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Cancer du poumon : Causes et Complications de la maladie

Atteignant plus d’un million de personnes à travers le monde, le cancer du poumon est la cause principale de décès par cancer chez l’homme. Le principal facteur de risque de cette maladie est le tabagisme. Ce cancer touche plus d’hommes que de femmes et son effet est stable chez l’homme depuis les années 1900, mais en forte croissance chez les femmes en raison de l’augmentation du tabagisme féminin. Il existe néanmoins des précautions et traitements contre ce cancer. Qu’est-ce que c’est que le cancer de poumon ? Quels en sont les causes et symptômes ? Comment le diagnostiquer ? Focus sur le cancer de poumon.

Cancer de poumon : quel est son historique ?

Avant l’apparition de la cigarette et jusqu’en 1761, le cancer de poumon n’était pas identifié comme une maladie. Ce n’est qu’en 1810 que plusieurs caractéristiques du cancer ont été décrites avec plus de précisions. En 1878, sur l’ensemble des cancers détectés en autopsie, les tumeurs du poumon représentaient environ 1%. Ce taux est monté à 10% voire 15% au début du vingtième siècle. Déjà en 1912, le nombre de cas relevé dans la littérature médicale mondiale s’élève à 374. En 1929, le médecin allemand Fritz Lickint arrive à faire le lien entre le tabagisme et le cancer de poumon, ce qui a conduit à une campagne anti-tabac agressive.

Ce n’est qu’en 1950 que les recherches des médecins britanniques ont conduit à la première preuve épidémiologique du rapport entre le cancer de poumon et le tabagisme. La première dissection de poumon réussie pour le cancer de poumon a été faite en 1933. Dès 1940, la radiothérapie palliative a été utilisée et la radiothérapie radicale en 1950. La radiothérapie continue hyper fractionnée accélérée apparaissait comme une amélioration de la radiothérapie conventionnelle en 1997.

En quoi consiste le cancer de poumon ?

Le cancer de poumon est le premier cancer constituant une source de mortalité dans le monde. La cause principale de cette maladie dans plus de 80% des cas reste le tabagisme et il survient à partir de l’âge de cinquante ans ou soixante ans. Particulièrement sévère, ce cancer, comparativement aux autres peut facilement se proliférer dans les autres parties du corps. D’autant plus que tout le sang traverse les poumons avant d’être oxygéné, or les poumons sont reliés à plusieurs vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Il existe principalement deux types de cancer de poumon et chacun avec son degré de gravité. Dans la plupart des cas, on y rencontre les cancers des cellules de la paroi des bronches. Environ 67% des cas de cancer de poumon surviennent chez les hommes et 33% des cas chez les femmes. Chez ces dernières, les cas de cancers ne font qu’augmenter : plus de trois fois de cas par an et par habitant en vingt ans. Cette statistique traduit la consommation de tabac chez les femmes qui se manifeste par le cancer de seins.

Quels sont les types de cancer de poumon ?

Encore appelé le cancer bronchique, le cancer de poumon touche souvent les cellules des bronches ou les cellules des alvéoles pulmonaires. Nous distinguons en effet deux types de cancer de poumons.

Cancers de poumon non à petites cellules

Les cancers dits non à petites cellules sont les plus fréquents (environ 85% des cas), mais ils se soignent facilement puisqu’ils se prolifèrent plus lentement. Cette catégorie de cancers existe sous trois formes :

  • Carcinomes épidermoïdes : ils constituent environ 40% des cancers non à petites cellules , touchant les grosses bronches et sont en rapport avec le tabagisme ;
  • Adénocarcinomes : ils constituent aussi 40% des cas de cancers non à petites cellules, touchant parfois les alvéoles et surviennent chez les femmes et les non-fumeurs ;
  • Carcinomes à grandes cellules indifférenciées : ils constituent 20% des cancers non à petites cellules ; ils se développent plus rapidement que les deux premiers et surviennent dans 90% des cas chez ceux qui prennent du tabac.

Cancers du poumon à petites cellules

Les cancers dits à petites cellules constituent environ 15% des cancers bronchiques et ne sont pas faciles à soigner. Cette catégorie de cancer se développe rapidement. Lors de leur diagnostic, il est très probable que les cellules cancéreuses se soient propagées dans le reste de l’organisme afin de former des tumeurs secondaires (métastases).

Métastases
Tumeurs secondaires ou métastases – © Crédit : informationhospitaliere.com

Environ 95% des cas de cancers de poumon dits à petites cellules ont pour origine le tabagisme.

Il faut noter que ces deux types de cancers de poumon ne présentent pas les mêmes caractéristiques au microscope et ne réagissent pas de la même manière aux soins contre le cancer.

Le cancer bronchique est-elle une maladie fréquente ?

Le cancer de poumon constitue le quatrième cancer le plus fréquent avec plus de quarante-neuf mille nouveaux détectés par an et environ vingt-neuf mille décès chaque année. Trois sur quatre des cas de cancer bronchite survient chez les hommes et il apparaît d’ailleurs chez le sexe masculin comme le deuxième plus fréquent, derrière la prostate et avant le côlon.

Cependant, ce cancer touche également les femmes et s’avère être le troisième cancer le plus fréquent chez elles après le cancer de sein et celui du côlon. Ces statistiques traduisent celles du tabagisme.

Quelles sont les causes du cancer de poumon ?

Le cancer lié aux cellules des bronches a principalement deux origines : le tabagisme et les produits toxiques.

Le tabagisme

Cette substance constitue le premier facteur de risque de cancer de poumon. Que ce soit la cigarette, la pipe, le cigare, le tabac à rouler, la consommation régulière de l’une de ces substances est source de plus huit cancers sur dix. La durée d’exposition au tabac est plus conséquente que la quantité consommée au quotidien, car une exposition à la fumée de la cigarette par exemple augmente de 30% le risque de développer un cancer de poumon.

Les produits toxiques

L’exposition à des substances toxiques (particules cancérogènes) peut constituer des sources de cancer du poumon. Il s’agit :

  • De l’arsenic ;
  • De l’amiante ;
  • Du nickel ;
  • Du chrome ;
  • Du cobalt .

En cas d’exposition professionnelle à ces particules cancérogènes et du tabagisme, le risque de cancer bronchique est multiplié.

Quels sont les symptômes du cancer pulmonaire ?

Au début du cancer du poumon, les signes sont moins visibles, car la tumeur est trop petite. Au fur et à mesure qu’elle prend de volume, des symptômes apparaissent et les plus fréquents sont : l’essoufflement ou la toux. Toutefois, d’autres maladies peuvent se manifester de la même manière. En effet, les symptômes des différents types de cancer de poumon sont les mêmes.

  • Essoufflement : ça apparaît ou s’intensifie ;
  • Respiration sifflante ;
  • Sang dans le mucus principalement dans les crachats expulsés pendant la toux ;
  • Intensification ou persistance de la toux ;
  • Douleur thoracique constante ;
  • Perte d’appétit et de poids ;
  • Infections bronchiques : persistant malgré les antibiotiques pris ;
  • Fatigue persistante ou inhabituelle ;
  • Enrouement ou dysphonie.

Hormis ces symptômes, il existe d’autres signes qui sont liés au rejet de substances par les cellules tumorales et qui ont d’effet négatif sur l’activité des tissus ou d’autres organes. C’est ce qu’on appelle le syndrome paranéoplasique. Les cancers à petites cellules peuvent plus provoquer ce syndrome que les cancers dits non à petites cellules. Le cancer de poumon peut donc se manifester par :

  • Des difficultés à avaler ;
  • L’épanchement pleural : liquide accumulé dans les poumons-pleurésie ;
  • La présence de liquide logé dans les deux feuillets du péricarde ;
  • Des douleurs osseuses ;
  • Des maux de tête ;
  • Etc.

Quel diagnostic pour le cancer du poumon ?

Dans le cas de suspicion des symptômes du cancer pulmonaire, le médecin traitant demande une série de tests afin d’infirmer ou confirmer le diagnostic. Les examens souvent demandés sont faits à partir des crachats du patient. Cet échantillon a pour but de rechercher les cellules malignes par microscopie, de faire un scanner et une radiographie du thorax, puis une fibroscopie. Tous ces examens permettent d’identifier le type de cancer et de préciser l’étendue de la tumeur.

Dans le cas où la tumeur est localisée à proximité des poumons et n’est pas accessible par fibroscopie, une ponction transpariétale (avec une aiguille à travers la paroi du thorax) s’avère indispensable pour faire des prélèvements. Autre diagnostic est celui d’un fragment des tissus organiques par microscopie, qui permet d’identifier le type de cancer bronchique.

Une fois que le diagnostic de cancer pulmonaire est confirmé, d’autres examens peuvent être demandés afin de localiser d’éventuelles métastases dans le corps. Il s’agit des examens tels que : l’échographie de foie, l’échographie endo-oesophagienne, l’angiographie, la scintigraphie osseuse ? Ces derniers permettent de voir si l’aorte ou les vaisseaux pulmonaires sont touchés par la tumeur.

Comment traiter le cancer de poumon ?

Le premier point capital dans le traitement du cancer de poumon est d’arrêter la consommation du tabac. Ensuite, les soins à faire sont fonction du type de cancer bronchique diagnostiqué, du stade d’évolution ainsi que de l’état du patient. Ainsi, on distingue deux types de traitements : les traitements locorégionaux (radiothérapie ou chirurgie) basés sur la tumeur et sa localisation, et les traitements systémiques (immunothérapies, thérapies ciblées, chimiothérapies).

La chirurgie

La chirurgie contre le cancer de poumon consiste à enlever complètement la tumeur. On distingue deux grandes techniques de cette prise en charge. Bien avant cette chirurgie : le patient doit faire deux consultations. Le premier avec le chirurgien, qui expliquera le but de l’opération, la méthode utilisée ainsi que le pronostic possible. Le deuxième sera avec l’anesthésiste, qui déterminera les risques concernant l’intervention, ceci selon les antécédents et les autres problèmes de santé du patient (traitements en cours, allergies, problèmes cardiaques). Les deux types d’intervention sont :

  • Lobectomie : elle consiste à faire l’ablation d’un lobe du poumon, si le médecin estime que la tumeur est à un état initial et qu’elle ne peut pas s’étendre ;
  • Pneumonectomie : elle consiste à faire l’ablation d’un deux poumons, cela permet d’éviter la propagation du cancer vers d’autres organes.

La chirurgie apparaît comme le traitement de référence pour les cancers de poumon non à petites cellules et est exceptionnelle pour les cancers de poumon à petites cellules.

La radiothérapie

Pour tout type de cancers, la radiothérapie est prescrite seule ou avec un autre traitement par les médecins pour les traiter. Destiné aux tumeurs situées au niveau du thorax, mais inopérables, ce traitement consiste à tuer les cellules cancéreuses à base des radiations de forte énergie. Elle peut être aussi prescrite pour les métastases douloureuses ainsi qu’à la tumeur au niveau de la colonne vertébrale ou du cerveau.

La radiothérapie externe au niveau du thorax a pour objectif d’éliminer la tumeur et sa structure, de même que les ganglions locorégionaux. La radiothérapie est idéale pour les cancers bronchiques non à petites cellules de stade IIB, de stade IIA ; pour la tumeur qui ne peut pas être opérée, etc. Quant aux cancers bronchiques à petites cellules, la radiothérapie accompagnée d’une chimiothérapie est le traitement de référence.

La chimiothérapie

La chimiothérapie consiste à administrer des médicaments toxiques (cisplatine ou carboplatine) pour les cellules. Ils sont associés à d’autres médicaments (dont les noms ne sont pas nécessairement leur nom commercial) comme :

  • Etoposide ;
  • Docétal ;
  • Gemcitabine ;
  • Paclitaxel ;
  • Pemetrexed ;
  • Vinorelbine.

Ces pilules interagissent sur le processus de division cellulaire afin d’irradier les cellules cancéreuses. Leurs modes d’action consistent à freiner la synthèse d’ADN nécessaire à la multiplication des cellules et à détruire les fibres cellulaires. Ces médicaments sont administrés soit par voie orale soit par voie veineuse. La chimiothérapie est un traitement proposé suite à la chirurgie.

La thérapie ciblée

Comparativement à la chimiothérapie qui agit sur l’ensemble des cellules qui se divisent, la thérapie ciblée a pour objectif de bloquer le processus de croissance spécifique aux cellules cancéreuses. Ce moyen de traitement est axé sur une action ciblée et a moins d’effets indésirables.

Toutefois, tous les patients ne peuvent pas suivre cette thérapie. La tumeur doit présenter certains aspects particuliers avant que la thérapie ciblée soit efficace. Les différentes thérapies dans le cadre du traitement du cancer de poumon sont : Iressa, Tarceva, Xalkori, Zykadia, Giotrif et Avastin, tous en comprimés sauf Avastin, qui sera pris par injection.

L’immunothérapie

Depuis des années, les composants d’immunothérapie contribuent au traitement du cancer de poumon non à petites cellules. L’objectif de ces composés est de restaurer la capacité du système immunitaire à assurer la défense contre le cancer.

Ce traitement prend en compte le mécanisme utilisé par les cellules de la tumeur pour déjouer la vigilance du système immunitaire. Ce mécanisme peut donc être bloqué soit au niveau de quelques cellules du système immunitaire soit au niveau des cellules tumorales.

Quelles préventions contre le cancer de poumon ?

La meilleure manière de s’exposer moins au risque de cancer de poumon est de prendre des mesures de préventions. Il faudra donc :

  • Éviter de fumer ou ne consommer aucun produit du tabac (tabac, pipe, tabac à mâcher, cigare, cigarillo ou la cigarette).
  • S’exposer moins à la fumée secondaire ;
  • Se protéger au mieux des substances toxiques ou carcinogènes ;
  • Manger des légumes et des fruits ;
  • Faire des activités physiques .

Pour plus de mesures de prévention contre le cancer du poumon, il faut aussi éviter de vous exposer à l’amiante et mesurer la teneur de radon de l’air dans votre habitation, surtout si vous vivez dans une zone à forte concentration de radon.

Quel pronostic pour le cancer de poumon ?

Le cancer bronchique est un cancer causant plus de mortalité tout comme le cancer de pancréas. Le taux de survie des porteurs de ce cancer avoisine 17% chez les hommes et 14% chez les femmes après cinq ans. Même si l’individu suit bien les traitements en son temps, les rechutes sont fréquentes dans les mois et les années suivants.

Quelles sont les complications possibles ?

Le cancer du poumon ralentit le fonctionnement des bronches, ce qui stimule les infections qui sont au niveau des voies respiratoires. Comme cela a été notifié précédemment, le cancer peut se proliférer dans les autres parties de l’organisme tout en formant des métastases. Ces dernières quant à elles vont se stagner dans les autres parties des poumons (le système nerveux, le foie ou les os). Cela se passe souvent dans les cas des cancers de poumon dits à petites cellules.

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