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Comment traiter le syndrome de la côte cervicale?

Les syndromes des côtes surnuméraires peuvent être très dangereux malgré le fait qu’ils ne soient pas assez connus. Parmi ces syndromes, figure celui de la côte cervicale. Le syndrome de la côte cervicale n’affecte généralement qu’1% de la population, mais ses symptômes peuvent varier d’un sujet à un autre. Qu’est-ce que le syndrome de la côte cervicale ? Quels sont les symptômes et causes de cette pathologie ?

Définition du syndrome de la côte cervicale

Encore désigné par les noms syndrome de scalène antérieur et de syndrome Naffziger, le syndrome de la côte cervicale se définit par une présence anormale de côte surnuméraire. Cette côte supplémentaire se forme généralement au niveau de la 7ième vertèbre cervicale qu’on désigne par C7.

Le syndrome de la côte cervicale correspond à une anomalie congénitale localisée en dessus de la première côte normale.

La physiopathologie du syndrome de la côte cervicale

De façon générale, une vertèbre est composée de trois parties saillantes (encore appelées apophyses), dont deux se trouvent sur le côté et la dernière en arrière. Cette dernière est appelée apophyse épineuse, tandis que les deux premières sont appelées apophyses transverses.

Le syndrome de la côte cervicale se manifeste donc par une augmentation du volume de l’apophyse transverse. Ainsi, cette augmentation de volume peut également affecter l’une ou les deux côtes de la vertèbre cervicale. Ce qui va conduire à la formation de la côte surnuméraire à l’origine du syndrome de la côte cervicale. Cette côte surnuméraire peut provoquer une autre forme de syndrome appelée défilé thoracique, liée à la compression de l’artère et du plexus brachial.

De façon plus explicite, la formation de la côte surnuméraire provoque la compression des éléments vasculaires, à savoir l’artère et les faisceaux de nerfs.

Les manifestations du syndrome de la côte cervicale

Les douleurs au niveau des bras sont les premières manifestations et les plus apparentes du syndrome de la côte cervicale. Chez plusieurs patients, on peut aussi détecter des fourmillements ou des paresthésies à l’intérieur du bras.

En effet, les symptômes du syndrome de la côte cervicale deviennent plus importants lorsque les sujets effectuent des mouvements qui nécessitent l’intervention des muscles du plexus nerveux brachial. Ainsi, certains mouvements tels que l’inspiration profonde, quelques positions du bras ou des mouvements de la tête sont des facteurs pouvant augmenter la gravité des symptômes du syndrome de la côte cervicale. La pratique de certaines activités sportives peut également contribuer à l’intensification des symptômes de la maladie.

Comme autres manifestations du syndrome de la côte cervicale, on peut noter la diminution du volume des muscles interosseux de la main (encore appelée hypotrophie). Plusieurs autres muscles de la main peuvent aussi être exposés à cette diminution de volume. Il s’agit par exemple des muscles courts abducteurs et courts fléchisseurs du pouce. Ils sont à l’origine de la formation d’une saillie à la face antérieure de la main. Ces diminutions de volume provoquent des troubles moteurs, qui vont engendrer les différentes difficultés liées aux mouvements des doigts et de la main.

Par ailleurs, d’autres symptômes du syndrome de la côte cervicale peuvent être liés aux troubles du flux sanguin. Ces troubles se traduisent généralement par le changement de couleurs des mains. On peut aussi évoquer une décoloration de la peau, ou encore une coloration bleue-grise qui est due à un manque d’oxygène. Toutefois, cette coloration n’apparaît que lorsque le syndrome se trouve à un stade avancé.

Le syndrome de Raynaud qui est un syndrome à part entière, figure aussi comme une manifestation du syndrome de la côte cervicale. Il se traduit généralement par des douleurs au niveau des doigts avec une coloration rouge vif.

Le diagnostic du syndrome de la côte cervicale

Diagnostiquer le syndrome de la côte cervicale est une tâche particulièrement difficile. Ceci, parce que la maladie peut être confondue à plusieurs autres pathologies telles que : la maladie de la traversée cervico-thoraco-brachiale ou encore celle du canal carpien. Il est donc nécessaire de réaliser un examen cervical pour mettre réellement en évidence le syndrome de la côte cervicale.

L’examen cervical consiste de façon pratique à réaliser une radiographie, dont le but est de détecter la présence du syndrome de la côte cervicale. Ensuite, il est question d’exécuter la manœuvre de Call-Roth, qui consiste à analyser le niveau d’affaiblissement ou de disparition du pouls dans l’artère radiale.

Enfin, le patient devra se mettre en position ‘’haut les mains’’. Il doit ensuite élever son menton et tourner sa tête dans la direction de la partie affectée. Cette action, appelée manœuvre d’Adson, permet aussi de déterminer le niveau d’affaiblissement du pouls radial.

Le traitement du syndrome de la côte cervicale

Le syndrome de la côte cervicale, bien que grave, peut heureusement être traité de différentes manières. Il faut cependant préciser que la première chose à faire est de consulter un médecin, lorsqu’on soupçonne la présence de la maladie.

Deux principaux traitements existent pour lutter efficacement contre le syndrome de la côte cervicale. Il s’agit du traitement médicamenteux et du traitement chirurgical.

Le traitement médical du syndrome de la côte cervicale

Le traitement médical est le premier auquel on fait recours face au syndrome de la côte cervicale, et surtout lorsque celui-ci n’est pas à un stade avancé. Ce traitement correspond habituellement à la prise d’un certain nombre de médicaments. Ces derniers vont permettre de soulager les différents symptômes que présente le patient. Les antalgiques tels que le paracétamol et les anti-inflammatoires sont les médicaments prisés lors du traitement.

Il faut aussi préciser que le traitement médical est fortement indiqué en cas d’hypertrophie des muscles scalènes.

Par ailleurs, des travaux de rééducation ou la kinésithérapie sont aujourd’hui très efficaces, pour corriger les problèmes musculaires causés par le syndrome de la côte cervicale.

L’intervention chirurgicale

Lorsque les traitements médicaux et les travaux de rééducation s’avèrent inefficaces, on a recours à une intervention chirurgicale pour traiter la maladie. En effet, le traitement chirurgical est indiqué lorsque les symptômes deviennent plus graves et que la maladie ne s’estompe pas. Un bilan médical précis doit être réalisé pour déterminer l’ampleur de la maladie, avant d’opter pour une intervention chirurgicale.

L’opération chirurgicale en réponse au syndrome de la côte cervicale peut correspondre à une scalénotomie du muscle scalène antérieur, ou encore à une section du petit pectoral. Le traitement chirurgical du syndrome de la côte cervicale peut également consister en une réparation chirurgicale de la bande fibreuse et de la première côte. Il peut aussi y avoir une exploration par voie susclaviculaire, pour disséquer le plexus brachial ainsi que l’artère se trouvant sous la clavière.

En général, l’intervention chirurgicale en réponse au syndrome de la côte cervicale donne de très bons résultats et ne présente pas de risques majeurs. Cependant, des complications peuvent apparaitre durant ces opérations. Il s’agit par exemple de l’atteinte des nerfs ou des vaisseaux sanguins durant l’opération.

Aussi, après l’intervention, on peut noter l’apparition de blocs cicatriciels ou une repousse de la première côte, surtout chez les jeunes patients. Dans ces cas plutôt rares, une reprise de l’opération est requise. Mais, on peut prévenir ces complications en pratiquant des exercices de rééducation.

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