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Cancer du testicule : symptômes, diagnostic et traitement

Tumeur maligne affectant les cellules testiculaires, le cancer du testicule se présente comme la maladie tumorale la plus courante, chez les hommes âgés de 15 à 45 ans. Chez les patients atteints de cancer du testicule, un diagnostic précoce, ainsi qu’une thérapie bien adaptée augmentent grandement les chances de guérison et de survie. Le cancer du testicule, qu’est-ce que c’est ? Quels en sont les causes et symptômes et surtout, quelles sont les méthodes de traitement disponibles, pour les patients atteints de ce trouble ?

Qu’est-ce que c’est que le cancer du testicule ?

Le cancer du testicule est une tumeur maligne du tissu testiculaire. Il provient habituellement des cellules dites germinales, à partir desquelles naissent les spermatozoïdes. C’est pour cette raison que les tumeurs testiculaires sont ordinairement appelées « tumeurs germinales ». Généralement, la tumeur n’affecte qu’un seul testicule. Néanmoins, les hommes qui, auparavant, ont déjà souffert d’une maladie urogénitale ont un risque plus élevé de développer la même tumeur, dans l’autre testicule.

Chez les individus atteints de cancer du testicule, des carcinomes se forment à partir du tissu testiculaire. Ces tumeurs cancéreuses vont, au fil du temps, se développer, puis infecter selon le cas, les cellules germinales ou les cellules stromales du testicule. À un stade avancé de la maladie, on assiste à un détachement des cellules cancéreuses du tissu testiculaire. Celles-ci vont migrer vers les vaisseaux lymphatiques, pour atteindre d’autres organes et former ainsi des métastases.

À quelle fréquence survient le cancer du testicule ?

Le cancer du testicule est un néoplasme très rare. Il représente seulement 1,6 % de tous les cancers, qui affectent les individus masculins, et 3 à 10 % de tous les cancers du système urogénital masculin. Il touche en majorité les populations d’Europe du Nord, et en particulier les personnes âgées de 15 à 45 ans. Une étude américaine a révélé que depuis les années 70, le nombre de personnes atteintes de cancer du testicule n’a cessé de croitre.

L’augmentation de cette population ne s’est cependant pas traduite, par une élévation du taux de mortalité. Au contraire, une tendance complètement opposée a été notée. Cela s’explique par les progrès réalisés par la médecine, qui garantissent, actuellement, de bonnes chances de guérison, de ce type de cancer. En effet, cinq ans après le diagnostic, environ 96 % des patients atteints de cancer du testicule survivent. Même après dix ans, cette proportion n’est que légèrement inférieure à 95 %.

Quels sont les stades d’évolution d’un cancer du testicule ?

La gravité d’une tumeur au testicule dépend des caractéristiques qu’elle possède. Ces caractéristiques sont exclusivement évaluées, au cours du processus de diagnostic. Les facteurs qui classent une tumeur sont la taille de la masse tumorale et la capacité des cellules tumorales à se propager. Sur la base de ces caractéristiques, on peut déterminer différents stades d’évolution d’un cancer du testicule. Une distinction se fait entre les stades tumoraux suivants.

Le stade 0

Au stade 0 de l’évolution, on observe un état précancéreux dans les gonades, également connu sous le nom de néoplasie germinale in situ. Ici, certaines mutations subies par les cellules du testicule augmentent les chances que ces cellules se transforment en cellules carcinomateuses, en l’absence de traitement.

Notez que le stade 0 correspond seulement à un état précancéreux, il n’y a donc pas de formation de cancer.

Le stade I

Le stade I d’évolution correspond à un état de siège des cellules cancéreuses, dans le testicule. Ici, les cellules carcinomateuses ont déjà infecté une bonne partie des loges du testicule. On assiste à une atteinte des structures suivantes :

  • L’épididyme ;
  • Le cordon spermatique ;
  • Le scrotum ;
  • Les vaisseaux sanguins et lymphatiques du testicule ;
  • La couche externe de la membrane qui entoure le testicule.

À noter que le stade I se déroule en trois phases intermédiaires que sont les stades IA, IB et IC (ou IS). En outre, la modification des structures du testicule vient en prélude au stade II de l’évolution du cancer du testicule. 

Le stade II

À ce stade d’évolution du cancer, les cellules carcinomateuses se propagent dans l’aine, la région intermédiaire entre l’abdomen et la cuisse. Elles infectent dans leur course les vaisseaux lymphatiques de l’aine. Au stade II, la tumeur cancéreuse mesure généralement déjà, plus de 5 cm de long.

Le stade III

Le stade III correspond au stade terminal de l’évolution du cancer. À ce stade, on assiste à :

  • Une augmentation de la taille de la tumeur ;
  • Une atteinte des ganglions lymphatiques voisins (poitrine, abdomen, etc.) ;
  • La formation de métastases sur les organes à distance du testicule (cœur, foie, poumon, etc.).

Il faut noter que, rares sont les patients qui développent un stade III de cancer du testicule. Dans la majorité des cas, le cancer est découvert lorsqu’il atteint le stade I ou le stade II.

Cancer du testicule : causes et facteurs de risque

Les causes exactes du cancer des testicules ne sont pas encore connues. Cependant, les chercheurs ont identifié certains facteurs pouvant favoriser leur apparition.

  • Des antécédents de cancer du testicule 

Les individus qui ont déjà eu un cancer du testicule auparavant présentent un risque trente (30) fois plus élevé, de développer à nouveau le même cancer.

  • La cryptorchidie 

La cryptorchidie correspond à un état, caractérisé par une mauvaise position des testicules chez l’homme. Les individus atteints de cryptorchidie présentent des testicules pendulaires ou non descendus. Normalement, pendant le développement fœtal (parfois après la naissance), les deux testicules migrent de la cavité abdominale vers le scrotum. Dans le cas d’une cryptorchidie en revanche, un des testicules ou les deux testicules restent soit dans la cavité abdominale, soit dans l’aine.

Au-dessus du scrotum, la température corporelle (37 °C ou plus) est nettement plus élevée que dans le scrotum (environ 35 °C). L’élévation de la température peut dégrader le tissu testiculaire et par conséquent, favoriser la formation de cellules cancéreuses. Ainsi, les individus atteints de cryptorchidie ont 3 à 8 fois plus de chance de souffrir de cancer du testicule. Ce danger existe toujours, même lorsque la cryptorchidie a été corrigée chirurgicalement.

  • Des malformations de l’orifice urétral 

La forme de malformation de l’orifice urétral la plus connue est l’hypospadias. Des études suggèrent que ce désalignement augmente le risque d’apparition de cancer des testicules.

  • Des facteurs génétiques 

Développer un cancer du testicule peut, dans certains cas, être héréditaire ou en lien avec une prédisposition génétique.  En effet, dans une même famille, les frères des personnes touchées par cette pathologie ont près de 12 % de probabilité de développer également un cancer des testicules.

Statistiquement, les fils de pères malades développent également et plus fréquemment, un carcinome testiculaire, contrairement aux fils de pères en bonne santé. En outre, le cancer des testicules s’est avéré beaucoup plus fréquent, chez les hommes de race blanche que chez les hommes de race noire.

  • Un excès d’œstrogène  

La forme la plus courante de cancer des testicules découle d’un stade précancéreux appelé néoplasie germinale in situ.  Le principal facteur conduisant à une néoplasie germinale in situ est une hypersécrétion d’hormones œstrogènes.

  • L’infertilité 

Le risque de cancer des testicules est également augmenté, chez un homme infertile.  Les causes de l’infertilité peuvent être différentes. Parfois, l’infertilité est le résultat d’une inflammation des testicules (orchite), causée par le virus des oreillons. Des anomalies génétiques peuvent également rendre les hommes stériles, par exemple le syndrome de Klinefelter.

Orchite – © Crédit : informationhospitaliere.com
  • Les influences externes 

Le nombre de cas de cancer des testicules a considérablement augmenté dans le monde, au cours des vingt dernières années. Les experts supposent donc que certaines influences externes de l’enfance, et du début de l’âge adulte favorisent également, le développement du cancer. Il peut s’agir de la prise de certains médicaments hormonaux, d’une infection au VIH, du tabagisme, etc.

Cancer du testicule : les symptômes

Dans la plupart des cas, la première indication de cancer du testicule est un gonflement, ou un durcissement unilatéral et indolore du testicule. Ce gonflement du testicule peut, dans certains cas, s’accompagner d’un amas de liquide aqueux, autour des testicules. En outre, un changement qui semble être une inflammation, et qui ne s’améliore pas avec un traitement antibiotique peut également être une indication de cancer. Ce symptôme particulier nécessite donc une enquête plus approfondie. Les autres symptômes qui peuvent indiquer un cancer du testicule sont :

  • Un durcissement palpable et léthargique des testicules ;
  • Une distension dans la région pubienne, particulièrement au niveau du testicule ;
  • Une sensation de lourdeur ou de tiraillement dans les testicules ou l’aine ;
  • Un gonflement ou une sensibilité des glandes mammaires dans un ou les deux seins ;
  • Une sensation de douleur au niveau de la cage thoracique (suspicion de cancer avec métastases de stade III).

À un stade avancé de la maladie, des maux de dos peuvent également survenir, causés par un élargissement des ganglions lymphatiques, situés à l’arrière de l’abdomen. Si vous ressentez un ou plusieurs des symptômes énumérés ci-dessus, il est primordial de consulter un généraliste ou un urologue, afin d’effectuer un diagnostic clair.

Comment se fait le diagnostic du cancer du testicule ?

Généralement, c’est le patient qui découvre lui-même des symptômes associés à un cancer du testicule, après une palpation du testicule. Ainsi, dès qu’il consulte un spécialiste, c’est tout un processus de diagnostic qui est enclenché afin de confirmer la présence d’un cancer.

Tout d’abord, le médecin s’entretient en détail avec le patient, afin de recueillir ses antécédents médicaux (anamnèse). Le médecin pose des questions sur tout symptôme qui se produit, par exemple :

  • Avez-vous remarqué un durcissement dans le scrotum ?
  • Ressentez-vous une sensation de lourdeur à cet endroit ou même de la douleur ?
  • Avez-vous remarqué d’autres changements en vous, comme une augmentation de la taille des seins ?

Au cours de la conversation, le médecin clarifiera également les facteurs de risque possibles. Il peut s’agir d’antécédents familiaux, ou d’antécédents avec la maladie.

Chaque information est importante, même celle qui semble plutôt insignifiante, aux yeux du patient lui-même. Par exemple, un gonflement de l’aine, des maux de dos, ou une toux peuvent indiquer des métastases cancéreuses, et donc un cancer des testicules avancé.

L’anamnèse est suivie d’un examen physique du testicule. L’examen des testicules est particulièrement important. Lors de cet examen, le médecin tient les testicules d’une main pendant qu’il les palpe, à la recherche d’irrégularités avec l’autre main. Tout gonflement ou durcissement dans, ou sur les testicules est susceptible de révéler une tumeur. Complémentairement, des examens tels que le test sanguin, l’IRM, la TDM et la biopsie peuvent aider le médecin à préciser le niveau d’évolution du cancer.

Cancer du testicule : Traitement

En principe, les mesures suivantes sont disponibles pour le traitement du cancer du testicule :

  • Une opération chirurgicale ;
  • La mise en place d’une stratégie de surveillance ; 
  • La radiothérapie ;
  • La chimiothérapie.

La radiothérapie et la chimiothérapie sont des moyens de traitement de cancer qu’on ne présente plus.

Dans le cas d’une chirurgie du cancer des testicules, le testicule affecté, son épididyme et son cordon spermatique sont enlevés. Les médecins parlent d’ablation testiculaire ou d’orchidectomie. Dans certains cas, la tumeur peut être opérée de manière à préserver certaines parties du testicule. De cette façon, le testicule pourra continuer à produire des hormones.

Cette procédure est particulièrement utile pour les patients qui n’ont qu’un seul testicule. Par mesure de sécurité, le testicule opéré doit généralement être irradié par la suite.

La stratégie de surveillance quant à elle consiste en l’observation de l’évolution du cancer du testicule. Ici, le médecin examine de façon minutieuse la tumeur cancéreuse, à la recherche de possibles changements (progression ou régression des cellules carcinomateuses). Le médecin sera de cette façon en mesure de donner un traitement adéquat, pour combattre efficacement la tumeur.

Peut-on prévenir le cancer du testicule ?

Le cancer des testicules ne peut pas être prévenu. Cependant, avec un autoexamen périodique des testicules, il est possible de détecter soi-même une anomalie. Par ailleurs, le moment idéal pour effectuer cet autoexamen est après une douche chaude. Cette indication, jointe à celle de ne pas fumer, est particulièrement recommandée à tous ceux qui ont des antécédents de cryptorchidie, ou des antécédents familiaux de cancer du testicule.

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