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Cellules épithéliales nombreuses dans l’urine : explications possibles

Présentes un peu partout dans le corps, les cellules épithéliales sont des cellules spécialisées composant l’épithélium (tissu hautement spécialisé) tapissant la paroi des organes creux, des glandes et formant la couche externe de la peau.

Les muqueuses du système urinaire font partie des zones recouvertes de cellules épithéliales (spécifiquement connues sous le nom d’urothélium). Ces cellules s’éliminent naturellement à travers les urines. Par contre, leur présence dans ces dernières devient anormale lorsqu’elles dépassent le seuil de 3 cellules/µL d’urine.

Généralement, les affections en cause induisent un processus d’inflammation. Au cours de ce dernier, les cellules épithéliales peuvent être altérées, d’où leur évacuation massive dans les urines. Cette anomalie est détectable à l’ECBU (examen cytobactériologique des urines) qui doit être réalisé avec minutie. Découvrez ici les potentielles causes d’une telle anomalie.

Les affections tubulaires


Encore connues sous le nom de tubulopathies, les affections tubulaires sont des pathologies touchant le tubule rénal (unité de réabsorption de l’eau et des sels minéraux). Ces maladies font généralement suite à une destruction de la partie centrale du rein. Selon que cette destruction est aigüe ou chronique, les signes observés sont différents.

Les tubulopathies aiguës

Au cours d’une affection tubulaire aiguë, la destruction de la partie centrale du rein se fait de façon brutale. Elle est souvent due à une intoxication médicamenteuse. Cette dernière peut faire intervenir certains antibiotiques néphrotoxiques.

La tubulopathie aiguë peut également être liée à un état de choc prolongé (due à une hémorragie massive, une infection gravissime ou une défaillance circulatoire d’origine cardiaque). On parle alors de rein de choc. Les intoxications aux métaux lourds (comme le mercure ou le plomb) peuvent également être à la base d’une tubulopathie aiguë.

Les manifestations de la tubulopathie aiguë sont égales aux signes d’une insuffisance rénale aiguë et majeure. Il se peut que le seul signe extérieur ne soit qu’une diminution significative du volume des urines (anurie). Cela dit, l’anurie survient dans un contexte particulier, le plus souvent dans le cadre hospitalier à la suite de problèmes graves.

Les tubulopathies chroniques

Bien moins fréquentes que les tubulopathies aiguës, les affections tubulaires chroniques s’installent plus lentement. La durée d’installation peut s’étendre sur des années dans certains cas et elle s’accompagne de nombreux signes. Les causes de ces affections peuvent être classées en deux catégories : acquises et congénitales.

Les causes acquises les plus fréquentes sont au nombre de trois. La première est le passage à la chronicité d’une glomérulonéphrite. Ensuite viennent les intoxications lentes avec certains métaux lourds ou médicaments (lithium, amphotéricine). La troisième cause de tubulopathie chronique est l’ensemble des complications liées au rejet d’une greffe de rein.

Quant aux causes congénitales, elles sont plus fréquentes que les précédentes. Elles sont toutes le résultat d’un dysfonctionnement du tubule rénal pouvant être un défaut de réabsorption de certains acides aminés, une fuite de sel ou de bicarbonates, une insensibilité du tubule à l’hormone antidiurétique, etc.

La maladie de Fanconi en est un exemple. Elle provoque une fuite de glucose, d’acides aminés, d’ions acides et de phosphore. Il s’ensuit alors des désordres métaboliques complexes. Le diabète rénal en est un autre exemple. Il se manifeste par une fuite de glucose dans les urines, mais n’a absolument rien à voir avec le diabète classique lié au pancréas.

Il est important de préciser que la présence d’un grand nombre de cellules épithéliales dans les urines n’est pas pathognomonique d’une tubulopathie (aiguë ou chronique). Autrement, elle n’est absolument pas suffisante (ou nécessaire) pour poser le diagnostic.

Les infections urinaires

L’infection urinaire est une pathologie pouvant toucher une ou plusieurs parties du système urinaire : reins, uretères, vessie et urètre. Alors que les reins assurent la production de l’urine, les uretères laissent passer cette dernière jusqu’à la vessie.

La vessie fait office de réservoir et une fois qu’elle atteint un certain niveau de remplissage, l’urètre conduit l’urine à l’extérieur de l’organisme. Selon la portion touchée, on distingue 3 principaux types d’infections urinaires.

Cystite

Il s’agit de la forme d’infection urinaire la plus courante. Rarement rencontrée chez les hommes, elle consiste en une inflammation de la vessie. Cette inflammation est souvent causée par la prolifération de bactéries intestinales de type Escherichia coli (90 % des cas) au sein de la vessie.

Présentes au niveau de l’anus ou du vagin et normalement inoffensifs, les agents infectieux en cause parviennent à remonter jusqu’à la vessie par l’intermédiaire de l’urètre. La prolifération de ces microbes peut être favorisée par divers facteurs.

  • L’anatomie féminine : la position (rapprochée) de l’appareil urinaire par rapport au vagin et à l’anus.
  • La rétention urinaire : plus l’urine reste accumulée dans la vessie, plus elle laisse le temps aux bactéries de proliférer.
  • Le port de string : aussi étrange que cela puisse paraître, la configuration du string peut favoriser la migration des microbes de l’anus ou du vagin vers l’orifice urétral.
  • Une hygiène intime inadaptée : s’essuyer l’entrecuisse de l’arrière à l’avant est en réalité une mauvaise habitude. Du fait de l’anatomie féminine, il est possible que la serviette entraîne les agents infectieux logeant naturellement au niveau du vagin et de l’anus vers l’appareil urinaire.

À cela s’ajoutent d’autres facteurs tels que les rapports sexuels (suivis d’une mauvaise hygiène), la ménopause, la grossesse et la constipation. Chez les femmes, la cystite s’accompagne souvent d’urétrite.

Urétrite

On parle d’urétrite lorsque l’infection urinaire touche uniquement l’urètre. Il s’agit généralement des suites d’IST (infections sexuellement transmissibles) plus courantes chez les hommes. La chlamydia et le gonocoque sont les agents infectieux les plus communs. Chez l’homme, l’urétrite peut s’accompagner de prostatite.

Pyélonéphrite

Il s’agit d’une infection plus grave que les deux autres, car touchant le bassinet (cavité collectant les urines) au niveau du rein. Elle peut notamment résulter d’une cystite compliquée (mal ou non traitée). Elle est plus fréquente chez la femme (enceinte). Chez les enfants, elle est souvent due à une malformation des uretères provoquant un reflux de l’urine de la vessie vers les reins.

Tout comme pour les tubulopathies, les cellules épithéliales nombreuses dans l’urine ne signifient pas forcément une infection urinaire. Par contre, lorsque des germes (appelés clue cells) y sont fixés, le diagnostic d’infection semble plus évident.

La lithiase urinaire

Touchant environ 2 à 5 % de la population, la lithiase urinaire se manifeste par l’émission de calculs dans les urines. La présence de ces formations pierreuses peut causer une abrasion des parois et donc une altération des cellules épithéliales qui s’élimineront par le biais des urines. Ces calculs existent sous 5 grandes formes.

  • Les oxalo-dépendants : ils sont liés à une sursaturation en oxalates souvent due à une alimentation déséquilibrée. Ils sont noirs, ombiliqués et ressemblent à une mûre.
  • Les calciques ou calcium-dépendant : avec les oxalo-dépendants, ce sont les plus fréquents.
  • Les calculs d’acide urique : ils sont souvent liés à un diabète rendant les urines trop acides.
  • Les calculs de struvite (phosho-ammoniaco-magnésiens) : ils sont liés aux infections par certains germes.
  • Les calculs d’origine génétique : ce sont les plus rares.

Les calculs rénaux sont souvent multifactoriels, associant donc plusieurs causes à la fois. L’alimentation déséquilibrée est en tête de liste avec comme exemple fréquent, le « déséquilibre de l’homme moderne ».

Il s’agit notamment des repas trop riches en éléments pouvant augmenter la concentration urinaire des promoteurs (protéines, lipides, sel et en sucres rapides) et trop pauvres en facteurs protecteurs alliés des inhibiteurs (magnésium, potassium, fibres, légumes, céréales complètes et fruits). En dehors du déséquilibre alimentaire, d’autres éléments peuvent favoriser une lithiase urinaire. Il s’agit du manque d’eau (apport hydrique insuffisant), d’un défaut de digestion de l’oxalate, de certains traitements médicamenteux, de certaines infections (notamment à la bactérie Protéus mirabilis).

La liste s’allonge avec les malformations de l’arbre urinaire (rétrécissement de la jonction pyélo- urétérale), les diarrhées chroniques, certaines maladies d’origine métabolique (diabètes, hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, maladie de Crohn, etc.) et les causes psychosomatiques (dépression, deuil, burn-out, etc.).

Voilà, vous en savez davantage sur les potentielles causes de cellules épithéliales nombreuses dans les urines. Cela dit, il arrive parfois que les cellules épithéliales identifiées soient celles du vagin. Différentes et reconnaissables, elles signent une contamination lors du prélèvement pour l’ECBU. Ce dernier doit donc être renouvelé pour l’obtention de résultats valides.

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