une accentuation du risque de cancer de l’estomac. La recommandation faite dans ce cadre, est d’avoir recours aux épices ainsi qu’aux aromates, plutôt qu’au sel, pour l’assaisonnement de vos plats quotidiens. Ceux-ci figurent parmi les végétaux, dont les actions bénéfiques comprennent un effet anticancéreux.

Dans la catégorie de ces végétaux, nous avons également le curcuma, le gingembre, le sésame, le romarin, le basilic, le poivre, le piment Chili, le persil, etc.

Limiter les expositions professionnelles

Certains cancers sont liés au travail, ainsi qu’à différentes expositions professionnelles. La majorité des cancers identifiés actuellement résulte des expositions qui remontent parfois à vingt ou quarante ans, ce qui fait que le salarié a du mal à identifier ce facteur de risque. D’après une enquête Sumer effectuée en 2010, environ deux millions de Français seraient exposés à des facteurs de risque cancérigènes dans leurs activités professionnelles (surtout dans le secteur de la maintenance et du bâtiment).

Concrètement, voici quelques facteurs de risque associés à certains cancers :

  • Cancers du poumon : amiante et autres produits toxiques ;
  • Cancers de la vessie : goudrons de houille, amines aromatiques ;
  • Leucémies : rayonnements ionisants, benzène ;
  • Mésothéliomes : amiante ;
  • Cancers des cavités nasales : chrome, poussières de bois, nickel.

Dans le secteur agricole, les pesticides sont soupçonnés de facteurs de risque de leucémies, de myélomes et de lymphomes.

La prévention dans ce contexte consiste à respecter strictement la réglementation existante. Autrement dit, l’employeur doit assurer la protection de ses employés contre les différentes expositions auxquelles ils sont confrontés, avec l’assistance du médecin de travail.

Soigner vos infections

D’après le Centre International de Recherche sur le Cancer, environ 7% des cancers des pays industrialisés proviendraient des virus, des bactéries ou des parasites. On distingue les infections suivantes :

  • Virus de l’hépatite B et C, qui sont liés au cancer du foie ;
  • Virus d’Epstein-Barr, qui est responsable des cancers du nasopharynx et des lymphomes ;
  • Bactérie Helicobacter pylori, à l’origine d’environ 80% des cancers de l’estomac ;
  • Papillomavirus humains (HPV) à l’origine des cancers de l’anus, de la cavité buccale, du pénis ou de col de l’utérus ;
  • VIH, qui est impliqué dans le développement des cancers du poumon, du col de l’utérus, du foie.

Pour prévenir les types de cancers énumérés, il est crucial de vite diagnostiquer et de prendre en charge ces infections. Pour certaines, principalement les HPV et l’hépatite B, il existe des vaccins que vous pouvez prendre. Toutefois, notez que certains de ces vaccins font l’objet de critiques, de la part des chercheurs. C’est le cas du vaccin contre l’hépatite B, qu’ils accusent d’accentuer le risque de sclérose en plaques.

Rechercher les facteurs de risque génétiques possibles

Hormis les facteurs de risque environnementaux, les facteurs génétiques sont liés à un cancer sur quatre. Le facteur de risque héréditaire est d’ailleurs plus élevé dans le cadre de certains cancers colorectaux ou cancers du sein. Dans le développement de ces types de cancers, plusieurs mutations génétiques ont fait l’objet d’identification. On peut distinguer les mutations de gènes BRCA 1 et 2, relativement aux cancers du sein.

L’historique familiale peut constituer un signal d’alerte dans ces cas, pour diagnostiquer une éventuelle mutation. Mais, il est important d’attendre les résultats des examens pour conclure la survenue d’un cancer, puisque le risque peut ne pas être absolu, malgré qu’une des mutations en cause ait été dépistée.

Le dépistage peut permettre toutefois de mettre en place des mesures préventives pour contrecarrer l’apparition de cancer. La chirurgie prophylactique, accompagnée d’une ablation préventive des ovaires et/ou de seins et la prise de certaines alimentations et de l’aspirine, peuvent être indiquées aux patients.

Effectuer des contrôles médicaux réguliers

Le meilleur moyen pour prévenir le cancer consiste à surveiller régulièrement votre état général de santé, avec l’aide de votre médecin traitant. Celui-ci est le seul en mesure d’identifier les facteurs de risques méconnus, ou de faire des propositions de solutions permettant d’éliminer les facteurs connus (l’arrêt de tabac par exemple).

Ces contrôles médicaux réguliers restent une nécessité pour le maintien d’un bon état de santé, surtout après cinquante ans. Ce conseil est valable, non seulement en prévention primaire de cancer, mais aussi dans le cadre d’une prévention secondaire permettant d’éviter les récidives.

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