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Comment traiter les kystes épithéliaux odontogéniques ?

Caractérisés par une cavité bordée par l’épithélium, les kystes épithéliaux odontogéniques sont polymorphes. Souvent confondues aux kystes dentaires, ces affections sont moins malignes. Néanmoins, elles nécessitent une intervention chirurgicale. Pour cela, ces kystes suscitent un malaise auprès de nombreuses personnes. Voici les différentes formes de kystes épithéliaux odontogéniques et leurs traitements.   

La typologie des kystes épithéliaux odontogénétiques

Localisés à l’intérieur de la mâchoire, ces kystes se distinguent par le remplissage des creux avec du liquide. Ces petits trous se forment à l’intérieur du squelette du maxillaire. D’origine dentaire, ils se composent de 5 différentes formes de « fausses tumeurs ».

Kyste folliculaire

Encore appelée le kyste dentigène ou péricoronaire, cette forme de la maladie est assez courante. Causé par la déchéance tardive du follicule, le kyste folliculaire se révèle après la formation de la couronne. De ce fait, les dents régulièrement touchées sont :

  • La troisième molaire supérieure ;
  • La troisième molaire inférieure ;
  • La canine de la mâchoire supérieure.

L’élément déclencheur du kyste folliculaire est la réclusion d’une de ces dents. Cela crée une lacune claire et circonscrite. Toutefois, elle ne s’étend pas au-delà de la couronne.

L’apparition de ce kyste chez l’enfant prend une forme particulière. Pour cela, il est surnommé le kyste éruptif. Son origine est en rapport avec la dilatation d’une poche folliculaire normale, par un liquide hématique ou séreux. Tout ce processus se limite aussi au niveau de la couronne. Cependant, cette forme de kyste disparaît après la sortie de la dent. Le kyste folliculaire se guérit donc tout seul.

Kyste de la gencive

Cette forme des kystes épithéliaux odontogéniques est créée par la lame dentaire. En effet, il s’agit d’excroissances de couleur blanche, dotées d’une taille de quelques millimètres. Elles se retrouvent sur la crête gingivale. Cette sorte de kyste est considérée comme bénigne, car elle ne requiert pas une lourde chirurgie. Aussi, aucune récidive n’est à craindre après le traitement.

Kyste épithélial odontogène calcifié

Ayant pour cible les adultes, le kyste de Gorlin peut se loger à deux endroits différents à savoir : la bouche et la mandibule. Pour ce qui est de la dernière position, il faut préciser que cette maladie est souvent dans le voisinage de la troisième molaire. Une fois apparu, le kyste crée une perte de substance d’un volume non négligeable. Chaque zone touchée est plus ou moins délimitée et elle recèle des points radio-opaques ponctués ou gros.  

Kyste épidermoïde ou kératokysteodontogène

Cette variante provient de l’évolution des autres formes de kystes épithéliaux odontogéniques. Autrement dit, le kératokyste odontogène naît à partir du kyste primordial, du kyste dentigène, ou d’un kyste radiculo-dentaire. Il convient de préciser que cette forme du mal provient principalement des kystes primordiaux. Au début de sa vie, il se loge dans la 3e ou 4e molaire. Ensuite, il s’installe dans la mandibule, plus exactement à proximité de la branche montante et de la 3e molaire.

Pouvant comporter une dent incluse, ce kyste est à la base d’une résorption des racines dentaires. Pour le faire, il suffit qu’il entre en contact avec elles. Il s’étend très rapidement et, parfois, il entraîne une courbure voire une déchirure de la corticale. Cette conséquence est à l’origine d’un important traitement chirurgical.

Kyste primordial

Étant la forme la plus rare des kystes épithéliaux odontogéniques, cette variété résulte du déclin kystique des germes dentaires. Le kyste primordial apparaît avant la mise en place de la dentine et de l’émail. À cet effet, il prend la place de la dent, peu importe son état (normal, anormal, surnuméraire). Il se subdivise en deux catégories à savoir : le syndrome de Gorlin et Goltz, le kyste périodontal latéral.

Le premier démembrement, encore appelé Naevomatose basocellulaire, est transmis de façon héréditaire. Ce mode de contamination favorise l’association des difformités complexes aux kystes primordiaux. Par conséquent, le malade peut souffrir de maux suivants :

  • Syndromes naevoïdes épidermiques ;
  • Malformations de différents os (4e métacarpien, etc.) ;
  • Tumeurs ovariennes ;
  • Hypogonadisme chez les hommes ;
  • Calcinose cutanée.

Quant au kyste périodontal latéral, il émane d’un agent pathogène excédentaire. Implanté à côté d’une dent saine, il peut être confondu avec un kyste apico-radiculaire latéral. Pour cela, il se distingue par une élimination complète après l’application du traitement adéquat.

Kystes épithéliaux odontogénétiques : quelles en sont les causes ?

Bien que le nombre de ce type de kystes soit pléthorique, il n’existe que deux origines à son apparition. La première cause est liée à l’éruption de la dent et la seconde est associée à l’inflammation des dents.

Dans le premier contexte, ce sont les bactéries dentaires qui agissent après la sortie de la dent. Certaines fois, les kystes font leur apparition au moment de l’éruption de la dent. D’ailleurs, ce sont les nouveau-nés qui en sont les cibles. Dans ce cas, c’est le kyste gingival qui attaque la gencive. Il faut ajouter que cette forme de la maladie est beaucoup plus fréquente. Pourtant, chez l’adulte, cette cause éveille tous les types de kystes épithéliaux.

L’origine inflammatoire est issue du mauvais ou non traitement d’une infection dentaire. Dans la majorité des cas, la prolifération des germes se fait au niveau de la pulpe dentaire. Vu qu’aucun signe clinique n’est remarquable avant la formation de la tumeur, cette cause est qualifiée de dangereuse. Toutefois, pour certains individus, les épisodes douloureux et aigus peuvent surgir au cours de la tuméfaction.

Kystes épithéliaux odontogéniques : quels en sont les symptômes ?

Tout comme le kyste dentaire, les kystes épithéliaux sont, pour la plupart, asymptomatiques. Les premiers signaux ne se déclarent qu’au moment de l’aggravation de la pathologie. Autrement dit, les douleurs sont ressenties à un stade avancé. La croissance des kystes, étant permanente, elle se fait autour de la dent, plus précisément dans son os. Parfois, les kystes s’installent sur la dent elle-même.

Cependant, une série de manifestations doit attirer l’attention. Il s’agit :

  • Du saignement des gencives ;
  • D’une forte douleur au niveau de la mâchoire, notamment à la 3e molaire ;
  • Des difficultés d’occlusion ;
  • D’une sensation de gêne plus ou moins forte sous une dent ;
  • Le regroupement de fistules.

Outre ces symptômes, une mobilité excessive des dents peut être aussi notée. À cela s’ajoutent également des déplacements dentaires. Pour les kystes épithéliaux odontogénétiques extrêmement graves, on assiste à des fractures spontanées des os.

Kystes épithéliaux odontogéniques : comment les reconnaître ?

Le diagnostic de ces types de boules nocifs se fait par hasard. Souvent, elles se détectent au cours d’une visite de contrôle chez le dentiste. Hormis cette situation, l’apparition des symptômes susmentionnés peut également conduire le professionnel à cette conclusion. Le plus flagrant est le gonflement anormal des joues. Cette manifestation est le signe que les gencives ou la mâchoire sont enflées.

Une fois le patient ausculté, il lui faut passer un examen d’imagerie afin que le diagnostic soit confirmé. Les options requises sont la radiographie et le scanner en 3D. De cette façon, le médecin peut également trouver les solutions idoines pour le traitement des kystes épithéliaux odontogéniques.

Traitement des kystes épithéliaux odontogénétiques : quel est le processus ?

Le meilleur moyen, pour mettre un terme à l’évolution des kystes, est le recours à la chirurgie. Cette solution radicale consiste à éliminer complètement le mal. En d’autres termes, les boules sont retirées pour permettre à la dentition ainsi qu’à toute la partie buccale de redevenir saines. 

Cependant, le processus d’éradication ne peut se faire sans anesthésie. À ce propos, le chirurgien-dentiste se doit d’examiner trois facteurs essentiels à savoir :

  • Les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient ;
  • La position des kystes ;
  • Les liens anatomiques.

À partir de ces informations, il est en mesure de choisir le type d’anesthésie convenable. La sélection se fait entre l’anesthésie purement locale, l’anesthésie locale médicalement assistée et l’endormissement général. La première forme d’insensibilisation est la plus pratiquée dans les cabinets dentaires. Par contre, dans les cliniques, c’est l’analgésie locale médicalement assistée qui est faite. Son application requiert la présence d’un anesthésiste.

Pour atteindre son objectif, le praticien va faire une exérèse du kyste épithélial odontogénique. En fonction de la gravité du problème, l’incision faite est grande ou petite. Toutefois, aucune cicatrice ne sera perceptible après l’opération. Cela est dû au drain placé durant une période de 3 jours au maximum. Cet équipement participe à éviter l’apparition d’un hématome. Ainsi, le risque d’infection est amoindri au sein de la cavité.

Par ailleurs, il est possible que cette opération chirurgicale soit accompagnée de l’extraction de la dent. Cette précaution permet une élimination complète du sac kystique. La prescription d’antibiotiques et le placement d’un matériau de régénération osseuse, sont des suppléments qui garantissent une guérison quasi totale.

Quelques moyens de prévention contre les kystes épithéliaux odontogéniques 

Généralement, il est impossible de prévenir l’apparition de ces formes de kystes. Néanmoins, les mesures à suivre permettent la réduction du risque de les avoir.

  • Pour commencer, il faut une bonne hygiène bucco-dentaire ;
  • Ensuite, il faut éviter au maximum les blessures aux dents et à la mâchoire ;
  • Après, une consultation régulière chez le dentiste permet de vite détecter ces anomalies. La fréquence minimale est de deux visites par an (une par semestre) ;
  • Enfin, il est crucial de faire tous les tests exigés par le professionnel de la dentition.

Le maintien de l’organisme en parfaite forme est aussi un bon moyen de préservation contre les kystes épithéliaux odontogéniques. En effet, le renforcement du système immunitaire facilite la défense de cette partie du corps contre les germes dentaires.

En conclusion, les kystes épithéliaux odontogéniques sont des maladies silencieuses. Ils profitent de la négligence pour se développer et créer des dégâts. Il faut donc une surveillance accrue des symptômes, notamment la douleur, pour les détecter. Même si les mesures préventives ne sont pas efficaces à 100%, elles peuvent faciliter l’identification rapide de la présence de ces affections.

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