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Comment traiter le carcinome péritonéal primitif ?

Le carcinome péritonéal primitif est une tumeur maligne qui survient généralement chez les femmes ménopausées et qui affecte le péritoine. Elle se caractérise par des douleurs abdominales, des nausées  et des changements dans les habitudes intestinales. Malgré que le carcinome péritonéal primitif soit une maladie de mauvais pronostic, il existe des traitements qui peuvent nettement améliorer l’espérance de vie des sujets atteints.

C’est quoi le carcinome péritonéal primitif et quand se développe-t-il ?

Le péritoine – © Crédit : informationhospitaliere.com
Le péritoine – © Crédit : informationhospitaliere.com

Quand on parle du carcinome péritonéal primitif, on fait allusion à l’apparition de tumeurs au niveau du péritoine. Il survient lorsque les cellules d’une partie du corps commencent à se multiplier de manière exponentielle. Le carcinome péritonéal primitif est un type de cancer proche du cancer épithélial de l’ovaire. Ce dernier est le type de cancer le plus fréquent affectant les ovaires.

Par ailleurs, il est possible d’avoir un carcinome péritonéal primitif, même si l’ovaire a été enlevé. Cependant, les causes du cancer péritonéal primitif restent pour le moment inconnues

La cavité abdominale ainsi que toute la surface des organes de l’abdomen sont recouvertes d’une feuille scintillante et humide appelée péritoine. Ce dernier empêche les organes abdominaux de se coller les uns contre les autres. Il leur permet ainsi de bouger en douceur. Toutefois, ce n’est pas le seul rôle qu’il joue car, il les protège également contre d’autres conditions susceptibles de les nuire. 

Les cellules de la muqueuse péritonéale se développent à partir du même type de cellule, qui tapisse la surface de l’ovaire et de la trompe de Fallope. Des  cellules du péritoine peuvent subir une transformation en cellules cancéreuses. Lorsque cela arrive, le résultat donne un cancer péritonéal primitif. Ce cancer peut se produire n’importe où dans la cavité abdominale, et affecter par ricochet la surface de l’organe qu’elle contient. Le cancer péritonéal primitif est différent du cancer de l’ovaire, car les ovaires sont pour la plupart très peu affectés par le cancer.

Les symptômes du carcinome péritonéal primitif

Les signes du cancer péritonéal primitif sont assez vagues ; c’est cela d’ailleurs qui fait que la maladie n’est souvent diagnostiquée qu’à des stades avancés. Les symptômes typiques du cancer péritonéal primitif sont de nature gastro-intestinale. Ces symptômes comprennent :

  • Ballonnements abdominaux ;
  • Douleurs abdominales ;
  • Nausées ;
  • Changements dans les habitudes intestinales ;
  • Vomissements ;
  • Sensation précoce de satiété après la nourriture
  • Fatigue ;
  • Perte de poids inexpliquée ;
  • Occlusion intestinale ;
  • Hernie douloureuse.

Dans certains cas, des patients peuvent présenter un blocage des intestins. Des saignements vaginaux peuvent aussi survenir, même si cela est assez rare.

Traitements du carcinome péritonéal primitif

En présence du carcinome péritonéal primitif, le traitement à appliquer dépendra du stade de la maladie. Généralement, les médecins proposent des traitements en fonction des besoins spécifiques du patient. Le traitement proposé pour un cancer péritonéal primitif est le même que celui du cancer épithélial de l’ovaire. Les traitements du carcinome péritonéal primitif comprennent :

La chirurgie

Dans plusieurs cas de cancer, la chirurgie est généralement le premier traitement envisagé. C’est donc le cas pour le cancer du carcinome péritonéal primitif. Il faut préciser que la chirurgie doit être faite par un gynécologue oncologue. Le but de la chirurgie reste l’élimination de toutes les tumeurs visibles.

Voici quelques types de chirurgies auxquelles on peut avoir recours :

  • Omentectomie, qui est une ablation du grand épiploon ; 
  • Ablation de l’utérus, des trompes de Fallope et des deux ovaires ;
  • Réduction de la plus grande partie possible de la tumeur.

Afin de s’assurer si le cancer s’est propagé aux autres parties du corps, le chirurgien peut, lors de l’opération, faire un prélèvement des échantillons de tissus anormaux dans l’abdomen et dans différentes parties du bassin. Ces échantillons seront par la suite envoyés au laboratoire pour des analyses. Cette étape de la chirurgie est appelée stadification chirurgicale. 

Pour atténuer la douleur causée par le carcinome péritonéal primitif et soulager le patient, on peut aussi pratiquer les chirurgies suivantes :

  • Une paracentèse : opération permettant de ponctionner le liquide anormalement formé dans l’abdomen ;
  • Une thoracentèse : elle permet aussi de ponctionner le liquide présent dans les poumons ; 
  • Une endoprothèse dans l’intestin grêle ou le gros intestin, afin d’enlever les éventuelles obstructions engendrées par la tumeur ;
  • Sonde d’alimentation dans l’intestin  ou dans l’estomac.

Il est important de rappeler que le patient peut ressentir des effets secondairesaprès la chirurgie. Néanmoins, cela peut être contrôlé par des médicaments.

Ces effets secondaires peuvent comprendre :

  • Une infection ou une fièvre ;
  • Une anémie ;
  • Des caillots de sang ;
  • Des difficultés à uriner ;
  • Une constipation.

La chimiothérapie

Elle est aussi une option de traitement appliquée au carcinome péritonéal primitif. Elle consiste à utiliser plusieurs médicaments afin de tuer les cellules cancéreuses.

Elle est souvent administrée par voie intraveineuse, afin de réduire au mieux le volume des cellules cancéreuses. Après quoi, la chirurgie intervient pour enlever les parties restantes du cancer.

A la place de la voie intraveineuse, on peut aussi administrer une chimiothérapie intrapéritonéale. Cette opération peut être offerte aux femmes qui ont de petites tumeurs résiduelles.  La chimiothérapie intrapéritonéale prend de plus en plus d’ampleur, car elle est associée à une survie plus ou moins longue chez les sujets atteints du cancer de l’ovaire. Elle consiste quant à elle, à administrer des médicaments de manière directe dans l’abdomen, grâce à un cathéter mis sous la peau. 

Malheureusement, malgré son efficacité, l’administration intrapéritonéale présente des effets secondaires. C’est cela d’ailleurs qui fait que beaucoup de patientes préfèrent opter pour la chimiothérapie intraveineuse.

Chaque patient peut réagir différemment après la chimiothérapie. Certaines personnes peuvent avoir beaucoup d’effets secondaires, alors que chez d’autres, il y en aura moins. Toutefois, les effets secondaires ressentis après la chimiothérapie sont généralement temporaires. Voici quelques effets secondaires que vous pourrez ressentir :

  • Risque d’infection ;
  • Vomissements ;
  • Perte d’appétit ;
  • Nausées ;
  • Fatigue ;
  • Diarrhée ;
  • Constipation.

 L’hormonothérapie

On peut faire recours à l’hormonothérapie juste après la chimiothérapie, pour traiter le carcinome péritonéal primitif qui est à un stade déjà avancé. Les médicaments utilisés sont généralement l’anastrozole, le tamoxifène et le létrozole.

La radiothérapie

La radiothérapie peut aussi intervenir dans le traitement des petites zones atteintes par le carcinome péritonéal primitif. Elle permet de réduire la taille des tumeurs cancéreuses. Néanmoins, elle est rarement utilisée comme première thérapie.

 Traitement ciblé

On peut aussi faire recours à un traitement ciblé pour traiter les carcinomes péritonéaux primitifs ayant atteint un stade avancé.

Après les traitements, les patients sont pour la plupart, suivis de près. Des visites chez le médecin sont donc nécessaires et ce, tous les deux à trois mois pendant les premières années qui suivent le traitement. A chaque visite, un examen physique est fait pour s’assurer que tout est en ordre. Des tests d’imagerie peuvent également être effectués.

Récidive et traitement du carcinome péritonéal primitif

Généralement, les cancers ont tendance à récidiver après le traitement. De telles récidives surviennent habituellement, chez les patients à un stade avancé de la maladie.

En fonction de l’emplacement de la récidive et du temps qui sépare le traitement initial de la récidive, plusieurs traitements peuvent être proposés. Dans ce cas, le patient aura besoin d’autres interventions chirurgicales supplémentaires et d’un autre cycle de chimiothérapie. On peut également faire recours à la radiothérapie dans certains cas. Parce que chaque récidive peut être différente, le traitement doit aussi être différent. 

Le pronostic du carcinome péritonéal primitif reste le même que pour le cancer de l’ovaire (le cancer de l’ovaire séreux). Le taux de survie médiane des porteurs du carcinome péritonéal primitif est plus bas, car il reste un cancer invasif

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