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Blépharospasme : Comment traiter le tremblement de la paupière ?

Avoir une légère agitation de la paupière de manière involontaire est un symptôme passager, qui survient généralement suite à une journée fatigante. Il arrive parfois que ces contractions involontaires et répétées des muscles des paupières durent plus longtemps et deviennent gênantes, chroniques ou même, douloureuses. Il peut être question d’une affection appelée blépharospasme, qui se traduit par un clignement involontaire, excessif, voire fermeture des deux paupières. En quoi consiste le blépharospasme ? Quelles sont les causes, symptômes et traitements de cette maladie ? Cet article vous dit tout.

Qu’est-ce que c’est que le blépharospasme ?

Un blépharospasme se traduit par une contraction répétitive et involontaire des sourcils, des muscles des paupières et autres muscles du visage. Il est une affection rare, qui appartient à la famille des dystonies localisées ou focales.

En effet, une dystonie est un ensemble de contractions musculaires involontaires, d’une partie du corps impliquée dans un mouvement spécifique, comme fermer les yeux. Il existe donc différents types de dystonies focales suivant la zone corporelle. Parmi ces différentes formes, le blépharospasme est le plus fréquent chez les adultes.

Cette maladie se manifeste par la difficulté pour la personne confrontée, à ouvrir correctement les yeux. Un seul côté du visage peut être touché (spasme hémifacial) ou les deux. Le mal peut se manifester sous diverses formes, de gravité variable. Il concerne uniquement les muscles des paupières (muscles orbiculaires) et peut être lié à des contractions de certains muscles de la face et même, du corps. Ces contractions des muscles sont intenses et durent quelques secondes à quelques minutes.

Le blépharospasme peut être spontané ou héréditaire et il touche plus de femmes que d’hommes (environ trois femmes pour deux hommes). L’affection peut être occasionnée par une paralysie faciale et autre affection. Il reste généralement stable mais, sans traitement, les symptômes associés peuvent s’aggraver. Les simples clignements qui s’observent au début de la maladie par exemple, peuvent évoluer vers la fermeture des paupières.

Cependant, le blépharospasme touche en général les personnes entre cinquante et soixante ans. Le nombre de patients est estimé à environ 20 000 en France et près de trente-six personnes sur un million sont concernées en Europe.

Quelles sont les causes du blépharospasme ?

La cause du blépharospasme est en réalité inconnue. Il a été rapporté dans certains cas que, le blépharospasme est un effet secondaire d’une irritation oculaire, pouvant être causé par la présence d’un antigène ou d’une kératoconjonctivite sèche (œil sec). Plusieurs autres maladies, comme la maladie de Parkinson, sont susceptibles de favoriser les contractions musculaires involontaires.

De plus, certains facteurs peuvent aggraver les contractions sur le long terme : la fatigue, la sensibilité à la lumière, la conjonctivite, la blépharite, les irritants environnementaux (lumière forte, vent, pollution de l’air), la sécheresse oculaire. La source de cette affection peut également découler d’un manque de lubrification de la surface oculaire, des altérations du système nerveux central, de certains médicaments et aussi des personnes atteintes de spasme hémifacial.

Quels sont les différents types de blépharospasme ?

En pratique, on distingue trois types de blépharospasme.

Spasme palpébral mineur

C’est un tic qui est caractérisé par un tremblement de la paupière ou une vibration. Ce type de blépharospasme est lié au manque de sommeil, à une consommation excessive de la caféine ou au stress. Habituellement, il ne nécessite par une prise en charge et se résout souvent spontanément.

Blépharospasme bénin essentiel

C’est une altération qui touche normalement les deux yeux et, entraîne la fermeture involontaire, chronique et intense des yeux. L’intensité et la fréquence du blépharospasme  bénin essentiel augmentent avec le temps et, peuvent même devenir invalidantes, en cas de non-prise en charge.

Spasme hémifacial

Dans ce cas de blépharospasme, les muscles d’un côté du visage sont atteints. Ce qui provoque des mouvements involontaires progressifs et irréguliers, susceptibles d’affecter aussi le muscle orbiculaire, comme le muscle frontal et les muscles aux alentours de la bouche. Le spasme hémifacial peut être provoqué par une compression du nerf facial.

Quels sont les symptômes du blépharospasme ?

Les personnes touchées par le blépharospasme sont confrontées à une fermeture involontaire, voire prolongée de leurs paupières. Au début de la maladie, les symptômes remarquables sont, des simples clignements qui s’accentuent progressivement, pour déboucher au cours du temps, à la fermeture involontaire des yeux.

Très souvent, les patients ressentent une gêne lorsque l’attention et l’acuité visuelle sont soutenues, pendant la visualisation d’un écran, la lecture, la conduite de véhicule, etc. Les contractions musculaires sont généralement intenses dans la nuit, mais variables dans la journée. D’après les patients, le trouble de la paupière peut se manifester par de simples gênes (ou pesanteur des paupières) ou, une sensation douloureuse périorbitaire. Ainsi, le blépharospasme apparaît comme une maladie handicapante non seulement pour la vision, mais aussi, pour la vie en société.

Le blépharospasme peut s’aggraver en absence de traitement et, constituer ensuite une gêne visuelle pouvant avoir un impact sur la qualité de vie. À cet effet, la contracture du muscle orbiculaire peut s’observer continuellement et, les concernés auront par conséquent, des yeux fermés en permanence. Parfois, la contracture peut s’étendre vers d’autres régions, comme aux muscles du visage : on parle dans ce cas du syndrome de Meige.

Comment diagnostiquer cette maladie ?

Le diagnostic du blépharospasme est uniquement clinique. Autrement dit, il est basé sur l’observation des symptômesdu trouble de la paupière et un test neurologique.

Cependant, le diagnostic consiste à éliminer en un premier temps, toute autre maladie similaire comme la blépharite (l’inflammation des paupières provoquée par une infection ou une allergie), le spasme hémifacial (le trouble non dystonique due à une irritation du nerf facial, qui affecte les muscles d’un côté du visage dont la paupière) ou le ptosis (l’affaiblissement des paupières provoquées par une paralysie ou une faiblesse du muscle appartenant à la paupière supérieure).

Il faut retenir qu’un test de diagnostic spécifique pour cette maladie n’existe pas. Par ailleurs, il n’est pas possible de prévenir le blépharospasme mais, il convient de le détecter le plus tôt.

Quels sont les traitements possibles du blépharospasme ?

Il existe différents traitements qui peuvent être employés, en cas de blépharospasme : le traitement chirurgical et le traitement médicamenteux.

Traitements médicamenteux

En général, les médicaments apportent un peu de soulagement dans le cadre du blépharospasme. Le médicament le plus utilisé est de la famille de la toxine botulique de type A (Botox). Cette dernière est une neurotoxine capable de bloquer les messages nerveux aux muscles, afin de réduire l’activité musculaire de ces muscles. Normalement, elle s’injecte à de faibles doses dans les muscles des paupières, ceci, après avoir désinfecté la peau.

Une séance de traitement médicamenteux ne dure que quelques minutes mais, ne nécessite pas une anesthésie ou une hospitalisation. Vous devez cependant renouveler les injections régulièrement. Le plein effet du traitement est constaté après une semaine mais, les effets indésirables comme les yeux secs, la double vision ou les paupières tombantes, durent, entre trois et six mois.

Il est important que l’administration de la toxine soit faite par un ophtalmologiste, un neuro-ophtalmologiste ou un neurologue, spécialement formé. En cas de non-fonctionnement du Botox, vous pouvez faire recours à d’autres médicaments comme le valium (diazépam).

Traitement chirurgical

Lorsque le traitement médicamenteux n’est pas efficace ou en cas d’échec, vous pouvez faire recours à un traitement chirurgical, spécialement dans un contexte de blépharospasme bilatéral. L’opération qui se pratique dans ce cas est la myectomie. Il s’agit d’une procédure médicale, qui consiste à retirer une partie du muscle orbiculaire des paupières ou, à mettre en place des bandelettes reliant les paupières au front.

La myectomie soulage dans 80% des cas, les patients, des symptômes de blépharospasme mais, certains individus trouvent qu’ils nécessitent des interventions chirurgicales répétées. L’opération se déroule sous anesthésie locale ou générale et, peut nécessiter jusqu’à quelques jours d’hospitalisation. En cas de blépharospasme en rapport avec une compression du nerf, l’intervention d’un neurochirurgien peut s’avérer utile.

Après l’intervention chirurgicale, le patient peut présenter des paupières gonflées voire, un hématome. Mais ces symptômes vont disparaître d’eux-mêmes en quelques jours.

Quels sont les traitements naturels possibles ?

De multiples attitudes peuvent faciliter le traitement du blépharospasme.

  • Gérer votre stress : l’anxiété et le stress peuvent aggraver les symptômes de cette maladie. Il est donc important d’apprendre les techniques de gestion de stress ;
  • Éviter dans votre régime alimentaire la caféine (surtout le café), le thé, les boissons gazeuses et le chocolat ;
  • Opter pour des lunettes noires : les patients sensibles à la lumière peuvent porter des lunettes noires, dans la mesure du possible ;
  • Se faire masser les muscles de la mâchoire, des gencives et de la joue : cela procure parfois un soulagement immédiat ;
  • Effectuer des mouvements de la bouche : le fait de mâcher de la gomme, de siffler, de fredonner, de chanter, de sucer sur une paille ou de lire à haute voix soulage ;
  • Bander les yeux ;
  • Fermer les yeux et mettre la tête en arrière ou, regarder en bas ;
  • Méditer : la méditation permet de faire face au stress lié à la condition ou au stress général. Vous pouvez vous mettre dans un endroit sombre et vous concentrer sur votre respiration. Une longue marche ou le yoga sont également des options à ne pas négliger ;
  • Éviter des médicaments susceptibles d’aggraver les symptômes de blépharospasme.

En plus de ces traitements naturels, beaucoup d’autres alternatives comme le recours à un chiropraticien ou à des spécialistes de l’acupuncture et de l’hypnose, peuvent également vous soulager du trouble de la paupière.

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