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Comment traiter la myopie ?

Comment traiter la myopie ?

La myopie compte parmi les troubles de la vision les plus fréquents. Elle touche près d’un individu sur trois, et cette répercussion ne cesse de s’accroître. Quelles sont les causes de ce défaut visuel ? Quels sont les moyens de prise en charge possibles ?

Myopie : qu’est-ce que c’est ?

La myopie – Crédit : informationhospitaliere.com
La myopie – Crédit : informationhospitaliere.com

La myopie désigne un problème de réfraction, (amétropie) qui se caractérise par une vision assez claire de près, mais floue de loin. Ce problème survient lorsque l’œil est beaucoup trop long pour les capacités de réfraction de la cornée et du cristallin. En conséquence, plutôt que d’apparaître sur la rétine comme il se doit, l’image d’un objet observé au loin apparaît devant la rétine.

La myopie fait généralement son apparition à l’âge scolaire (au cours de l’enfance ou de l’adolescence), puis progresse jusqu’à l’âge adulte où elle tend à se stabiliser. Mais malheureusement, certaines myopies fortes continuent d’évoluer au-delà de cette période. Dans ce cas, l’allongement de l’œil persiste tout au long de la vie, en dépit des ajustements visuels et des éventuels traitements chirurgicaux.

Les différents niveaux de myopie

Il existe différents degrés de myopie, variant d’un individu à l’autre, chacun étant représenté par une pénalisation oculaire plus ou moins significative. En ophtalmologie, ce degré est mesuré en dioptries et se note conventionnellement par un signe moins.

Pour une myopie de niveau léger, le degré se situe entre -0,25 et -2,50 dioptries. Il évolue entre -0,25 et -6 dioptries pour les myopies moyennes et va au-delà de -6 dioptries pour les myopies extrêmes. Par ailleurs, on note l’existence de myopies sévères, qui peuvent atteindre -20 ou -30 dioptries. Près d’un tiers des myopes sont concernés par cette situation, et doivent obligatoirement bénéficier des soins adéquats. En revanche, une faible myopie (<0,2) peut rester sans correction optique.

Les différentes formes de myopies

La myopie existe sous différentes formes. Elles peuvent être distinguées en fonction du défaut anatomique sous-jacent de l’œil, de leurs symptômes ou même de l’âge auquel elles sont apparues pour la première fois. Ainsi, on peut distinguer la myopie axile, causée par une augmentation de la longueur axiale du globe oculaire. Il s’agit d’ailleurs de la forme de myopie la plus courante.

On note ensuite la myopie d’indice, qui se caractérise par une élévation de l’indice de réfraction des milieux translucides (notamment le cristallin). Cette circonstance optique provoque une convergence plus accrue des rayons lumineux, d’où résulte une vision lointaine floue. Cette forme de myopie peut parfois être observée aux stades initiaux de la cataracte.

Enfin, la dernière forme de myopie est la myopie de courbure, qui résulte d’une forte augmentation de la courbure des dioptres oculaires et en particulier de la cornée. Cela est souvent observé dans le kératocône.

Quels sont les symptômes et complications de la myopie ?

Généralement, les individus concernés remarquent pour la première fois leur myopie dans l’adolescence. Ils l’aperçoivent suite à des maux de tête et lorsqu’il devient évident que leur vision des objets éloignés est moins meilleure que celle des autres.

Pour une jeune personne qui a oublié qu’elle avait une vision plus nette dans l’enfance, cela peut paraître comme un choc. Après avoir reçu leur première ordonnance de lentilles, la clarté du monde peut mettre ces adolescents dans l’étonnement. Ils n’ont souvent pas conscience de la capacité de l’œil humain à fonctionner aussi bien.

Parmi les autres signes de myopie, on peut retrouver :

  • De fréquents plissements et clignements des yeux pour mieux voir de loin ;
  • Une vision lointaine floue, double et imprécise ;
  • Des céphalées ou maux de tête (surtout en fin de journée) ;
  • Une tendance à être trop près des livres et de la télévision ;
  • Une fatigue visuelle.

En outre, une aggravation rapide de la myopie n’est presque jamais observée. Certaines affections comme le diabète, peuvent accélérer l’évolution de la maladie. Toutefois, les pathologies sous-jacentes entraînent plus fréquemment des troubles oculaires, qui poussent peut-être à apporter des modifications à son ordonnance. La seule façon de s’en assurer est de passer régulièrement des examens optométriques.

Les mauvais résultats scolaires peuvent être aussi signe de myopie. Même si plusieurs autres facteurs peuvent entraîner des problèmes scolaires, il est possible que les troubles visuels soient également impliqués dans la baisse significative du niveau scolaire d’un enfant.

Chez les adultes, une myopie importante peut provoquer des problèmes de conduite automobile, surtout la nuit. Ceci, en raison des difficultés, voire de l’impossibilité à lire les panneaux de signalisation.

Quels sont les causes et facteurs de risque de la myopie ?

La myopie est due à un œil dont la forme l’empêche de se focaliser sur des objets éloignés. Pour produire une image nette, la lumière doit être correctement réfractée. Les faisceaux lumineux parallèles doivent être légèrement courbés lorsqu’ils traversent la cornée, afin qu’ils finissent par converger vers la rétine (membrane sensible à la lumière recouvrant l’arrière de l’œil).

En cas de myopie, la cornée est d’une trop grande courbure et les rayons lumineux se croisent devant la rétine. Ainsi, les images sont brouillées à leur arrivée sur la rétine.

Cette anomalie oculaire peut avoir des causes à la fois génétiques et environnementales. Jusqu’à présent, plus de 20 régions génétiques ont été identifiées comme des endroits pouvant abriter les gènes responsables de la myopie. D’après certaines études, plus de 70 gènes pourraient contribuer à ces anomalies réfractives.

Les chercheurs ont également constaté que certains facteurs environnementaux peuvent être responsables de ce trouble visuel. Selon une récente étude, l’absence d’exposition à la lumière naturelle du soleil interférerait avec la croissance des yeux, et favoriserait la myopie. En outre, il existe des facteurs de risques qui peuvent être notés tels que :

  • Les antécédents familiaux en lien avec la myopie ;
  • Les longues heures passées à regarder les écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs…) ;
  • Certaines affections chroniques comme le diabète ;
  • Un apprentissage de la lecture trop précoce. Ce qui active le centre de l’œil nommé macula ;
  • La prise de certains médicaments comme les corticoïdes ;
  • Un déficit de vitamines A, D et E ;
  • Une luminosité trop élevée (excès de soleil sans lunettes ou des enfants qui s’endorment avec une veilleuse par exemple) ;

Par ailleurs, certains individus sont plus à risque de présenter des signes de myopie. C’est le cas des enfants qui grandissent dans des environnements intellectuels. On note par exemple chez les asiatiques, une prévalence élevée de myopie, en raison de la forte exigence scolaire observée dès la petite enfance. Les enfants qui jouent aux jeux vidéo de manière abusive, sont également susceptibles de développer la myopie.

Diagnostic de la myopie

Le diagnostic de la myopie est effectué par un ophtalmologiste ou un optométriste. Il évalue le plus souvent l’acuité visuelle, à travers un test appelé échelle de Snellen. C’est un tableau contenant des rangées de lettres de plus en plus petites. Le patient met une monture spéciale dans laquelle plusieurs verres sont insérés, jusqu’à ce que sa vision soit claire.

Ce test aide également à la détection de l’astigmatisme. Il s’agit d’une condition dans laquelle, toute tentative d’atteindre n’importe quel degré de mise au point est bloquée par une forme irrégulière de la cornée.

Les personnes myopes, sont souvent dotées d’un certain niveau d’astigmatisme. Même si les anomalies de réfraction se produisent le plus souvent sur des yeux sains, il est néanmoins conseillé de réaliser d’autres examens de l’œil. Ces examens peuvent comprendre une analyse du champ visuel, de la tension et de la motilité oculaire.

Traitement de la myopie

La myopie peut être soignée à l’aide de trois traitements possibles :

  • Le port de lunettes ou verres ;
  • Les lentilles de contact ;
  • La chirurgie réfractive ou oculaire (seulement après la stabilisation de la myopie).

Le degré de myopie déterminera si les verres ou lentilles doivent être portées en continu ou non. Si la myopie est faible, leur port ne peut être nécessaire que pendant la lecture ou la conduite automobile.

Toutes les aberrations visuelles, y compris l’hypermétropie (presbytie), la myopie et l’astigmatisme, peuvent être corrigées par des lunettes. Les lunettes à double foyer sont très utiles pour les personnes âgées ayant une mauvaise vision, à la fois sur une très courte et longue portée.

Chirurgie LCI / ICL – Crédit : informationhospitaliere.com
Chirurgie LCI / ICL – Crédit : informationhospitaliere.com

Ces problèmes peuvent également être résolus grâce à des lentilles de contact. Elles procurent un champ de vision corrigé plus large, comparativement aux lunettes.

Quant à la chirurgie réfractive, elle permet de corriger la myopie par un remodelage de la cornée, le plus souvent à l’aide d’un laser. Ceci permettra de forcer la formation de l’image sur la rétine, plutôt que devant celle-ci. L’intervention dure une heure ou moins et est indolore. Différents modes opératoires peuvent être employés.

  • ●       Le LASIK (kératomileusie in situ au laser) ;

Cette technique consiste à réaliser une petite incision dans la couche cornéenne supérieure. Cette couche est ensuite repliée tel un rabat. À l’aide d’un laser, le tissu intérieur cornéen est moulé dans une forme plus idéale, et le chirurgien replace le rabat.

  • La PKR (photokératectomie réfractive)

Cette procédure utilise un laser guidé par ordinateur. Ce laser enlève la couche supérieure protectrice de la cornée, appelée épithélium. La cornée reçoit ensuite une nouvelle forme par ablation tissulaire. Cela permet l’obtention d’une cornée qui infléchit correctement la lumière.

  • Le LASEK (kératomileusie épithéliale au laser)

Le LASEK représente une variation de la PKR et du LASIK. Avec le LASEK, le rabat effectué dans la cornée est plus précis et le laser façonne l’épithélium.

  • L’Epi-LASIK (kératomileusie épithéliale in situ au laser) ;

Il s’agit d’une autre version du LASEK, qui permet un retrait de l’épithélium par voie mécanique.

Toutes ces méthodes offrent presque une même amélioration de la vue. 24h ou 48h après l’opération, il est possible qu’une infection se développe sur le site opéré. Toutefois, le praticien prescrit des antibiotiques pour éviter une telle complication.

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