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Mort cérébrale: symptômes, diagnostic et don d’organes

Le terme mort est évoqué en clinique lorsqu’un patient ne présente aucun réflexe, aucune activité respiratoire et aucune activité musculaire. On parle spécifiquement de la mort cérébrale, lorsque l’intéressé se retrouve en coma dépassé, accompagné de non-fonctionnement du cerveau. Quels sont les causes et signes cliniques de la mort cérébrale. En quoi consiste le diagnostic ?

Mort cérébrale : définition

Encore appelée mort encéphalique ou coma de type IV ou coma dépassé, la mort cérébrale traduit l’endommagement irréversible du cerveau (encéphale), accompagné d’une perte totale d’activité du tronc cérébral et du cortex. Autrement dit, c’est un état d’arrêt définitif et total de la circulation cérébrale chez un patient. Cet arrêt concerne les fonctions involontaires indispensables à la vie (c’est-à-dire les systèmes végétatifs qui assurent le contrôle de la respiration et du rythme cardiaque).

Ainsi, une personne en état de mort cérébrale ne présente aucune réaction à l’examen neurologique. Il existe néanmoins une différence entre la mort cérébrale et un état végétatif permanent. Dans ce dernier cas, la personne est vivante et ses fonctions autonomiques sont en activité, mais elle ne peut pas interagir avec son environnement.

La mort encéphalique diffère également du coma ordinaire (qu’il soit provoqué par une maladie ou un traumatisme ou induit médicalement), où le patient conserve ses fonctions organiques ainsi que des traces d’activité cérébrale.  

Le traitement dans une perspective du don d’organe ainsi que le diagnostic sont régis par un cadre législatif.

Par ailleurs, la principale cause du coma dépassé est l’accident vasculaire cérébral ischémique ou hémorragique.  Les anoxies ainsi que les traumatismes crâniens constituent également autres origines de la mort cérébrale.

Mort cérébrale : quels sont les symptômes ?

Les symptômes de la mort cérébrale se traduisent par un coma profond aréactif aux stimuli. C’est-à-dire que le patient ne présente aucune activité respiratoire spontanée (pas de réaction, ni de respiration, ni de réflexe). Ceci exclut le contexte d’une anesthésie et d’une curarisation, d’une absence de pathologie biologique explicative (trouble du sodium, hypoglycémie, maladie de foie), d’une intoxication ou d’une température corporelle basse.

Mort cérébrale : en quoi consiste le diagnostic ?

Le diagnostic de la mort encéphalique est posé à partir d’un examen clinique, qui est axé sur des critères spécifiques, et éventuellement d’autres examens permettant de rendre possible un don d’organe.

Examen clinique basé sur les critères

Les critères spécifiques permettant d’établir le diagnostic sont :

  • Vérification des problèmes susceptibles d’altérer la fonction cérébrale et pouvant conduire à un diagnostic erroné de la mort cérébrale (c’est le cas  de surdosage sédatif, de la tension artérielle très basse, de la température corporelle très basse ou des niveaux sanguins très faibles de certains composants comme le sodium et le sucre), pour ensuite les traiter ;
  • Identification et traitement des maladies susceptibles d’entrainer un coma et une perte irréversible de la circulation cérébrale ;
  • Test de l’ensemble des réflexes du patient (comme le réflexe laryngé, que vous pouvez déclencher en touchant le fond de la gorge) ;
  • Contrôle des yeux et confirmation de l’absence de réactivité à la lumière ;
  • Contrôle de la respiration tout en stoppant le respirateur, et en vérifiant si le patient n’essaie pas de respirer.

Cependant, les professionnels de santé doivent toujours communiquer avec les parents du patient, ou essayer de leur communiquer les résultats dès l’entame du diagnostic et de l’évaluation de la mort encéphalique.

Après six à vingt-quatre heures, les médecins doivent revérifier les critères, afin d’avoir la confirmation de la non-réactivité de l’individu.

Ensuite, il faut :

  • Exclure les problèmes pouvant faire l’objet d’un diagnostic à tort comme mort cérébrale et être pris en charge ;
  • Réaliser un examen neurologique complet ;
  • Effectuer également les examens requis.

Au niveau des adultes, la mort cérébrale n’est confirmée qu’après un second contrôle effectué, six à vingt-quatre heures plus tard. Quant aux enfants, deux examens distincts, espacés de quarante-huit heures au moins, doivent être effectués par les médecins.

Examens supplémentaires

En cas de doute relatif à l’examen initial ou en cas de non-finition de l’examen, les médecins peuvent avoir recours à certains examens.  

Primo, nous avons l’Électroencéphalographie (EEG), qui permet d’enregistrer l’activité électrique cérébrale. Lorsque le test n’affiche pas du tout une onde cérébrale, cela traduit que le patient est en état de mort cérébrale.

Secundo, il y a des examens d’imagerie : tomographie par émission de positions (TEP), tomographie d’émission monophotonique, écographie Doppler, angiographie par tomodensitométrie (TEM). Ceux-ci peuvent être effectués dans l’optique de déterminer un flux sanguin vers le cerveau. Lorsque la personne est en état de mort cérébrale, il n’y a pas de flux sanguin.

Quel est le pronostic de la mort cérébrale ?

Un patient qui présente l’ensemble des critères de mort encéphalique ne peut se rétablir. Autrement dit, dès la confirmation de la mort cérébrale, on peut considérer l’individu comme décédé. Notons que les moyens de réanimation sont stoppés, dans certains cas, suite à la confirmation de la mort encéphalique. À cet instant, les parents peuvent demander à rester avec l’intéressé.  

Toutefois, quelques membres du patient peuvent bouger, à cause des réflexes spinaux (contractions musculaires par exemple), cela ne signifie pas que la personne n’est pas en situation de mort cérébrale.

Que retenir de la mort cérébrale et du don d’organes ?

Le diagnostic de la mort cérébrale est régi par un cadre législatif, dans une perspective de don d’organes, de cellules ou de tissus.

Le don d’organes est fait suivant les obligations suivantes :

  • Un constat par deux médecins indiquant que les réflexes du tronc cérébral sont abolis, hormis les situations confondantes ;
  • Une attestation du l’aspect irréversible de l’atteinte cérébrale ;
  • L’attestation est établie suite à la réalisation de deux électroencéphalogrammes plats à quatre heures d’intervalle, ou justifiée par un arrêt complet des fonctions cérébrales dans les zones vertébrales ou carotidiennes (angiographie ou scanner injecté).

Mort cérébrale : que se passe-t-il après ?

Le diagnostic de mort cérébrale constitue l’état clinique pouvant amener au don d’organes, de cellules ou de tissus dans l’optique d’une greffe.

À cet effet, une équipe de transplantation aborde et consulte la famille, afin de prendre connaissance de la position du patient de son vivant, relativement à la greffe. Lorsqu’il n’y a aucun obstacle au don, la signature d’un procès-verbal est faite par deux médecins indépendants attestant le diagnostic. Ensuite, on procède à l’évaluation des différentes fonctions des organes et le processus administratif de réanimation spécifique est activé.

En cas d’absence de greffe, le médecin est autorisé à débrancher le respirateur qui maintient artificiellement le patient en vie.  La date du décès est celle de la mort encéphalique et non celle de l’arrêt de la fonction cardiaque.

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