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Addiction : causes, symptômes et traitements

L’Homme est exposé à plusieurs types d’affections cérébrales chroniques dont l’addiction qui est l’une des formes les plus fréquentes. Ce trouble du comportement et de la personnalité existe sous différentes formes et peut être fatal dans certains cas. En effet, plusieurs facteurs peuvent expliquer le développement d’une addiction chez un individu. Il existe heureusement diverses formes de prises en charge pour traiter une addiction. Quels sont les différents types d’addiction et comment peut-on les traiter ?

Définition d’une addiction

On parle d’addiction chez un individu quand celui-ci dépend d’une activité ou d’une substance, laquelle a des effets néfastes sur son état de santé. Quand un individu est addict, il ne parvient pas à contrôler son utilisation ou sa consommation, en dépit des retombées négatives. En d’autres termes, celui-ci n’a aucun contrôle sur ses pulsions.

Dans certains cas, il peut arriver que le patient tente désespérément de réduire ou d’arrêter sa consommation. Mais, force est de constater qu’en absence de prise en charge adaptée, celui-ci rechute. Toutefois, notifions qu’à partir du moment où le patient traverse une période d’abstinence et rechute par la suite, son addiction peut devenir plus sévère.

L’addiction découle généralement d’une dépendance vis-à-vis d’une activité ou d’une substance psychoactive dont l’usage nocif ou l’abus engendre des effets délétères. La dépendance est l’un des caractères que développe une personne addicte. Il est question de dépendance quand le patient fait face à un « manque » durant lequel il développe le phénomène de craving (impulsion qui véhicule un besoin irrépressible de consommer une substance psychoactive ou de faire une activité).

Causes et personnes à risque

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la dépendance d’une personne vis-à-vis d’une substance ou d’une activité. En premier lieu, on peut parler des facteurs génétiques. La vulnérabilité génétique peut être à l’origine du développement d’une addiction. La diversité de réaction des uns et des autres face aux drogues peut s’expliquer par une variabilité génétique.

En effet, le comportement de l’Homme est régi par des neurotransmetteurs dont le niveau d’activité peut fluctuer d’un individu à un autre et, par conséquent, déclencher une vulnérabilité à l’addiction. Dans ce cas, plusieurs systèmes se retrouvent perturbés. Il s’agit du système dopaminergique, cannabinoïde ou sérotoninergique.

On peut donc clairement déduire que les facteurs génétiques sont liés aux différences neurobiologiques. Outre les facteurs génétiques, on peut également parler :

  • Des troubles psychiques (dépression, trouble anxieux, trouble de la personnalité ou encore trouble obsessionnel compulsif) ;
  • Des chocs émotionnels, notamment le décès, des accidents ou une séparation ;
  • De la dévalorisation de soi ;
  • De l’évolution dans un environnement familial toxique ;
  • De la faible estime de soi.

En ce qui concerne les personnes à risque, on peut parler des adolescents ou encore des individus aux traits de caractère spécifiques (cas des individus impulsifs). Plusieurs personnes vont se demander pourquoi les adolescents sont plus assujettis au développement d’une addiction. En effet, l’adolescence est une période à risque chez un individu. En voulant tester ses limites, l’adolescent sera à la quête d’adrénaline pour y arriver.

De plus, étant donné que l’accès aux substances addictives est facilité par l’environnement, il va progressivement développer une addiction. Lorsqu’on consomme une substance psychoactive par exemple, le risque de dépendance à l’âge adulte est beaucoup plus élevé.

Différents types d’addiction

Il existe trois types d’addiction. On distingue les addictions comportementales, quotidiennes et celles liées aux substances.

On parle d’addiction aux substances lorsqu’un individu est « accro » à une drogue ou un médicament. Les substances psychoactives existent sous plusieurs formes. Par exemple, on peut citer :

  • Le tabac ;
  • Le cannabis ;
  • L’alcool ;
  • La cocaïne ;
  • L’héroïne ;
  • La codéine ;
  • L’amphétamine ;
  • L’ecstasy ;
  • Les poppers.

En outre, on peut également parler de la méthamphétamine, des médicaments psychoactifs (cas des benzodiazépines), la kétamine et l’opium.

En ce qui concerne l’addiction comportementale, elle correspond à une dépendance vis-à-vis d’une activité. Elle est qualifiée « d’addiction sans substance ». Par ailleurs, le mécanisme de l’addiction comportementale est similaire à celui de l’addiction aux substances. Les formes d’addiction comportementale sont multiples. On peut citer :

  • L’addiction aux jeux d’argent ;
  • La dépendance à l’activité physique (bigorexie) ;
  • L’addiction aux jeux vidéo, encore appelée cyberdépendance ;
  • L’addiction au sexe ;
  • L’addiction au travail (ergomanie) ;
  • L’oniomanie ;
  • L’addiction affective (due au manque d’affection).

Quant à l’addiction quotidienne, elle est présente partout. Elle se retrouve dans l’abus du chocolat, du sucre ou dans l’utilisation des téléphones portables. Ce type d’addiction n’est pas toujours nocif.

Conséquences de l’addiction

Les retombées psychologiques et physiologiques sont liées à chaque activité ou substance. Les répercussions psychiques d’une addiction aux jeux vidéo seront différentes de celles liées à une substance psychoactive. Habituellement, on ressent les incidences sur l’humeur et le comportement du patient. Ainsi, une addiction peut engendrer :

  • De sérieux troubles neurologiques ;
  • Un retrait de la vie en société ;
  • Une impulsivité ;
  • Des difficultés cognitives.

Parlant spécifiquement de la dépendance aux substances psychoactives, elle peut induire chez le patient un cancer, des hépatites B et C (cas des drogues injectables) ou des maladies cardiovasculaires.

Symptômes de l’addiction

L’apparition des symptômes est liée à la forme ainsi qu’à la gravité de l’addiction. Une addiction peut se manifester chez un individu par un craving, une perte progressive du contrôle, une incapacité à arrêter certains comportements. Elle peut aussi se manifester par une augmentation de la consommation pour obtenir le même effet : on parle de tolérance.

Cependant, avant l’installation complète d’une dépendance, certains signes précurseurs peuvent être identifiés chez le patient :

  • Des troubles de la mémoire ; 
  • Des difficultés à dormir ;
  • Un amaigrissement ou même une prise de poids ;
  • Des difficultés pour échanger ;
  • Des douleurs ;
  • Un absentéisme au boulot ou à l’école (cas des plus jeunes) ;
  • Un changement d’apparence ;
  • Un désintérêt total pour les activités pratiquées autrefois.

En présence de ces signes, il est préférable de se rendre à l’hôpital pour diagnostiquer le mal et si possible, recevoir un traitement adapté.

Diagnostic

Il existe quelques critères définis par le corps médical pour diagnostiquer une addiction. On peut citer :

  • Une accoutumance ;
  • Un craving ;
  • Un syndrome de sevrage ;
  • Un important temps consacré à la drogue ;
  • Des difficultés sociales et relationnelles ;
  • Une perte de responsabilité quant à ses obligations ;
  • Des efforts et désirs pour diminuer ;
  • Un maintien de la consommation malgré les dommages psychologiques et physiques pernicieux.

À ces critères, on peut ajouter la perte de contrôle et une régression des autres activités au profit de la dépendance. Quand un individu présente sur une année au moins deux de ces signes, alors on peut dire qu’il souffre d’une addiction. Lorsque le patient présente uniquement deux de ces critères, l’addiction est considérée comme étant faible. Elle est modérée quand le patient présente quatre à cinq critères et sévère quand celui-ci présente au moins six critères.

Traitement de l’addiction

Traiter un patient addict se fait en fonction de son type de consommation. Le patient doit se faire hospitaliser. Il doit être pris en charge par un médecin addictologue dans un service d’addictologie. Le médecin effectuera dans un premier temps un bilan des différentes consommations du patient. Il mettra ensuite en place un protocole pour permettre à son patient de mettre fin à ses consommations nuisibles.

L’accompagnement psychologique

Parallèlement à la prise en charge, le patient peut aussi bénéficier d’un accompagnement psychologique. D’ailleurs, il est souvent recommandé de suivre des séances de thérapies avec un psychologue spécialiste dans le domaine de l’addiction afin de mieux se rétablir. Le psychologue aura un rôle très particulier. En effet, il va aider le patient à comprendre la raison pour laquelle il est accro à telle drogue ou telle activité.

Il jouera également le rôle de guide, en ce sens où il inculquera au patient des comportements visant à remplacer ses anciennes pratiques néfastes. L’accompagnement psychologique est donc idéal pour guérir d’une addiction.

Le sevrage

Le sevrage désigne un état corporel qui consiste à se priver d’une substance donnée (substance psychoactive dans ce cas). Ce processus est marqué par des symptômes qui découlent de la substance dont on se prive l’usage. Le sevrage est un marqueur de l’addiction. Cependant, il est utile dans le processus de rétablissement. Lorsque l’addiction est à un stade avancé, c’est au cours du sevrage que les symptômes les plus visibles se manifestent.

Le patient ressent un besoin pressant de consommer une substance psychoactive pour atténuer les symptômes. C’est justement l’une des raisons pour lesquelles le risque de rechute est plus élevé.

Selon la substance ingérée, le sevrage peut se manifester par :

  • Une dilatation des pupilles ;
  • Une chute ou une hausse de l’appétit ;
  • Une importante transpiration ;
  • Des vertiges ;
  • La fatigue ;
  • Une fréquence cardiaque élevée ;
  • Des hallucinations ;
  • Des douleurs musculaires ;
  • Des maux de tête.

En outre, le patient peut également exprimer de l’anxiété ou de la nervosité. Le sevrage doit être réalisé avec un soutien médical au risque de soulever certaines complications ou d’entraîner la mort.

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