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Alcoolisme : Symptômes, Conséquences et Traitements

L’alcoolisme est un problème qui touche un grand nombre de personnes. Il se manifeste généralement, par une envie irrépressible de consommer de l’alcool, qui est indispensable et devient un besoin vital. Cette dépendance à l’alcool, s’accompagne de conséquences sur la santé physique, mentale et sur le comportement. L’alcoolisme concerne environ 10% de la population. Même si beaucoup ont du mal à l’admettre, ils sont confrontés à une perte de la liberté de s’abstenir. Les connaissances en termes d’alcoolisme, ne permettent pas toujours d’appréhender les risques encourus. Découvrez ici en détail l’alcoolisme, ses causes et conséquences.

Qu’est-ce que l’alcoolisme ?

L’alcoolisme est la dépendance à l’alcool et l’absence totale de la maîtrise de consommation. Elle se caractérise par :

  • La nécessité d’augmenter progressivement sa consommation d’alcool;
  • Les symptômes de manque, en cas d’arrêt de prise de l’alcool;
  • Les troubles physiques, mentaux et sociaux ;
  • L’isolation et l’exclusion de la société par l’alcoolique lui-même.

Il faut parfois plusieurs années à la personne qui boit et à son entourage, pour prendre conscience du problème. Elle s’habitue progressivement à l’alcool et à la consommation de quantités importantes, pour ressentir les effets recherchés. À un moment donné, cette personne ne consomme plus d’alcool pour ces effets, mais pour éviter les symptômes de manque.

Dans le cas contraire, les signes de manque et de sevrage comme la sueur, l’agitation, l’anxiété, la fièvre et les tremblements s’installent. La quantité d’alcool consommée par jour, peut varier d’un alcoolique à un autre.

Les symptômes de l’alcoolisme

Pour une personne alcoolique, l’alcool devient incontournable. Il devient l’un des piliers de sa vie. Il ne peut s’en passer et n’envisage pas vivre sans cette substance. Lorsqu’elle arrête d’en prendre, elle est fragilisée physiquement et psychologiquement. Les difficultés que l’alcool lui permettaient d’occulter, remontent à la surface. Les signes qui permettent de reconnaître une dépendance à l’alcool sont :

  • Une consommation d’alcool de plus en plus fréquente;
  • Une augmentation considérable de la quantité d’alcool bue;
  • Les conséquences négatives comme les conflits, les difficultés à assurer ses journées deviennent de plus en plus nombreuses;
  • L’arrêt de la consommation devient extrêmement difficile;
  • L’envie de boire est forte et apparaît plus souvent;
  • La modification du comportement et des relations avec ses proches;
  • Les signes de manque apparaissent à l’arrêt de la consommation d’alcool;

Quelles sont les causes de l’alcoolisme ?

Plus l’alcool est consommé régulièrement et en grande quantité, plus le cerveau augmente le seuil de tolérance de l’organisme à la substance. Le cerveau demande plus d’alcool, ce qui entraîne une dépendance progressive qui s’installe au bout de quelques mois. Il devient difficile pour la personne de s’en passer, au point de ressentir des symptômes de sevrage, à la moindre tentative.

La dépendance à l’alcool peut être causée par des facteurs internes ou externes. De nombreuses personnes consomment de l’alcool en excès, dans le but de noyer les soucis et d’éviter d’affronter la réalité. L’alcool devient un refuge pour eux. Le refus d’acceptation de ces conditions et l’absence de réelle conviction, peuvent conduire une personne à devenir alcoolique.

C’est quoi l’alcoolisme chronique ?

Ne pas être en mesure de se passer de l’alcool au quotidien est le premier signe d’une dépendance physique et psychique. Autrefois, on parlait d’alcoolisme chronique, au-delà de trois verres, pris par jour ou de quatre verres pris à la suite. Aujourd’hui, dès lors que vous ne pouvez plus vous passer d’alcool, il s’agit d’une dépendance, car le syndrome de manque devient évident. C’est l’alcoolisme chronique. La surconsommation d’alcool sur le court terme ou le long terme a des conséquences importantes sur la santé.

Quels sont les symptômes de l’alcoolisme chronique ?

Il est difficile de le remarquer puisque celui qui boit trop et régulièrement le supporte plutôt bien. Ils ont moins de centres d’intérêt et moins de projets. Ils ne ressentent aucun plaisir à faire ce qu’ils appréciaient autrefois. La dépression est inévitable et la violence s’installe.

Elle est d’abord verbale avant de devenir physique. Cette violence peut-être envers le conjoint, les enfants, ou les collègues. Lorsque les nerfs sont atteints, l’alcoolique a des pertes d’équilibre et des troubles moteurs fréquents. Le foie est l’organe le plus exposé. Lorsqu’il est atteint, les troubles digestifs apparaissent. Par contre lorsque c’est le pancréas, l’alcoolique ressent des douleurs abdominales, qui s’accompagnent de vomissements.

La fréquence de l’alcoolisme chronique est élevée. En France seulement, trois millions d’individus sont concernés par ce problème de santé. Deux millions ont déjà franchi la limite raisonnable et sont donc en danger. Comparativement aux hommes, les femmes subissent plus les conséquences de l’alcool. Annuellement, l’alcoolisme chronique est responsable de quarante mille décès en France.

Quelles sont les conséquences de l’alcoolisme ?

L’alcoolisme entraîne différents troubles. À court terme, il entraîne les pathologies suivantes :

  • Hépatites;
  • Ulcères;
  • Reflux gastro-œsophagiens;
  • Nausées;
  • Vomissements.

À moyen et à long terme, l’alcoolisme peut entraîner :

  • La cirrhose éthylique;
  • Les hépatites graves;
  • Les problèmes cardiaques;
  • Les pancréatites;
  • Les troubles de la libido.

Il faut noter également que l’alcool augmente considérablement les risques d’accident de la route. Il a également des conséquences psychologiques et sociales. Sur la santé mentale de l’alcoolique, on note de l’anxiété et une dépression. La consommation d’alcool nuit à la qualité du sommeil et peut entraîner l’insomnie. Le sommeil n’est plus réparateur, ce qui a des répercussions sur l’humeur.

L’alcool induit des effets négatifs sur le comportement, le caractère ou l’attitude. L’alcoolique devient violent, agressif, impatient et très obstiné. Les amis et les proches prennent généralement leur distance pour éviter des problèmes. L’alcoolique vacille, il n’est plus efficace dans son travail.

L’alcool peut-il provoquer le diabète ?

L’alcool est une substance qui contient du sucre. Elle peut donc conduire à une augmentation de la glycémie, responsable du diabète. L’alcool participe aussi à une augmentation du poids. Il est vrai qu’elles sont à faible volume, mais l’alcool contient un grand nombre de calories, qui provoque le diabète par deux mécanismes. La première est la pancréatite chronique calcifiante. Il s’agit d’une complication qui est provoquée par l’alcoolisme. La deuxième est l’augmentation des graisses chez le sujet, entraînant ainsi, un diabète de type 2.

Quelles sont les répercussions de l’alcoolisme sur le diabète ?

Avant qu’un diabétique ne consomme de l’alcool, il doit en connaître l’effet sur la glycémie, afin de maîtriser les besoins en glucose et en insuline. La quantité de sucre présente dans chaque verre d’alcool doit être connue, avant d’être consommée par un diabétique. Il faut noter que la quantité de sucre varie en fonction du type d’alcool et du mélange.

Une consommation modérée d’alcool, réduit les risques de diabète de type 2, car l’alcool améliore la sensibilité de l’insuline. Les boissons alcoolisées conseillées sont, les vins rouges ou les vins blancs secs de qualité, sans glucide et riches en polyphénols. Ces boissons alcoolisées de bonne qualité, réduisent considérablement les risques de maladies cardiovasculaires et de stress oxydatif.

Par contre, une consommation excessive d’alcool, combinée à une absence d’activité physique et une mauvaise alimentation, augmente les risques de diabète de type 2. En cas de prédiabète, l’alcool est proscrit, car il aggrave la situation du patient.

Peu importe les occasions, que vous soyez diabétique ou non, l’alcool doit être consommé avec modération. Au-delà de 20 g par jour pour la femme et 30 g pour l’homme, l’alcool devient dangereux. Ces répercussions sur la santé du consommateur sont importantes. Les diabétiques sont encore plus exposés.

Les causes de la diarrhée après la consommation d’alcool

Lorsque vous buvez de l’alcool, une partie va directement dans le sang et une autre se déplace vers l’estomac. S’il y a des aliments dans l’estomac, les nutriments des aliments sont absorbés en même temps que l’alcool, par les cellules. Ce qui ralentit la digestion de la boisson. S’il n’y a pas d’ aliments dans votre estomac, l’alcool va continuer son chemin vers l’intestin grêle où il passera à travers sa paroi. À ce niveau, le rythme est très rapide. Ce qui produit plus d’excitation, et plus rapidement lorsque l’alcool est consommé à jeun.

La consommation d’aliments très durs, très gras et fibreux, peut également accélérer la digestion de l’alcool. Une fois la majorité de l’alcool consommée, le reste est excrété de l’organisme, par les urines et les selles. L’alcool accélère le rythme des pressions exercées sur le côlon, ce qui ne permet plus à ce dernier d’absorber l’eau comme il le fait normalement. C’est pourquoi, les selles sont évacuées sous forme de diarrhée avec une forte quantité d’eau.

En consommant de faibles quantités d’alcool, vous accélérez la digestion, ce qui provoque la diarrhée. À l’inverse, la consommation en grande quantité d’alcool peut retarder la digestion et provoquer la constipation. En irritant le tube digestif, l’alcool aggrave la diarrhée. Cela se produit généralement avec le vin. Il a tendance à tuer les bactéries utiles dans l’intestin. Lorsque la consommation d’alcool cesse et que l’on reprend une alimentation normale, les bactéries se recolonisent et la digestion est rétablie.

Les personnes qui souffrent de maladies intestinales sont les plus susceptibles d’avoir la diarrhée après une consommation d’alcool. Leur appareil digestif assez sensible, réagit à l’alcool et aggrave les symptômes de la maladie, provoquant ainsi des diarrhées. Les personnes qui ont des heures de sommeil irrégulières ou qui travaillent la nuit, ont également des diarrhées, lorsqu’ils consomment de l’alcool.

L’alcoolisme mondain : qu’est-ce que c’est ?

Lorsque les beaux jours arrivent, nul ne résiste à l’envie de s’installer sur la terrasse avec des amis et de partager un verre ou deux. Les jours suivants, les amis se succèdent et les bouteilles d’alcool aussi. Toutes les soirées, vous avez envie de boire parce que vous aimez prendre un verre à la sortie du boulot. En faisant le compte, vous allez constater que vous buvez presque tous les jours et parfois un peu trop. Vous avez l’impression que tout est sous contrôle et qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un plat.

Ce n’est rien d’autre que le début de l’alcoolisme mondain. L’alcoolisme mondain est la situation dans laquelle, le buveur régulier pense ne pas avoir de problème d’alcool. Cette consommation d’alcool se fait en soirée, lors d’évènements, en société, mais malheureusement est quotidienne. Ce phénomène concerne environ quatre millions de personnes en France. L’alcoolisme mondain touche la tranche d’âge comprise entre 40 et 60 ans. C’est un phénomène qui part, de la convivialité à la dépendance.

L’alcoolisme touche-t-il les femmes au même titre que les hommes ?

Si autrefois les hommes ont toujours consommé plus d’alcool que les femmes, aujourd’hui cet écart est considérablement réduit. Elles consomment plus souvent et en grande quantité. La consommation d’alcool est souvent associée à une activité sociale et aux bons vivants, ce qui ne laisse pas les femmes indifférentes.

Le mode de consommation varie, de même que la signification ou la fonction que l’alcool peut avoir. Les femmes réagissent plus vite et avec beaucoup plus d’intensité aux effets de l’alcool. Une consommation excessive endommage plus vite l’organisme de la femme, que celui de l’homme. Cependant, elles arrivent à dissimuler plus facilement leurs consommations d’alcool. En effet, la consommation d’alcool des femmes est moins acceptée dans la société que celle des hommes.

Comment se font le test et le diagnostic de l’alcoolisme ?

Le diagnostic de l’alcoolisme se fait aisément en interrogeant la personne qui évoque une difficulté à contrôler sa consommation d’alcool. On observe également les symptômes de manque et les envies irrépressibles de consommation. Les questionnaires FACE sont les formules pour approcher la consommation d’alcool par entretien. Ils reposent sur une série de questions, qui se base sur l’analyse de la consommation des douze derniers mois. Les informations recueillies sont très utiles pour le diagnostic.

Certains examens biologiques peuvent être réalisés pour évaluer les conséquences de la consommation sur la santé. Les problèmes susceptibles d’être observés sont :

  • La macrocytose, qui est une augmentation anormale du volume de globules rouges dans le sang;
  • L’augmentation du taux de gamma GT;
  • L’augmentation de la CDT, qui indique la consommation des trois derniers mois;
  • La présence d’alcool dans le sang, qui est signe d’une consommation récente;
  • L’absence de vitamine B1 dans l’organisme.

Quels sont les traitements et les aides pour soigner l’alcoolisme ?

Avant toute chose, le traitement de l’alcoolisme nécessite une prise de conscience de l’alcoolique. Il doit aussi adhérer de plein gré à une prise en charge. Le traitement commence par la mise en place d’un sevrage, avec une diminution progressive de la consommation. Cette étape s’accompagne d’un suivi régulier. Les personnes compétentes pour accompagner le patient sont entre autres : le psychiatre, le psychologue, l’addictologue ou un hépatologue.

Les groupes de parole comme les alcooliques anonymes, peuvent être une aide importante et empêcher la rechute. Certains médicaments sont souvent prescrits aux patients. Ils diminuent l’envie de consommer de l’alcool et réduisent les rechutes sur le long terme. Il s’agit généralement de Selincro, Revia et Aotal. Dans certains cas, une hospitalisation dans un centre de cure est recommandée, pour limiter les risques de rechute au moment du sevrage.

En allant sur alcoolinfoservice, un alcoolo dépendant et son entourage peuvent recevoir l’aide dont ils ont besoin. Les associations d’anciens alcooliques bénéficient de méthodes et de moyens appropriés, pour aider un alcoolo dépendant à se sevrer. Le maintien de l’abstinence se construit jour après jour. Arrêter de boire est une démarche et une décision difficile. Mais elle vous permet petit à petit, d’améliorer le regard que vous portez sur vous-même et les relations avec votre entourage.

Existe-t-il des remèdes naturels contre l’alcoolisme ?

En réalité, il n’existe pas de remède miracle pour remédier à ce problème. Néanmoins, certaines plantes aux propriétés relaxantes peuvent vous aider à gérer l’anxiété liée au sevrage. Comme plante relaxante, vous pouvez vous procurer la valériane ou l’aubépine. Toute démarche de sevrage d’un alcoolo dépendant doit s’accompagner d’une prise en charge médicale. Il faut être extrêmement prudent avec les remèdes naturels. Ces derniers comportent des risques et peuvent entraîner des complications comme l’épilepsie et le delirium tremens.

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