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Comment soigner une candidose ?

Le terme « candidose » regroupe l’ensemble des contagions mycosiques, dues aux levures ou champignons de la catégorie du Candida. Ces levures généralement inoffensives, se retrouvent la plupart du temps dans l’intestin, sur la peau, ou sur les muqueuses de l’appareil génital de la femme. Lorsqu’ils deviennent pathogènes, les champignons émettent des protubérances à partir de leur membrane et, créent une infection portant le nom de candidose. Cette pathologie touche des millions de gens à travers le monde et, constitue l’un des problèmes les plus importants des patients immunodéprimés. Qu’est-ce que la candidose ? Comment se manifeste-t-elle ? Comment la traiter ?

Comprendre la candidose

Pour mieux cerner le concept de candidose, parlons un peu du candida, ce champignon à l’origine de cette affection.

Le candida, qu’est-ce que c’est ?

Le candida est un champignon minuscule, habituellement inoffensif et présent au niveau des voies génitales du tube digestif, de la bouche et sur la peau. Ce champignon vit naturellement comme un commensal dans de nombreuses régions du corps humain, sous forme de levure (un micro-organisme unicellulaire).

Par « commensal», on entend un organisme (en l’occurrence le champignon) vivant en association avec un autre (le corps humain) et qui, se nourrit de ce dernier sans lui porter préjudice. Il peut être qualifié également d’hôte ou d’amphitryon.

S’il n’est pas pathogène, le candida se présente toujours sous sa forme de levure, aussi bien à température ambiante que dans des conditions extrêmes. Lorsqu’il devient nuisible, ce champignon émet des protubérances à partir de sa membrane et, produit des hyphes (branches ou filaments qui s’étirent à leur sommet). Dans cet état, le champignon a la capacité de « se fixer » aux tissus sous-jacents et, de devenir un opportuniste, profitant d’une situation d’immunosuppression, pour proliférer de façon exagérée et, provoquer des candidoses.

Lorsque le candida provoque la candidose, il porte le nom de parasite. Un parasite est par définition, un organisme qui vit sur ou à l’intérieur d’un hôte dont il profite, en lui causant des dommages. Aujourd’hui, sur les 200 espèces reconnues de candida, il n’y a qu’une vingtaine, qui est à l’origine des infections chez l’être humain.

La candidose, qu’est-ce que c’est ?

La candidose – © Crédit : informationhospitaliere.com

La candidose est une infection fongique, causée par des champignons, qui appartiennent spécifiquement au genre candida. La candidose est la plupart du temps, superficielle. Cependant, il arrive qu’elle soit capable d’altérer le fonctionnement d’un organe, chez certains patients affaiblis sur le plan immunitaire par des virus ou par des traitements contre le cancer.

Ce type d’infection peut toucher aussi bien les hommes que les femmes, bien qu’il soit plus fréquent chez ces dernières. Habituellement chez l’homme, la candidose affecte l’extrémité du pénis (balanite), entraînant une irritation et des rougeurs. Selon certaines statistiques, le tiers de la population mondiale, serait affectée par une maladie liée au candida ou, développerait un syndrome d’hypersensibilité au candida.

Quels sont les différents types de candidose ?

Types de candidose – © Crédit : informationhospitaliere.com

En raison de sa présence dans de nombreuses parties du corps, le candida est capable d’induire des infections à des degrés divers, dans différents endroits. La candidose, en effet, comprend différents types d’infections, allant du niveau le plus superficiel, au niveau systémique.

La candidose vaginale

La candidose vaginale – © Crédit : informationhospitaliere.com

La candidose vaginale ou vaginite candidosique est une pathologie due à une infection à candida, à l’intérieur des voies génitales de la femme. Ce type de candidose est généralement responsable des douleurs et démangeaisons, au niveau de la vulve.

La candidose vaginale (ou candida vaginal) est un problème très fréquent, notamment chez les femmes en âge de procréer. On estime, en effet, qu’environ 3/4 des femmes manifestent ce trouble, au moins une fois dans leur vie. Parmi celles-ci, environ 4 à 5 % développeront une forme d’infection récurrente, c’est-à-dire qu’elles connaîtront au moins 3 épisodes de candidose vaginale aiguë, par an.

La principale cause de candidose vaginale est le candida albicans. Cependant, il convient de noter que, les épisodes de candidose vaginale subis par d’autres espèces de candida moins courantes sont en augmentation et que, les infections de type mixte, dues à la fois à des champignons et à des bactéries, sont également en augmentation.

Étant une affection répandue, la candidose vaginale suscite un intérêt considérable parmi la population féminine, elle mérite donc une attention particulière. Enfin, il est à noter que, lorsqu’elle atteint une femme enceinte à terme, la candidose vaginale représente une cause potentielle de candidose buccale chez le nouveau-né.

La candidose intestinale

La candidose intestinale est une infection fongique, généralement causée par la levure Candida albicans. Elle affecte l’intestin provoquant des symptômes très gênants et parfois même graves. L’infection se propage à la suite de la croissance excessive et incontrôlée de Candida albicans ou d’autres espèces du même genre. Le candida intestinal provoque des symptômes localisés au niveau gastro-intestinal, mais également des symptômes plus généraux. Parmi les symptômes typiques du candida intestinal, on retient :

  • le ralentissement des processus digestifs ;
  • le gonflement et les ballonnements du ventre ;
  • des éructations ;
  • des douleurs intestinales ;
  • des crampes intestinales ;
  • la constipation et la diarrhée ;
  • une perte de poids.

En plus des symptômes susmentionnés liés au tube digestif, le candida intestinal peut également provoquer des malaises généralisés, de la fièvre et des frissons, de l’irritabilité, des vertiges, etc.

La candidose systémique

Chez les personnes atteintes de candidose systémique, le champignon (Candida) prolifère jusqu’à toucher plusieurs organes simultanément. Les patients atteints de neutropénie sont particulièrement à risque, pour ce type de candida. La candidose systémique est assez difficile à diagnostiquer et souvent prise en charge tardivement. Elle se différencie de la candidose chronique qui correspond généralement à une infection fongique récidivante en l’absence de traitement de fond.

Le candida invasif

Le candida envahissant est une infection résultant du passage dans le sang de la variété fungemia du champignon Candida. À l’intérieur de l’organisme, ce champignon se propage dans des organes importants, tels que le cœur (endocardite), le cerveau (encéphalite), les yeux (endophtalmie), ou les os (ostéomyélite). Le candida invasif peut être mortel pour le patient, il représente donc une urgence médicale, qui doit recevoir une prise en charge immédiate.

La candidose buccale

La candidose buccale – © Crédit : informationhospitaliere.com

La candidose buccale est une infection fongique résultant de la prolifération incontrôlée du champignon (Candida) dans les muqueuses de la bouche et de la gorge. Comme pour la candidose vaginale, l’espèce de Candida le plus souvent impliquée dans la candidose orale est le candida albicans. Le muguet représente la forme la plus courante de candidose buccale.

La candidose cutanée superficielle

L’infection superficielle à candida est responsable d’inflammations locales, souvent associées à un inconfort intense. C’est ce type de candidose qui s’accroit dans les zones de transpiration telles les aisselles, l’aine, sur les endroits écorchés, les zones dites interdigitales et les plis cutanés (fente inter-fessier, espace interdoigts, etc.).

La candidose cutanée superficielle provoque la formation d’une éruption cutanée rouge avec démangeaisons, le plus souvent dans les plis de la peau. Cette éruption cutanée peut également se propager sur d’autres parties du corps. Bien que les symptômes soient souvent gênants, ils peuvent généralement être traités avec des crèmes ou des poudres antifongiques et en améliorant l’hygiène quotidienne.

La candidose œsophagienne

Ce type d’infections à candida est capable de causer des inflammations aiguës et une ulcération de la muqueuse œsophagienne. Le VIH/SIDA peut être un facteur d’aggravation de l’infection.

La candidose érythémateuse atrophique

Elle s’observe particulièrement chez les patients immunodéprimés et les porteurs de prothèse dentaire. La candidose érythémateuse atteint la cavité buccale. Elle forme des lésions éparses sur le palais, et le dos de la langue. S’ensuit une dépapillation qui laisse la langue luisante et érythémateuse.

La candidose hyperplasique (pseudo-tumorale)

Elle se manifeste par des plaques hyperkératosiques et bourgeonnantes qui adhèrent à la langue et la muqueuse jugale. Cette forme semble plutôt liée à la consommation tabagique et entraînerait un risque supplémentaire de transformation maligne (tumeur).

Quels sont les facteurs de risque de la candidose ?

Les facteurs de risques de la candidose sont :

  • une diminution de l’immunité ;
  • le stress ;
  • le diabète ;
  • la grossesse ;
  • le VIH SIDA ;
  • une hospitalisation ; 
  • la transpiration ;
  • la consommation de certains médicaments (antibiotiques, corticoïdes ; immunosuppresseurs) ;
  • des changements hormonaux ; 
  • une hygiène mal entretenue ou à l’inverse un peu trop entretenue ;
  • l’usage des savons agressifs ; 
  • le port de vêtements trop serrés, etc.

La candidose peut devenir répétitive chez un patient. Elle peut également être mortelle lorsqu’elle atteint des organes importants de la circulation sanguine comme le cœur. Ce cas rare d’infections à candida n’est visible que chez les personnes immunodéprimées.

Symptômes et complications

Plusieurs signes permettent de reconnaître une candidose. Il s’agit entre autres des :

  • tâches rouges bien définies de différentes tailles et formes, qui forment parfois des croûtes ;
  • dépôts blancs dans les plis du corps (aine, seins, nombril, aisselles…) ;
  • démangeaisons.
  • Fortes fièvres ;
  • frissons de froid ;
  • baisses de la pression artérielle, etc.

On constate aussi une détérioration de l’état de santé général, l’élargissement de la rate, l’arythmie (dommages cardiaques), la diminution de la production d’urine (dommages aux reins), les troubles de la vision pouvant conduire à la cécité (lésions oculaires).

Selon la localisation de l’infection, on note les symptômes et complications qui suivent.

  • Mycose des ongles : les ongles jaunissent et peuvent tomber, les doigts sont enflés ;
  • La candidose génitale : chez les femmes,il y a écoulement blanc épais, coloré et malodorant, démangeaisons, sensation de brûlure en urinant ou en ayant des relations sexuelles, inflammation de la vulve et du vagin ; chez l’homme, on notera une inflammation du gland, des démangeaisons lors des mictions ;
  • Candidose buccale : sécheresse et rougeur de la muqueuse buccale, douleur, dépôts blancs autour des lèvres, de la langue ou de la mâchoire supérieure, qu’il suffit de gratter pour qu’ils tombent ;
  • Candidose du tube digestif : maux d’estomac, constipation ou diarrhée, nausées, vomissements, etc ;
  • Candidose systémique : fatigue, amaigrissement, perte d’appétit, conditions pseudo-grippales et développement de maladies fongiques récurrentes de la peau, des organes génitaux et digestifs ;

Ces symptômes cliniques doivent vous rappeler un système immunitaire affaibli et vous inciter à consulter. Attention, les complications sont fréquentes et il y a un risque de décès.

Candidose : comment faire le diagnostic ?

Certaines formes de candidose sont facilement diagnostiquées par un examen physique minutieux ou une enquête approfondie des antécédents médicaux. C’est le cas, par exemple, de la candidose buccale (ou muguet) et de la candidose cutanée. D’autres variantes de la même infection fongique, en revanche, peuvent s’avérer plus difficiles à reconnaitre. Dans ce cas, la confirmation du diagnostic nécessite des examens plus approfondis.

Il convient de noter que, parfois, même des formes facilement reconnaissables de candidose nécessitent des investigations diagnostiques plus approfondies. Cela se produit généralement, lorsque le médecin souhaite identifier avec précision, les espèces de candida impliquées dans l’infection.

Candidose : Comment traiter la maladie ?

Le traitement de la candidose repose, tout d’abord, sur une thérapie à base de médicaments aux propriétés antifongiques. Les médicaments utilisés dans le traitement des infections à candida comprennent : le clotrimazole, l’éconazole, le nitrate de fenticonazole, le miconazole et le kétoconazole, tous appartenant à la classe pharmacologique des dérivés de l’imidazole.

Le mode d’administration des médicaments varie selon le type de candidose et la gravité de l’infection. Pour les infections locales à candida, l’administration de crèmes topiques est souvent suffisante, bien que l’utilisation de médicaments oraux puisse parfois être nécessaire. Pour les infections systémiques à Candida, en revanche, l’administration intraveineuse est indispensable.

Afin de limiter le risque de récidive, il convient d’éliminer au maximum les facteurs favorisant la candidose. C’est pourquoi, il est conseillé de maintenir une hygiène correcte et régulière. Aussi, est-il important de porter des vêtements amples. Les médecins recommandent également de se laver les mains, aussi souvent que possible avec des gels Hydro alcooliques.

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